Entrez un mot-clé
Facteurs abiotiques
Facteurs abiotiques


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Définition et premier classement / Second classement / Sites Internet et articles / Corrélats /




Les animaux et les algues qui vivent sur une côte battue sont soumisen
permanence aux effets de l'énergie mécanique des vagues et du ressac.
Un facteur écologique non dépendant des êtres vivants est dit abiotique.


C'est le cas des processus physico-chimiques (température, pH, humidité, etc.) qui caractérisent les biotopes ou des agents énergétiques qui influent sur le milieu et sur les êtres vivants qui le peuplent.

Les facteurs écologiques abiotiques peuvent être classés en facteurs climatiques (température, éclairement, hygrométrie, pluviométrie, vent, gel, etc.) et en facteurs non climatiques (composition chimique d'une eau, teneur en CO2 dans l'atmosphère, vitesse d'un courant, structure et texture d'un sol, etc.).

Ces facteurs peuvent être périodiques ou apériodiques, c'est-à-dire marquer leur influence de façon régulière (constance de la granulométrie d'un sol ou alternance jour / nuit, par exemple) ou de façon aléatoire (par exemple, un épisode venteux).




Une autre façon de classer les facteurs écologiques abiotiques est de considérer les facteurs écologiques physiques, d'une part et les facteurs écologiques chimiques d'autre part.

Les facteurs abiotiques physiques sont d'abord des formes d'énergie.

Une des formes d'énergie qui marque le plus notre planète est l'énergie potentielle liée à la gravitation et à la pesanteur. Chaque particule, chaque minéral, chaque goutte d'eau, etc. chaque bactérie, plante ou animal est soumis en permanence à l'influence de la pesanteur. La pesanteur est à l'origine de la stratification des milieux physiques : sols, eaux lacustres ou marines, atmosphère, etc. ; à l'origine des mouvements des fluides : air et vent, eau et courant, minéral et érosion, etc. ; ou influence durablement la croissance et l'équilibre des êtres vivants.

Une autre forme d'énergie, souvent dépendante de l'énergie potentielle de la pesanteur, est l'énergie mécanique, par exemple, celle des vents, des courants, des marées, de la houle, des vagues, etc.

L'énergie photique, qui nous vient essentiellement du soleil, mais aussi de l'éclairage public, est la première contribution à la fabrication d'énergie chimique potentielle (aliments) par les plantes photosynthétiques. L'énergie photique conditionne aussi largement la chronobiologie d'un nombre considérable d'êtres vivants.

L'énergie thermique, largement initiée par l'énergie photique avant de devenir la forme la plus dégradée de l'énergie sur notre planète, conditionne les climats, la météorologie, détermine les grands traits des biomes ou écozones, etc. La forme la plus dégradée de l'énergie thermique résulte pour une très grande part de la respiration des êtres vivants.

L'énergie électrique est d'abord celle qui accompagne les orages lorsqu'ils rechargent le condensateur Terre. Mais c'est aussi, au moins depuis une centaine d'années (seulement !) une forme d'énergie largement utilisée partout sur notre planète, même si c'est surtout au seul bénéfice (?) de l'espèce humaine.L'énergie éolienne et l'énergie photique (transformation photovoltaïque) sont surtout utilisées pour produire de l'énergie électrique.

C'est aussi le cas de l'énergie nucléaire.

Certains facteurs physiques ne s'apparentent pas à des formes d'énergie. C'est le cas particulièrement des facteurs physiques dans les sols (facteurs édaphiques) comme la texture, la structure, la porosité, la perméabilité ou l'hygrométrie des sols.

Les facteurs chimiques sont essentiellement, et d'abord, ceux qui sont liés à la chimie de l'eau (pH, rH, chimie des solutés, des ions, des minéraux, des colloïdes, comportement des matières en suspension, gaz dissous, salinité, etc.). On n'oubliera pas que cette chimie " abiotique " n'existerait pas s'il n'y avait pas la chimie " biotique ", c'est-à-dire l'intense et continuelle participation à la circulation de l'énergie et la matière qui est celle de chaque être vivant, des bactéries au plus gros des mammifères ou au plus vieux banyan.

Les autres facteurs chimiques non dépendants de l'eau concernent surtout la chimie dans l'atmosphère, surtout du fait de l'importante pollution que l'espèce humaine y déverse depuis, là encore, guère plus d'un siècle.

Enfin, parmi les facteurs chimiques extrêmement préoccupants, il faut citer l'extraordinaire diversité de produits nocifs, écotoxiques, toxiques, cancérigènes, mutagènes, tératogènes, etc. que l'industrie chimique met sur le marché, souvent sans précaution ou sans même une autorisation.






Biodégradation des litières méditerranéennes :
http://www.imep-cnrs.com/docu/dia-micro.ppt

Parasitologie et pathologie de l’arbre :
http://www.arbre.net/DetailsDesAteliers/9Parasito/Parasito.pdf

Facteurs abiotiques :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Facteur_abiotique






[ Corrélats : Facteurs écologiques / Eurybiotes / Sténobiotes / Biotique / Oligoéléments / Facteurs d'ambiance / Neige / Acclimatation / Viscosité / Saturation / Notion de faciès / Gradient hydrique et gradient trophique / ...]

Retour