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![]() Première étape... Pour la seconde; cliquez ici | Mais où le tourisme est encore assez peu développé sur les côtes et reste donc à l'abri des tsunamis. N'est-ce pas le principal ? |
Les problèmes sociopolitiques et environnementaux du Mali ne sont peut-être pas représentatifs de l’Afrique subsaharienne, mais considérés ensemble, ils constituent un bon exemple d’un pays en prise avec des obstacles complexes et étroitement entremêlés.
La croissance démographique :
Comme partout ailleurs dans le monde en développement, les maliens désirent avoir autant d’enfants que possible. Cela s’explique non seulement par l’influence des traditions, des religions, et des comportements et mentalités, mais aussi par une forte mortalité des nouveau-nés et enfants en bas âge.
Le taux élevé des naissances pèse de plus en plus vu le caractère limité des ressources naturelles. Les conséquences sont nettement sensibles tant au niveau de l’économie qu’aux niveaux de la structure sociale et de l’environnement. En effet, exception faite des « bonnes années » des points de vue climatique et économique, le Mali ne peut subvenir aux besoins alimentaires de sa population. Tant que le taux des naissances restera élevé, la tâche de réaliser une autosuffisance durable (sans même parler d’une gestion saine des ressources naturelles) constituera un but difficile à atteindre.
Le phénomène de l’urbanisation :
Au Mali et au Sahel, comme dans tous les pays du Tiers-Monde, la population urbaine augmenteencore plus rapidement que celle de l’ensemble du pays. Les centres urbains maliens grandissentau rythme de 5,2 % par an et les autorités municipales éprouvent de plus en plus de difficultés à assurer les services fondamentaux (apport d’eau potable, électricité, logements, installations sanitaires, évacuation des eaux usées et des déchets, etc.).
La circulation de plus en plus dense et la multiplication des fours à charbon et à bois donnent lieu à pollution atmosphérique redoutable, cause de maladies comme il a déjà été constaté, en particulier dans la capitale. Cependant, en raison des faibles moyens dont dispose le Mali pour financer son développement et de par la nécessité de freiner l’exode rural, les investissements indispensables à l’amélioration de l’infrastructure urbaine ne seront certainement pas effectués de si tôt.
Maladies dues à la pauvreté :
Vue globalement, la population malienne est en mauvaise santé. La mortalité est très élevée, en particulier celle des enfants de moins de cinq ans. Pauvreté et maladie constituent un cercle vicieux qu’il est très difficile de rompre. En effet, plus un pays est socialement et économiquement sous-développé, plus nombreux sont ceux qui vivent dans la misère et ceux qui ne peuvent s’assurer un minimum vital (alimentation, eau potable, installations sanitaires, logement, etc.).
Partout dans le monde, l’impossibilité de créer les conditions essentielles à la survie entraîne une augmentation des maladies et de la mortalité, ce qui entrave à son tour le développement économique.
L'absence d'eau potable :
L’absence d’eau potable est un facteur critique causant la propagation de maladies infectieuses. Seul un tiers de la population rurale et moins de la moitié des citadins a accès à une eau de qualité acceptable. Beaucoup de puits traditionnels sont des puits ouverts dont l’eau trop souvent salie se mélange avec des eaux usées en surface. Impropre à la consommation, cette eau est néanmoins utilisée, faute de mieux.
D’autres causes de maladies sont l’insuffisance des services sanitaires et le problème des immondices, qui créent les conditions idéales pour le développement de la vermine. Les régions inondées du delta du Niger sont un véritable foyer d’escargots transmettant l’onchocercose et d’insectes porteurs de la bilharziose et de la malaria.
L’agriculture :
Tout comme dans les autres pays du Sahel, l’agriculture malienne a une très faible productivité et rapporte peu. Les terres sont en général la propriété collective d’un groupe (famille, village, clan) et les allocations individuelles se font suivant des règles bien établies. Ce système a pour avantage de résoudre en partie le problème de la pénurie de terres (et des groupes pauvres qui n’en possèdent pas), contrairement à ce qui se passe en Asie, par exemple.
Les désavantages liés aux droits d’exploitation des sols sont cependant considérables à cause du manque de garanties pour les crédits ou du danger de la surexploitation des sols appartenant à la collectivité.
Un équipement agricole approprié est également nécessaire ; les moyens et méthodes modernes sont peu répandus dans l’agriculture traditionnelle, alors qu’ils sont utilisés pour les cultures d’exportation.
La plupart des paysans n’ont ni la motivation ni les moyens financiers pour investir dans la préservation de leurs sols. Il en résulte un appauvrissement des terres qui provoque une rapide déstabilisation due à l’érosion.
Sécheresses :
Les sécheresses récurrentes sont l’un des problèmes les plus graves de la zone sahélienne et donc du Mali. Elles sont davantage fonction de la nature que de l’homme.
Les sécheresses sont un phénomène climatique chronique dans toute la région du Sahel. Elles accablent l’agriculture et les hommes qui en dépendent. Aujourd’hui, il est encore impossible de les empêcher. On pourrait cependant appliquer des mesures planificatrices et infrastructurelles qui réduiraient le plus possible les effets prévisibles et périodiques des sécheresses. Une meilleure planification des besoins et un modèle approprié d’exploitation pour les ressources limitées en terres et en eau seraient indispensables afin d’éviter l’épuisement total.
Migration :
L’une des stratégies traditionnelles pour fuir la sécheresse consiste à migrer vers les régions méridionales humides du Mali. Le climat y est meilleur et les sols plus fertiles. Toutefois, ces régions ne peuvent accueillir un nombre illimité d’immigrants sans dépasser leur propre potentiel d’exploitation, créant ainsi de nouveaux problèmes.
Déboisement :
Le déboisement excessif pour l’alimentation en bois de chauffage ou de construction, sans qu’il y ait un programme de reboisement adéquat constitue un autre gros problème. De nombreuses forêts ont ainsi été complètement détruites. Environ 90 % de l’énergie est tirée du bois de chauffage; comme aucune autre source d’énergie ne peut remplacer celle-ci et de ce fait réduire la dépendance par rapport au bois, il y a lieu de craindre que d’ici peu, les besoins excèdent les ressources disponibles. En effet, si aujourd’hui l’approvisionnement en bois ne cause pas encore de véritables soucis en soi, le déboisement à outrance expose le sol à l’érosion, et cela entravera de plus en plus les efforts de reboisement devant assurer une production future.
Surpâturage :
L’augmentation des troupeaux de bétail au Mali lors de bonnes périodes climatiques sollicite de plus en plus les surfaces de pâturage restreintes pendant les périodes sèches. Le bétail meurt, les pâturages perdent les herbes pluriannuelles riches en substances nutritives et s’épuisent, les arbres et les buissons donnant de l’ombre disparaissent. L’érosion est accélérée.
Surexploitation des sols marginaux, érosion et dégradation des sols :
Pour faire face aux pressions croissantes, la population rurale, au Mali comme ailleurs dans le Sahel, est obligée d’étendre son agriculture dans des régions marginales. Là, si une sécheresse survient, il n’est plus question de récolte. Les sols mis à nu sont rapidement usés par l’érosion éolienne et donc incultivables à long terme.
Un rétablissement serait peut-être possible si despériodes de jachère étaient observées. Cependant, environ 15 années de jachère seraient nécessaires pour rehausser ces terres à un niveau qualitatif encore très bas.
La croissance permanente de la population rend impossibles des phases de repos aussi longues pour les sols. Lorsque l’érosion a entamé son chemin, elle avance sans qu’aucune intervention humaine ne soit nécessaire...