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Alizés
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Un bateau sur la course Lorient - Saint Barhélémy
Les alizés (du vieux français alis : unis) sont des vents permanents et réguliers (20 à 30 km/h) qui soufflent, dans les couches basses de l'atmosphère (< 2000 m) du nord-est vers le sud-ouest dans l'hémisphère nord et du sud-est vers le nord-ouest dans l'hémisphère sud.



Les alizés ou vents alizés résultent de la circulation générale de l'atmosphère entre l'équateur thermique et les régions subtropicales. À l'équateur thermique, le fort réchauffement solaire donne naissance à une importante convection; celle-ci est accompagnée d'une zone de basse pression permanente vers laquelle se déplacent des masses d'air en provenance des anticyclones subtropicaux situés au nord et au sud.

La force de Coriolis dévie la trajectoire de ces masses d'air vers l'ouest dans les deux hémisphères. Les vents résultants sont le plus souvent connus sous le nom d'"alizés de nord-est" dans l'hémisphère Nord et d'"alizés de sud-est" dans l'hémisphère Sud. La région de convergence de ces deux types d'alizés est donc centrée sur l'équateur thermique et prend généralement le nom de zone de convergence intertropicale (ZCIT).

Comme la zone de convergence intertropicale ne coïncide pas avec l'équateur géographique, il existe des régions où les alizés peuvent changer d'hémisphère et subir les effets d'une force de Coriolis inversée. Ainsi, l'hiver, à certaines longitudes, les alizés de nord-est parviennent dans l'hémisphère Sud où ils sont déviés vers la gauche et se mettent à souffler du nord-ouest. L'été, les alizés de sud-est peuvent franchir l'équateur et, arrivés dans l'hémisphère Nord, se mettre à souffler du sud-ouest.

Cette zone de convergence se déplace au cours des saisons vers le nord ou vers le sud en même temps que l'ensemble de la circulation. Les déplacements de l'équateur météorologique sont plus amples au voisinage des continents, où il se confond avec la mousson. En été, il remonte franchement dans l'hémisphère Nord atteignant l'Himalaya et la bordure Sud du Sahara. En hiver, il pénètre un peu dans l'hémisphère Sud, aux longitudes de l'Amérique et de l'Afrique.

La première explication de la formation des vents alizés est due au physicien britannique George Hadley (1685-1768). En 1735, il imagina que pour assurer l'équilibre thermique de la planète, l'air échauffé dans les régions équatoriales s'élevait dans des mouvements convectifs et se dirigeait en altitude vers les régions polaires. Devenu froid et lourd, il redescendait au niveau du pôle et reprenait alors en surface le chemin de l'équateur où il recommençait un nouveau cycle. Tenant compte de la rotation de la Terre, il expliqua ainsi les alizés.

En fait, en altitude, l'air équatorial, qui souffle dans une direction opposée à celle des vents alizés et porte le nom de contre-alizé, dépasse rarement les tropiques où il redescend dans les subsidences de grande échelle associées aux anticyclones subtropicaux. Dans les subsidences, l'air est réchauffé et asséché et s'oppose au développement des nuages, ce qui explique la présence à ces latitudes de nombreuses régions désertiques (Sahara, Kalahari).

Le transport en basses couches dans les courants alizés boucle la circulation de la cellule de Hadley dite tropicale. Cette structure ne correspond pas à une image instantanée de la circulation qui est beaucoup plus complexe, mais à une image de la circulation moyenne. En raison du plus fort gradient de température l'hiver, la cellule de Hadley tropicale la plus intense est toujours celle de l'hémisphère d'hiver.

Les conséquences des alizés

Une conséquence de la présence des vents alizés concerne la répartition des précipitations dans les régions intertropicales.

Les cumulus d'alizés

Avant d'arriver sur les côtes Est, les alizés de nord-est ou de sud-est subissent de longs parcours au-dessus des océans et se chargent en humidité. Des cumulus dits "cumulus d'alizés" se forment avec une base qui est généralement située entre 500 et 700 m et un sommet qui dépasse rarement 3 000 m. Dans un champ de cumulus d'alizés, les nuages ont tous à peu près le même aspect, car au-dessus de l'Océan la structure des basses couches est assez uniforme et la convection est stoppée brutalement au niveau de la couche d'inversion qui sépare les basses couches humides des couches supérieures extrêmement chaudes et sèches car associées à la subsidence subtropicale. L'épaisseur de la couche humide augmente lorsqu'on se déplace vers l'ouest des océans.

Les précipitations associées

En présence de conditions particulières de convection forcée et entretenue (présence de montagnes, de vallées, etc.), des nuages parviennent à percer la couche d'inversion et se développent jusqu'à la tropopause en donnant des pluies intenses : c'est le pot au noir. C'est régulièrement le cas, par exemple, sur le volcan de la Soufrière, en Guadeloupe, ou sur la montagne Pelée, en Martinique. Ainsi, la pluviométrie des côtes Est des régions intertropicales est-elle beaucoup plus importante que celle des côtes Ouest et de l'intérieur des continents aux mêmes latitudes. Phénomène qui est inversé aux latitudes tempérées en raison de la prédominance des vents d'ouest. Une exception importante à cette règle se produit dans les régions où les alizés franchissent l'équateur et se mettent à souffler avec une composante ouest, comme c'est le cas, par exemple, dans le nord de l'Australie, en Afrique, en Inde et dans le Sud-Est asiatique, où ces situations dites de mousson apportent des pluies extrêmement abondantes.

L'exemple des Antilles

On explique ainsi le climat des Antilles, rythmé par les déplacements de l'anticyclone des Açores : de décembre à mai, l'anticyclone se déplace vers le sud, l'alizé arrive directement du nord-est, les nuages sont peu importants et les averses brèves et rares. Pendant l'hivernage, de juin à novembre, l'anticyclone remonte vers le nord, l'alizé le contourne par le sud et arrive sur les îles, humidifié et épaissi par un long parcours maritime. Les nuages sont développés et nombreux, les averses fréquentes et fortes.




Les systèmes de vents :
http://www.alertes-meteo.com/tempete/vent.htm
http://www.alertes-meteo.com/tempete/les_sytemes_vents.htm

http://terre.haplosciences.com/vents.html

Les alizés :
http://www.meteo.fr/meteonet/decouvr/a-z/html/46_curieux.htm

La cellule de Hadley :
http://www.meteo.fr/meteonet/decouvr/a-z/html/594_initie.htm
Dans http://www.meteo.fr/meteonet/decouvr/a-z/index_a.htm






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