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Dépôts alluviaux
Dépôts alluviaux


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Marismas del Guadalquivir (Coto del Rey)
Les alluvions désignent les matériaux déposés par les cours d’eau, le plus souvent au cours des crues, sur les parties inférieures de leur bassin versant.


Les sols formés dans la plaine d’inondation des vallées fluviales sont qualifiés de sols alluviaux. Deux particularités caractérisent ces sols.

La première est que,sauf intervention drastique de l’homme sur le cours et le débit du fleuve, ces sols sont régulièrement rajeunis à chaque crue. La seconde est la présence d’une nappe phréatique, généralement à faible profondeur (la surface piézométrique de cette nappe est très généralement à peine plus basse que le niveau de la surface du cours d’eau) et dont l’eau circule souvent rapidement entre les matériaux déposés. Ces matériaux présentant à la fois une forte porosité et une forte perméabilité (sables, graviers, galets).

Du fait du mécanisme de dépôt par l'onde de crue, lequel s'apparente à celui du dépôt des sables sur une plage par la houle, les sols alluviaux sont très structurés verticalement : à chaque crue, les matériaux grossiers sont déposés plus profondément que les matériaux fins. Il s'ensuit que ces sols sont à la fois très lacuneux, bien aérés, bien hydratés, donc le plus souvent très fertiles. Toutefois, comme les dépôts sont aussi repris par des crues pour être embâclés plus en aval, une partie de ces alluvions finit à proximité des estuaires ou des deltas où elles constituent des sansouires, plus ou moins salées, et ne portant que des plantes halophiles adaptées.

Quelquefois les dépôts alluvionnaires, surtout s'ils sont importants, entraînent une surrection progressive du lit du fleuve qui peut se retrouver plusieurs mètres au-dessus du niveau de la plaine alluviale qu'il a formée. Dans ces conditions, la zone potentiellement inondable s'agrandit et les inondations peuvent y prendre des proportions dramatiques. Ce phénomène, inéluctable, et dont l'ampleur s'accroît insensiblement, mais sûrement, devrait constituer à lui seul, une interdiction absolue de bâtir sur ces zones inondables que l'on réserverait aux seules activités agricoles et / ou à la conservation et à la protection des zones naturelles pour la faune ou la flore, fréquentes en ces lieux (ces deux activités n'étant en rien incompatibles, au contraire souvent associées, pour ne pas dire complémentaires).




Populiculture et gestion des espaces alluviaux :
http://www.inra.fr/dpenv/chevec40.htm

Boisement alluvial / Forêts alluviales non marécageuses de l'Europe tempérée :
http://www.baiedesomme.org/natura2000/documents/habitats/F10.htm

Organisation, dynamique et restauration des paysages alluviaux alpins :
http://www2.ujf-grenoble.fr/siteECE/thematiques/ecosystemes1/ecologie%20_des_communautes/equipe_Girel.htm






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