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Anisoptères
Anisoptères


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Les anisoptères ou libellules possèdent des ailes antérieures moins larges que les ailes postérieures.

Libellule déprimée (Libellula depressa) Notes
Ces insectes, au repos, gardent leurs ailes étalées. Ils ne les réunissent jamais au-dessus du corps, sauf au cours de la mue imaginale.

Les libellules sont d'excellents voiliers.

Certaines espèces ne se posent jamais que le soir venu. D'autres passent de longs moments sur des perchoirs d'où ils s'envolent pour poursuivre une proie ou un partenaire sexuel potentiel.


Les anisoptères comportent un certain nombre de familles :


» Les gomphidés aux yeux nettement séparés et l'abdomen dilaté à l'extrémité.

» Les cordulegastridés dont les yeux se touchent en un seul point.

» Les æschnidés dont les yeux se touchent au-dessus de la tête sur une longueur plus ou moins grande.

» Les corduliidés aux couleurs métalliques.

» Les libellulidés se posent volontiers et tiennent souvent leurs ailes ramenées vers le bas. Les libellulidés comportent un grand nombre de genres et d'espèces.

Gomphe à crochet
(Onychogomphus uncatus) Notes
Orthetrum à stylets blancs
(Orthetrum albistylum) Notes

Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii) Notes
Æshne ou spectre paisible (Boyeria irene) Notes
Cordulie bronzée
(Cordulia aenea) Notes
Libellule à quatre taches
(Libellula quadrimaculata) Notes
Libellule fauve
(Libellula fulva) Notes
Orthetrum réticulé
(Orthetrum cancellatum) Notes
Orthetrum bleuissant
(Orthetrum coerulescens) Notes
Æshne bleue femelle pondant
(Aeshna cyanea) Notes
Sympétrum strié
(Sympetrum striolatum) Notes
Libellule écarlate
(Crocothemis erythraea) Notes
Æshne affine (Aeshna affinis) Notes
Sympétrum rouge sang (Sympetrum sanguineum) Notes
Sympétrum noir (Sympetrum danae) Notes
Anax empereur (Anax imperator) Notes
Æshne bleue (Aeshna cyanea) Notes
Sympétrum à nervures rouges (Sympetrum fonscolombii) Notes
Libellule fauve (Libellula fulva)
Femelle immature. Notes
En ce début d'année 2006, je suis frappé par le nombre assez important de libellules qui fréquentent le jardin. C'est très inhabituel, surtout au printemps. C'est même la première fois. Alors que ça l'est moins en fin d'été où j'observe régulièrement des espèces qui migrent.



Cette année (avril 2006), j'ai pu voir, pendant plus de huit jours, une libellule fauve femelle immature* (photo ci-dessus) chasser au-dessus des Dimorphoteca. J'ai aussi vu, plusieurs jours de suite, une femelle de libellule déprimée. Cet individu se trouva piégé, plusieurs fois d'ailleurs, dans la véranda d'où je la libérais. (cf. inhibition de l'action). Enfin, un leste fiancé (Lestes sponsa) a élu domicile sur un lupin arborescent.

[* Initialement cet individu m'avait fait penser une épithèque à deux taches (Epitheca bimaculata) dans la mesure où les taches apicales noires des ailes étaient absentes. Mais cette absence n'est pas significative. D'autres critères comme l'étendue de la tache à la base des ailes postérieures et l'absence du renflement au début de l'abdomen (cordulie) ne plaident pas pour l'épithèque pour laquelle, en outre, la présence en Bretagne n'est pas (encore) attestée. Christian Kerihuel à qui j'avais montré cette photo avait d'ailleurs penché pour la libellule fauve.]

Gomphe gentil (Gomphus pulchellus)
mâle mature. Notes
Gomphe gentil (Gomphus pulchellus)
reproduction Notes


Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum)
reproduction
Le mode de reproduction chez les odonates est unique. Il consiste d’abord en une insémination indirecte, puis en une fécondation retardée.

Les organes génitaux des deux sexes sont situés au bout de l’abdomen, mais les pièces copulatrices du mâle sont placées à la base de l’abdomen. Le mâle doit donc, dans un premier temps, transférer son sperme vers ses pièces copulatoires. Lors de l’accouplement, les deux partenaires adoptent une posture dite roue ou cœur copulatoire. Le mâle saisit plus ou moins fortement la femelle avec l’aide de ses pinces abdominales. La femelle vient placer ses organes génitaux au niveau des pièces copulatoires du mâle et recueille ainsi le sperme stocké.

Les œufs ne seront fécondés qu’au moment de la ponte.

Ce mode de reproduction a beaucoup de conséquences sur le comportement de ces insectes. Ainsi, les mâles sont le plus souvent attachés à un territoire, généralement situé au plus près des zones de ponte potentielles. Le plus souvent également, les mâles s’attachent à la femelle qu’ils ont fécondée et la défendent contre les convoitises des autres mâles, au moins jusqu’à ce qu’elle ait pondu.
Aeshne azurée (Aeshna caerulea)
Varanger 2009
L'aeshne azurée est une espèce que l'on rencontre sur les toundras alpines et boréales. L'individu photographié ci-contre l'a été au-delà du 70° degré de latitude Nord, sur une montagne de la presqu'île de Varanger, où la température, sous abri, ce jour là, était de 7° C.

Aeshne azurée (Aeshna caerulea)
Galliväre août 2009
Les individus de cette espèce, pour affronter les températures plutôt basses qui règnent sur leurs habitats, reviennent très régulièrement se réchauffer sur des parois rocheuses au soleil où il est relativement facile de les observer de très près et de les photographier.

Cet autre individu a été photographié en train de se réchauffer sur les planches qui permettent de traverser une tourbière.
Aeshne azurée femelle (Aeshna caerulea)
Pajala juillet 2009
Ce qui est assez remarquable avec cette espèce, c'est que les individus quand ils sont froids n'ont pas exactement la même couleur que quand ils sont chauds. Le mâles froids sont gris. Ils sont plus bleus quand ils sont réchauffés. Les femelles (plus discrètes ?) sont moins rouges et ont moins de taches jaunes visibles...
Aeshne grande (Aeshna grandis)
Suède 2009
Il s'agit d'une femelle en train de pondre. L'insecte, qui passait relativement peu de temps à déposer quelques œufs, changeait assez fréquemment de lieux de ponte et semblait choisir des emplacements plutôt à l'abri dans la végétation. Un mâle n'a pas cessé de croiser au-dessus de cette femelle, mais sans jamais donner l'impression de s'en occuper particulièrement, ni naturellemnt se poser et se prêter à être photographié !
Chlorocordulie arctique (Somatochlora arctica)
Utsjoki entre Norvège et Finlande juillet 2009
Les deux marques jaunes sur S3 que l'on peut voir en éclairsissant la photographie laisse penser à la chlorocordulie arctique... Mais le peu de temps pendant lequel nous avons eu le loisir d'observer ces individus qui ne cessaient de s'envoler pour chasser des congénères et revenir se poser sur cette plaque de polystyrène oubliée dans la forêt boréale, ne nous a pas permis d'éliminer la possibilité de la chlorocordulie alpestre, voire la chlorocordulie polaire... Les aires de répartition connues sont valides !
Sympetrum jaune (Sympetrum flavoleum)
Montlouis (66) juillet 2010
Cette espèce possède une aire étendue en Europe continentale et dans les régions montagneuses. Elle demeure rare, sinon absente, dans tout l'Ouest de la France.
Sympetrum strié (Sympetrum striolatum)
Hennebont Août 2011
Sympetrum strié (Sympetrum striolatum)
Listoir 56 juillet 2012
Sympetrum strié (Sympetrum striolatum)
Hennebont septembre 2011
Cela fait plusieurs jours déjà que cette libellule, paraissant plutôt foncée, fréquente le jardin de Kerpotence sans qu'il me soit possible de l'approcher assez pour la photographier et la déterminer... Je ne me cache plus d'être maintenant trop mal voyant pour ne plus pouvoir me passer de la photographie pour déterminer bon nombre de bestioles...

Cela écrit, je savais malgré tout que je ne connaissais pas cette espèce...
Sympetrum strié (Sympetrum striolatum)
Hennebont septembre 2011
Il me fallut plusieurs jours de patience pour réussir enfin quelques clichés. En réalité, c'est parce que cette petite libellule a fini par s'habituer à fréquenter le chantier que j'avais entrepris dans le jardin et s'approcher assez de moi, pour que je réussise à l'observer dans des conditions acceptables.

Finalement, il s'agissait d'une espèce assez commune : le sympetrum strié et si j'avais l'impression de ne pas la connaître, c'est tout simplement parce qu'il s'agissait probablement d'une vieille femelle.
Sympetrum strié (Sympetrum striolatum)
Hennebont septembre 2011
Sympetrum strié (Sympetrum striolatum)
Hennebont septembre 2011
Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata)
(femelle immature) Listoir 56 juin 2012
Gomphe gentil (Gomphus pulchellus)
Liessies (59) juillet 2013
Gomphe gentil (Gomphus pulchellus)
Liessies (59) juillet 2013
Libellule déprimée (Libellula depressa)
Réserve naturelle régionale du Mont de Baives (59)
Anax empereur (Anax imperator)
Liessies (59) juillet 2013
* (*)
*



Nombreux Sites Internet et articles dont l'excellent site de Christian Kerihuel : http://christian.kerihuel.fr/

Pour la détermination des espèces, un site wallon :
http://mrw.wallonie.be/dgrne/ong/GOMPHUS/

Société française d'odonatologie :
http://perso.wanadoo.fr/sfo.jean-louis.dommanget/

http://perso.wanadoo.fr/champyves/cote_nature/insectes/libellules.htm






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