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Aridité
Aridité


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Mer d'Aral : comment inverser une catastrophe écologique / La Terre vue de l'espace : Aral, la glace et le sel / Sites Internet et articles / Corrélats /


La mer d'Aral... à sec !
L'aridité traduit des conditions climatiques caractérisées par la faiblesse des précipitations moyennes annuelles (moins de 250 mm d'eau par an) et par le fort déficit de celles-ci par rapport à l'évapotranspiration potentielle.



Concept climatique à référence spatiale (zone aride), l'aridité ne doit pas être confondue avec la sécheresse, concept météorologique à référence temporelle - phénomène conjoncturel (période, année sèche). L'aridité a de fortes implications hydrologiques et édaphiques dont elle est indissociable.

L'insuffisance des précipitations s'accompagne d'un déficit important du développement des espèces végétales. Le plus souvent, le tapis végétal est discontinu et laisse de vastes étendues de roches ou de sol à nu.

L'aridité est une quasi constante dans toute une zone qui s'étend de part et d'autre de l'équateur entre les 15e et 30e degrés de latitude.

L'aridité, dans une région donnée, est la conséquence normale des conditions météorologiques qui règnent actuellement sur notre planète ou d'autres phénomènes comme, par exemple, la présence de courants marins froids au regard desquels se développent des déserts (Californie, Namibie, etc.).

Il arrive aussi que l'aridité qui se manifeste dans une région soit le résultat d'une catastrophe écologique comme celle que connaît la mer d'Aral dont la surface a diminué de plus de la moitié par suite du détournement à des fins d'irrigation des cultures industrielles (coton) des eaux des fleuves qui l'alimentaient, principalement l'Amou-Daria et dans une moindre mesure, le Syr-Daria.

L'aridité se manifeste surtout par ses conséquences :

» édaphiques: extrême dénuement de la végétation, raréfaction et adaptation des êtres vivants ;

» hydrologiques : faiblesse et irrégularité extrême des écoulements, dégradation fonctionnelle des réseauxhydrographiques ;

» géomorphologiques : processus d'érosion et d'accumulation spécifiques, pauvreté des sols...

L'aridité règne sur d'immenses espaces (à peu près le tiers des surfaces immergées) répartis à des latitudes très diverses et pas seulement dans la zone chaude. Son extension est déterminée par les répartitions respectives des précipitations et des températures (principal facteur d'intensité de l'évapotranspiration) et, en partie, par la présence d'anticyclones étendus et durables, l'éloignement des sources d'humidité océaniques, l'effet d'abri derrière des barrières montagneuses.

L'indice d'aridité

L'indice d'aridité (De Martonne, 1923) est défini comme le rapport entre la hauteur moyenne des précipitations annuelles et la moyenne des températures annuelles :

Indice d'aridité = P / T + 10


Les régions hyperarides ont un indice d'aridité inférieur à 5. Ces régions correspondent à des déserts absolus (Atacama, Tanezrouft, Death Valley). Les précipitations annuelles sur ces régions sont inférieures à 50 mm par an. Dans les régions hyper-arides, les précipitations sont exceptionnelles (10 à 50 mm en moyenne annuelle, si tant est que la moyenne ait, ici, un sens), très inégalement réparties avec des interruptions de plus de douze mois consécutifs. L'écoulement y est rare, épisodique et inorganisé.

Les régions arides sont celles où les valeurs de l'indice d'aridité sont comprises entre 5 et 10. Ces régions comprennent la grande partie du Sahara, les déserts d'Arizona et de Sonora, les déserts d'Iran (Désespoir) ou d'Inde (Thar). Sur ces régions, l'ensemble des précipitations est inférieur à 250 mm d'eau par an. En Europe, la seule région désertique, c'est-à-dire le petit désert d'Almeria, reçoit moins de 130 mm d'eau par an. Les régions arides reçoivent de faibles pluies (en moyenne annuelle, de 50 à 150 mm dans la zone tropicale) groupées sur une saison, très irrégulières d'une année sur l'autre. L'écoulement dans les talwegs est intermittent, fragmenté en crues isolées consécutives à des averses rares, de courte durée et de forte intensité; il est affaibli par les ponctions énormes de l'évaporation et de l'infiltration; des points d'eau permanents sont dus aux résurgences de petites nappes d'infero-flux* au niveau de seuils rocheux.

Les régions semi-arides sont celles où les valeurs de l'indice comprises entre 10 et 20. Ce sont essentiellement les régions sahéliennes, le Kalahari, le Chaco argentin, le Nordeste brésilien. Ces régions, au mieux, reçoivent 500 mm d'eau par an. Dans les régions semi-arides, les pluies réparties sur quelques mois de l'année sont assez abondantes pour assurer à la végétation et à l'écoulement des eaux un rythme saisonnier; mis à part le cas exceptionnel des cours d'eau allogènes, l'écoulement se fait par crues isolées parfois soudaines et violentes.

[* inféro-flux ou sous-écoulement : C'est une forme particulière d'écoulement de nappe, limitée à l'écoulement de la nappe de vallée sous le lit du cours d'eau. Celui-ci continue alors même que la circulation de surface a cessé, assurant dans des conditions favorables la pérennité des ressources en eau. Ce type de circulation est particulièrement important dans les conditions climatiques arides.]




La plus grande catastrophe écologique due à l'homme : l'Aral. :
http://www.univ-st-etienne.fr/crenam/donnee/cours/cubiaral.html

Le monde arabe / FRAGILITÉ DES MILIEUX NATURELS / LA MENACE DE L'ARIDITÉ / Puissance pétrolière /
http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/Enseignements/Cours/AgregGeo/sommaire.html

LES CONTRAINTES D'UN MILIEU ARIDE / LA QUESTION DE L'EAU DANS LE MONDE ARABE
http://lorientales.fr/inalco/arabe/geo1/Geo3.doc

PROBLÈMES DE GESTION DE LA RESSOURCE EN EAU EN ZONE ARIDE
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/mesoe/pdf/conf04.pdf






[ Corrélats : Hydrologie / Déserts / Désertification / Oasis / Xéricoles / ...]

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