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Asiliidés
Asiliidés

Habitus classique d'une asile (Dioctria atricapilla)
Bien que les asiles puissent présenter un polymorphisme marqué du corps, parfois svelte, parfois trapu, ces mouches se reconnaissent instantanément à leur petite tête très mobile et leurs moustaches robustes et tournées vers le bas.

Ces mouches sont toujours affublées de longues pattes ravisseuses et très velues avec lesquels elles maintiennent leurs proies qu'elles vident avec une trompe conformée en tube suceur.


Asilus crabroniformis
Les asiliidés comprennent des mouches très variées, souvent fort différentes, parfois très velues ou au contraire, parfaitement glabres. Malgré ces différences, toutes ces mouches sont vite reconnues comme des asiles au fait qu'elles possèdent toutes une tête très mobile avec deux yeux très bien séparés et de très longues pattes.

Ces mouches sont prédatrices d'autres insectes qu'elles capturent au vol en les saisissant et en les emprisonnant dans les poils des pattes, puis qu'elles vident grâce à des pièces buccales adaptées.

Les asiles chassent souvent à l'affût.
Epitriptus maximus
Les Epitriptus prennent leurs affûts depuis le sol depuis lequel, au passage d'une mouche ou d'une punaise, elles s'envolent en spirale montante et fondent sur leur proie qui est saisie par en dessous sans qu'elle ne se doute de rien.

L'attaque est remarquable de rapidité et de précision. La proie est rapidement tuée et vidée par l'asile qui regagne son poste.

C'est aussi depuis ce poste que les mâles se saisissent, de la même façon, des femelles avec lesquelles ils vont copuler.
Eutolmus rufibarbis
Le sujet photographié ci-contre a été surpris probablement sur son gîte nocturne sur un Prunus du jardin de Kerpotence.
Une asile Pamponerus (?) a capturé une Sarcophaga
On notera que ces mouches sont des prédatrices redoutables, n'hésitant pas à s'attaquer à des proies presque aussi grosses qu'elles.

La photo ci-contre nous montre une asile (peut-être Pamponerus germanicus) ayant capturé une Sarcophaga carnaria. Cette mouche à damier est pourtant très vigoureuse et presque aussi grande que son prédateur.
Dasypogon diadema
Les mâles de cette très grande espèce d'asiles sont très foncés. Contrairement aux femelles qui sont de redoutables chasseresses d'abeilles domestiques, de bourdons, d'abeilles solitaires et même de guêpes, il semble que les mâles chassent peu. En tout cas, on les observe bien moins fréquemment avec des proies que leurs femelles.

L'individu photographié ci-contre sur le Causse Noir a présenté des comportements de vols, probablement territoriaux, pendant toute une après-midi (vols en zigzags très brusques et retour au point de départ) sans que je puisse comprendre quelle pouvait bien être les motivations d'un tel comportement.
Laphria flava
Cette asile de grande taille se rencontre à proximité des bois de conifères pour la raison que ses larves se développent dans les souches et les bûches de pin ou d'épicéas.

Cette mouche est une redoutable prédatrice capable de s'attaquer à des abeilles ou à des guêpes. On notera que les asiles du genre Laphria et celles du genre voisin Choreades affectionnent particulièrement les planches et les panneaux de bois pour leurs affuts.
Dioctria flavipes (Kerpotence Blavet 8 juin 2008)





Empididés

Les empididés sont des mouches proches des asiles au moins sur le plan des mœurs prédatrices.

Les empididés se caractérisent par leur tête sphérique, plutôt petite et prolongée par une trompe assez longue, un peu comme un bec de bécasse…

Ces mouches sont zoophages et nectarivores.

Empis marqueté (Empis tessellata)
Empis marqueté (Empis tessellata)
Empis marqueté (Empis tessellata)
Chez beaucoup d'espèces, les femelles forment des essaims compacts dans lesquels les mâles pénètrent d'un coup, capturent une femelle et en ressortent pour se reproduire sur quelque plante voisine. La copulation est généralement précédée d'un don nuptial. Les larves qui vivent dans le sol sont aussi de redoutables prédatrices.





[ Corrélats : Diptères / ...]

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