Entrez un mot-clé
Les avalanches
Les avalanches



Les morts dans des avalanches n'empêchent aucunement les vivants de se précipiter sous la suivante.



Le risque avalancheux est, en France et quelques autres pays de l'arc alpin, le risque naturel majeur le mieux connu et celui pour lequel une politique de prévention efficace a été mise en place.



Malheureusement, cette politique est réduite à néant par le comportement de quelques inconscients, mais qui en alimentent le nombre des victimes.

Eu égard à sa dangerosité naturelle, la montagne offerte aux sports d'hiver a été remarquablement sécurisée. Il est bien dommage que cette sécurité, résultat du travail quotidien des pisteurs, des professionnels des secours en montagne, des guides, des professionnels de santé, des nivologistes, des gendarmes de haute montagne, etc. ait induit des effets pervers chez bon nombre d'utilisateurs ou consommateurs de loisirs, inconscients des efforts consentis pour leur seul plaisir.




Quelques rappels de physique

Les différents matériaux qui recouvrent un versant (couches superficielles du sol, matériaux meubles, régosols, colluvions, manteau neigeux, etc.) sont soumis en permanence à un jeu de forces qui s'opposent. Certaines forces (pesanteur) contraignent les matériaux à s'écouler vers le bas. D'autres (frottements) s'opposent ou ralentissent cet écoulement.



Le manteau neigeux

Le manteau neigeux est constitué des différentes couches de neige qui ont précipité au cours de la saison nivale. Mais les précipitations sont décalées dans le temps et entre deux averses de neige, les cristaux subissent des transformations essentiellement liées à des facteurs physiques et climatiques (tassement, compactage, alternance de gel et dégel, réchauffement/refroidissement, action du vent, pluies éventuellement).

Des mécanismes de sublimation, de liquéfaction et d'évaporation, puis de recristallisation (et les mouvements d'eau ascendants ou descendants à l'intérieur de la couche neigeuse qui leur sont associés) modifient en permanence la structure initiale des cristaux qui ne gardent jamais longtemps la forme caractéristique qu'ils avaient en précipitant des nuages. Ces mécanismes sont connus sous le nom de métamorphose de la neige*.

[* ou http://www.anena.org/savoir/etudiant/sav_etud_metamorph.html]

Le stade ultime de métamorphose de la neige est la glace des glaciers, laquelle n'est pas complètement stable, puisque chacun sait que les glaciers s'écoulent doucement sur les pentes ou précipitent brutalement à l'occasion d'avalanches dites de sérac.

Avant d'en arriver à ce stade ultime, la neige passe par divers stades, différents en fonction des conditions qui président à la métamorphose (c'est-à-dire, le plus souvent aux conditions qui ont régné pendant que la couche neigeuse est restée à l'air libre).

Le vent, par exemple, conduit à former en profondeur de petites aiguilles fines de glace, alors qu'en surface, la croûte de neige se couvre d'une couche de givre, souvent mamelonnée. Le métamorphisme lié aux variations de température conduit, selon les conditions, à la formation de cristaux pyramidaux creux en trémie ou à la formation de cristaux arrondis, précurseurs de la neige dite coulante. Tôt ou tard, le métamorphisme de la neige conduit à la formation de neige coulante, c'est celle-ci qui, tassée, forme des névés, puis des glaciers. C'est aussi cette forme dont le coefficient de frottement est le plus faible qui est la plus génératrice d'avalanches.

Ces phases de métamorphismes, souvent complexes, conduisent à transformer le manteau neigeux en une couche stratifiée, hétérogène et anisotrope.

Des liens sur la métamorphose de la neige :

Connaissance de la neige :
http://www.anpnc.com/recueil/chapitre%203-p24-36.htm

Les métamorphoses de la neige, propriétés physiques et mécaniques
http://www.toraval.fr/livre/chap3.pdf

Le risque avalanche
http://www.prim.net/citoyen/definition_risque_majeur/dossier_risque_avalanche/lephenomeneavalanche.htm

La neige (article Wikipédia)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Neige

Les métamorphoses de la neige
http://www.anena.org/savoir/etudiant/metamorphoses_de_la_neige.html

Traitement géométrique d’images tomographiques de neige
http://users.info.unicaen.fr/%7Elgillibe/paper/snow.pdf

Étude des mécanismes de déformation de la neige à l'échelle du grain
http://www.mines.inpl-nancy.fr/wwwlsg2m/Aussois/to_download/presentations/Meyssonnier.pdf

La formation de la neige
http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/9899/jeu09/principe.htm#classif

Recherche sur la neige et les avalanches
http://www.cnrm.meteo.fr/passion/neige2.htm#a21

Neige et avalanches
http://www.unil.ch/webdav/site/igar/shared/pdf_seminars/2006_Neige_et_avalanche_presentation.pdf

Avalanches :
http://www.planat.ch/index.php?userhash=115577305&l=f&nav=4,173,173,173,173

Mémento : neige et avalanches
http://club.ffme.fr/gum38/ski/neige_et_avalanches_v3ter.pdf

Sécurité en randonnée :
http://www.ffme.fr/fiches.technique/randonnee/securite.htm

La neige et ses métamorphoses :
http://www.canal-u.tv/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/l_eau/pour_l_enseignement/la_neige_et_ses_metamorphoses_1973

Forme des cristaux de neige et origine des avalanches
http://www.di.ens.fr/%7Egranboul/enseignement/formes/cristauxneige/

Formation à la nivologie
http://cvhm.fr/Formation/Formation%20nivologie.pdf

Aléa avalanches
http://www.alea-avalanche.com/

Typologie des avalanches

On distingue généralement trois ou quatre types d'avalanches.

Les avalanches de poudreuse : Ces avalanches se caractérisent par la formation d'un aérosol par la mise en suspension dans l'air des cristaux de neige déplacés au cours de leur glissement. Cet aérosol se déplace à grande vitesse, d'autant plus grande que le frottement de l'aérosol sur le sol s'accompagne de la formation d'une couche dense de vapeur qui supporte l'aérosol et supprime pratiquement toutes les forces de frottement. C'est une des raisons qui permettent d'expliquer que certaines avalanches de poudreuse peuvent se déplacer sur des surfaces peu pentues, voire horizontales et même remonter des pentes.

À l'avant du front de l'avalanche, on peut constater une surpression de l'air de 1.5 à 1.8 fois la pression atmosphérique, tandis qu'au niveau de la traînée, on peut mesurer une dépression de 0.8 à 0.5 fois la pression atmosphérique. La pression d'arrêt des avalanches de poudreuse est énorme et peut atteindre 5 tonnes au mètre carré. Les dégâts provoqués sur le bâti ou les équipements par les avalanches de poudreuse sont causés essentiellement par ces variations locales de pression atmosphérique. Les traumatismes infligés aux victimes humaines sont aussi liés à ces variations de pression (traumatismes respiratoires), mais pas seulement, les victimes se noient en respirant de grandes quantités de cristaux de glace qui fondent dans les voies respiratoires et provoquent un œdème et / ou elles meurent étouffées par ensevelissement.

Les avalanches de poudreuses font souvent suite à de fortes précipitations de neige. Un des moyens les plus simples de prévoir la probabilité d'occurrence d'une avalanche de poudreuse est de mesurer la hauteur de lame d'eau que représente une chute de neige fraîche. Si la lame d'eau atteint 25 mm, la situation devient avalancheuse (niveau de prévision 2 à 3 sur une échelle de 5 degrés) avec une probabilité d'occurrence sous trois jours, selon la qualité de la neige en place. Si la lame d'eau atteint 50 mm (niveau 4), l'occurrence est prévisible dans un délai d'une douzaine d'heures. Si la lame d'eau atteint ou dépasse 100 mm, le danger est immédiat.

Le cas où le déclenchement d'une avalanche est lié à une augmentation de la contrainte consécutive à une importante chute de neige est la plus simple et aussi à l'origine d'avalanches catastrophiques, pouvant se produire sur de très faibles pentes et mettant en mouvement d'énormes quantités de neige. En effet, pour un même poids, la contrainte de cisaillement croît avec la pente. Les versants les plus inclinés se déchargent plus rapidement que les versants moins inclinés.

Par ailleurs, la résistance au cisaillement se compose de deux termes : la cohésion et l'angle de friction statique. La cohésion dépend de la solidité des liaisons intercristallines, laquelle diminue au cours de la métamorphose destructrice conduisant à la formation de neige coulante (cristaux ronds ou en gobelets). L'angle de friction statique diminue lui aussi avec les processus de métamorphose et cela d'autant plus rapidement que la neige est peu tassée et soumise à des gradients de température importants. Dans ce cas, une forte circulation d'air humide s'établit dans la masse neigeuse. Les grains les plus chauds perdent de la matière au profit des grains les plus froids qui croissent et forment cette neige coulante dont on a déjà précisé les dangers.

Dans le même temps, l'angle de friction cinétique passe de 17° pour la neige fraîche à 25° pour la neige vieillie. Cela revient à dire que le manteau neigeux, non soumis à des variations de la contrainte de cisaillement, semble plus stable... jusqu'au passage d'un skieur hors-piste dont l'énergie de glisse se dissipe dans la masse neigeuse jusqu'au cisaillement et au déclenchement de l'avalanche.

Les avalanches de plaque de neige : On parle de plaque de neige ou plaque à vent lorsque la neige, au cours de sa métamorphose, est damée et consolidée par le vent. La résistance au cisaillement d'une plaque augmente avec le temps. Elle passe d'environ 100 g au cm carré pour la neige âgée de 6 heures à 350 g au cm carré pour la neige âgée de 7 jours. Paradoxalement, c'est cette consolidation qui rend possible des avalanches. En effet, la plaque à vent établit des ancrages solides partout où elle se trouve sur des pentes faibles, des enrochements ou tout autre obstacle. Ces ancrages empêchent la mise en mouvement naturelle de la neige métamorphosée. Si un ancrage est brisé, le choc de rupture peut entraîner la rupture des autres points d'ancrage et l'avalanche se déclenche. C'est particulièrement le cas où la pente présente une convexité dans la partie supérieure, car dans ce cas, la reptation de la neige crée des tensions importantes dans la partie inférieure du manteau neigeux, tensions camouflées par la résistance au cisaillement augmentée de la plaque à vent. Cette situation exige une très faible énergie pour rompre les ancrages (un simple cri) et déclencher l'avalanche.

L'avalanche de plaque à vent peut se traduire par un simple glissement de la masse neigeuse jusqu'à se transformer en avalanche de poudreuse. Signalons, malgré tout qu'un simple glissement peut s'avérer mortel pour un skieur, lequel sera englouti par la neige qui, pendant son mouvement, n'assure plus la portance du skieur, un peu comme les sables mouvants n'assurent guère la portance de ceux qui s'y aventurent.

Les avalanches de neige humide : Les avalanches de neige humide sont les très classiques avalanches de boules de neige. Le plus souvent, ces avalanches mettent le sol à nu et même peuvent l'éroder plus ou moins profondément laissant des cicatrices profondes aux sols en montagne. Ces avalanches peuvent être largement évitées par des pratiques d'entretien des sols montagnards, en basse ou moyenne altitude où ces avalanches peuvent être destructrices, par exemple, en fauchant l'herbe des prairies plutôt que d'y laisser s'y développer des grandes herbes ou des fruticées dont les plantes se couchent sous le poids de la neige et n'assurent pas son accrochage.

Les avalanches de printemps : Comme leur nom l'indique, ce sont des avalanches qui se déclenchent lorsque la température devient plus clémente. Ces avalanches sont généralement mixtes entre avalanches de plaque et avalanche de neige humide. Elles se produisent le plus souvent dans des couloirs, sur des vielles neiges, lorsque la partie supérieure est suffisamment ramollie par le rayonnement solaire. Leur localisation particulière et leur vitesse relativement faible leur confère une faible dangerosité

Prévision et prévention

Pour le moment, les seuls critères relativement fiables en terme de prévision des avalanches sont la traduction des chutes de neige en hauteur de lame d'eau.

D'autres facteurs, intuitivement compris comme aggravants, comme le réchauffement, sont difficiles à prendre en compte. Le réchauffement, par exemple, semble accélérer le processus de métamorphose de la neige en neige coulante. Mais, dans le même temps, le réchauffement, en augmentant la plasticité et la compressibilité de la neige et en favorisant le tassement, aurait plutôt un effet de consolidation du manteau neigeux que de fragilisation.

De nombreuses études en nivologie proposent des modèles prévisionnels. Certains pourraient s'avérer intéressants, mais leur mise en action ne se fera pas sans difficulté... et puis, faut-il le redire, à quoi serviraient ces travaux, si chaque année, de plus en plus d'individus transgressent (impunément ?) les avis d'interdiction des pratiques hors-piste ?

En ce qui concerne la protection et la prévention des avalanches, la meilleure des pratiques reste une bonne gestion des sols en montagne. Celle-ci passe par un maintien des activités agricoles, pastorales et forestières. Mais comment concilier ces activités traditionnelles avec l'augmentation que l'on observe partout d'une déprise agricole galopante ? Comment garder dans les villages isolés une population suffisante quand l'attrait des villes les fait déserter par les jeunes ? Il est clair que l'occupation du territoire crée des disparités entre les populations urbanisées qui disposent des établissements scolaires ou de santé de proximité, des lieux de loisirs ou de culture de proximité, des magasins pour la consommation courante ou spécialisée à proximité, des produits de première nécessité moins chers, de l'essence bon marché, etc. La seule politique comptable en matière d'éducation ou de santé inhibe tous les efforts visant à maintenir en place des populations rurales jeunes. La rigidité des lois communautaires empêche toute incitation fiscale ou de modularité, de la TVA, par exemple... La création d'un secrétariat d'état au développement durable peut-il nous fonder quelque espoir ... à moins qu'une nouvelle régionalisation, instituant une véritable autonomie au sens où de véritables fédérations en disposent... ?




Les secours en montagne

Les secours en montagne sont une mission de service public placée sous la responsabilité du Maire de la commune où se produit l'accident ou bien du Préfet dans des cas exceptionnels qui requièrent la mise en œuvre du plan départemental de secours en montagne (PDSM).

L'organisation des secours est différente selon que l'accident a lieu sur un domaine skiable ou hors d'un domaine skiable.

Sur le domaine skiable, le Maire confie la mission des secours à un service des pistes communal ou privé. La sécurité et les secours sur les pistes balisées sont assurés par des pisteurs secouristes qui doivent être titulaires du brevet national, ce qui leur confère des compétences en matière de premiers soins, de conditionnement et de transport des victimes jusqu'au bas des pistes. Leurs prestations comprennent l'ouverture et la fermeture des pistes, la surveillance des pistes (patrouilles), le balisage des pistes (panneaux d'information, signaux de danger, etc.), le suivi et la publicité des informations météorologiques, des informations sur l'état des pistes et l'enneigement ou sur le risque d'avalanches, la mise en sécurité des pistes en cas de menace avalancheuse imminente (fermeture des pistes, déclenchement préventif des avalanches, etc.) et enfin l'assistance et le secours envers toute personne égarée ou ensevelie sous une avalanche, envers toute personne accidentée (chute, collision, etc.) et plus généralement envers toute personne en difficulté ou en détresse, et cela en toute circonstances et dans toutes les situations. Normalement, les pisteurs secouristes peuvent être joints, en permanence, dans les postes de secours signalés par un drapeau à croix rouge, par toute personne témoin d'un accident ou par une personne en difficulté si elle est en mesure de le rejoindre.

Depuis 1987, les communes sont habilitées à réclamer le remboursement des frais occasionnés par la mise en œuvre de secours sur le domaine skiable à la suite d'accident dû à la pratique du ski alpin et celle du ski de fond.

Le PIDA, Plan d'Intervention et de Déclenchement des Avalanches :

La sécurité du domaine skiable passe par une analyse systématique de tous les couloirs d'avalanche du domaine de manière à estimer précocement leur dangerosité du point de vue avalancheux. Météo France fournit très régulièrement des indications sur le risque potentiel d'avalanches : faible, limité, marqué, fort et très fort. Aussitôt que le risque d'avalanche est perceptible et si cela est possible, on procédera à un déclenchement préventif de l'avalanche. Si ce n'est pas possible, on fermera les pistes et les secteurs sous la menace. Le déclenchement préventif des avalanches se fait sous la responsabilité et l'autorité du Maire, conformément aux procédures contenues dans le PIDA. Le PIDA précise les moyens susceptibles d'être mis en œuvre pour le déclenchement des avalanches : grenadage, canon avalancheur, câbles transporteurs d'explosifs, bombardement par hélicoptère, etc.

Les secours pour des accidents survenus hors du domaine skiable sont assurés par des unités de secours en montagne (Gendarmes de montagne, CRS, Sapeurs pompiers). Des interventions héliportées sont fréquentes (hélicoptères de la gendarmerie, de la sécurité civile ou hélicoptères privés).

Il peut arriver qu'une avalanche se produise sur le domaine skiable, mais c'est surtout lors de la pratique du ski hors piste que les avalanches les plus meurtrières se produisent. Elle nécessitent toujours des équipes de secours conséquentes avec des gendarmes ou des CRS, évidemment, mais aussi des pompiers, des pisteurs secouristes, des équipes cynophiles, des guides, des médecins urgentistes, etc.

Principe de gratuité des secours, vers une remise en cause / liens :

Frais de secours:
http://www.anena.org/jurisque/thesaurus/texte/fraisseco.htm

SECOURS EN MONTAGNE : Une loi discrète qui remet tout en cause.
http://www.pyrenees-pireneus.com/Secours_payant.htm






I - MADS et sports d'hiver :

Les événements non souhaités dont les clients des stations de sport d'hiver peuvent être victimes sont au nombre de 15 (Bastien Soulé / Jean Corneloup) *.

[* Nombreux autres articles en ligne sur le site Sports Nature : http://www.sportsnature.org/Cadres/articles_bas.htm]Certains sont très fréquents et se produisent plusieurs fois par jour. Ce sont les chutes sur le manteau neigeux, les chutes au départ ou à l'arrivée des remontées mécaniques, les collisions entre usagers du domaine skiable, les chutes sur la ligne d'un téléski, les chutes ou dévissages sur des secteurs hors-piste très pentus.

D'autres sont fréquents et se produisent plusieurs fois par saison. Ce sont les collisions avec des obstacles naturels, les collisions avec un client ou une perche sur la ligne de téléski, les collisions avec les pylônes des remontées mécaniques, les collisions avec des éléments d'aménagement, des collisions avec des engins motorisés, des collisions avec un siège de télésiège et des chutes dans des crevasses.

D'autres sont beaucoup plus rares. Ce sont les avalanches suivies d'ensevelissement, les chutes d'un câble de remontée et les chutes de cabine.

Les sources de danger sur un domaine skiable appartiennent essentiellement au domaine naturel (manteau neigeux, rochers, arbres, bosses, et autres obstacles naturels, secteurs abrupts, etc.) et sont liées à l'altitude, à l'environnement humain (pratiquants, randonneurs, pisteurs, piétons, lugeurs, enfants, etc.), aux aménagements (canons à neige, balises, panneaux, barrières anti-congère, etc.), aux remontées mécaniques (aires de départ et d'arrivée, pylônes, câbles, cabines et sièges, perches, etc.) et aux engins sur les pistes (chenillettes de damage, motoneige, quads, etc.).

Dans la MADS, on considère toujours la relation qu'a un événement initiateur avec un événement initial. En ce qui concerne un événement non souhaité de type " collision entre des pratiquants d'une activité de glisse sur une piste de ski ", un événement initiateur pourrait être une consommation de drogue récente induisant un trouble des capacités sensorimotrices ou des capacités d'adaptation altérées conduisant à l'accident.

On peut aussi faire l'hypothèse d'une mauvaise maîtrise technique entraînant une perte de contrôle de la trajectoire et/ou de la vitesse, avec pour conséquence une incapacité à s'arrêter ou à éviter l'obstacle.

Il y a aussi des pratiquants irresponsables, totalement dénués du moindre sens civique ou encore totalement ignorants des règles de bonne conduite sur les pistes.

Mais si les raisons comportementales sont reconnues comme des événements initiateurs importants, d'autres facteurs circonstanciels ou structurels peuvent aussi avoir de l'importance.

La collision entre deux pratiquants peut être due au brouillard ou à de mauvaises conditions de visibilité.

Mais des collisions peuvent aussi se produire aux croisements de pistes mal signalés, sur des aires d'arrivée encombrées, ou parce que des pistes de difficulté importante croisent des pistes pour débutant, parce qu'on a accepté trop de pratiquants sur les pistes, parce que des pratiquants forment des agrégations, parce qu'il y a eu un accident ou un incident, etc.

Enfin dans la MADS, il ne faut jamais sous-estimer les effets renforçateurs de l'impact. Ainsi une avalanche aura un impact plus dramatique si la neige est humide (masse plus importante en cas d'ensevelissement) ou si la neige est pulvérulente (étouffement et œdème pulmonaire) ou tout simplement si le volume de neige mis en mouvement est très important.

Autre exemple : une chute sur le manteau neigeux sera plus grave si la vitesse est élevée (pente forte) et/ou si la neige est durcie.

Ce sont d'ailleurs essentiellement ces deux facteurs : vitesse et dureté de l'obstacle qui renforcent le plus la gravité des accidents. Il est évident qu'une collision à grande vitesse avec un arbre, un pylône ou un autre skieur aura largement plus de chance d'être dramatique qu'une chute dans une congère de poudreuse.

On n'oubliera pas que l'adoption d'une vitesse excessive sur une piste de ski procède d'un comportement inadapté et que celui-là, à l'instar de ce qui se passe pour de nombreux usagers de la route, est parfaitement délictueux, sinon criminogène.

II Cindyniques et sports d'hiver :

Envisager les sports d'hiver dans un hyper espace de danger présente aussi quelque intérêt pour mettre en évidence certains des dysfonctionnements structurels, organisationnels, conceptuels ou culturels liés à cette pratique.

L'axe statistique (dimension de la mémoire et des données) nous montre que les véritables données sur les accidents liés aux pratiques des sports d'hiver sont très largement méconnues et sous-estimées. On ignore ou plus exactement, on ne communique pas sur le nombre réel de décès dus à ces pratiques, pas davantage sur le nombre et la gravité des accidents sur les pistes et hors pistes. Ça n'est pas par hasard. Cette pratique génère un chiffre d'affaires colossal qui justifie pleinement tous les silences assourdissant sur les coûts réels de cette activité et cela d'autant plus aisément que ces coûts sont collectivisés quand les bénéfices sont très soigneusement privatisés. Il en va des sports d'hiver comme de certains dictateurs libyens dès lors qu'ils achètent une ou deux centrales nucléaires, des rafales, un sac de riz à Kouchner et le sourire de Rama Yade. D'ailleurs, ce n'est pas non plus par hasard si les sports d'hiver sont le moteur essentiel de la chronobiologie appliquée aux enfants des écoles et à leurs vacances scolaires.

C'est ce que révèle aussi l'axe téléologique (dimension des objectifs et des finalités) dont on voit parfaitement que la finalité de la chose est d'abord de privilégier la productivité sur la sécurité. Quoi qu'on en dise, le ski hors piste est très largement valorisé, parce que c'est une valeur d'appel marketing pour les stations. Les morts dans des avalanches n'empêchent aucunement les vivants de se précipiter sous la suivante.

Pour ce qui est de l'axe axiologique (dimension des systèmes de valeur), ce qui ressort de façon récurrente, c'est la sacro-sainte liberté des espaces sauvages qui autoriserait tous les laxismes à l'égard de tous les comportements déviants ou suicidaires au prétexte que ceux qui les adoptent ont payé une prestation et que, de facto, le client est roi ! On est là caractéristiquement devant un réplicateur culturel ou mème (voir aussi mémétique).

Au niveau de l'axe déontologique (dimension des règles), remarquablement on impose que les personnels des stations soient hautement qualifiés et diplômés (au moins ceux qui sont sur les pistes, puisqu'il n'est pas certain qu'on ait ces mêmes exigences pour les intérimaires et les précaires dans les services, en restauration ou dans les commerces). Tout aussi remarquablement, on n'exige aucune règle de bonne conduite pour les clients qui peuvent, par exemple, parfaitement skier avec une alcoolémie supérieure à celle qui ne les autoriserait pas à conduire une automobile ou après avoir consommé des drogues !

Enfin, au niveau l'axe épistémique (dimension des modèles), ce qui prévaut c'est l'absence d'une véritable information préventive auprès des consommateurs, autant sur les comportements qu'ils peuvent montrer que des qualités physiques qui devraient être les leurs pour cette pratique sportive ou les qualités sociales minimales qu'ils seraient en devoir de manifester pour une pratique respectueuse de la sécurité des autres pratiquants.






Ouvrages pare-avalanches et dommages de travaux publics
http://www.anena.org/jurisque/syntheses/dtp.htm

LOGIQUES D’ACTION ET CONFLITS ENTRE INTERVENANTS DU SECOURS EN MONTAGNE
http://www.sportsnature.org/telechargements/articles/Cahiers_Securite_Interieure_48_Soule.pdf

Sports de nature, risques et sécurité
http://www.sportsnature.org/Pages/Espaces_thematiques/risques/risques_5.htm






La neige
http://fr.wikipedia.org/wiki/Neige

Connaissance de la neige
http://www.anpnc.com/recueil/chapitre%203-p24-36.htm

Les différents types de cristaux de neige
http://web-ia.ac-poitiers.fr/ia16/telecharger/pedago/environnement/fiches/la_neige.pdf

Programmes d'études des avalanches (Site ressources)
http://www.avalanches.fr/

Physique des dunes et des tas de sable :
http://www.lps.ens.fr/~hersen/data_html_french/dunes.html




Les avalanches
http://www.prim.net/citoyen/definition_risque_majeur/dossier_risque_avalanche/lephenomeneavalanche.htm

Les risques au Cemagref / Avalanches /
http://www.cemagref.fr/Informations/DossiersThematiques/DossierRisquesNaturels/Risques/avalanches.htm

____________________

Intérêts du pâturage hivernal sur parcours pour les exploitations ovines : exemple des Préalpes du sud :
http://www.inra.fr/Internet/Produits/PA/an2004/num244/gautier/dg244.htm

____________________

http://www.anena.org/

http://www.avalanche-net.com/neige/

http://www.cnrm.meteo.fr/passion/neige.htm#centre

http://www.cnrm.meteo.fr/curieux/neige/fiche/neige.htm

http://www.meteo.fr/la_une/montagne/index.html

http://www.meteo.fr/guide/avalanche_guide.html

http://www.grenoble.cemagref.fr/grenoble/etgr/etna.html
(érosion torrentielle, neige, avalanches)

http://www.ffme.fr/technique/neige/index.htm

http://www.anps.asso.fr/

http://www.slf.ch/welcome-fr.html

http://www.meteorisk.com/

http://www.icc.es/allaus/placa.mpg
(vidéo avalanche)

http://www.cai-svi.it/gallery/view_album.php?set_albumName=valanghe (photographies)

http://www.prim.net/risqnat/index .htm

http://www.meteo.fr

http://www.cemagref.fr

Base de données : http://www.avalanche-net.com/

http://clpa.grenoble.cemagref.fr/ (cartes localisation avalanches)

Retour d'expérience sur l'avalanche du 9 février 1999 à Montroc, commune de Chamonix :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/014000192.shtml




[ Corrélats : Risque naturel majeur / ...]

Retour