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Violence d'État
Ou comment des politiques, des flics, des militaires, des fonctionnaires, des commis, des valets, des laquais,
des complices et autres séides font tout pour être la honte de la France...
laquelle nous fait honte bien et trop souvent dès lors qu'elle soutient et glorifie les susnommés !


La France n'a pas franchement qu'un passé glorieux... Le bruit des casserolles qu'elle traîne est assourdissant ! Mais ce qui peut nous frapper, dès lors que l'on voudra bien être un tant soit peu attentif, c'est qu'aujourd'hui bon nombre de nos concitoyens en sont arrivés à vomir leur pays parce qu'ils ne supportent plus les dérives comportementales et sociétales que lui ont imposé le sarkomerdisme. Je n'arrive même pas à imaginer quelles en seront les conséquences ?

Tu avais juste dix-huit ans
Quand on t'a mis un béret rouge,
Quand on t'a dit : "Rentre dedans
Tout ce qui bouge."
C'est pas exprès qu't'étais fasciste,
Parachutiste.

Alors, de combat en combat,
S'est formée ton intelligence.
Tu sais qu'il n'y a ici-bas
Que deux engeances :
Les gens bien et les terroristes,
Parachutiste

Puis on t'a donné des galons,
Héros de toutes les défaites
Pour toutes les bonnes actions
Que tu as faites.
Tu torturais en spécialiste,
Parachutiste.

Alors sont venus les honneurs,
Les décorations, les médailles
Pour chaque balle au fond d'un cœur,
Pour chaque entaille,
Pour chaque croix noire sur ta liste,
Parachutiste


Mais, malheureusement pour toi,
Bientôt se finira ta guerre :
Plus de tueries, plus de combats.
Que vas-tu faire ?
C'est fini le travail d'artiste,
Parachutiste.

C'est plus qu'un travail de nana
D' commander à ceux qui savent lire,
Surtout qu' t'as appris avec moi
Ce que veut dire
Le mot " antimilitariste ",
Parachutiste.

T'as rien perdu de ton talent,
Tu rates pas une embuscade
Mais comme on n' tire pas vraiment,
Tu trouves ça fade.
C'est pt'êt pour ça qu't'as les yeux tristes,
Parachutiste.

Mais si t'es vraiment trop gêné
D'être payé à ne rien faire,
Tu peux toujours te recycler
Chez tes p'tits frères.
J' crois qu'on engage dans la Police,
Parachutiste.

M. et C. Le Forestier


Sommaire de la page : Des exemples / Itinéraire d'un vieil immigré algérien, mort après une interpellation musclée / Une longue bataille pour réhabiliter le passé colonial / De Gaulle : amnésie et complaisance - mythe et réalité / Sites Internet / Corrélats /
Monique, arrêtée pour aide aux étrangers : Délinquante aujourd’hui, Juste demain ? /
Des policiers au-dessus des lois /
Une bavure au flash-ball / La mort très suspecte d’un algérien de 69 ans lors d'un contrôle policier /
Les effets négatifs du contrôle au faciès en France /
Les abus des forces de l’ordre /
Vérité et justice pour Ali ZIRI /
Chasse à l’opposant : la police vise des manifestants à la tête, tire et blesse très grièvement l’un d’eux à Montreuil /
Ce que rafler veut dire /
France : un cas de mort en détention attire l'attention sur les accusations de brutalités policières /
L’internement en France pendant la guerre d’indépendance algérienne /
Police, la culture de la violence /
MOHAMED BOUKOUROU EST MORT DANS UN FOURGON DE POLICE /
Communiqué de presse des lycéens rémois contre la repression policière /
Des CRS agressent un étudiant parce qu'il est Arabe /
La police accusée de montage dans l'affaire de Tarnac /
Hakim Djelassi était vivant avant son interpellation /
La police accusée de montage dans l’affaire de Tarnac /
Violence et arbitraire policiers contre les roms de Viry-Chatillon le 25 novembre 2009 /
Pourquoi nous cessons de respecter les contrôles judiciaires /
Que ce soit au Canada ou aux États-Unis, leurs policiers ne sont pas moins aussi cons que les nôtres, ils sont tout autant des criminels ! /
Deux policiers filmés en train de braquer un magasin /
Charonne, 8 février 1962, anthropologie historique d’un massacre d’État /
Une banale histoire de comparution immédiate qui tourne mal... /
« Repenser la garde à vue » ? Synergie-Officiers préfère exprimer sa haine des avocats /
Des policiers obéissants, plutôt qu’intelligents /
Anne arrêtée en pyjama : le prix du nouveau droit des mineurs /
« Roué de coups par des policiers à une fête chez moi » /
La mort, l'émeute et la police municipale de Woippy: «Circulez, y a rien à voir» ? /
Gardes à vue I /
Gardes à vue II /
Najlae, 19 ans, battue et expulsée /
Battue à Paris, expulsée à Casablanca /
Centre de détention de Caen : fouilles corporelles incessantes pour un détenu refusant de sortir du mitard /
La manifestation anti-carcérale d’aujourd’hui se transforme en garde-à-vue /
Gros clon avec flasball /
Assassins en Suisse aussi /
Mort suite à intervention policière du jeune tunisien de Grasse : non à l’impunité /
QUE FAIT LA POLICE ? – Bulletin d’information anti-autoritaire /
Soutien aux inculpés de Villiers le Bel /
Pas de justice, pas de paix /
8 Mai 1945 : Massacre de Sétif ! /
Besson : jusqu’où ? jusqu’à quand ? /
Amnesty International s'alarme dans son rapport annuel des allégations de violences policières et d'usage excessif de la force en France. /
Je vous le concède : il n'y a pas que les cognes !/
Images de la police : deux siècles de fantasmes ? /
28 septembre 1957 : torturée par les paras en présence du colonel Bigeard /
On ne pourra pas dire : on ne savait pas ! /
La mort d'un tortionnaire français /
Chronique d’un lynchage annoncé /
Ali Soumaré infantilisé au procès Villiers-le-Bel : un « symptôme » /
Insécurité sous la plume d’un barbare /
Arrestation intempestive d’un mathématicien en marge de la logconf 2010 à Bordeaux /
Il roulait en trottinette à Marseille : l’enfant a été embarqué au poste /
Hanul : expulsion illégale /
Une expulsion ordinaire en voyoucratie : été 2010 /
Une évacuation très ordinaire en voyoucratie /
De quoi est mort Ali Ziri ? /
Calais : La chasse à l'enfant /
Supporters du PSG : « présumés coupables » et « stigmatisés » /
Je suis un petit juge sanctionné pour avoir voulu rendre la justice /
Arrestation intempestive d’un mathématicien /
Une brève histoire de la rafle /
Un préfet poursuit des citoyens pour outrage : atteintes à la liberté d’expression ? /
Il roulait en trottinette à Marseille : l’enfant a été embarqué au poste /
La loi ? Quelle loi ? Et c’est vrai aussi pour les étrangers ? /


D'aucuns disent des flics qu'ils ne sont pas tous bêtes et méchants…
Pas d'accord : ils feraient un autre métier sinon.
Le pire, c'est qu'ils savent pertinemment qu'ils sont bêtes
et ça les rend méchants.


La police française largement impliquée dans les rafles du Vel d'Hiv...
C'est comme les préfets, les Bolotte, les Papon ou tous ceux qui, aujourd'hui, seront promus aux plus hautes distinctions de l'indignité nationale pour chasse aux sans-papiers, par exemple.

C'est vrai que c'est une tradition chez les préfets... Y'en a combien qui n'ont pas fait allégeance à Vichy ?

17 octobre 1961 : Papon couvre les massacres des FMA


À défaut d'être vacciné contre les violences policières, on peut peut-être se faire une piqûre de rappel.

C'est très douloureux surtout si l'on se donne la peine de suivre les liens proposés. Quant à la honte que l'on ressent jusqu'au plus profond de l'estomac, c'est juste la vasopressine... Ça passera, peut-être ?

Mai 1967 : Le préfet Bolotte fait tirer
sur les guadeloupéens / 80 - 200 morts ?
Les politiques ne sont pas en reste : Debré et Frey couvrent Papon ; Jacques Foccart couvre Bolotte. Chirac, alors Secrétaire d’État aux affaires sociales chargé des problèmes de l’emploi dans le gouvernement de Georges POMPIDOU (1967-1968), couvre-t-il Bolotte ?… Il y en aura même à la Mairie de Paris qui s'étonneront des comportements criminels de Bolotte !!!

Et rien n'a changé : Guadeloupe, Guyane, Martinique : Pourrir et Congeler …
CENTRES ET LOCAUXDE RÉTENTION ADMINISTRATIVE / RAPPORT 2007 / CIMADE / Consulter le rapport complet / Site de la CIMADE /

Accueillir des sans papiers : Comment faire ?
À défaut de tuer les sales neg', on les tabasse...
La guadeloupe contre la pwofitasyon / une série d'émissions de Mermet sur France Inter :
Clic : un papillon en deuil
Clic : un papillon en deuil (2)
Clic : un papillon en deuil (3)
Clic : La guadeloupe contre la pwofitasyon (4)
Clic : La guadeloupe contre la pwofitasyon (5)
Clic : La guadeloupe contre la pwofitasyon (6)
Clic : La guadeloupe contre la pwofitasyon (7)
Malik Oussekine aussi... mais à mort en 1986 !
Une vidéo des "voltigeurs" de Chirac... qui Devaquet à ses occupations ?

Juste une remarque : De Gaulle, Chirac, Sarko, Hortefeux, rien que de l'extrêmement beau linge de droite ... Mitterand, me direz-vous ? Besson avant l'heure et la quatrième taupe ?
Le 8 février 1962, métro Charonne : la police tue des manifestants anti-OAS : clic

Quand Papon rime avec pétain de salope !
Ou comment on peut avoir une breloque et ignorer ce qu'est l'honneur.
Les archives du procès : clic

La dernière en date : Julien Coupat ?

À moins : L’Insurrection qui vient sous la forme de balles de 9 mm dans des enveloppes en papier kraft pour détourner l'attention de l'incurie sarkozyenne ???


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Itinéraire d'un vieil immigré algérien, mort après une interpellation musclée

LE MONDE | 11.09.09

Ali Ziri ne sortait jamais sans sa cravate et sa veste sombre. Une petite moustache fine, quelques rares cheveux blancs, le vieil homme, 69 ans, était un "chibani", un de ces immigrés venus en France à la fin des années 1950 pour fournir une main-d'œuvre bon marché à une économie en pleine croissance. Un de ces "invisibles" qui peuplent les foyers de travailleurs de la banlieue parisienne et qui, après quarante ans de labeur, choisissent de vivre entre leur pays d'adoption, la France, et leur pays d'origine, l'Algérie. Son dernier voyage, Ali Ziri l'a effectué, le 3 septembre, dans un cercueil. Car le vieil homme, marié, père de quatre enfants, est décédé, le 11 juin, à Argenteuil (Val-d'Oise), dans des conditions suspectes, après avoir été interpellé par la police trois jours plus tôt.

"Tonton Ali", comme l'appelaient affectueusement ses amis, était revenu passer quelques jours à Argenteuil pour préparer le mariage d'un de ses fils. Argenteuil, où il était arrivé en 1959 "à la recherche d'une vie meilleure". Pendant près de vingt-six ans, il avait travaillé dans la même entreprise de transports comme manutentionnaire, faisant vivre sa famille à distance avec son salaire."Ali faisait partie de ces immigrés qui ont vécu loin de leurs enfants, restés au pays avec leur mère. Depuis son départ en préretraite, il y a dix ans, il avait pu faire vraiment leur connaissance en s'installant en Algérie. Il y construisait sa maison", raconte un de ses amis, Arezki Semache, originaire du même village en Kabylie.

Pendant près de quarante ans, Ali Ziri avait ainsi vécu en célibataire, dans un foyer de travailleurs immigrés. C'est là qu'il dormait lorsqu'il revenait en France s'occuper de sa retraite, de ses papiers, consulter son médecin traitant pour ses problèmes de genou. L'occasion aussi, deux fois par an, de retrouver ses amis restés à Argenteuil.

Ce 8 juin, alors qu'il fait des courses dans la ville - un de ses fils lui avait commandé un "jean 501" - il rencontre Areski K., 61 ans, qu'il connaît "depuis toujours". Les deux camarades boivent un verre dans un café et jouent au tiercé.

Puis ils rejoignent la galerie commerciale pour acheter le fameux jean. Il est 14 heures, les deux hommes, rejoints par un neveu, s'arrêtent dans un restaurant. Un steak, des haricots verts, une bouteille de vin, un café, un calva. Un moment festif. "Ali était un type doux, avec une voix presque efféminée. C'était un bon vivant, un monsieur avec beaucoup d'humour", raconte Arezki Semache. Les deux amis repartent, se promènent le long des magasins. Ils s'arrêtent dans plusieurs bars et boivent à nouveau. Ils finissent par repartir en voiture - c'est Arezki K. qui conduit - et traversent une partie de la ville.

Une patrouille de police repère le véhicule et procède à un contrôle. A ce moment-là, deux versions s'opposent. Celle des policiers qui font état d'insultes et d'un comportement agressif des deux hommes qui les auraient amenés à les interpeller. Celle du témoin survivant, Arezki, handicapé à 60 %, qui raconte avoir été brutalement immobilisé par les policiers, menotté, insulté puis plaqué au sol. Un des fonctionnaires l'aurait maintenu en lui appuyant son pied sur la tête. "J'ai perdu connaissance. Quand je me suis réveillé, j'étais dans le camion de la police. M. Ziri était allongé à plat ventre dans le camion. Il ne parlait pas", raconte Arezki K.

Les deux hommes sont conduits à l'hôpital. Arezki K. subit un test d'alcoolémie qui indique 1,91 gramme d'alcool par litre de sang, puis il est placé en garde à vue. L'état de santé d'Ali Ziri se dégrade. Il tombe dans le coma et finit par mourir trois jours plus tard. Une première autopsie conclut à un décès provoqué par une hypertrophie cardiaque et une forte consommation d'alcool (2,4 grammes/litre). Le parquet de Pontoise classe donc cette partie de l'affaire en considérant qu'il n'y avait pas eu de violences policières. Mais, dans le même temps, Arezki K. raconte sa version à ses amis. Des associations se mobilisent, organisent une marche silencieuse et finissent par obtenir une nouvelle expertise médicale dans le cadre d'une instruction précédemment ouverte sur la responsabilité éventuelle de l'hôpital.

La seconde autopsie a lieu en juillet et donne des conclusions différentes : cette fois-ci, l'expert évoque la présence de nombreux hématomes, 27 au total, dont certains de grande taille. "Ali Ziri a été tué par la police. Nous demandons la justice, à commencer par la suspension des trois policiers impliqués qui sont toujours en fonction au commissariat d'Argenteuil ", soulignent les membres de son comité de soutien, organisateurs d'un rassemblement contre les violences policières le 11 septembre sur la dalle d'Argenteuil. Ali Ziri a été enterré, samedi 5 septembre, dans son village natal, au cœur de la Kabylie. Arezki K., quant à lui, doit comparaître le 17 septembre pour outrages envers les policiers et conduite en état d'ivresse.

Luc Bronner

Article paru dans l'édition du 12.09.09.

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De Gaulle : amnésie et complaisance - mythe et réalité

29 août 2010 par Serge ULESKI

(http://www.oulala.net/Portail/spip.php?auteur1576)



Ci-après, quelques rappels de faits historiques... indissociables d’un personnage que l’on voudrait univoque et qui, semble-t-il, force l’admiration avec une complaisance aussi surprenante que déplacée…

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Le 9 septembre 1944, un gouvernement d’unanimité nationale est constitué sous la présidence de Gaulle jusqu’en janvier 1946.

1945 - Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata : répressions sanglantes d’émeutes nationalistes dans le département de Constantine, en Algérie française.

8 mai 1945 : fin des hostilités et la victoire des Alliés, un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant de l’audience particulière donnée à cette journée, décident par des manifestations d’abord pacifiques de rappeler leurs revendications patriotiques. Un policier tire sur un jeune Algérien tenant un drapeau de l’Algérie et le tue, ce qui déclenche des émeutes entre Algériens et Européens, avant que l’armée n’intervienne.

Il y aura parmi les Européens plus d’une centaine de morts et autant de blessés.

Après l’intervention de l’armée française, en représailles, le nombre des victimes autochtones (algériennes), est difficile à établir aujourd’hui encore ; les autorités françaises de l’époque fixèrent le nombre de tués à 1 165 ; pour les historiens, le nombre varie de 8 000 à 15 000 victimes.

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Le 29 mai 1958, le président de la République, René Coty, fait appel à Charles de Gaulle qui deviendra ainsi le Premier président de la Vè jusqu’en 1969.

Guerre d’Algérie : dès 1959, de Gaulle en revient à une solution classique de répression militaire. Jusqu’à l’hiver 1961/62, il choisira de poursuivre la guerre, au prix d’un accroissement de l’usage de la torture. Jusqu’à la fin de 1961, la lutte contre le FLN est menée avec autant de vigueur, et même davantage, qu’auparavant. Selon Constantin Melnik, conseiller spécial de Michel Debré chargé de coordonner les services secrets, il y eut environ 500 assassinats politiques entre 1958 et 1961.

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Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961 à Paris, au lendemain de l’assassinat de policiers par des militants du FLN, une manifestation, interdite par les autorités françaises, fut organisée par ce même FLN : les manifestants algériens protestaient contre le couvre-feu imposé en métropole aux ressortissants d’Afrique du Nord. Cette manifestation fut férocement réprimée. Selon l’historien Alain-Gérard Slama, le chiffre total est de l’ordre d’une centaine de victimes. Le préfet de police Maurice Papon couvrira ses policiers et le gouvernement l’ensemble de ses fonctionnaires. Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, toujours à Paris, lors d’une manifestation interdite, huit manifestants « français » contre la guerre d’Algérie sont tués par les forces de police au métro Charonne et un autre mourra à l’hôpital : on retrouve le même duo : de Gaulle et le Préfet de police Maurice Papon.

***

26 mai 1967 : grève et massacre en Guadeloupe : des ouvriers du bâtiment réclament 2% d’augmentation et la parité en matière de droits sociaux.

Alors que des négociations sont en cours, des CRS prennent position. Très vite, la tension monte. Les CRS lancent des grenades lacrymogènes pour disperser la foule et chargent à coup de matraques, à coups de crosses... et à coups de pieds.

Le massacre qui s’ensuit fera 87 victimes civils guadeloupéennes tués par des gendarmes et parachutistes français.

***

En Mai 68, au cours de la plus grande grève dans l’histoire du mouvement ouvrier français, l’histoire retiendra que l’on doit l’absence de bain de sang qu’à un Préfet de police nommé Maurice Grimaud qui a succédé à Maurice Papon et à un Georges Pompidou alors que le Général de Gaulle (on ne se refait pas, manifestement !) avait clairement fait savoir que la police ne devait pas hésiter à tirer sur les manifestants pour rétablir l’ordre (se reporter aux mémoires du préfet Grimaud : En mai, fais ce qu’il te plaît).

Avec ces derniers événements…

Entre panique, incompétence et ignorance de cette France dont il n’hésitait pourtant pas à rebattre les oreilles du monde entier, ironie de l’Histoire, on ne pourra s’empêcher de penser au Pétain des années 40 : de Gaulle a alors près de 80 ans au moment des événements de Mai.

***

À la lumière des tous ces faits tragiques, force est de constater que… tout comme Racine et Shakespeare - mais sans le génie de ces derniers... décidément de GAULLE TUE BEAUCOUP !

Haut en couleurs (celles de notre drapeau avec le rouge comme couleur dominante… celle du sang ?!) ce personnage « culte » semble forcer autant l’amnésie que l’admiration ou le dédain chez ses détracteurs ; ceux d’une gauche modérée ou à l’extrême d’une droite qui aujourd’hui encore n’est pas loin de lui reprocher de ne pas avoir tué assez…

Aussi,

Il serait temps que l’Histoire reconnaisse les milliers de cadavres qui jonchent le parcours de cet homme équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît.

Et si au royaume des imbéciles et des aveugles, les borgnes et les admirateurs sont rois, nul ne saurait nous empêcher de renvoyer dos à dos les uns et les autres pour mieux nous empresser d’emprunter d’un pas léger et confiant le chemin qui mène à un belvédère à la vue imprenable : celle des faits.

Et pour peu qu’un kiosque à musique, non loin, nous propose une nouvelle interprétation d’un Chant des partisans qui, nul doute, au sortir de la Deuxième guerre mondiale, méritait une autre postérité et d’autres hommes avec lesquels la partager…

On pourra, une fois encore, constater à quel point les héros d’hier voyagent mal dans le temps lorsqu’ils s’obstinent à vouloir encore, et contre toute raison, influencer son cours.

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Note personnelle : Mon père nous racontait volontiers sa rencontre avec le colonel De Gaulle dans les derniers jours de mai 1940, quelque part dans les Ardennes où il se trouvait, affecté au ravitaillement des blindés du 4RDC… De Gaulle était apparu, au beau milieu des camions de carburant, avec chauffeur et aide de camp, dans une voiture « empruntée » remplie de cigarettes et de tabac. L’ordre avait été donné aux chauffeurs des camions de ravitaillement de vider les cuves des camions du peu de carburant qu’elles contenaient encore et d’attendre… Mon père ne sut jamais quoi. Il fut bombardé, fait prisonnier, s’évada et pour cette raison ne fut jamais considéré comme ancien combattant ! Je ne sais pas exactement ce qu’il fit avec des algériens évadés pendant la guerre ? Je doute que ce fut par gaullisme convaincu !



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Violences policières sarkozystes :
http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/04/06/1365-nicolas-sarkozy-et-la-violence-policiere-le-film

Une violence policière ordinaire :
http://www.raidh.org/Une-violence-policiere-ordinaire.html?var_recherche=%E9pinay

Violences policières :
http://www.hns-info.net/IMG/pdf/doc-779.pdf

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[ Corrélats : Racisme / Absurde, sinon criminel / Casus belli / ...]



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