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Culture du risque
Culture du risque


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : I) Un constat / II) Reconstruire une culture du risque / - Élaborer une loi cadre / - Définir les compétences / - Mieux impliquer les acteurs / - une participation citoyenne / - Mieux définir la notion de catastrophe / III) Les niveaux de prévention / IV) Les acteurs de la prévention / V) Les conduites à tenir / - Avalanches / - Inondations et coulées de boue / Tempêtes / - Cyclones et tornades / Mouvements de terrain / - Tremblements de terre / - Éruption volcaniques / - Feux de forêts /

Sites Internet et articles / Corrélats /

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I) Un constat

Depuis quelques années, on oppose souvent fatalisme et culture du risque ; avant les populations frappées par des catastrophes y voyaient une intervention divine, maintenant les populations attendent une gestion sécuritaire du risque.

Pour qu'une société développe une culture du risque, il faut qu'elle prenne conscience de sa vulnérabilité, puis développe toute une série de comportements adaptés pour faire face à une menace.


Au Moyen Âge, les populations qui croyaient que les catastrophes leur étaient envoyées par Dieu, le priaient, mais construisaient et entretenaient des digues, évitaient de construire dans le lit majeur des rivières ou si elles construisaient à proximité d'une rivière, n'habitaient pas le rez-de-chaussée (les maisons anciennes de Vaison-la-Romaine au bord de l'Ouvèze ou celles de Sommières au bord du Vidourle, ou encore les maisons des bords de Meuse de Charleville-Mézières jusqu'à Namur en sont de bons exemples). Plus anciennement, les Romains avaient jeté des ponts ou d'ouvrages d'art parfaitement adaptés aux crues cévenoles (Pont du Gard, pont romain de Vaison-la-Romaine).

Indiscutablement, ces populations avaient une culture du risque, une connaissance des phénomènes naturels et différents systèmes de perpétuation et d'amélioration de ces connaissances, conduisant à une socialisation aux risques des différents membres de la société.

Qu'en est-il aujourd'hui ? La plupart des membres de notre société fortement urbanisée a beaucoup désappris les signes que lui offre la nature. Dans le même temps, des lois, des règlements, des normes, multiples, souvent inconnus, hors de portée du grand public ou tout simplement occultés par des élus peu désireux de voir baisser le prix du foncier ou que l'on s'intéresse à leurs installations industrielles (taxes professionnelles), se sont multipliés. Des professionnels ont été chargés de la sécurité des populations lesquelles se sont senties moins concernées par leur sécurité ou parce que la médecine faisait des progrès, par leur santé.

Dans le même temps, le traitement médiatique de l'information sur les catastrophes naturelles reste désespérément factuel et émotionnel, tandis qu'au plus haut niveau de l'État, on pense se dédouaner en débloquant une belle enveloppe budgétaire au cours d'un survol en hélicoptère.

II) Reconstruire une culture du risque

- Élaborer une loi-cadre sur les risques naturels

La multiplication des textes, déjà signalée (cf. législation), n'est certainement favorable, ni à une bonne politique de prévention, ni au développement d'une culture du risque. Ce système législatif complexe ne permet pas une approche globale des risques naturels, seulement une approche fractionnée.

Une loi-cadre devrait probablement s'orienter vers un meilleur régime d'indemnisation, en particulier, en tenant davantage compte de la dimension patrimoniale à laquelle les propriétaires des biens situés dans des zones à risques sont naturellement attachés.

Cette loi devrait aussi mieux distinguer un événement courant d'une catastrophe, mieux définir les risques pris en compte (assurance normale ou solidarité nationale), mieux définir les principes d'une gestion des risques naturels, mieux définir les rôles et les responsabilités des acteurs chargés de la prévention, mieux définir les rôles ou les responsabilités des acteurs chargés de la surveillance, revoir les conditions dans lesquelles des transactions immobilières s'effectueront en zones classées à risque, là encore la dimension patrimoniale du bâti existant devra primer, en particulier, sur d'éventuelles dispositions d'expropriation ou sur la possibilité offerte à des compagnies d'assurances de refuser d'assurer des clients à risques, etc.

- Définir clairement les compétences

On pourrait penser que le Ministère chargé de la prévention des risques naturels majeurs soit le Ministère de l'environnement. Mais le Ministère chargé de l'urbanisme est le Ministère de l'équipement, le Ministère chargé de la protection civile est le Ministère de l'intérieur et celui chargé de l'agriculture, des forêts, des cours d'eaux non navigables est le Ministère de l'agriculture... Alors, au gré des influences politiques du moment et pour ne prendre qu'un exemple, la Délégation aux Risques Majeurs s'est-elle promenée du Ministère de l'environnement à celui de l'équipement alors même que les trois quarts de compétences de cette délégation sont du ressort du Ministère de l'agriculture !

Dans le cadre d'une "nouvelle gouvernance" et d'un développement soutenable (durable), il serait certainement intéressant que le nouveau Ministère de l'environnement soit mieux investi de cette responsabilité (même si la ministre actuelle n'a pas semblé manifester beaucoup d'empressement à se rendre sur le front des inondations du Gard de ce mois de septembre !).

Dans l'état actuel des choses, on pourra noter que le Ministère de l'environnement ne dispose d'aucun fonctionnaire, alors que les autres Ministères précités les regroupent dans différents services (cloisonnés ?), soit régionaux (DIREN, DRE, DRAF), soit départementaux (DDAF, DDE, SDIS, SIDPC) auxquels il faudrait ajouter toutes les autres personnes impliquées, élus des collectivités territoriales (Conseils régionaux, généraux, municipaux) ou personnels rattachés à ces structures.

Il paraît donc important (urgent) que l'État créée les conditions d'un développement soutenable en matière de gestion des catastrophes naturelles et cela au niveau de la cellule communale, laquelle est la seule (ou la première) structure habilitée à négocier la prise en compte des risques dans l'établissement de son POS, en tenant compte aussi des besoins légitimes de son développement.

- Mieux impliquer les acteurs de la société civile

Certes, déjà de très nombreux acteurs de la société civile sont impliqués dans la prévention des risques naturels majeurs. À cause de leur appartenance à des groupes socio-économiques différents, d'intérêts personnels ou corporatistes contradictoires, d'appartenance à des cultures, philosophies (voire religions) différentes, ces acteurs peuvent avoir une perception variable du risque et donc des mesures préventives à mettre en œuvre.

Si une municipalité met à disposition des terrains sur un lotissement communal dont le POS n'a pas été contraint par un PPRI, pour la raison qu'il n'a pas été établi, si les notaires, les promoteurs immobiliers ou les agences immobilières y trouvent un intérêt, si les assureurs assurent et ne trouvent rien à redire, si même les pompiers ou les gendarmes acceptent que leurs casernes soient installées sur le lit majeur d'une rivière, alors la catastrophe est inévitable pour tous les candidats à l'accession à la propriété qui feront le choix de faire construire sur ces terrains à risque, plutôt que sur des terrains mieux situés, mais pour lesquels ils ne disposent pas de revenus suffisants.

Un développement durable se conçoit dans la protection et la pérennisation du bien commun, mais celles-là ne sauront être prises en compte sans la prise en compte légitime des biens particuliers, industriels, agricoles, forestiers, etc., c'est-à-dire sans une véritable approche patrimoniale afin que quelque soit le statut des possédants, ceux-ci puissent bénéficier tout autant de la solidarité nationale à la suite d'une catastrophe et de l'assurance individuelle pour les accidents normaux.

- Une plus grande participation citoyenne

Des citoyens mieux formés (et ce dès leur plus jeune âge) à une culture du risque (meilleure connaissance des phénomènes naturels, meilleure appréhension de la vulnérabilité) amélioreront les comportements individuels et collectifs (moins de blocages pour la mise en œuvre des plans de prévention, moins de stress en période de crise). Pour le moment, le peu d'information qui existe n'est connue que par les quelques (rares) citoyens qui font l'effort d'aller la consulter. Rien d'étonnant dans ces conditions qu'un trop grand nombre d'individus contribuent à construire davantage de risques qu'ils ne contribuent à les prévenir. C'est le cas pour les risques naturels (avalanches et ski hors-pistes), mais c'est aussi vrai pour tous les autres risques et c'est particulièrement flagrant dans notre pays quand on aborde la sécurité routière.

- Une meilleure définition de la notion de catastrophe

On fait généralement une distinction entre aléa naturel, risque naturel et catastrophe naturelle.

- Un aléa naturel est un événement qui a son origine dans un phénomène naturel (crue, avalanche, coulée de boue, glissement de terrain, tremblement de terre, etc.). La probabilité d'occurrence de ces phénomènes n'est pas nulle. Beaucoup d'entre eux sont plutôt bénéfiques à la nature.

- Un risque naturel existe si la probabilité d'occurrence d'un aléa en milieu vulnérable (sous-entendu où l'homme risque d'y perdre des biens ou sa vie) n'est pas nulle.

- Une catastrophe naturelle est déclarée si un aléa naturel de forte intensité survient en milieu vulnérable.

La reconstruction d'une culture du risque se fera si, à tous les niveaux de la population, on saura faire la distinction entre un événement normal (là où, par exemple, des techniques de réhabilitation du bâti existant sont suffisantes) et un événement grave (là où de mesures d'expropriation seront exigées).

Il s'agit, en l'occurrence, de savoir de quel niveau de confiance la population fait preuve, c'est-à-dire, se sent-elle correctement informée des risques qu'elle encourt, de leur intensité probable, de leur fréquence possible d'apparition y compris à des intensités anormales, se sent-elle capable de faire face à l'événement, de mettre en place les comportements adaptés qu'on lui aura conseillé d'avoir, a-t-elle conscience de pouvoir éventuellement anticiper sur l'événement, etc. ?

Cela passe par une bonne information préventive venant d'abord des experts scientifiques sur les phénomènes naturels (ce que l'on sait et ce que l'on ne sait pas) ; une bonne information sur les motifs et les choix d'un aménagement par les responsables politiques ; une bonne information sur la valeur patrimoniale des propriétés exposées à des risques ; une bonne information délivrée par une presse (ou différents médias), moins factuelle et émotionnelle, davantage investigative ; une bonne information sur les conduites à tenir en période de crise ; une bonne information délivrée par les assureurs sur la teneur des contrats, la limite des couvertures, les conditions d'indemnisation, etc. ; une bonne information sur la fiabilité des réseaux d'alerte, éventuellement les compléter ou les suppléer ; une bonne information, récurrente, pour éviter l'oubli ; etc.

III) Les niveaux de prévention

- La mise en œuvre d'une politique de prévention résulte-t-elle d'une volonté politique ou de la crainte d'une action judiciaire en recherche de responsabilité, dommages et réparations ?

- Quel est le poids réel des Ministères "aménageurs" (Industrie, Équipement, Transports, Énergie, Finances) par rapport à celui des Ministères "protecteurs" (Environnement, Santé, Intérieur) ?

- Quel est le rôle exact des lobbies (financiers, bien sûr, mais aussi associations, secteurs d'activités, etc.) dans les orientations politiques ?

- Les compagnies d'assurance et certaines mutuelles ont-elles oublié les principes fondateurs de leur activité ?

- Les acteurs de la société civile dans les actions de prévention ont-ils des intérêts communs ou des intérêts divergents ?

- La presse et les médias sauront-ils ou pourront-ils retrouver leur capacité à informer et surtout prendre du recul sur l'information factuelle ?

Ce sont les réponses à ces questions qui font que dans un État de droit, des lois et des règlements sont édictés et donnent lieu à des normes et des prescriptions qui fixent les niveaux de responsabilité, décident des moyens accordés aux secours, de leur coordination, des ouvrages de protection à construire ou réparer, des budgets accordés à la réalisation des PPR et des cartes s'y rattachant, de ce que seront les dispositifs d'alerte mis en place, de l'orientation qui sera donnée à une politique d'aménagement du territoire, de ce que seront les contrôles envisagés pour éviter que des dérives n'en découlent ou que des profits indus ne soient réalisés, etc.

IV) Les acteurs de la prévention

- Les Ministères

Ministère Implications dans les catastrophes naturelles
de l'industrie (BRGM), énergie et matières premières
des finances Indemnisation " Cat. Nat. "
de l'agriculture (DFCI, RTM), calamités agricoles
de l'équipement (DAU), transports et infrastructures
de l'environnement Impact des risques sur les milieux naturels, gestion des cours d'eaux, annonce des crues, aléas et vulnérabilité, PPR
de l'intérieur (DSC), organisation des secours, gestion des crises


- Les experts

Aléas Principaux experts
Neige et avalanches Météo nationale, CEMAGREF, CSTB, EDF, Pôle grenoblois
Inondations Météo nationale, CEMAGREF, EDF, INRA
Torrents et coulées torrentielles CEMAGREF, Pôle grenoblois
Cyclones et tempêtes Météo nationale, CEMAGREF, CSTB
Mouvements de terrains BRGM
Volcanisme et séismes IPG, BRGM, CNRS, Universités
Incendies de forêts CEMAGREF, Météo nationale


- Les acteurs de la société civile

EDF, ONF : concessionnaires des ressources naturelles
Les Agences de bassin : entretien des rivières
La SNCF, les sociétés d'autoroutes : acheminement des secours
Les entreprises de transport des marchandises et de passagers
Les entreprises du bâtiment et des travaux publics : déblaiement
Les compagnies de téléphonie, les radios et les télévisions : transmission de l'alerte
Les " experts " de la communauté scientifique, des associations, des sociétés savantes
Les " experts " des services déconcentrés de l'État
Les compagnies d'assurance et les mutuelles
Les professionnels de santé
Les personnels de l'Éducation nationale
Les médias : information factuelle
Les agriculteurs et les forestiers : gestionnaires des sols
Les notaires et les agents immobiliers
Les entreprises industrielles : éventuellement génératrices de risques technologiques induits par une catastrophe naturelle
La population et plus particulièrement les jeunes d'âge scolaire

V) Les conduites à tenir

a) Que faire face au risque avalancheux ?

D'abord et avant tout, évitez le ski hors-pistes. La montagne, en hiver ou au printemps, n'est jamais sûre, même quand les niveaux d'alerte pour le risque avalanche sont minimaux.

- Avant de partir en excursion

Informez-vous des conditions météorologiques et des conditions de neige existantes et prévisibles à venir (Météo-France : 08 36 68 08 08).
Informez-vous auprès des professionnels (guides, gendarmerie de montagne, services des pistes des stations, responsables des secours, etc.) sur la faisabilité d'une excursion.
Adaptez l'excursion aux possibilités techniques et physiques des participants.
Avertissez les autorités compétentes de l'heure de départ, de l'itinéraire et de l'heure probable de retour.
Équipez-vous de manière à faire face à des imprévus (boisson, nourriture, vêtements chauds, couvertures de survie, tente légère, petit réchaud, cartes, GPS ou boussole, téléphone, outils pour construire un abri (igloo), etc.
Équipez-vous d'un ARVA (appareil de recherche des victimes d'avalanches) et apprenez à vous en servir.

- Vous êtes témoin d'une avalanche

Si une ou des personnes sont emportées, suivez-les des yeux, repérez l'endroit où il semble qu'elles sont ensevelies. Les victimes sont toujours en aval du dernier point d'observation, fréquemment en bordure du dépôt neigeux ou bien elles sont stoppées à la faveur d'un replat, d'un enrochement, d'un bouquet d'arbre, etc.
Appelez les secours (à partir d'un portable, faire le 112 : centre de traitement de l'alerte).
Envoyez deux personnes, au moins, chercher des secours.
Ne portez secours que si vous êtes sûr qu'aucune autre avalanche ne risque de se déclencher, éventuellement placez des guetteurs.
Recherchez des indices en surface.
Utilisez votre ARVA ou sinon sondez la neige avec des bâtons de ski, des branches...
Sauf exception, le temps de survie des victimes emprisonnées sous une couche neigeuse épaisse n'excède guère un quart d'heure. Si vos recherches restent vaines, partez chercher des secours.

- Si vous êtes pris dans une avalanche

D'abord, tordez le cou à l'idée que vous pourrez surfer sur l'avalanche !
Tentez de vous échapper latéralement et/ou de vous réfugier derrière un obstacle.
Si vous êtes rattrapé et entraîné, essayez de vous débarrasser des skis, bâtons. Essayez de rester en surface. Dans une avalanche de poudreuse, tentez des mouvements de natation, protégez vos voies respiratoires, gardez la bouche fermée.
Dès l'arrêt de l'avalanche et avant que la neige ne se tasse, essayez de vous ménager une poche d'air et de replier vos mains et vos bras devant votre visage.

b) Que faire face au risque inondation ou crue torrentielle ?

- Pour les campeurs et randonneurs

Éviter dans les cas de pluies soutenues, d'averses orageuses, d'alerte météo ou simplement sous un ciel menaçant, de s'installer à proximité d'une rivière dont on ne connaît pas le régime.
Compte tenu du caractère brutal et très soudain de certaines montées des eaux, se méfier même des petits filets d'eau, des rios à sec en Europe du Sud ou des oueds en Afrique du Nord.
Apprendre à lire les indices laissés par les cours d'eaux à la suite de leurs précédentes crues (embâcles, dépôts alluvionnaires, traces sur la végétation), mais aussi les types de végétation qui caractérisent les lits d'un cours d'eau (par exemple, le couvert arbustif ou arborescent composé d'essences à bois tendres (saules) délimite les zones potentiellement inondables).

- Pour les sédentaires

Pendant la période d'alerte, s'informer en permanence (par soi-même, radios, mairie, services de secours, gendarmerie, etc.), mettre les objets au sec, de préférence dans les étages (dans l'ancien bâti, beaucoup de maisons disposent de rez-de-chaussée "inondables" : mortiers hydrofuges, carrelage, goulottes d'évacuation, etc.). Évacuer les produits susceptibles de polluer les eaux (produits ménagers ou destinés au jardinage, peintures, solvants, etc.), bien arrimer les cuves de fioul ou de propane, faire des provisions d'eau potable et de nourriture, se préparer à une éventuelle évacuation.
Pendant la montée des eaux et la période de crise : couper le gaz et l'électricité, fermer les portes et les fenêtres, disposer éventuellement de dispositifs retardant ou empêchant la montée des eaux, évacuer les lieux en cas de consigne d'évacuation ou si le risque d'isolement est important.
Après le passage des eaux : aérer, nettoyer et désinfecter les pièces et les objets récupérables (les livres et les papiers importants peuvent être conservés jusqu'à un nettoyage ultérieur dans un congélateur), chauffer pour sécher les murs dès que possible, ne rétablir l'électricité que lorsque la maison est séchée.

c) Que faire face au risque tempête ?
Dans le cas où un bulletin d'alerte orange ou rouge est publié par Météo France, rentrer chez soi, y rester ou gagner un abri en dur.
Rentrer tous les objets susceptibles d'être emportés ou les arrimer fortement (chaises, tables, tôles)
Fermer portes, fenêtres et volets, éventuellement les renforcer
Rester à l'écoute des radios nationales (France-Inter ou France-Info) ou de radios locales
Éviter de téléphoner

Pour les agriculteurs, rentrer le bétail
Sur les chantiers de construction, sur les installations portuaires, mettre les grues en girouette
Mettre les personnels des entreprises ou les enfants des écoles à l'abri, éventuellement leur donner congé pour qu'ils puissent rentrer chez eux
Pour ceux qui se font surprendre alors qu'ils sont dehors, gagner un abri en dur, sinon un endroit dégagé loin des arbres et des lignes électriques ou de falaises rocheuses, éviter de rouler en automobile, stationner sur un endroit dégagé et hors de portée de la montée des eaux.
Pendant et après la tempête, éviter de toucher les fils électriques ou de téléphone tombés à terre.

d) Que faire face au risque cyclonique ou face à une tornade ?


Les tornades d'intensité 4 et 5, dont les vents dépassent 300 km/h et dont l'emprise au sol peut atteindre près d'un kilomètre, sont tellement dévastatrices que même les bâtiments en dur ne leur résistent pas. Le seul abri efficace et sûr est un abri souterrain dans lequel une famille peut attendre que la tornade soit passée en espérant qu'au gré de son déplacement fantaisiste, elle aura épargné un maximum de biens.
Les tornades de moindre intensité et les cyclones sont moins dévastateurs. Toutefois, des mesures simples de précaution peuvent éviter des victimes.
Lorsqu'une alerte est publiée, gagner un abri sûr et écouter les bulletins à la radio, fermer et consolider les ouvertures ou le toit.
Pendant le cyclone, couper l'électricité, éteindre les foyers, se tenir éloigné des baies vitrées, laisser les portes intérieures fermées, vérifier la bonne tenue des volets et des crochets les retenant.
Se méfier de l'accalmie correspondant au passage de l'œil du cyclone, en profiter, éventuellement pour vérifier l'état des terrains avoisinants : cours d'eaux, état des versants, risques de coulées de boues, risque de chute d'arbres, câbles électriques à terre auxquels on ne touchera pas, etc.
Après le passage du cyclone et seulement lorsqu'un bulletin de levée d'alerte est annoncé, appeler les autorités pour signaler d'éventuelles victimes, procéder aux premières réparations d'urgence, déblayer les alentours et les accès, éviter les attroupements.

e) Que faire face à un risque mouvement de terrain ?

Certains mouvements de terrain sont prévus, ils sont automatiquement accompagnés de mesure de déplacement et de relogement des populations concernées. Sécuriser la zone d'effondrement, en éloigner le public et les curieux.
D'autres sont soudains, devant ceux-là, s'efforcer de fuir latéralement et de gagner les hauteurs environnantes, ne jamais retourner sur les lieux, s'il y a des victimes, appeler des secours. Si le glissement ou la coulée pierreuse a endommagé un bâtiment, éviter de pénétrer dans le bâtiment.

f) Que faire face au risque sismique ?

On n'est rarement prévenu de l'imminence d'une secousse sismique. Quand même on soit habitué à les reconnaître, il faut toujours quelques secondes avant de se rendre compte qu'il s'agit bien d'un séisme.
Quand on est dans un bâtiment et à la condition que la secousse autorise les déplacements, se réfugier sous un abri (table, bureau, encoignure de porte).
Quand on est à l'extérieur, s'éloigner des bâtiments.
Après la secousse, quitter le bâtiment en coupant le gaz et l'électricité, en éteignant un début d'incendie, s'il est peu important.
S'informer sur les consignes à suivre.

g) Que faire face au risque éruptif ?

Le risque volcanique, pour important qu'il soit, constitue un risque très prévisible et auquel des mesures d'évacuation bien conduites permettent d'éviter des victimes.
En réponse au risque volcanique, il existe en France plusieurs niveaux d'alerte.
La premier niveau d'alerte consiste en une préparation à l'évacuation. La presse, la radio et la télévision diffusent en permanence des bulletins relatant l'évolution de la montée éruptive. La population est invitée à continuer ses activités normales. Les familles ne disposant pas de véhicules personnels doivent se préparer à être évacuées par transport en commun.
Le deuxième niveau d'alerte déclenche une évacuation dans les meilleurs délais.
Le plan ORSEC-Volcan, déclenché en cas d'éruption avérée, prévoit aussi quelques consignes à rappeler à la population, par exemple, de ne pas approcher des zones éruptives, de ne pas séjourner dans les points bas ou les sous-sols (risque lié à l'accumulation de gaz toxiques ou asphyxiants, surtout le dioxyde de carbone), de se tenir prête à une évacuation et en attendant, de se prémunir contre les gaz ou les cendres en respirant au travers d'un masque ou à défaut d'un linge humide.

h) Que faire face au risque feux de forêt ?

- Pour les promeneurs et randonneurs

La plus grande prudence est de mise lorsque l'on se promène en forêt et cela en toute saison. Des consignes telles que : ne pas fumer, ne pas faire de feux sont généralement bien suivies par les promeneurs occasionnels et il n'y aurait guère d'incendies de forêt de leur seul fait. Mais les pyromanes ne connaissent pas de saison (d'après les pompiers, les trois quarts des incendies seraient d'origine criminelle). Par ailleurs, les feux accidentels (activités paysannes et forestières, feux provoqués par le passage d'engins motorisés (automobiles ou motocyclettes) sont toujours probables.
Les promeneurs veilleront donc à être vigilants, à bien repérer leur chemin, les possibilités d'évacuation, les abris possibles. Un feu de forêt ne se déplace pas très vite et laisse donc du temps pour s'en éloigner, sans paniquer.

- Pour les propriétaires de maisons à proximité des bois ou des landes

Débroussailler au plus ras autour de la maison, prévoir des moyens de lutte (points d'eau, piscine, matériels divers).
Si l'incendie menace, prévenir les sapeurs-pompiers ou les tenir informés de la situation particulière. Arroser les abords immédiats, le toit et les boiseries extérieures de la construction, en fermer les portes et les fenêtres ou les aérations. Éviter de respirer directement l'air trop chaud et surchargé de cendres et de fumées, porter un masque ou un linge humide sur les voies respiratoires.
N'évacuer que si cela ne présente aucun danger, en particulier, se rappeler que traverser ou longer un front de feu, même avec un véhicule, présente le plus grand risque.
N'évacuer qu'avec l'aide des sapeurs-pompiers.




Secours et Soutien d'Urgence aux personnes sinistrées lors de catastrophes naturelles
http://membres.lycos.fr/cms/

www.education.gouv.fr/enviedagir

____________________

Évaluation économique et environnement dans les décisions publiques :
http://www.inra.fr/dpenv/cohenc33.htm

Le pouvoir local est-il vraiment démocratique ?
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=294

____________________

Culture du risque (penser, gérer) : approches anthropologique, psychopathologique et psychoclinique.
http://alor.univ-montp3.fr/eurides/frameset3.htm

Pédagogie du risque torrentiel :
http://www.educ-envir.org/~ree05/pole_eau/fiche_risque_torrentiel.PDF

Culture du risque / Industrie chimique
http://www.centre.drire.gouv.fr/environnement/Documents/publications/DRIRE_MaitriseRisques_n%B04.pdf

Du zéro défaut au risque zéro :
http://www.centre.drire.gouv.fr/environnement/Documents/publications/DRIRE_MaitriseRisques_n%B04.pdf

Culture du risque ... dès l'école / Le P P M S / Plan Particulier de Mise en Sûreté
http://www.ac-toulouse.fr/automne_modules_files/standard/public/p2648_6198ec55ac557cca625bc420332d149fculture_du_risque_1er_degre.pdf

http://www.etab.ac-caen.fr/circo-trouville/secu/Une%20d%E9marche/Une%20d%E9marche.htm

Exprimer, questionner, rechercher, définir :
http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/transv/Risque/RisqueVoc.htm

Dans :http://geoconfluences.ens-lsh.fr/accueil/index.htm

Baromètre IRSN 2007 : la perception des risques et de la sécurité par les Français
http://www.afsse.fr/index.php?pageid=452&newsid=260&MDLCODE=news






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