Développement d'une écotone pré-forestière sur une parcelle en jachère depuis une dizaine d'années.
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La déprise agricole se définit comme une diminution significative
des activités agricoles dans une région donnée.
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Cette déprise a une double origine :
» D’une part, un grignotage progressif des espaces agricoles périurbains
pour satisfaire, toujours plus, les « besoins » d’infrastructures urbaines et industrielles.
» D’autre part,
un exode rural de plus en plus marqué, particulièrement en zone montagneuse ou en zone difficiles, mais aussi du fait de la dépréciation de la valeur des terres agricoles et des difficultés toujours plus importantes pour bien des paysans de s’inscrire dans la politique agricole commune européenne, laquelle convient davantage à quelques grands céréaliers qu’à un poly cultivateur de la Mayenne ou du Massif Central ou à un éleveur de poulets en Bretagne.
I / La surconsommation d’espaces ruraux périurbains par l’étalement des villes et les infrastructures routières concerne
plus de 100 000 hectares qui sont soustraits, chaque année, à l’activité agricole.
Cette surconsommation est le signe évident d’un échec quant à l’utilisation des outils de planification urbaine
(PLU, anciennement POS, schémas directeurs d’aménagement), autant que celui de la politique foncière dans notre pays et d’une utilisation
peu efficace par les SAFER de leur droit de préemption ou des outils d’aménagement agricole comme les documents
de gestion de l’espace agricole et forestier (loi d’orientation agricole du 9 juillet 1999 / ces documents se substituent
aux cartes des terres agricoles / ils doivent être consultés dans tous les cas d’élaboration ou révision des plans
d’urbanisme), les schémas de cohérence territoriale (SCOT ¨art. 3 de la loi du 14 décembre 2001 / les SCOT
se substituent aux schémas directeurs), la cartographie de zones agricoles protégées (ZAP / loi d’orientation agricole
du 9 juillet 1999 / Les ZAP, réalisés après enquête publique, doivent être pris en compte par les autorités locales
pour élaborer les plans locaux d’urbanisme).
Car si ces documents doivent être consultés, ils n’obligent en rien qu’un aménagement suive les propositions conservatoires qu’ils suggèrent.
II / Nul doute, le phénomène de déprise agricole dans les régions difficiles (montagneuses et autres) est bien identifié par le politique. Mais, il n’en demeure pas moins que l’État continue de ne pas se donner les moyens ou de réfléchir à des stratégies pour y mettre un frein, comme si finalement, il s’en désintéressait.
Mais le maintien d’une activité agricole dans ces territoires veut aussi que l’on maintienne un certain niveau de vie pour les paysans (les subventions pour les brebis dans le Mercantour, au moins pour celles qui ne sont pas dévorées par le loup, subventionné lui aussi, font le kilo d’agneau plus cher que celui qui vient de Nouvelle Zélande… Alors !).
Et maintenir des paysans veut aussi qu’ils puissent s’approvisionner, s’instruire, recevoir la télévision,
se soigner, poster leur courrier, etc. ce qui suppose que dans ces régions, l’État maintienne des commerces,
des bureaux de tabac pour le cher tabac qui tue et les jeux à gratter qui rendent cons, une pompe à essence, des artisans, des écoles à sous effectifs, des collèges et des hôpitaux de proximité,
un bureau de poste, un centre des impôts, différents autres services publics quand c’est tout le contraire
qu’il impose au nom du libéralisme : une gestion comptable de la santé ou des services publics, une
marchandisation de l’école, l’AGCS et quelques autres variables d’ajustement.
Bienvenue dans le monde moderne.
Et s'il n'y avait pas de déprise agricole ?
Lire : À la recherche de la déprise agricole :
http://www.inra.fr/dpenv/laurec17.htm
L'exploitation agricole en perspective :
http://www.inra.fr/dpenv/laurec41.htm
Réflexions autour de la notion de déprise agricole :
http://www.inra.fr/dpenv/deffoc04.htm
Le gel de la déprise des terres dans le massif armoricain :
http://www.inra.fr/dpenv/chevec07.htm
Déprise agricole / Revers sud-oriental du Massif Central / Pierre Dérioz /
Nombreux autres textes sur le sujet
http://www.geo.univ-avignon.fr/Site%20Avignon/pages/labo/P.DERIOZ/resume%20these%20friches.html
http://www.geo.univ-avignon.fr/Site%20Avignon/pages/labo/Pers.2.html
Modélisation des dynamiques spatiales par SIG et SMA :
http://cormas.cirad.fr/fr/applica/spatiodyn.htm
Les écotones, indicateurs de la déprise agricole :
http://www.cemagref.fr/Informations/Ex-rechr/rural/brun/Brun-exemple.htm
LE SUD-OUEST DU QUEBEC PART EN FRICHE / Les sols délaissés par l'agriculture retournent souvent à l'état sauvage.
http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/ArchivesForum/2003-2004/030825/article2534.htm
Les nouveaux États de l'UE ont besoin de mesures pour limiter l'impact de l'agriculture sur l'environnement
http://org.eea.eu.int/documents/newsreleases/agri-fr
DES RÉPONSES INCOMPLÈTES AU PROBLÈME DE L'AGRICULTURE DANS LES ESPACES RURAUX MENACÉS
http://www.senat.fr/rap/r00-395/r00-395102.html
Déprise agricole et enrésinement :
http://www.correze.org/millevaches.htm
Déprise agricole et faune sauvage en zone méditerranéenne :
http://www.oncfs.gouv.fr/events/point_faune/habitat/2003/deprise.php
La nouvelle donne démographique, la déprise des terres, l'extensification...
http://www.inra.fr/dpenv/tirelc07.htm
La gestion des espaces naturels sensibles :
http://www.inra.fr/dpenv/proffc37.htm
Les Français et leurs sols / prospective horizon 2030 :
http://www.inra.fr/dpenv/chevec47.htm
Agriculture et environnement : des éléments de réflexion :
http://www.inra.fr/dpenv/pappyc19.htm
Paysages et gestion de l'espace : le cas de la moyenne montagne :
http://www.inra.fr/dpenv/demonc18.htm
[Corrélats :
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