Le terme de désertification est souvent associé dans les esprits à l'avancée du désert dont les dunes
de sable envahissent lentement et inexorablement les régions fertiles proches. Cette vision populaire de la
désertification a perdu tout fondement dans la plupart des milieux scientifiques : les déserts
africains ne poursuivent pas leur inlassable marche vers le Sud, détruisant tout sur leur passage.
On définit aujourd'hui la désertification comme un phénomène surtout socio-économique où les ressources naturelles se dégradent par les pressions démographiques et des pratiques d'occupation du sol présentant un caractère non durable. Les processus de formation de nouvelles régions désertiques où la diversité se trouve détruite sont fortement corrélés à la dégradation des sols, c'est-à-dire à l'appauvrissement progressif de leurs potentiels physiques, biologiques et économiques. Cette dégradation des sols menace sérieusement la productivité globale et, par conséquent, la subsistance de la population. Elle réduit la diversité de la vie végétale et animale, comme elle force les populations à se déplacer et à changer leur mode de vie, ce qui a aussi des conséquences sur la diversité, de culture, de langue et de savoir, des communautés habitant la zone dégradée.