Élan (Alces alces) dans le Jämtland.
On notera que les bois n'ont pas encore fini leur pousse de l'année. |
L'élan (Alces alces) est le plus grand cervidé du paléarctique et du néarctique.
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Les élans comme les rennes sont des cervidés faciles à domestiquer. En certaines régions en Russie, des élans apprivoisés sont utilisés comme bêtes de somme. L'élan, bien qu'il soit plus grand que le plus grand des chevaux, reste néanmoins beaucoup moins puissant. |
Crâne d'élan (Alces alces) dans le Västerbotten On notera que les bois ont été sciés ! |
Dans les années 1980, en Scandinavie, on rencontrait régulièrement des élans sur le bord des routes… On en voyait aussi le soir, au fond et au travers des pins ou des épicéas, depuis le campement que nous improvisions… Il faut dire qu'en ces années-là, les élans étaient très nombreux et posaient différents problèmes de sécurité, particulièrement en termes de sécurité routière, sinon en termes de sécurité tout court pour les usagers des forêts fréquentées par ces animaux. |
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Au cours de nos deux derniers voyages, en 2001 ou en 2009, nous n'avons observé aucun élan autrement que sur les panneaux routiers qui nous rappellent d'être vigilants. J'ai fini par supposer qu'il fallait surtout l'être à d'autres saisons, pendant le rut, peut-être, ou pendant les longues nuits d'hiver pendant lesquelles ces animaux sont probablement plus mobiles… ou gênés dans leurs déplacements dans la neige pour choisir les routes et les voies ferrées plus dégagées.
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Crottin (jeune probablement) |
Crottin (adulte) |
Un bouleau abrouti |
Pourtant nous avons pu observer beaucoup de traces de leurs activités, des crottins, c'est le plus facile, mais aussi des abroutis, des traces de passage, des couchettes, etc. Nous avons aussi été très proches d'animaux que nous avions dû lever depuis peu si l'on en jugeait par les odeurs tenaces qu'ils avaient laissées sur la place. |
Des pins abroutis |
Finalement, nous avons trouvé une partie de l'explication dans une " NaturReservat " consacrée à cette espèce et où l'on pouvait trouver quelques éléments d'explication pertinents (GLÖSA ÄLGRIKE). |
Un très ancien piège à élan |
Dans le Jämtland, on retrouve parfois d'anciens pièges à élans tels qu'on les construisait avant 1864. Ces pièges consistaient en des excavations assez profondes pour empêcher un élan qui tombait dedans d'en sortir facilement. En outre ces excavations coniques avaient leurs parois recouvertes par des troncs sur lesquels les pattes des animaux ne trouvaient pas de prise. |
Fond de piège |
Comble de raffinement, si l'on peut dire, le fond du piège était formé d'un enchevêtrement de branchages plus ou moins entrelacés et dans lesquels les pattes des élans se liaient au point de leur interdire tout mouvement. |
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Le plus souvent, ces pièges étaient creusés sur les pistes régulièrement empruntées par les animaux et quand cela ne suffisait pas, les piégeurs forçaient le passage en installant des obstacles infranchissables (barrières, troncs d'arbres enchevêtrés, etc.) pour obliger les élans à passer au-dessus des pièges. |
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Peintures rupestre à GLÖSA |
Peintures rupestre à GLÖSA |
Pourtant l'élan a sûrement joué un rôle considérable pour les hommes qui vivaient dans ces contrées difficiles… D'abord comme une ressource alimentaire importante, peut-être pour ses potentialités à être domestiqué, même si la domestication de l'élan a été abandonnée, mais aussi pour ses attributions chamaniques comme en attestent différents restes qui datent de plus de 9000 années avant JC, dont des gravures rupestres comme celles de GLÖSA |
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