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La rivière d'Étel





La rivière d'Étel est une immense ria qui comporte de nombreuses îles, presqu'îles, avancées ou reculées de toutes sortes.

La productivité primaire de cet écosystème est certainement considérable, mais le fait que la ria se vide presque complètement avec les deux marées quotidiennes, a pour conséquence que cette productivité profite, soit aux coquillages qui y sont élevés, des huîtres principalement, soit aux jeunes poissons qui croisent au large de la barre d'Étel.



Ciconia nigra : Cigogne noire
L'avifaune, contrairement à ce qu'on pourrait espérer intuitivement en voyant un tel milieu, n'est pas aussi riche que dans d'autres rias, par exemple, finistériennes.

La ria d'Étel est un site très important pour le repos et le nourrissage du courlis cendré et du courlis corlieu. C'est un site important pour la nidification du tadorne de Belon.

La sterne pierregarin et le petit gravelot nichent sur quelques îlots de la rivière.


On notera que sur cet ensemble, chaque année et pendant des périodes de plus en plus longues, on y observe le balbuzard pêcheur.

Depuis 2004, le héron gardeboeufs y vient du milieu de l'hiver jusqu'au printemps installé.

Il arrive aussi que des oiseaux peu habituels soient observés, comme ce fut le cas de la jeune cigogne noire photographiée ici et qui stationna plus de 15 jours, en septembre 2005.

Un danger insidieux menace les abords de la rivière, c'est le développement incontrôlé du Baccaris, cette plante importée et qui est en passe de couvrir des surfaces considérables en éliminant la végétation indigène.




La rivière d'Étel est très étendue. Malgré cela les points d'accès au rivage ne sont pas très nombreux. Par ailleurs et bien que l'on soit sur le domaine maritime, bon nombre de propriétés privées ne ménagent pas, ou plus, d'accès pourtant obligatoires.

Les points d'accès les plus intéressants :

Depuis Nostang- Locamaria.

1) St Ernan.
2) Pointe de Gouarde (Mané Pen Vil).
3) Légévin (vers le ruisseau du Palais)

Important stationnement pour le courlis cendré et le courlis corlieu. Zone de pêche possible pour le balbuzard.

Depuis Langonbrac'h.

1) Moulin de la demi-ville.
2) Pointe de Kerihuelo.
3) Pâturages de Kerpunce- Kerdorat.
4) Pointes du Listrec et du Verdon (en face de Beg er Vil)

Zone de nidification et d'hivernage pour le tadorne de Belon. Nidification de la sterne Pierregarin. Zone de passage et d'hivernage important pour les deux espèces de courlis et la bécassine des marais. Zone de pêche du balbuzard. Halte migratoire intéressante pour les faucons hobereau, pèlerin et émerillon. Cigogne noire, cigogne blanche, grande aigrette, milan noir au passage.

Depuis Mendon.

1) Pointe de Kercune (Neguan corn)
2) Pen pont (étang de st Jean)

L'étang de Saint Jean est un site important pour le passage et le stationnement des anatidés (siffleur, chipeau, souchet, colvert, pilet, cygne tuberculé, milouin, morillon), des podicipédidés (grèbe huppé, castagneux, esclavon, à cou noir), de divers rapaces dont le balbuzard qui semble stationner de plus en plus longtemps (2 individus pendant près de trois mois en 2005), le busard des roseaux (2 couples nicheurs), buse, épervier et faucon crécerelle, nicheurs. Les laridés dont la mouette mélanocéphale et des rallidés (foulque surtout, râle d'eau et marouette ponctuée) s'observent fréquemment sur l'étang ou les étiers voisins.

À peu près tous les ardéidés ont une chance d'être vue dans les ceintures de roseaux, sauf peut-être le blongios pour lequel nous n'avons plus de données depuis près de vingt ans. Le butor étoilé, le bihoreau, la grande aigrette, l'aigrette garzette, les hérons cendrés et pourprés et même le héron gardebœufs depuis deux ou trois années sont notés avec plus ou moins de régularité.

Depuis Locoal.

1) Pointe de Pen inez
2) Pointe du Roc'h Vihanec.
3) Le Forest.

Surtout pour la sterne pierregarin.

Depuis Belz.

1) Pointe de Lavain.
2) Pointe de Ninezveur.
3) Pointe de Kerrio.
4) Mané Beniguet

Sterne pierregarin, balbuzard, héron gardebœufs, fort stationnement hivernal pour les grives litornes et mauvis, le pipit farlouse, divers fringilles (pinsons et verdiers surtout, chardonnerets, et parfois pinsons du Nord), la faucon émerillon accompagne souvent ces migrateurs. Le bruant zizi, la linotte mélodieuse, le traquet pâtre sont plutôt bien représentés dans le bocage voisin.

5) Pont Glaz.

Un accès possible, quoique assez dangereux à cause de la circulation automobile, avec vue sur la culée de l'étang Saint Jean (bécassine, marouette ponctuée, chevalier culblanc et sylvain, etc.)

6) Saint Cado.

Intéressant pour les harles huppés en hiver. Par très grand froid (seulement ?), le harle piette a été noté dans ces parages.

Depuis Pont Lorois.

1) Le vieux passage.
2) Le Magouer.
3) Sémaphore d'Étel.

Sternes pierregarin et caugek, barge à queue noire, harle huppé dont on peut signaler, dès le début du mois de février, qu'il commence ses pariades nuptiales et que celles-ci se déroulent à des distances acceptables pour de bonnes observations. On peut dire la même chose des pariades du grèbe huppé qui se déroulent aussi dans le même secteur, à peu près au même moment si ce n'est pas plus tôt.

Depuis Sainte-Hélène.

1) Étang de Berringue (moulin).
2) Pointe de Mané Hellec.
3) La vieille chapelle.
4) Ber er Vil
5) Gohent, Benaleguy.
6) Points de vue depuis la D158 (vers Nostang).

De très nombreux sites pour les courlis et autres limicoles (bécasseau variable, pluvier argenté, vanneau), les sternes pierregarin et caugek, le balbuzard, l'avocette, le harle huppé, les grèbes, le tadorne de Belon, etc.