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Extinction massive





La comète " l'irréparable "
On nous l'avait caché, mais une comète a probablement percuté la Terre… Sinon comment expliquer que l'on constate autant d'extinctions massives d'espèces animales comme végétales, partout sur la Planète ?

Jean Marie Pelt disait très récemment (septembre 2006) que nous serions sûrement les témoins de la 6e période d'extinction massive sur notre planète.

J'ajouterais bien qu'il est quasi certain que nous en sommes les initiateurs et les responsables et qu'il serait étonnant que nous n'en soyons pas les victimes.




Lanceurs d'alerte

Dans les années 1970, quand j’étais au Muséum d’Histoire Naturelle à Paris, beaucoup de naturalistes que l’on y croisait annonçait la 6ᵉ extinction massive des espèces. Très peu, cependant, étaient en capacité d’imaginer quelle ampleur elle atteindrait moins de 50 années plus tard. C’est évidemment vrai pour la flore et la faune, les sols, la mer, les eaux continentales, etc. Mais ça l’est aussi en politique avec la mondialisation, la prévalence du capitalisme, la permanence des guerres humanitaires comme autant de génocides déguisés, etc. C’est encore vrai dans le domaine des économies, les politiques monétaires, le gaspillage des ressources naturelles, l’appauvrissement des populations au profit d’un très petit nombre d’oligarques, etc. Cela atteint aussi les cultures et l’organisation des sociétés humaines.

Ça n’est pas la Planète qui est en danger, mais l’idée qu’une très grande majorité d’hommes et de femmes se font de l’humanité dans laquelle ils souhaitent s’épanouir.

La 6e extinction massive en cours n’affecte pas seulement la faune et la flore, les écosystèmes, mais toutes les activités humaines, politiques, économiques, sociales et culturelles. 

Et même la lutte des classes !





De l’extinction massive

Lorsque l’on évoque la question des extinctions massives, le plus souvent cela fait référence, pour la plupart des gens, à la disparition des dinosaures… et pour quelques personnes, depuis peu, à ce que l’on nomme la 6e extinction massive qui serait en cours et causée essentiellement par l’homme.

Dans les faits, il y a eu bien plus de six extinctions massives, certaines ayant affecté toute la surface de la planète, d’autres seulement les océans, d’autres seulement les terres émergées, d’autres enfin des territoires plus réduits, terrestres, lacustres ou océaniques.

Les causes de ces catastrophes biologiques et environnementales sont le plus souvent hypothétiques. Assez régulièrement, les scientifiques évoquent la concordance d’une extinction avec un phénomène géologique de grande ampleur comme les éruptions volcaniques de caldeiras, ou bien des phénomènes climatiques (glaciations, réchauffement, variations des niveaux océaniques), des phénomènes chimiques (modification de la composition des eaux de mer, de la teneur en gaz de l’atmosphère), des phénomènes extraterrestres (météorites, activité solaire), etc. D’autres causes sont encore évoquées comme la modification de l’accélération de la pesanteur ou du magnétisme terrestre.

Marrant, personne ou presque ne fait l’hypothèse d’une intervention bactérienne ou virale… Comme, par exemple, la modification drastique des flores intestinales ou je ne sais quelle modification de ce type laquelle ne laisse strictement aucune trace fossile détectable.

Je précise, à l’attention de mes petits enfants, que la machine à remonter le temps qui est enfouie au fond de mon garage et avec laquelle j’allais à la chasse aux dinosaures, ce qui a causé leur disparition, avant qu’elle ne tombe en panne, n’est rien d’autre qu’une blague à laquelle, s’ils y ont cru, c’est qu’elle était sûrement crédible, puisque paradoxale !

Pour ce qui concerne la 6e extinction, tout le monde s’accorde à penser que c’est l’homme qui en serait le premier responsable… Pourquoi pas, sauf que c’est vite oublier que l’extinction des mammouths, des tigres à dents de sabre, des ours des cavernes ou des rhinocéros laineux, si elle est contemporaine de la présence des homo erectus sapiens, n’est certainement pas due à ces gugusses, quelques milliers, au plus, de crève de froid et de crève la faim… Faut relativiser, à défaut d’être raisonnable, non ?

Cela précisé, si l’homme a quelque chose à se reprocher, c’est d’abord d’être trop nombreux. Petit rappel de thermodynamique : la terre est traversée par deux flux essentiels : l’un est le flux d’énergie solaire qui, depuis deux milliards d’années au moins est resté constant et permet aux plantes capables de photosynthèse de produire les matières organiques dont le flux traverse toutes les chaînes alimentaires qu’utilisent les êtres vivants. Puisque le flux solaire est constant, cela veut dire que, compte tenu de son rendement, assez faible au demeurant, une quantité finie de plantes chlorophylliennes peuvent l’utiliser et, par conséquent, pousser sur la Planète. Autrement dit, la quantité de matières organiques à la disposition des herbivores est finie tout autant, bien évidemment, que la quantité de proies pour les carnivores et les charognards.

D’autre part, nous savons depuis Lavoisier qui l’a formulé, que rien ne se crée, tout se transforme ou encore que tout est poussière et retourne en poussière… Autrement écrit, à la mort des êtres vivants, leur matière organique est transformée, soit parce qu’ils servent d’aliments à d’autres animaux, soit parce que la matière organique est décomposée par divers micro-organismes lesquels ont pour tâche de minéraliser cette matière organique afin qu’elle soit réincorporée par les végétaux pour leurs besoins en azote, phosphore, potassium et autres oligoéléments vitaux.

Cela revient à dire que la quantité totale de matières organiques présente sur la Planète est, à quelques kilos près, constante et cela depuis l’installation des cycles joints de l’oxygène et du gaz carbonique. Cela revient à dire que depuis cette époque, tous les êtres vivants se reconstruisent avec les atomes et les molécules des autres êtres morts. Pour simplifier, on peut sûrement affirmer que nous avons tous un peu de T-Rex en nous.

Alors si la quantité de matière organique susceptible de convenir aux êtres vivants est finie, cela revient à imaginer que, si certaines espèces deviennent envahissantes et s’approprient une part importante de ces matières organiques, c’est aux dépens d’autres espèces qui doivent disparaître à terme.

À la fin du XIXe siècle, il y avait moins de un milliard d’êtres humains sur toute la planète, petits et grands, jeunes et vieux, dont on va dire qu’en moyenne ils étaient constitués de 50 kg de matières organiques, soit 50 millions de tonnes En 2017, nous sommes plus de 7 milliards, soit 350 millions de tonnes… Cela revient à écrire qu’en l’espace de cent et quelques années, l’accroissement de la population humaine s’est traduite par la disparition de 300 millions de tonnes d’êtres vivants sur la Planète. Chaque jour, la population humaine s’accroît de 250 000 individus, soit la disparition de 12 500 tonnes d’êtres vivants autres ! Et ainsi de suite… Si l’on veut pousser davantage le raisonnement, on peut aussi s’intéresser à l’augmentation, dans la même période, des cheptels d’animaux destinés à lui fournir la viande, le lait, des œufs et autres produits alimentaires. Quand, au siècle dernier, il fallait un hectare de prairies pour élever une unité de gros bovin (UGB) ce qui est toujours globalement vrai, en élevage extensif, aujourd’hui, on prétend élever 1000 vaches sur un terrain de foot, en béton ! Je ne dirai rien des chats et des chiens, pléthoriques, et de leurs étrons et autres cacas malodorants, sinon qu’ils devraient nous interpeller quand on s’apitoie sur la disparition du rhinocéros de Java ou du tigre de Sibérie.

Dans la dernière édition de la Liste rouge mondiale (version 2016.3), sur les 85 604 espèces étudiées, 24 307 sont classées menacées.

Parmi ces espèces, 42 % des amphibiens, 13 % des oiseaux et 26 % des mammifères sont menacés d’extinction au niveau mondial. C’est également le cas pour 30 % des requins et raies, 33 % des coraux constructeurs de récifs et 34 % des conifères. Dans cet état des lieux, la France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées : au total, 1143 espèces menacées au niveau mondial sont présentes sur son territoire, en métropole et en outre-mer. (source http://uicn.fr/liste-rouge-mondiale)

La disparition des espèces animales ou végétales n’est pas la seule conséquence de l’explosion démographique humaine. On peut difficilement passer sous silence la dégradation des écosystèmes terrestres ou maritimes, l’empoisonnement des eaux et des sols, de l’air, avec ses conséquences sur la micro faune et micro flore bactérienne et fongique, sur la qualité des aliments produits, sur la santé, et tant d’autres aspects écosystémiques que plus personne ne peut nier et vis-à-vis desquels il y a urgence à agir autrement qu’avec des gesticulations, des grands discours prononcés dans des grandes conférences organisées à grands frais, entre grands de ce monde, qui n’en n’ont rien à battre tant qu’ils peuvent se goinfrer aux frais de la princesse, à Paris, Marrakech ou ailleurs…

Si l’écologie et les écosystèmes restent au centre de la question des extinctions massives, y compris des hommes, telles qu’elles se précisent de mieux en mieux à mesure que l’on tergiverse sur les actions à mener pour y mettre fin ; l’animal humain, du fait de ses dimensions politique, économique, sociale et culturelle, exige qu’on les prenne en compte . C’est la raison d’être de l’éco_socio_systémique telle que j’avais tenté de l’énoncer, d’abord à mes étudiants, puis sur le site «http://www.ecosociosystemes.fr» que je renseigne depuis plus de quinze années, maintenant.

Avant d’aborder ces questions, je voudrais rappeler que lorsque j’entends « sauvons la Planète ou sauvons la Nature », j’ai tendance à rétorquer que la Planète et la Nature n’ont absolument pas besoin de nous pour se sauver. Si l’espèce humaine est éradiquée, la Nature continuera d’être tant que le soleil brillera et si le cycle de la matière organique n’est pas interrompu. Sinon, la Planète continuera de tourner autour du soleil jusqu’à son extinction massive s’il devient une géante rouge ou une naine blanche.

Quelques réflexions sur la dimension politique des extinctions massives.

La question de la dimension politique liée à l’accroissement démographique humain n’est pas nouvelle. Il y a de fortes chances qu’elle ait commencé très tôt dans l’histoire humaine et même sans aucun doute dès la préhistoire humaine puisque l’invention de l’agriculture, des religions et des guerres est nécessairement relative à la fin du nomadisme humain, à la sédentarisation rendus nécessaires par l’accroissement des populations sur les territoires initialement occupés. Les migrations, les conquêtes, les colonisations, l’esclavage, les génocides et autres joyeusetés ne sont même pas des avatars de cet accroissement, juste la seule réponse que l’espèce humaine a su apporter à cette époque lointaine et qu’elle continue d’appliquer puisque, en termes d’évolution, l’homme n’a pas progressé d’un iota, c’est toujours et encore un grand singe très stupide, agressif, violent avec ses congénères et ses femelles, meurtrier à l’occasion ou si on l’y contraint et dont la seule référence à une quelconque valeur tient le plus souvent à la longueur de sa bite dont il pense qu’elle est essentielle à son statut hiérarchique et qu’il s’empresse de cacher dans sa culotte de peur de perdre ce qu’il croit devoir être son mérite dans le groupe qui le supporte.

Autrement dit, c’est un singe qui, en se relevant, a pu bénéficier d’une modification essentielle de son cerveau par le développement de la partie orbitale de son cerveau laquelle est propice à l’imagination et à la création de réponses originales à des sollicitations environnementales, mais qui ne s’en sert pas ou peu, se contentant d’abuser de son hypothalamus, de sa massue ou de sa kalachnikov et de manifester son contentement à grands coups de pelvis.

La dépopulation n’est pas un phénomène récent, mais il a pris une dimension incroyable depuis une centaine d’années, guère plus. D’abord avec la première guerre mondiale, dont on a pas encore « fêté » le centenaire de la fin (?). Plus personne ou presque n’ignore que cette guerre a surtout été souhaitée pour tuer un maximum d’individus des classes paysannes et ouvrières pour le plus grand bonheur supposé des classes dominantes, affairistes, bourgeoises et financières.

À cette époque-là, on s’était arrangé pour tuer surtout des hommes jeunes et enrôlés dans l’armée, des soldats (de solde : produit vendu à bas prix). Au cours de la seconde guerre mondiale, les Américains et leurs affidés britanniques ont testé la dépopulation massive sur les civils, surtout les femmes et les enfants, en Allemagne, au Japon, mais aussi en France qui normalement n’était pas leur ennemi… Depuis, les anglo-américains-sionistes ont beaucoup investi dans la mise au point et l’utilisation d’armes de dépopulation massive, au Vietnam, à Panama et autres pays d’Amérique du Sud, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Lybie, à la pointe de l’Afrique, etc.

D’autres, du même « établissement » testent des épidémies ou des vaccins, dans le plus grand secret et sur des territoires où la vie des individus compte moins que du beurre de cacao. D’autres trouvent drone de pulvériser des téléphones portables afin de créer une mouvance terroriste plutôt efficace en termes d’éradication.

Remarquablement, le mécanisme de dépopulation est toujours justifié par les commanditaires des massacres au nom d’intérêts supérieurs : la patrie quand il s’agissait de tuer le syndicalisme ouvrier et paysan ; la nation quand il s’agissait d’enrichir les marchands de canons ; la république quand il s’agissait d’aller piller les ressources des colonisés, les niakoués, les nègres, les bougnoules ; l’humanitaire, la démocratie, la fin des dictateurs, enfin toutes bonnes raisons qui s’appellent pétrole, gaz, phosphore, terres rares, diamants, métaux précieux, terres agricoles, ressources humaines, etc.

65 millions de morts en moins de 60 années, du fait essentiellement des Américains et de leurs complices anglais, allemands, français ou belges… Pas mal, non ?

Et un petit avion Tupolev au-dessus de la même noire comme contribution à l’extinction massive du chœur de l’Armée rouge et à qui le tour ?

Il y a quand même certaines choses qui ont changé. Si en 14, les Français sont partis la fleur au fusil pour prendre des balles dans le Q, aujourd’hui, j’aurais tendance à penser que cela ne peut plus se passer de cette façon simpliste. Il y a des comploteurs partout qui ne croient plus aucunement la moindre parole qui vient des pouvoirs tant ils ont donné la preuve qu’ils mentent, qu’ils trichent, qu’ils assassinent sans vergogne, pour le seul bénéfice d’un infime fraction de la population humaine, les hyper riches, soit 1645 milliardaires dans le monde. Et si on testait la dépopulation sur cette caste, cela ferait-il une si grande mare de sang surtout si on les pendait ?

Assez remarquablement aussi, la dépopulation, on la teste plutôt à partir de critères religieux. Aujourd’hui, ce sont les musulmans qui sont visés… À d’autres époques, cela aurait pu être des juifs, des protestants, des orthodoxes, des chrétiens, des catholiques, des anglicans, des manitous grandistes, des animistes, des bouddhistes, des shintoïstes, des évangélistes, des satanistes, des vaudouistes, des rastaquouères, des shamanistes, et j’en oublie. Remarquablement aussi, les occidentaux, que dis-je les Américains messianiques ont tout fait pour tuer les dictateurs respectueux des principes de laïcité.. Principes que les anglo-saxons et les sionistes associés sont parfaitement incapables d’intégrer dans leur petite comprenette obtuse et limitée. C’est la raison que l’on a tué Saddam Hussein, Kadhafi, que l’on a tenté de le faire avec Bachar el Assad. C’était aussi le cas en Tunisie avec Bourguiba ou en Algérie, sans oublier plusieurs pays d’Afrique francophone, principalement, où laïcité, pan africanité et émancipation de la femme étaient étroitement associés. Pan, t’es mort !

Parce que remarquablement encore, l’émancipation des femmes ça n’est guère catholique, encore moins juifiste, évangéliste, mormoniste, jéhovah-t’y, jéhovah-t’y pas… Il n’y a pas qu’à Salem que les sorcières sont d’abord des femmes.

Juste un mot sur la laïcité à la française, les politiques de droite ou les socialistes, le front national, les évêques, le crif, la soi-disant confrérie des musulmans de France lui ont tellement chié dessus et je suis poli, qu’il n’y a guère plus que Satan, Mélenchon et les indigènes de la République qui ont encore quelque chose d’intéressant à raconter sur cette notion tellement galvaudée qu’on est bien incapable de trier ses petits de leurs placentas. Glaires !

Ah ! Les femmes, incapables de naître en Inde ou en Chine, incapables de conduire comme en Arabie, incapables de travailler en Allemagne, incapables, tout simplement comme en France… Prouvez-moi que j’ai tort de l’affirmer… Essayez pour voir ! Les femmes, quoi, privée d’hypothalamus… Il est vrai que lorsqu’elles osent s’en servir, c’est très vite la cata. Je ne crois pas que cela ait pour autant quoi que ce soit avec l’absence de bite (voir supra).

Ah ! Les femmes et la guerre de dépopulation, que l’on viole, que l’on frappe, qu’on lapide, qu’on décapite, que l’on maltraite, que l’on soumet aux pires atrocités physiques, morales et intellectuelles, pour la raison première qu’elles sont probablement plus enclines que les mâles à utiliser leur cerveau orbito frontal (absence de bite oblige?).

Les femmes qu’on libère en les incitant à fumer, à boire des alcools, à consommer des drogues, et avec les quelles on arrivera certainement à l’extinction massive de la féminité, surtout si le féminisme s’en mêle.

Les femmes et la parité sur les listes électorales, mais à la condition qu’elles acceptent, sans broncher, sans frémir et sans répulsion à se faire peloter pour durer, pour la carrière ou juste pour la photo.

Les femmes qui, si elles le décidaient, pourraient bien voter notre extinction massive.

Les guerres de dépopulation au nom du dieu pétrole, gaz, dollar, ou tout autre divinité de l’olympe financière, font maintenant largement l’objet de publicités. Pullitzer disait : « Il n’est pas un crime, pas un truc, pas un sale coup, pas une escroquerie, pas un vice qui ne perdure sans le secret qui l’entoure ».

En 1880 (déjà ou encore) John Swinton, célèbre journaliste, énonçait: « On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi!»,

C’est toujours vrai en ce qui concerne la pressetituée. Mais la parole et l’écrit sont mieux accessibles au simple citoyen. Internet y pourvoie… C’est d’ailleurs le seul intérêt de la mondialisation. (http://reseauinternational.net/2016-les-chiens-aboient-mais-les-caravanes-passent-2017-la-double-fin-du-monde/)

« Le sociologue Pierre Bourdieu professeur au Collège de France recommandait pour sa part de donner la parole aux citoyens : «Il serait temps que les journalistes apprennent à reconnaître qu’un propos peut être très important intellectuellement ou politiquement, lors même qu’il émane d’un simple citoyen inconnu ou isolé, ou, au contraire, tout à fait insignifiant, lors même qu’il émane d’un homme politique «important» ou d’un porte-parole autorisé d’un «collectif», ministère, Église ou Parti.»

Alors il est vrai qu’il n’y a plus aucun frein à déjouer les médias mensonges de la presse aux ordres et des politiques marionnettes des oligarchies financières. Les élections de Trump aux Amériques ou la débâcle des égorgeurs d’Alep à la solde des occidentaux, ont été de ce point de vue extrêmement salutaires. Enfin !

Point n’est besoin de reprendre point par point, chaque bobard que l’on aura tenté de nous coller dans le crâne. Ils sont tous, sans exception aucune, tombés tout seuls. Le résultat, aujourd’hui est que plus personne n’accorde la moindre confiance à la presse officielle, celle aux mains des très riches, celles aux mains de ceux qui manipulent les politiques. Encore moins aux radios et aux chaînes de télévisions aux mains des mêmes propriétaires et véhiculant les mêmes âneries. Terminé, fini, éradiqués, éteints, ces médias merdiques.

Ce qu’il y a de bien aussi, c’est que l’extinction probable de cette presse pourrie précède sûrement celle de la classe politique de même composition, pourrie donc, s’il faut préciser, laquelle a largement tenté par tous les moyens de nous tromper, de nous gruger, de nous mentir, de nous voler, de nous priver de tous nos droits à exercer notre pouvoir démocratique… Les gens, comme dit Mélenchon, n’en veulent plus de ces gredins qui ne pensent qu’à se goinfrer, dont aucun n’a pas le moindre projet politique autre que d’abolir le 49,3, l’ISF ou les charges patronales… Quel avenir pour nos enfants et nos petits enfants déjà passablement par la dette illégitime qu’ils ont installée durablement ? Des plâtres sur des jambes de bois de chevaux du même métal ?

Éradiqués eux aussi. La politique n’est pas une profession et ceux qui le pensent encore ne sont que des criminels et des menteurs en puissance. Éradiqués comme tous ceux qui oseront prétendre à un mandat électif. Platon ne disait-il pas qu’il ne fallait jamais voter pour celui qui se présentait spontanément.

Éradiquer les politiques, c’est très simple. Il ne faut jamais leur donner la moindre voix. Ils ne sont rien sans celles-là.

Je ne suis pas totalement convaincu par le fait qu’il nous faudrait des responsables politiques… Rien ne dit qu’une organisation de type tribale ne pourrait pas être efficace, surtout si l’on veut bien jauger de l’efficacité des systèmes étatiques.

Mais admettons. Alors, il faut sérieusement remettre en question le mode de désignation de ces représentants du pouvoir populaire, des gens si l’on préfère.

En effet, il est grand temps de passer à la trappe les modes de scrutin que nous connaissons et dont on nous dit qu’ils sont les meilleurs… Sûrement, pour les riches afin qu’ils conservent leurs richesses et puissent voter les lois qui les enrichissent davantage. C’est ce qui s’est installé en France peu après la révolution, pour mémoire !

Une solution pourrait être le choix sur liste. À un certain moment, les gens choisissent une ou plusieurs personnes sur le nom desquelles les électeurs vont se prononcer en leur attribuant une note-notoriété, en fonction de leurs qualités pressenties, affichées ou démontrées ou quelque autre évaluation de leur capacité à s’occuper des affaires publiques et de l’intérêt général. La personne qui obtient la meilleure note est désignée pour le tour suivant au cours duquel elle sera évaluée selon les mêmes critères et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un président, un roi ou je ne sais quel titre soit dévolu à une personne, ou bien jusqu’à ce qu’une assemblée législative ou un groupe chargé de l’exécutif soit constitué.

Et si une ou plusieurs personnes s’avèrent incompétents ou indignes, par exemple, du fait de leurs comportements ou leur incurie, ils sont révoqués.

Maintenant, si l’on veut bien considérer que ce processus vise à l’éradication de la classe politique, laquelle n’a jamais eu la moindre raison d’exister, il est nécessaire que les mandats de représentation accordés à un élu doit être unique, autrement dit, non renouvelable et d’une durée limitée inférieure en tout état de cause à cinq années. En effet, il ne faut pas que quiconque puisse se prévaloir de ne plus savoir exercer son métier initial du fait qu’un trop long mandat lui aurait fait perdre tous ses savoirs-faire professionnels.

Tout bien considéré, normalement en éliminant la classe politique, je devrais aussi proposer d’éradiquer les curés qui bénissent les soldats qui font vivre les marchands d’armes qui manipulent les politiques.

Pour ce qui est des marchands d’armes, la grandeur d’un pays et de ses gens se mesure à sa capacité à ne jamais penser à la guerre. J’imagine volontiers que désarmer, cela doit être aussi difficile que de fermer une centrale nucléaire. Très bien. Mais rien n’empêche que l’on n’en vende plus jamais à quiconque et que les armes ne servent jamais qu’à défendre l’intégrité du territoire contre des attaques extérieures lesquelles n’auront plus d’objet, si les armes sont, à terme, éradiquées… Utopique, pas si sûr. Il est clair que si l’on voulait bien cesser de lorgner sur les territoires des autres et les richesses qu’ils renferment, il n’y aurait plus aucune raison de faire des guerres.

Vous voudrez en convenir : s’il n’y a plus de guerres, à quoi diable vont servir des soldats ?

Et s’il n’y a plus de soldats, à quoi vont donc servir les curés qui n’auront plus rien à bénir et pardonner la honte du crime d’assassinat de l’ennemi ?

Magique, n’est-il pas ?

Cela écrit, j’imagine que les curés, c’est comme les shamans ou les psychiatres, les diseuses de bonne aventure ou les tireuses de cartes, il y a des gens pour qui leur existence leur est nécessaire.

Alors gardons les curés, mais à la condition qu’ils ne prétendent pas, au nom de je ne sais quelle divinité, nous imposer de nous conformer à des lois dont le seul objet est de nous maintenir en état de soumission à ceux-là même dont on pense que l’extinction serait salutaire pour l’humanité.

C’est d’ailleurs pour mon salut et celui de mes concitoyens, que j’ai éradiqué dieu, une bonne foi pour toute, sans esse, il avait déjà des clous.

Dieu, parlons-en… (S’il a une majuscule, c’est uniquement parce qu’il est en début de phrase, je précise). Les dieux qui baisent sur l’Olympe, tout y passe, les nymphes, les chrysalides, les satyres, les machaons, les boucs, les génisses qui gémissent, ceux-là, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi on les avait éradiqués. C’étaient des salopards, avec les hommes principalement et entre eux à l’occasion, c’est sûr. Mais ce fut pour les remplacer par des plus salopards encore au nom duquel (c’est le même dans les religions monothéistes avec des noms différents comme al qaida, daech, al nostra et autres niaiseries terroristes qu’on veut nous faire avaler), nom duquel donc les hommes qui sont largement plus salopards, finalement, ont passé et continuent de passer leur temps à s’entre tuer joyeusement.

Les dieux (sans majuscule, c’est la raison qui a fait j’ai ajouté un article) ou dieu comme on veut, dont on dit qu’il fut (furent) le (s) créateur (s) de toutes choses, s’est (se sont) quand même copieusement planté (s). Moi qui ne suis pas éternel quand je fabrique quelque chose, c’est pour durer, lui, qui est éternel, si je compte bien, il en est à sa 13e ou 14e extinction massive, à la condition que nous les eussions bien comptées, mais n’est pas plus-que-parfait qui veut.

Cela écrit, je dis volontiers bonjour aux papillons, aux arbres ou aux oiseaux et à toutes ces choses qui font la biodiversité, mais sans animisme aucun, plutôt par esthétisme. J’ai moins de mal qu’avec les jolies filles.

Précédemment, j’évoquais le rôle de la presse comme facteur facilitant la mise en place des phases de dépopulation. Les journalistes voudraient nous faire croire qu’ils seraient une sorte de quatrième pouvoir. Nous savons pertinemment que c’est totalement faux. Les journalistes qui travaillent à la radio ou à la télévision, ceux qui écrivent dans des journaux ou des revues, sont tous vendus au pouvoir politique. Que celui-ci change de main, les journalistes seront tous à la lécher sans retenue. C’est la raison pour laquelle, nous ne pouvons qu’applaudir et espérer dans l’émergence d’un contre pouvoir journalistique tels que le seront peut-être les médias dits alternatifs. Cela écrit, on ne saura pas si l’information véhiculée par ces médias est la seule vraie, mais tant que les journaux qui nous ont menti et continuent de le faire, insisteront pour nous dire que ce sont des fausses nouvelles, ce sont elles auxquelles nous croirons plus volontiers.

Une autre facette du pouvoir politique contribue aussi grandement aux mécanismes d’extinction massive, chez un nombre incalculable d’individus, c’est le pouvoir judiciaire, soi-disant indépendant du pouvoir politique qui sabote totalement la notion de justice et concoure durablement au rejet des grands principes de cohérence sociétale.

Dans ce que l’on considère être des démocraties, on n’oubliera pas que l’un des rôles essentiels du pouvoir politique devrait être de faire en sorte, dans les sociétés qui sont obligatoirement inégalitaires, que les inégalités les plus inacceptables et les plus criantes soient abolies. Lorsque le pouvoir politique n’a plus jamais d’autre ambition que de favoriser les classes les plus aisées, il ne peut jamais la satisfaire autrement que par l’injustice, la force, la violance et la terreur. C’est bien à cela que servent les terroristes, les CRS, les juges, les procureurs, l’état de siège ou d’urgence, les militaires dans les rues, les contrôles au facies, etc.

On sait comment ces modes de fonctionnement ont fini. Des têtes sont tombées. Les nobles, qui étaient pour beaucoup les oligarques de la fin de la royauté, ont connu une pahse d’extinction massive. On se rappellera que les juges sous la révolution prononçaient allégrement des peines de mort à l’encontre de leurs anciens maîtres, puis, le pouvoir ayant changé de caste, prononçaient autant de peines de mort contre d’autres opposants, d’autres rebelles, d’autres anarchistes, d’autres syndicalistes, d’autres résistants… Et cela a continué : pendant la seconde guerre mondiale où ils firent fusiller sans état d’âme les résistants puis les collaborateurs, guillotiner les communistes ou les résistants algériens du FLN ou non… et innocenter une quantité incroyable de pourritures nazies, socialistes, gaullistes, de l’OAS, du SAC, etc. beurk !

Aujourd’hui, on condamne moins à mort, sauf parfois sur les barricades où sont défendues des causes environnementales. Mais la gangrène est la même. C’est elle qui fait que le taux de remplissage des prisons françaises atteint des records et que, plutôt que se poser des questions sur cette délinquance structurelle, le pouvoir politique se contente de faire construire plus de lieux d’exclusion et d’enfermement.

Évidemment, ces juges, ces flics, leurs auxiliaires essentiels ou accessoires, ne participeraient pas aussi allégrement au processus de décohésion sociale s’ils n’y étaient pas fortement encouragés par le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, ce dernier étant d’ailleurs devenu une caricature confondante de lâcheté face à l’utilisation systématique du 49,3, des ordonnances, des arrêtés et autres manœuvres frauduleuses au regard de la soi-disant démocratie. Réélection oblige.

Résultat : des millions de chômeurs, des millions de pauvres, des millions d’enfants souffrant de mal nutrition, de mal éducation, condamnés, sacrifiés, et finalement, en péril d’extinction. Le Biafra, il est bien d’être chez nous. Et je ne parlerai pas de ce qui se passe en Grèce, en Ukraine et dans quelques autres pays d’Europe dont la tâche essentielle est d’engraisser quelques rentiers allemands ou luxembourgeois.

Je voudrais en terminer avec cette dimension politique de l’extinction massive en évoquant la question des idéologies (ou leur absence) lesquelles sont, de mon point de vue, les freins les plus importants que l’on pourra rencontrer dès lors que l’on essaiera de faire avancer l’humanité vers quelque chose qui porterait le même nom.

Les idéologies politiques étaient la représentation des réalités et des espérances propres à une classe sociale. Ces représentations se construisaient généralement au sein d'un groupe social (conservatisme, statu quo) ou bien entre des individus socialement différents, mais réunis par une même approche analytique de la société, au moyen de paramètres sociologiques, psychologiques, culturels, philosophiques, éthiques, religieux, éducationnels, scientifiques, irrationnels ou autres.

Aujourd’hui, la seule idéologie politique dont on parle est le capitalisme mondialisé dont la règle d’or se résume à : tout est permis aux plus forts puisque plus rien n’est régulé, pas même le marché, les finances, la monnaie. Il n’y a plus aucune morale, il n’y a plus de freins à l’appropriation des ressources et des richesses. Tous les moyens sont bons pour capter les terres, les eaux, les énergies, les cultures, les productions industrielles, etc. La guerre, la guerre, encore la guerre… sous toutes ses formes des plus brutales, avec des bombes et des fusils aux plus sournoises comme le dumpig économique et social.

L’extinction massive des populations en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, et même, en Europe est en cours. Il est vrai que 1650 milliardaires, ça compte d’autant que quand il ne sont pas marchands d’armes, ils sont financiers ou les deux. Bon, j’exagère. Il y a quand même en quelques endroits sur terre, des survivances d’idéologies politiques.

En Palestine, par exemple, avec le sionisme et son lot d’enfants, d’adolescents, de jeunes hommes et femmes, d’adultes et de vieux, dont la vie ne compte pas pour les israéliens et que nos pourritures du parti sionaliste (Hollande et les autres) soutiennent honteusement (http://arretsurinfo.ch/video-la-france-et-la-palestine-par-bruno-guigue/)

En Ukraine, en Pologne et dans les Pays Baltes (menacée par le Poutisme), la survivance du nazisme, c’est quelque chose quand même.

En Grande-Bretagne et pour un temps compté, semble-t-il, le royalisme ou monarchie.

Les théocraties, comme au Vatican.

Les dictatures dans tous les pays regorgeant de richesses (gaz, pétrole, cocaïne, opium, etc.) et dont les chefs d’État répugnent à les lâcher aux Américains sans contreparties sonnantes et trébuchantes.

Il y a sans doute quelques pays plutôt fascistes, d’autres plutôt nationalistes, d’autres à tendance intégriste. Mais en réalité, la plupart de ceux qui restent à aligner, le seront par les oligarchies et les ploutocraties, de préférence machistes plutôt que féministes.

La France est un excellent exemple de cette évolution. Et ce que l’on éteint drastiquement dans ce pays, c’est son économie, son tissu industriel, son agriculture raisonnée, ses moyens de production énergétique, ses moyens de transport, sans oublier son tissu social, son organisation territoriale et ses traditions culturelles. La France est devenue (a continué d’être) une voyoucratie en 1958, à la suite d’un coup d’État factieux, Vous l’aviez oublié ?

Merci et bravo le centre, la gauche, la droite et les fachos.



Les extinctions massives déterminées par l’économie.

Lorsque les Boches* sont arrivés en 1914, juste après avoir tué mon grand-père et causé du chagrin à ma maman pendant plus de quatre-vingt-dix ans, la première chose qu’ils ont faite a été de détruire le tissu industriel dans le Nord, de piquer les machines, les métiers à tisser, etc. Puis de raser les forêts, comme ça pour rien, peut-être même pas pour le plaisir.

* Pourquoi, je m’obstine à utiliser ce vocable, eh ! Bien tout simplement parce que c’est comme cela qu’on les appelait à cette époque qui n’est pas si lointaine. Parce c’est encore comme cela qu’on les a appelé en 40 quand ils ont tué plein de camarades à mon père qui ravitaillait en essence, les chars de de Gaulle avant qu’il n’abandonne ses troupes pour Bordeaux et l’Angleterre, au volant d’une grosse voiture réquisitionnée (volée est plus court) et remplie de cigarettes empruntées au buraliste du coin, probablement. Cela précisé, il est malheureusement dommage que les Allemands d’aujourd’hui, certains au moins, soient toujours des boches qui, s’ils ne cherchent plus à faire la guerre avec des Panzers et autres Stukas, se régalent à nous faire la guerre économique la plus violente qu’ils peuvent, grâce à leurs esclaves des anciens pays de l’Est voisins, en pratiquant un dumping social et économique parmi les plus virulents. Et ce n’est pas tout. On regardera avec un peu d’attention comme ces mêmes boches traitent les grecs grâce auxquels, en se dispensant de leur payer les dettes de guerre, ils sont devenus plus riches qu’eux, plus forts, mais aussi plus gourmands et carrément criminels. Alors boches ou pas boches ? Boche un jour, boche toujours, non ?

J’ai bien conscience que ça part plutôt mal. Je voudrais préciser que je n’ai aucune velléité d’aucune sorte pour exterminer quelque peuple que ce soit, serait-il allemand Mais il est bien évident que tant que certaines populations, culturellement, intellectuellement, philosophiquement, religieusement, se croiront toujours plus dignes, plus aptes à dominer les autres populations, à prôner l’hégémonie d’une race (qui n’en est pas une… Je précise que les cons ne forment pas une race non plus et que, si on les reconnaît, c’est qu’ils osent tout.), à n’avoir jamais assez d’espace vital, mais s’empresse d’accueillir huit cent mille réfugiés pour la raison qu’ils sont trop vieux pour baiser… (Bonjour la pureté de la race dans deux ou trois générations !), on n’avancera pas et l’extinction massive restera encore longtemps une Endlösung. Pas le Shoah !

J’allais l’oublier celle-là. L’extinction massive des juifs, des tziganes, des homosexuels, des handicapés, avec l’approbation des autorités françaises et le concours des policiers et des fascistes français (à la solde de qui, déjà ? Faudra que je relise Mme Lacroix riz, tiens!), c’était pas les boches un peu, les Ukrainiens aussi, les Lettons, non ? Les Russes n’étaient pas innocents de ce point de vue, mais s‘étaient arrêtés dans les années 1920, à peu près.

Maintenant que l’on sait mieux ou plus de choses sur le nazisme, Hitler, la Shoah, on peut aussi se poser certaines questions. Par exemple, quelle instrumentalisation certains intérêts américains feraient de la création d’un état juif au Moyen Orient, état imaginé au moment où la première guerre mondiale était engagée et où l’intérêt pour les richesses pétrolières était grandissant. Certains banquiers avaient parfaitement reniflé que le Zyclon ne ferait pas seulement la fortune à Bayer ! Ils avaient parfaitement compris quel serait tout l’intérêt de soutenir Hitler, au moins tant que les Russes ne prennent les Américains de vitesse pour la « libération » de l’Europe et que celle-ci risque de ne plus devenir le cinquante et unième état des USA.

L’histoire humaine est une succession ininterrompue de massacres, de génocides, d’extinction massive de population, de déplacements massifs de population. Les peuples indigènes d’Amérique, d’Afrique, d’Australie en ont beaucoup souffert. Et ça n’est pas ce qui se produit aujourd’hui avec les flux massifs de migrants à travers la Méditerranée qui nous contredira.

Il est certain que les effets de la mondialisation ne pourront qu’avoir des conséquences désastreuses sur les populations vis-à-vis desquelles tout le monde se moque, surtout si elles appartiennent aux 80 % de ceux dont les riches ont besoin pour qu’ils s’entre tuent en laissant en paix les 20 % qui se goinfrent, comme l’avait si bien prédit le think tank Gorbatchev.

Tant que personne ne sera en mesure de proposer une solution drastique à ces états de fait, il me semble que l’on ne pourra pas faire grand-chose pour améliorer le sort des exclus. Maintenant, si qui que ce soit est en mesure de proposer d’autres solutions que des solutions où la violence n’est pas la seule façon de sortir de cette impasse planétaire, je suis preneur,

Cela précisé, si on se débarrasse, pour commencer, de 1650 milliardaires, ça ne fera pas un grand épanchement de sang, surtout si on les pendouille.

Sinon, l’autre solution, c’est l’hiver nucléaire, l’éradication définitive et bonjour la planète des singes ou plutôt celle des mouches et des asticots dans nos cadavres.

La réponse est probablement strictement thermodynamique. Nous sommes des systèmes ouverts. Comme tels nous sommes contraints à respecter certaines lois incontournables : croître pour ne pas mourir avant d’atteindre une taille limite, nous diviser ou nous reproduire pour survivre au travers de nos clones, descendants ou toute autre appellation synonyme, imaginer les meilleurs artifices à mettre en œuvre pour que notre croissance soit la plus faible possible, surtout si l’on est très proche de la taille limité et si nous ne sommes plus en capacité de nous reproduire, puis, finalement, se résoudre à décroître, à vieillir et à mourir pour laisser la place à un autre système ouvert qui finira pareil en faisant pareil et de son mieux. Présenté comme cela, c’est assez succint, j’en conviens, mais c’est un peu mieux expliqué sur la page de mon site (http://www.ecosociosystemes.fr/thermodynamique.html),

D’une certaine façon, la thermodynamique des systèmes ouverts, c’est le principe de dépopulation. Si on rajoute des tonnes d’humains sur la Planète, c’est au détriment des éléphants ou des virus d’Ebola.

En thermodynamique, les flux d’énergie et de matière sont intimement liés. Le flux d’énergie solaire est le seul flux initial qui détermine les flux de matière organique vitale sur la Planète. Les autres formes d’énergie sont d’origine astronomique (champ magnétique, gravitation) ou géologique (séismes, volcans, hydrogéothermie, etc.).

Normalement, l’organisation planétaire des systèmes ouverts n’est possible que dans la durée, plus exactement pour durer, même s’ils meurent au final. Il arrive même que certains systèmes ouverts soient victimes d’une extinction massive, d’abord et évidemment produite par la survenance de nouveaux systèmes ouverts incompatibles. Cette manière d’imaginer les choses est sans doute plus raisonnable que celles qui consistent à rechercher quels auraient été les effets de grandes catastrophes terrestres… Sinon comment imaginer que la disparition des dinosaures n’ait ou semble n’avoir aucunement affecté les autres espèces présentes au même moment ?

Pour durer longtemps, un système ouvert doit atteindre le plus tard qu’il peut sa taille limite. C’est cette durée qui détermine aussi le moment où le système peut et doit se reproduire. L’exemple de la durée de vie chez les animaux illustre parfaitement cette notion. Une souris atteint sa maturité sexuelle en moins d’un mois et son espérance de vie est de l’ordre d’une année, sans chat, hulotte ou tapette dans son environnement. Un éléphant atteint sa maturité sexuelle à trente ans, mais a une espérance de vie de l’ordre de quatre-vingts à cent ans, sans braconnier trafiquant d’ivoire ou roi d’Espagne dans son environnement.

Mais pour durer longtemps, que ce soit pour la souris qui ne peut pas espérer vivre cent ans ou l’éléphant, s’il veut les atteindre, il faut qu’ils s’arrangent pour ralentir le plus possible leur croissance sans jamais qu’elle soit négative.

Pour simplifier outrageusement, on dira qu’il faut qu’ils s’arrangent pour ne jamais grossir trop vite, mais sans jamais maigrir, ce qui suppose une très bonne gestion de leurs prises alimentaires.

Ça n’est pas aussi simpliste, évidemment. Mais le résultat est le même, le système ouvert doit toujours faire rentrer la juste quantité d’énergie et de matière qui lui permettra de croître, toujours positivement, mais le moins vite possible.

On peut aussi prendre l’exemple de la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) d’une nation. Quand on le fixe comme favorable pour l’économie à 3 %, ce qui peut sembler très au-dessus du zéro virgule un iota qu’il faudrait viser pour durer, c’est tout simplement que le PIB est un critère de croissance tout à fait bâtard qui ne tient absolument pas compte des facteurs de décroissance qui jouent en parallèle, comme la pollution induite par les activités de production, les accidents du travail qui surviennent pendant ces mêmes activités et quelques autres facteurs qui minimisent la vraie valeur de la croissance affichée par le PIB. Pour s’en convaincre, tous les économistes s’accordent à dire qu’au-dessous de 1 % de croissance du PIB, c’est la récession, ce que s’empressent de contester les responsables politiques qui oublient qu’avec , on peut tous écouter tous les communiqués de Delamarche ou de Sabatier et exiger qu’ils veuillent bien cesser de nous tenir pour des gros cons.

Que cela soit simple ou non de réguler sa croissance, le système ouvert (espèce animale solitaire, en couple, en famille, en tribu, en société, herbivore, carnivore, parasite, charognarde ou entreprise artisanale, industrielle, agricole ou bien encore communauté urbaine, département, région, état, nation, etc.), le système ouvert a besoin d’être constamment renseigné, c’est-à-dire d’accéder aux informations lui permettant d’agir efficacement.

Il est très facile d’observer que les systèmes qui durent le plus longtemps sont ceux qui savent le mieux gérer les informations dont ils disposent.

Il est devenu évident également que le système capitaliste mondialisant, s’il est à l’agonie (ce que l’on se garde bien de nous informer), c’est que depuis vingt ou trente ans, la pressetituée aux ordres des politiques manœuvrés par les lobbies financiers et militaro-industriels se sont surtout attaché à nous désinformer.

Leur seul objectif était de s’enrichir à nos dépens, aux dépens des richesses produites par le travail collectif et qu’ils s’appropriaient indûment. N’ayant strictement rien compris à la thermodynamique, les oligarques ont cru que l’argent, qui n’est rien d’autre qu’un substitut de matière et d’énergie, leur permettrait de vivre mieux et plus longtemps, en tant que caste, principalement. Ils ont oublié que l’argent ne porte aucune information sauf sa valeur vénale et encore.

La méconnaissance totale des systèmes monétaires en tant que systèmes thermodynamiques a d’ailleurs conduits tous ces imbéciles à croire qu’il leur suffirait d’imprimer des billets de banque pour simuler la croissance. Au final, la dette générée (on parle souvent de bulle) a atteint des sommes astronomiques, plusieurs centaines de milliers de milliards (700 000 milliards avancés parfois)… autant d’impôts que des dizaines de générations de nos enfants et descendants devront payer s’ils devaient la rembourser, ce qui sera impossible de toute manière. Autrement dit, l’économie réelle est morte, éradiquée et si personne ne veut que cela se sache, c’est juste parce que la catastrophe humaine prévisible est une grande extinction massive de tous les responsables de cet état de fait. Et ceux-là tentent surtout, 1) de nous piquer le plus possible de l’argent qui nous reste (démonétisation, suppression des actifs réels, crise de cash, contrôle des liquidités sous prétexte de terrorisme, bank run, etc.) 2) de retarder le plus possible le crack en espérant pouvoir se mettre suffisamment à l’abri des frappes directes quand la colère des peuples sera sans limites et qu’elle se tournera contre les lampistes que l’on aura bien pris soin de désigner à la vindicte des imbéciles prêts à voter Fillon, par exemple. Ce qui est fort dommage quand le monde part à vau-l’au, c’est que ce sont les plus braillards et les plus sots qui s’en sortent le mieux, rarement les plus calmes et les plus sages, ceux qui auraient peut-être des solutions raisonnables et durables, en vue de donner la prévalence à l’intérêt général humain, écosociosystémIque et planétaire.

Finalement, en viendra-t-on à souhaiter l’extinction massive humaine, surtout si ça peut sauver les kangourous et les macaques et les rares hommes et femmes qui aimeraient à les regarder vivre paisiblement ?



À propos des dimensions culturelles et sociales en rapport avec la problématique des extinctions massives ?

Précédemment, j’avais écrit que ce qui était ressorti des raisons pour lesquelles la bourgeoisie avait déclenché la première guerre mondiale était que pour tuer le socialisme et le syndicalisme, le plus simple restait de tuer les ouvriers, ce qui est idiot pour la raison que ce ne seront jamais les bourgeois qui iront bosser en usine ou dans les mines. Cela précisé, il faut s’attendre à tout, surtout si l’on veut bien considérer que les bourgeois, à l’instar des cochons, deviennent très cons, en vieillissant.

On ne manquera pas de constater qu’à notre époque, on ne parle plus tant que cela d’ouvriers, mais de salariés. Et de la même façon que le bourgeois envisageait sérieusement d’éradiquer l’ouvrier, aujourd’hui, il fait beaucoup d’efforts pour tuer le salarié. Il espère sans doute que le robot sera rapidement assez perfectionné pour avoir des besoins alimentaires, vestimentaires, de loisirs, de déplacements, de voyage, de vacances, etc. alors qu’il est notoire que le robot ne sera jamais fabriqué que pour travailler 24 heures par jour, 7 jours sur 7.

Cela écrit, tuer le salarié, cela fut d’abord en instaurant une classe moyenne, socio politiquement malléable pour laquelle la consommation de produits manufacturés et techniquement avancés représentaient le nec plus ultra de la modernité et du bonheur terrestre.

Il s’agissait en quelque sorte de créer une nouvelle niche, au sens écologique de ce terme, c’est-à-dire la « profession » du groupe humain.

Chez les espèces animales, la notion de niche s’applique à des groupes dont, par exemple, le régime alimentaire est bien défini. Un requin malacophage (qui broute des coquillages sur les fonds marins) n’occupe pas la niche d’un requin mangeur d’homme. L’intérêt majeur de cette notion de niche est que dans un écosystème donné, il ne peut jamais avoir deux espèces occupant la même niche.

C’est également vrai pour l’écosociosystème humain, il ne peut pas y avoir deux niches professionnelles sur un même territoire. Par exemple, il ne peut pas y avoir des chauffeurs de taxis s’étant acquitté d’une licence, au demeurant fort chère et des automobilistes faisant le même boulot pour le compte d’Uber, pour un salaire de misère. Je doute que Macron puisse jamais comprendre cette subtilité : illettré con, basta !

Remarquablement, le moyen utilisé pour tuer les niches ouvrière fut de s’attaquer au costume professionnel traditionnel. Si ce costume perdure encore chez quelques artisans, les métiers de bouche, un peu, bouchers, restaurateurs, il a totalement disparu dans la rue pour les ouvriers d’usine dont plus aucun ne se risque aujourd’hui à se déplacer avec sa tenue professionnelle obligatoire. Le chaudronnier, le fraiseur, le mécanicien, etc. sont rendus anonymes.

On a ainsi, en très peu de temps, procédé à l’extinction massive de critères sociologiques propres à la classe laborieuse. Place à la classe moyenne pour laquelle l’engagement syndical et l’engagement politique autour de la lutte des classes n’avait plus aucun sens sinon d’être ressenti de façon quotidiennement honteuse. Un peu moins, au sein d’une manifestation revendicative, et encore, si l’on veut bien aussi constater que celles-ci ne font plus recette.

C’est sûrement faire de la sociologie à deux balles que d’oser prétendre que la fin du port d’un costume d’appartenance professionnelle ait pu avoir autant d’importance dans la dégradation des rapports avec le pouvoir politique manipulé par le grand patronat. J’en conviens. Mais si on veut bien y regarder de plus près, presque tous les autres facteurs déterminants ont aussi un rapport étroit avec cette question de la niche, surtout quand on s’est surtout attaché à les faire disparaître et mettre, de facto, tous les individus en situation de compétition quand ils auraient dû être en situation de complémentarité sociale.

Rien d’étonnant à ce que la niche des riches ait su tirer les marrons du feu.

Et si cela vous amuse, rien ne vous empêche de penser les langues régionales, les cultures locales, l’organisation territoriale : communes, départements, régions, nations, comme autant de niches auxquelles les pouvoirs s’attaquent sans plus se cacher.

D’une façon plus large, tous les particularismes sociologiques ou culturels humains, tout ce qui à trait à la biodiversité humaine, doit se conformer à un modèle unique de pensée, d’être, de vivre, de consommer, d’apprécier les arts ou les lettres, la musique, les images, les émissions de télévision, le cinéma, le théâtre, la peinture, etc. Il y a pour ce faire suffisamment de grand messes où l’on récite des mantras incontournables : les César, les Oscar, les Molière, les Victoires, les Palmes, etc.

Quelqu’un faisait remarquer récemment que les spaghettis à la Bolognaise étaient devenus pratiquement un plat typique dans les Caraïbes françaises.

Une autre façon de s’attaquer aux niches, c’est de s’attaquer aux normes lesquelles ne sont rien d’autres que des protections contre les tentatives d’invasion.

On sait depuis la mondialisation des transports de marchandises qu’un certain nombre d’organismes se retrouvent dans des lieux où, n’ayant aucun ennemi ou prédateur, ils s’installent et deviennent vite envahissant au point que leur éradication devient impossible, sinon extrêmement coûteuse. Le plus souvent ces animaux ou ces plantes invasives s’installent sur des niches écologiques dont elles détruisent la diversité au seul profit de leur espèce ou de Monsanto. Les OGM ne sont en effet que des espèces invasives dont le rôle premier est la dépopulation. Faut-il passer tant de temps que cela à le démontrer ou bien est-ce que les attaques contre les paysans de l’Inde qui se sont suicidés en très grand nombre ne constituent elles pas un exemple suffisant ?

Remarquablement aussi, la destruction des niches s’accompagne également de la mise en place d’outils de coercition envers quiconque aurait quelque velléité de s’y opposer. Le plus intéressant de ces outils sont les tribunaux d’arbitrage qui donnent raison systématiquement aux pouvoirs de l’argent contre les États quand ces derniers tentent de s’y opposer pour le bien de leurs populations. Un seul exemple suffit : le recours de Philip Morris par le moyen du tribunal ISDS contre l’Australie quand elle avait décidé de protéger sa population contre les risques inhérents à l’usage du tabac. Certes, l’Australie a réussi à imposer le paquet de cigarette neutre sans les logos et autres signes Philip Morris, mais, jusqu’à preuve du contraire, cette affaire n’a jamais été jugée sur le fond.

Alors tant que ces tribunaux d’arbitrage seront au service des multinationales, les niches humaines et écologiques seront menacées.

Il n’y a qu’un seul moyen de régler cette affaire, c’est d’interdire la multinationalité aux entreprises et de se poser sérieusement la question de ce l’on va faire des 1650 envahisseurs milliardaires qui nous polluent la Planète. David Vincent : au secours !










Dans le cadre d’une politique globale de dépopulation, d’atteinte sévère à la biodiversité, de privation drastique d’aliments essentiels aux populations par leur mainmise sur l’agriculture, trente une compagnies, déjà bien connues pour leur goinfrerie et les ravages qu’elles commettent sur toute la Planète, ont opté pour le « New Vision for Agriculture ». Bienvenue en enfer ;!

A.P. Møller-Maersk (transport maritime) , A.T. Kearney (optimisation budgétaire) BASF (chimie, OGM) Bayer (Ziclon, achat de juifs, pesticides) Bunge (Indian killer) Cargill (acteur majeur de la crise alimentaire mondiale) Carlsberg Group (brasse), CF Industries Holdings (engrais), Deloitte (affairistes), DuPont (couche d’ozone) , https://fr.wikipedia.org/wiki/DuPont HEINEKEN (Brasseur lobbyiste) Global Supply Chain (voir écosociosystèmes), International Finance Corporation (transparence financière), Louis Dreyfus Company Asia (négoce, huile de palme), McKinsey & Company (affairistes), Mondelez International (pilleur professionnel), Monsanto Company (pourriture notoire), Nestlé (tueur de bébé nègres), Novozymes (fermentation bactérienne), PepsiCo (comme coca cola : trop sucré), Rabobank International (sorte de super crédit agricole pour fermiers ruinés ou à ruiner, Royal DSM (Démon, Satan, Méphisto), Sinar Mas (déforestation, huile de palme), Agribusiness & Food (agroindustrie, pesticides, ogm, aucune considération pour les paysans, goinfrerie, etc.), Swiss Re (assurances et affaires à la louche), Syngenta International (Monsanto en pire), The Coca-Cola Company (trop sucré), The Rockefeller Foundation (eugénisme, comme bill gates), Unilever (recycle ses phosphates interdits en Amérique du Sud où les gens peuvent crever), UPL Limited (phosphates et autres engrais), Wal-Mart (grande distribution), Wilmar Investment Holdings (huile de palme), Yara International (engrais azotés). l L’article de GRAIN :

https://www.grain.org/article/entries/5624-cultiver-le-desastre-le-programme-grow-permet-aux-multinationales-de-developper-leur-mainmise-sur-l-agriculture

Pour d’autres informations et liens;:

http://www.ecosociosystemes.fr/cereales.html
http://www.ecosociosystemes.fr/pesticide.html





Tous les espoirs sont permis... si l'homme disparaît !

Lorsque j’étais jeune et naturaliste, j’envisageais très sérieusement de voyager autant qu’il le faudrait dans cette partie du Monde qu’on appelle le Paléarctique occidental, en gros, en Europe depuis l’extrême nord jusqu’aux pays du Magheb et de Ouessant jusqu’en Oural, au moins. Je ne suis pas allé partout, loin s’en faut, mais j’ai quand même pas mal exploré de nombreux milieux naturels et pu, ainsi, satisfaire mes envies de découvertes des plantes, des oiseaux et toute autre bestiole, sauf, bien évidemment, de race humaine pour la raison que celle-là, point n’est besoin d’aller loin pour faire le tour de sa connerie.

J’entrepris mon premier voyage aussitôt que je fus libéré des contraintes de la pension dans un lycée peu recommandable. Je partis, sans autres moyens de locomotion que le stop, le car et le train un peu, faire le tour des oiseaux espagnols et de l’Espagne de Franco, par la même occasion.

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Plus tard, et disposant alors d’un « coche cama » (camionnette aménagée), je partis en Laponie, dans les Balkans et même jusqu’en Asie, mineure encore et seulement. J’avais espéré, en allant sur le delta du Danube, y trouver tous ces oiseaux mythiques qu’on ne voyait à l’époque que sur les livres d’ornithologie : la grande aigrette, les pélicans, l’ibis falcinelle, etc. Je fus bien déçu par la grande aigrette puisque je ne réussis qu’à en voir une seule, juvénile, posée dans un champ et qui disparut aussitôt que je pus mettre les jumelles dessus.

Il faut dire que dans les années 1980, cette espèce ne comptait plus que quelques centaines d’individus, survivants des massacres causés par la plumasserie. Le classement de cette espèce comme espèce strictement protégée a eu comme conséquence qu’elle a pu, plutôt rapidement reconstituer ses effectifs, reconquérir les niches qu’elle avait dû abandonner. Aujourd’hui, à l’instar de beaucoup d’autres ardéidés, elle fréquente même des espaces où on ne la connaissait pas. La grande aigrette, l’ibis falcinelle, le héron garde bœuf sont maintenant des oiseaux couramment observés en Bretagne.

Cela montre que le bêtise humaine, laquelle n’a même plus de limite, est la seule responsable des extinctions massives auxquelles nous assistons aujourd’hui. L’anthropocène n’a pas débuté avec les premiers hommes. Ceux-là n’ont aucunement participé à l’extinction des mammouths ou des rhinocéros laineux.

L’anthropocène a débuté avec un peu l’invention des armes à feu, mais ce sont surtout l’agriculture intensive, la surpêche, l’usage des poisons agricoles et environnementaux qui l’ont surtout précipité.

Ne nous leurrons pas, la grande aigrette survit mieux depuis qu’elle n’est plus chassée, mais elle est loin d’être sauvée pour la raison que si on ne s’intéresse plus à ses plumes, d’aucuns lorgnent farouchement sur ses habitats naturels dont ils aimeraient en disposer pour leurs amis bétonneurs





L'Union mondiale pour la nature (UICN) a publié, pour 2006, la liste rouge des espèces animales et végétales menacées d'extinction.

Selon cette liste publiée chaque année, 16 119 espèces sur les 40 177 suivies* sont menacées d'extinction, parmi lesquelles un tiers des amphibiens, considérés comme les meilleurs indicateurs de l'altération de l'environnement, un quart des arbres conifères, un quart des mammifères et un huitième des oiseaux.

[* On notera que, 16 119 espèces sur 40177 suivies, cela représente environ 40 %. On peut sérieusement se demander quel serait ce pourcentage si l'UICN suivait davantage d'espèces, disons deux fois plus, à défaut de suivre les 20 ou 30 millions d'espèces répertoriées ?]L'UICN indique que 784 espèces sont officiellement éteintes et que 65 espèces n'existent plus qu'à l'état captif ou cultivé.

Alors que l'objectif de la communauté internationale est de ralentir fortement le rythme annuel de perte de biodiversité d'ici à 2010, souligne l'UICN, de nouvelles espèces ont fait leur entrée dans la liste rouge 2006, dont l'ours polaire, victime du réchauffement climatique et désormais classé ''vulnérable''.

Sous l'effet de la fonte de la banquise, les ours blancs devraient subir un déclin de plus de 30% de leur population dans les 45 prochaines années, estime l'UICN.

Plus étonnant encore, la menace qui pèse sur les hippopotames pour lesquels on apprend qu'en République Démocratique du Congo, par exemple, 95 % de la population de ces animaux a disparu ces 12 dernières années.

Il est vrai qu'entre guerre civile, bienfaits de la post colonisation, écologie des ressources, coût des matières premières et croissance de la Chine, les hippopotames n'ont plus rien à espérer de notre planète, pas davantage la moitié des espèces de poissons d'eau douce du bassin méditerranéen menacée aussi de disparition définitive.

On gardera espoir dans la biodiversité en espérant que le virus H5N1 mute assez souvent pour remplacer, en nombre, les espèces disparues.

Sinon, à quand notre tour ?




Pour accéder à la liste publiée par l'UICN :

Redlist database (http://www.iucnredlist.org/search/search-basic) Le changement climatique pousse les espèces vers l’extinction
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1787.php

Plus d'un mammifère sur cinq est en danger de disparition
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/plus-dun-mammifere-sur-cinq-est-en-danger-de-disparition_16949/

La Liste Rouge 2008 de l’UICN révèle la crise d’extinction des mammifères
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1786.php






[ Corrélats : La fin des dinosaures / ...]

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