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Complexe dunaire de la Falaise




Le complexe dunaire de la Falaise, à l'instar de toutes ces dunes qui vont de Gâvres jusqu'à Plouharnel, est une zone remarquable surtout pour sa végétation. D'abord, on y trouve toutes sortes d'orchidées. Pour certaines espèces, ces dunes sont le seul endroit où on les trouve dans le Morbihan, sinon en Bretagne.

On peut aussi y rencontrer diverses endémiques (carotte de Gadeceau), des plantes que l'on croyait disparues comme la Legousia hybrida ou le Lathyrus angulatus, ou encore des plantes très rares dans notre département comme l'euphorbe peplis. On notera qu'assez près de là subsiste le dernier site français abritant l'eryngium vivipare.


Oenanthe oenanthe : Traquet motteux
Le complexe dunaire de la Falaise, près d'Étel, ménage au niveau des dunes grises, sur des argiles de décarbonatation, un certain nombre de petits étangs, très peu profonds sur lesquels nichent le grèbe castagneux, la sarcelle d'été et, plus rarement, la sarcelle d'hiver. Dans la végétation paludicole, on observera la gorgebleue et la phragmite des joncs. La rousserolle effarvatte est surtout commune à Kerminihy. La locustelle luscinoïde n'a plus été vue depuis deux ans maintenant, non plus la panure à moustache.


Sur les dunes grises, on notera que le vanneau, le traquet motteux, le pipit farlouse, l'alouette des champs ou le traquet pâtre sont nicheurs réguliers. Le gravelot à collier interrompu a peut-être disparu comme le firent l'œdicnème criard ou la huppe, ces dernières années. Cela fait plus de trente ans maintenant que l'on a plus vu l'alouette calandrelle sur ces dunes.

La fauvette grisette, la linotte mélodieuse, le coucou se portent bien. La tourterelle des bois niche régulièrement sur les parties boisées de la dune.

Les dunes vives et les dunes blanches qui avaient beaucoup souffert du piétinement sont maintenant bien protégées par des aménagements pour les accès à la plage et des zones d'exclusion.

Si les dunes grises souffrent moins du piétinement, leur fréquentation a pris des proportions inquiétantes. Il y a quelques années, ces dunes n'étaient fréquentées qu'à la belle saison. Maintenant, c'est toute l'année et pas seulement le week-end. Les oiseaux nicheurs et particulièrement les vanneaux n'ont plus un instant de tranquillité.

Par ailleurs, les dunes grises sont de plus en plus envahies par les saules et les genêts, au point que les stations à Ophrys sphegodes, Ophrys apifera, Serapias parviflora ou Himanthoglossum hircinum sont complètement recouvertes et étouffées par ces buissons. En l'état, toutes ces orchidées finiront par disparaître.