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Forêt de Floranges et de Camors
Landes de Lanvaux




Les massifs forestiers domaniaux de Floranges, de Camors et de Lanvaux auxquels on peut rattacher les bois de Coët fourno, les grandes landes de Lanvaux, les bois de Botsegalo, de Treulan et la forêt de Colpo, sont à peine disjoints, par le bois Chouan et diverses zones boisées dispersées, des bois de St Billy, de la forêt domaniale de Coëby, des bois du Helfau, la forêt de Molac et divers autres bois qui se prolongent pratiquement jusqu'à la vallée de l'Oust.

Cet ensemble forestier, assez cohérent, fait pratiquement 50 kilomètres de longueur, 5 à 10 de largeur et constitue " les landes de Lanvaux ".



L'avifaune forestière n'est pas très originale. On peut quand même noter divers points intéressants qui ont marqué le département du Morbihan depuis une vingtaine d'années.

D'abord la tempête de 1987 qui a profondément marqué tout cet ensemble. Par exemple, près de la moitié de la surface de la forêt de Floranges avait été mise à terre. Aujourd'hui la forêt de Floranges a repris forme. Il est indéniable que des choix de sylviculture et d'essences pour la reconstitution de cette forêt ont beaucoup contribué à améliorer ce massif.

Dryocopus martius : Pic noir
Cela écrit, tout cet ensemble forestier est marqué par un très important enrésinement, parfois très ancien et où les pins maritimes et sylvestres prédominent, parfois moins anciens où ce sont les épicéas, les Douglas et les mélèzes qui sont prédominants, avec comme résultat d'avoir profondément changé les conditions pédologiques des stations.

Après la tempête de 1987, l'enrésinement a été moins systématique, même s'il reste majoritaire. Surtout, on peut constater que les Normann, les Vancouver, les Douglas, les épicéas et les mélèzes sont bien mélangés avec des châtaigniers, des chênes indigènes et le chêne rouge ou des hêtres.


En 1995, on notait l'arrivée des premiers becs-croisés à Camors et Floranges. Dix ans plus tard, en 2005, à la faveur, il est vrai, d'une année très riche en cônes d'épicéas, les becs-croisés s'observaient partout nombreux dans le Morbihan, comme d'ailleurs dans tous les autres départements bretons. Il n'est pas sûr que cette dynamique de population continue. L'année 2006 risque d'être difficile pour cette espèce pour la raison que les épicéas n'ont pas beaucoup fructifié cette année.

En 1995, encore, on notait aussi les premiers pics noirs. Dès le printemps 1996, un couple s'installait à Floranges. Il nicherait cinq années de suite dans la même loge et donnerait naissance à 14 jeunes comptés. La population de pics noirs dans le Morbihan n'a pas eu la dynamique qu'on aurait pu " espérer ". Les oiseaux se sont pas mal dispersés. On n'a pas une bonne estimation du nombre de couples présents actuellement sur le département.

C'est vers 2000, semble-t-il que l'on a commencé à noter plus régulièrement la présence de la mésange noire, à Floranges et à Camors principalement, mais aussi à Inguinel. Ce début d'hiver 2005 est marqué par un fort contingent de mésanges noires qui, et ce n'est pas habituel, viennent facilement aux mangeoires. Il sera certainement intéressant de noter combien de ce contingent va rester au printemps en Bretagne.

En 2005, sans doute pas pour la première fois, mais la bécasse semble avoir stationné toute l'année à Floranges. Elle n'a pas niché, semble-t-il, ni même manifesté de ses comportements territoriaux crépusculaires qui sont de bonnes indications sur la nidification.

Depuis 1997, le pouillot siffleur semble en progression sur le secteur, pour l'instant davantage à Camors qu'à Floranges.

Parmi les rapaces, le faucon hobereau n'est pas régulier. Un couple d'autour des palombes est connu à Floranges. Les busards cendrés et St Martin sont en forte régression.