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Montagnes
Montagnes




La montagne : aménagement du territoire, problématiques foncières, développement économique
Col de Bordières (Pyrénées)
Les montagnes sont définies comme des zones dont le relief est accentué.



De ce fait, les habitats que les montagnes renferment se distinguent des habitats des plaines situés aux mêmes latitudes par des conditions biotopales différentes. C'est principalement au plan des sols (facteurs pédologiques, contraintes mécaniques, érosion, économie d'eau, solifluxion, etc.) et du climat (amplitude des températures, nature des précipitations, etc.) que les montagnes offrent des particularités.

Mais si les biotopes montagnards sont particuliers et originaux, les peuplements montagnards (on les qualifie aussi d'orophiles) le sont au moins autant, sinon davantage. Par exemple, les montagnes sont souvent les dernières contrées où subsistent des espèces reliques ou encore les montagnes abritent une proportion d'espèces endémiques toujours plus forte que les écosystèmes des plaines voisines.

Les deux facteurs les plus importants en montagne sont l'étagement altitudinal et l'exposition par rapport au soleil. Ce sont ces deux facteurs qui conditionnent principalement, sinon exclusivement, la composition floristique des biocénoses.




Un aspect propre aux écosystèmes montagnards, c'est qu'ils sont beaucoup plus isolés les uns des autres qu'ailleurs, à cause principalement du relief et dans une moindre mesure de l'altitude.

Cet isolement dû au relief qui engendre principalement des difficultés dans les déplacements des êtres vivants, limitant de facto les rencontres et les échanges, conduit souvent à considérer ces écosystèmes comme on le ferait d'écosystèmes insulaires. En outre, les conditions biotopales du milieu sont souvent exacerbées du fait des contraintes altitudinales. Ces conditions sont propices à la création d'accommodats, mais aussi à la spécialisation d'écotypes.

Ce sont très certainement ces paramètres qui expliquent la fréquence d'apparition et de maintien des endémiques montagnardes.

Une autre caractéristique des régions de montagnes et plutôt propre aux populations humaines est de recéler des éthotypes regroupés dans ce que l'on pourrait bien qualifier des éco-socio-systèmes.

Dans une autre page (intitulée " vernaculaire "), je faisais état d'une (ancienne) observation, mettant en évidence les convergences anthropiques dans les adaptations culturales et culturelles des populations humaines vivant sur les montagnes schisteuses des Cévennes, de la région de Hurdes en Espagne et des Rhodopes.

Mais cette particularité n'est pas seulement restreinte à des aspects techniques, agricoles, pastoraux, architecturaux, etc. extériorisés par les populations.

Les populations humaines en montagne, à l'instar des espèces animales et végétales sont pareillement insularisées. Des accommodats techniques, agricoles, pastoraux, architecturaux, mais aussi des " écotypes " se sont mis en place. Parmi les réponses physiologiques particulières (éco typées) observables dans les régions qui restent reculées en montagne, l'une d'elles concerne plus particulièrement les réponses chronobiologiques.

Mais remarquablement, on peut aussi constater la création d'éthotypes, c'est-à-dire de groupes humains qui, du fait de leur isolement culturel, vont développer des réponses sociales renforcées et propres à leur groupe.

Les exemples sont nombreux. Mais un des points, parmi les plus remarquables de cet isolement culturel généré par l'insularité montagnarde, s'observe peut-être dans les langages qui ont perduré dans certaines de ces régions montagnardes.

On pourrait, par exemple, parler des trois langues caucasiennes : le Tchétchène, l'Ingouche et surtout le Géorgien ou Kartvélien. Ces langues sont de véritables endémismes culturels autant pour l'alphabet que pour la syntaxe. Pourtant et c'est très interpellant, la syntaxe verbale, au demeurant très compliquée, du Géorgien est très proche de celle d'une autre langue tout aussi orpheline que montagnarde, à savoir le Basque !

Plus largement, des linguistes ont montré les convergences entre ces deux langues. Peut-on faire l'hypothèse que cette convergence doit pareillement que d'autres convergences à la particularité du milieu ?

(Pour en savoir plus sur le Géorgien ou le Basque, les langues isolées, les convergences et les divergences linguistiques, etc. le site :
http://perso.orange.fr/samtel/fdl/medit.htm

Le courrier du Caucase :
http://caucase.courriers.info/






Les écosystèmes montagnards :
http://www.notre-planete.info/download/milieux.pdf

Liens flore montagne :
http://www.florealpes.com/liens.php

Le loup (le retour et l'agneau (le départ ?) :
http://www.inra.fr/dpenv/deverc36.htm

Les grands prédateurs contre l'environnement ? Faux enjeux pastoraux et débat sur l'aménagement des territoires de montagne :
http://www.inra.fr/dpenv/benhac48.htm

Écologie et anthropologie des montagnes :
http://suse00.su.ehu.es/EUSKOpaper/14145150.pdf

GESTION DES ÉCOSYSTÈMES FRAGILES : MISE EN VALEUR DURABLE DES MONTAGNES :
http://www.un.org/french/ga/special/sids/agenda21/action13.htm

Les chartes forestières de territoire :
http://www.inra.fr/dpenv/weissc48.htm

La Marmotte alpine :
http://www.inra.fr/dpenv/ramouc36.htm

Paysages et gestion de l'espace : le cas de la moyenne montagne :
http://www.inra.fr/dpenv/demonc18.htm

La montagne victime des sports d’hiver
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/DESCAMPS/15581






[ Corrélats : Convergences écologiques / Vernaculaire / Adret / Ubac / Endémisme / Insularité / Étagement / ...]

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