Écroulement de falaise sur la côte normande | Les mouvements de terrains regroupent tous les déplacements, lents ou plus ou moins brutaux, qui affectent le sol ou le sous-sol.
La quantité de matériaux mis en mouvement peut être relativement peu importante jusqu'à affecter des masses énormes (plusieurs millions de mètres cube). |
En France, le risque mouvement de terrains est généralement plus grand en montagne ou sur des reliefs accentués qu'en plaine, sauf si certaines conditions géologiques sont réunies localement (glissement des pentes argileuses ou marneuses, effondrement des carrières ou des falaises maritimes, effondrement des anciennes mines ou des cavités naturelles ou artificielles).
Parmi les mouvements lents, le plus souvent continus dans le temps, on distingue :
Les affaissements : Ils sont généralement consécutifs à l'effondrement de vides naturels (dissolution des roches solubles, sel gemme, gypse, calcaires en pays karstiques, etc.), à celui des mines ou à celui des carrières souterraines ; mais ces effondrements sont amortis par le comportement des couches superficielles dont la souplesse leur permet de se déformer lentement.
Les tassements : Ils sont généralement dus à la diminution du volume du sous-sol sous l'effet de charges appliquées au niveau du sol. Le plus souvent, la diminution de volume est liée à l'abaissement du niveau des aquifères (surexploitation). Ces tassements affectent surtout des terrains vaseux, argileux ou tourbeux, s'appuyant sur des couches aquifères (sables, graviers, alluvions, colluvions, etc.).
Les phénomènes de gonflement - retrait : Ils affectent surtout les argiles et les marnes soumises à des alternances d'humidification / sécheresse. Ces phénomènes provoquent énormément de dégâts sur les constructions (fissures).
Les glissements de terrain : Ils correspondent aux déplacements des matériaux par gravité sur des versants. Ils peuvent affecter seulement les couches les plus superficielles (solifluxion) ou au contraire être très profonds (exemple de La Clapière dans les Alpes-Maritimes, sur la vallée de la Tinée ou celui des Ruines de Séchilienne dans l'Isère sur la vallée de la Romanche). Le déplacement reste plus ou moins longtemps lent (quelques mm à quelques dm par an), mais peuvent aussi s'accélérer, voire aller jusqu'à la rupture.
Les mouvements peuvent être brutaux, parmi eux, on distingue :
Les effondrements : Ils résultent de la rupture brutale du toit des cavités souterraines naturelles ou artificielles. Le plus souvent, en surface, ils présentent une ouverture plus ou moins cylindrique, appelée fontis.
Les écoulements ou chute de blocs : Ils affectent les fronts des carrières ou des falaises et vont de la simple chute de pierre à l'éboulement catastrophique. Dans ce cas, les volumes mis en jeu sont énormes et se comptent en millions de mètre cube. Leur vitesse de déplacement peut être supérieure à cent kilomètres à l'heure et les matériaux peuvent s'étaler sur d'importantes surfaces.
Les coulées boueuses et torrentielles : Elles peuvent être classées parmi les mouvements de terrains et ont été traitées précédemment.
Les avalanches de sérac : Elles concernent la chute de blocs de glace qui se détachent du front des glaciers quand ceux-ci, dans leur déplacement, atteignent des surplombs.
L'érosion, l'érosion littorale, les formations dunaires : Ces phénomènes participent à la géomorphogenèse (dépôts alluvionnaires ou colluvionnaires, recul des côtes par effondrement des falaises ou érosion des côtes sableuses, dépôts de graviers ou de galets, déplacement de bancs de sable, deltas, cordons dunaires, etc.).
Seuls les mouvements brutaux et soudains (chute de pierres, avalanche de sérac) provoquent des victimes. Mais les mouvements de terrains ont des effets souvent considérables sur le bâti qui vont de simples fissurations des crépis à l'obligation d'abandonner jusqu'à des villages entiers devenus dangereux. Les effets sur l'environnement sont variables et sont redoutables quand ils affectent l'écoulement des eaux superficielles (barrages temporaires, peu stables et risquant à tout instant de se rompre en vague destructrice).
Outre les PPR mouvements de terrains, ces risques sont répertoriés et cartographiés sur des cartes dites de Zones Exposées aux Risques de Mouvements des Sols (ZERMOS).
La prévention de ce risque passe essentiellement par une surveillance permanente des terrains (mesure des déformations topographiques, examen des structures géologiques, etc.).
Dans la mesure du possible, certains travaux de consolidation (piliers, ancrages, grillageage, injection de béton, murs de soutènement, végétalisation, collecte des eaux de surface, drainage, etc.) peuvent retarder, voire stopper certains mouvements ou au moins d'en éviter certains risques.
Dans quelques cas, certains mouvements de terrains sont intraitables et exigent des mesures d'évacuation des zones concernées.
Abrégé de mécanique des sols :
http://www.engref.fr/coursenligne/Mecasol/mecasol.htmlMÉCANIQUE DES ROCHES ET DES SOLS :
http://www.u-picardie.fr/~beaucham/eadaa/mecasol.htmMouvements de terrain :
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http://www.prevention2000.org/cat_nat/risques/mvtter/index_mvt.htmBase de données nationale mouvements de terrain :
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http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/024000447.shtmlMouvements de terrains :
http://www.hauts-de-seine.equipement.gouv.fr/Environnment/les-risques/PPRMT/PPRMT.htmlLes TECHNIQUES de PRÉVISION et de PRÉVENTION des RISQUES NATURELS : SÉISMES et MOUVEMENTS de TERRAIN.
http://www.assemblee-nat.fr/rap-oecst/risque95/somseism.aspMouvements terrains :
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http://www.cndp.fr/secondaire/viescolaire/citoyennete/risques/s_r_terrain.htmTypologie des mouvements de terrain ... sur Terre !
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La Clapière :
http://www.savoirs.essonne.fr/index.php?id=77&backPID=77&type=single&article=108Le glissement de terrain de Plaine Dranse :
http://www.valdabondance.com/vallee/geo/geo9.htmDans : Parcours scientifique du Val d'Abondance
http://www.valdabondance.com/vallee/geo/ La " grande casse " de l'Ébron... Un cas concret d'aménagement :
http://www.irma-grenoble.com/11sentiers/01treminis/treminis07.htm Dans : Institut des risques majeurs :
http://www.irma-grenoble.com/01institut/index.htmL'éboulement ancien du Petit Sappey :
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http://www.geol-alp.com/
L'accident de Clamart :
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[ Corrélats :
Risques Naturels Majeurs / ...]

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