Débuts en mycologie... (Meredith, 21 mois)
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L’étude des champignons ou plus savamment du « règne fongique » s’appelle la mycologie.
Bien que la plupart des gens aient vu des champignons, que beaucoup (de plus en plus) sachent reconnaître quelques
espèces comestibles ou non, bien peu savent que ce qu’ils observent ou ramassent est la fructification (carpophore)
d’un organisme caché dans le sol, dans le bois ou dans tout autre matériau et que l’on appelle mycélium.
Le carpophore est l’organe qui permet la production et la dispersion des spores qui assurent la reproduction du
champignon. Le carpophore apparaît, généralement, quand les conditions extérieures sont les plus favorables*
(souvent, pensons-nous, après les pluies et à l’automne, ce qui est loin d’être le cas le plus fréquent…).
[* Cette posture est, sans conteste, assez peu scientifique, je le reconnais. J'ai sûrement utilisé le mot favorable en pensant à mon panier. En réalité, il est fort probable que les champignons, à l'instar des autres êtres vivants qui privilégient plutôt la reproduction asexuée ou végétative, optent pour une reproduction sexuée, justement parce que les conditions environnementales deviennent difficiles pour eux et ce mode de reproduction asexuée.]
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Est-ce parce que les champignons ont été longtemps considérés comme des formes inférieures
de la vie végétale ou qu'ils étaient suspects...? Toujours est-il que leur étude a moins avancé que celles des plantes vertes,
à telle enseigne que, si parmi ces dernières, on a décrit environ 250 000 espèces, soit 70 à 90 % du nombre total d’espèces,
on ne connaît que 80 000 espèces de champignons sur les 1 500 000 espèces de notre planète, soit moins de 5%
des espèces !
Cela peut se comprendre assez facilement pour les champignons inférieurs (moisissures) qui ne produisent
pas de carpophores et que l’on connaît parce qu’ils se développent sur nos aliments en les avariant ou au contraire en
les bonifiant (pain, bière, fromages, saucisson, etc.) ou encore parce qu’ils nous servent de médicaments
(antibiotiques), etc., mais c’est également vrai pour les grands champignons qui en produisent quelquefois rarement
et qui, de ce fait, passent inaperçus dans des milieux où l’on avait pensé récolter un maximum d’espèces. C’est ainsi
que dans nos bois, nos dunes, nos prés, etc. on découvre chaque année plusieurs dizaines d’espèces qui n’y avaient pas encore
été décrites.
Mycologie :
http://perso.wanadoo.fr/champyves/home/home.htm
http://www.mycologie.com
Mycologie :
http://www.mycocondroz.be/sommairego.htm
Une classification mycologique phylogénétique francophone (en 2003) :
http://www.tela-botanica.org/Local/tela/documents/fr/ABG151-1_p73-102.pdf
[Corrélats :
Champignons /
Basidiomycètes
/
Bolétales / ]

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