Pour différentes raisons, certaines rédhibitoires (âge, cessation d'activité professionnelle), à partir du 1er mars 2016,
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Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : En mémoire / Fichés et sélectionnés à 5 ans : Sieg Heil ! les jeunesses sarkoïennes sont en marche. / Chatel est un veau bien /

Ces collèges qui ont supprimé les notes... /
Des compétences, de la pédagogie et autres bricoles dans l’air du temps… /
L'évaluation par compétences : pourquoi l’élève n'atteindra jamais sa cible. /
Développer un sentiment de compétence /
Les compétences interculturelles en éducation /
Pour en finir (ou presque) avec les notes - Évaluer par les compétences /
Évaluation et compétences /
La Docimologie ou la notation aux examens /
Évaluation et Docimologie /
L'évaluation des salariés : simulacre nécessaire et utile, mais à quoi ?/
Les déterminants psychologiquesde la performance au travail /
Conventions de qualité du travail et chômage de longue durée /
Services immatériels et relationnels : intensité du travail et santé /
Jugement d'utilité contre jugement de beauté /
Plaidoyer pour une évaluation des salariés sans esprit de système /
L’entretien annuel d’évaluation au service du bien-être et de l’efficacité au travail /
Police, performance, délinquance : Kafka chez les keufs ! /
Évaluation des fonctionnaires: LOLF story ! /
EDF Energy : des principes gagnant-gagnant ? /
Un projet de fichage des écoliers de maternelle mobilise syndicats et parents /
Du balai ! /
Dans le même ordre d'idées : Populisme pénal /
Si l’on avait fliqué l’enfance des politiques… /
Le retour du carnet de comportement : une mesure à haut risque pour les enfants ! /
Ce qui se cache derrière l'évaluation des élèves à 5 ans /
Peut-on évaluer le comportement des salariés ? /
Professeurs désespérés : un déni de civilisation /
Éducation : tu enseigneras dans la douleur... /
Dispositif d’évaluation en maternelle : des risques majeurs /
Prévenir, dépister ou ... enseigner ? /
Évaluation des enseignants : les projets de décrets sont sortis... L'intelligence en bonnet d'âne ! /
Évaluation des enseignants : La réforme appliquée à la rentrée 2012 : copinage, soumission et enfumage ! /
Évaluation : dépassons la simplicité de la mesure /
La méritocratie : Un dogme menacé ? /
Enseignement : «Nous défendons le maintien d'une double évaluation» /
Une réforme à contre-courant /
Évaluation des enseignants : Une question mal posée /
Agences de notation et corruption. /
L'évaluation par compétences est-elle juste ? (Cette question ne vaut pas que pour l’école) /
☞ Quand l’évaluation flirte avec la discrimination. (I) et (II) /
Faut-il avoir peur de l'évaluation ? /
Ce qu’évaluer veut dire : la lecture en CM2 de 2003 à 2009. /
Du bon usage des indicateurs des lycées et des résultats du bac /
Danger absolu : A quoi servent les indicateurs des lycées ? /
Évaluations nationales : les bornes en goguette ou plus malhonnête, tu meurs ! /
Agir sur la polyvalence et la reconnaissance : une autre façon d'apprécier la valeur du travail /
Quand l’évaluation des « compétences » et le « reporting » s’invitent à l’école /
Triche, fraude, plagiat : les profs s'organisent /


Sites Internet et articles / Corrélats /


De l’intemporel au virtuel… une fabrique de colliers de perles de rosée.
Au milieu des années 50, j’avais un professeur de français qui ne cachait pas sa détestation pour un certain nombre de ses élèves. J’en étais ! Je crois qu’il m’en voulait d’avoir eu le culot de prétendre à faire des études incompatibles avec mes origines modestes… Mon père était cordonnier ! Remarquablement, il ne fut pas le seul professeur à me faire ce reproche et même jusqu’après mon bac… Aussi, pour bien marquer sa volonté de discrimination vis-à-vis des élèves méritants, il usait des mauvaises notes comme autant de moyens pour nous barrer la route. Je n’écrivais sans doute pas très bien, mais j’étais bon en grammaire. Mais même dans cette matière, je n’avais jamais de bonnes appréciations. Mes camarades logés à la même enseigne et moi-même, avions bien de la peine à vivre cette injustice permanente qui n’avait pas l’heur de choquer ou de troubler le moins du monde proviseur, censeur et surveillants généraux qui savaient à propos en rajouter sur notre inculture plébéienne.


Un jour, comme nous avions à rendre une rédaction… un paysage à décrire, je crois… J’avais très soigneusement recopié des pages de M. Erckmann-Chatrian, lequel avait eu droit à un cinq sur vingt et une avalanche de quolibets sur la faiblesse du style, le choix des mots, la pauvreté des images et tant d’autres choses dont je n’ai pas gardé le souvenir. Je fus aussi promptement invité à aller montrer ma copie, inepte autant qu’indigne, à M. le Proviseur… Mais pas un mot sur le plagiat éhonté auquel je m’étais livré. Je me rendis donc chez le proviseur lequel avait un frère (André L.) qui écrivait toute une série d’ouvrages (avec Laurent M.) sur l’étude de la littérature comparée. Après avoir lu ma copie, je sentis le proviseur un peu gêné :

- Oui… Bien sûr… Le style est convenu… Enfin, ça se lit… et patati et patata… Cela dit, M. P… est peut-être un peu sévère… Je lui en toucherai deux mots… Retournez en classe !

- Ce texte n’est pas de moi, M. le Proviseur, c’est de M. Erckmann-Chatrian !


Je fus giflé et mes lunettes furent cassées. On me changea de classe. C’est d’ailleurs cette année-là que j’obtins mes meilleurs résultats juste derrière un jeune homme dont on ne savait pas qu’il était malade et qui mourut pendant les grandes vacances. C’est aussi pendant cette année-là que je rencontrai quelques-uns de ces professeurs que l’on n'oublie plus, et pour de bonnes raisons. Qu'ils me pardonnent de ne pas les citer, mais si ma reconnaissance est strictement d'ordre personnel, elle n'en est pas moins considérable.




F
ichés et sélectionnés à 5 ans : Sieg Heil ! les jeunesses sarkoïennes sont en marche.

Oser imaginer que des enfants de cinq ans puissent être catalogués à risque ou à haut risque dépasse l’entendement. Sarkozy est un ignare, c’est un fait établi, même s’il se débrouille pour le faire oublier. À l’évidence, il ne sait pas quels sont les mécanismes mis en jeu dans les apprentissages. Il ignore qu’il faut d’abord un développement psycho-moteur suffisant pour conférer ce que l’on peut appeler la maturation. Les enfants sont très inégaux de ce point de vue et le restent même bien après le CP. La maturation n’est pas la même chez des enfants scolarisés très tôt et des enfants scolarisés plus tardivement, chez des enfants ayant fréquenté des crèches et des enfants ayant été gardés par des « nounous », voire gavés de télévision ! Il faut ensuite une motivation, laquelle est initiée le plus souvent par des incitations. Un enfant à qui l’on ne parle pas risque fort d’accumuler du retard dans l’acquisition des sons, puis des mots et enfin du langage. Un enfant scotché devant un écran risque fort de ne pas développer beaucoup d’habiletés motrices. Il faut ensuite que l’enfant expérimente. Il est bien rare qu’un apprentissage se réalise sans erreur. Il faut donc trouver d’éventuels renforcements à ce que l’enfant renouvelle son expérience, mémorise ses gestes gagnants, corrige ses maladresses, etc. Mais toutes ces actions, les parents, les instits, l’entourage au sens le plus large, les prodiguent aux enfants.

Si cela n’est pas fait, ce ne sont pas les enfants qui sont à risques, ce sont leurs parents, leurs enseignants, leur entourage et probablement toute la société qui est à haut risque et qui c’est-y qui la dirige cette société : un malade !

Parce qu’il faut être malade ou avoir été gravement privé de cadeaux Bonux par son Pal de papa (c’est du kif) pour oser de tels projets. Je n’oublierai pas de préciser que ceux qui l’entourent sont soit au moins aussi atteints, soit des pervers trop content d’avoir ce guignol pour faire avancer leurs bondieuseries et leurs réformes fascistes ou totalitaires… L’encadrement des mineurs délinquants par les militaires, Base élève, l’allégeance aux armes, le discours sur le choc des civilisations, haro sur les bougnoules, la guerre en Libye, et j’en passe, c’est Staline nouveau modèle… On est déjà tous dans le Kolymateur ?




Je me souviens de mon premier cours de chimie organique, plus exactement de biochimie… C’était en 1973, devant une vingtaine d’étudiants en première année de DUT HSE à Lorient. L’IUT venait d’ouvrir !

Nos étudiants étaient pratiquement tous issus d’un bac C ou D. Un petit nombre d’entre eux avaient un bac technologique, pour l’essentiel F1 (mécanique) et F3 (électrotechnique). Je passe sur les préambules indispensables pour présenter cette discipline. Je passe aussi sur les conseils d’arrêter le déroulement du cours dès lors qu’il y a une difficulté.

J’en arrive donc à la notion de carbone tétravalent… Normalement, plus de quinze étudiants sur 20 ont fait de la chimie organique. Pour les Bacs technologiques, il est prévu que l’on fasse quelques séances de soutien de mise à niveau. Puis j’écris : H-C-OH…

Surprise : la quasi-totalité du groupe découvre cette manière d’écrire et un étudiant (Bac C) me demande : « C’est quoi, Monsieur (j’avais à peine quatre années de plus qu’eux !) C moins OH ? ».

À force de galipettes, j’arrivai à ce que mes étudiants connaissent assez sur les lipides, protides, glucides et autres ADN pour aborder d’autres enseignements comme la toxicologie, l’épuration des eaux, la microbiologie, l’hygiène hospitalière et même la prévention incendie. Je ne sais pas si d’avoir été plus diplômé m’aurait servi et évité de galipetter ?

Ma compagne, née en 1947, qui officie en CE1 et en CP (classe à deux niveaux), cette année 2011-2012, me rapportait hier (20 oct. 2011) les difficultés que rencontraient ses élèves vis-à-vis d’un exercice de classement alphabétique. Ma compagne n’a qu’une maîtrise en sciences de l’éducation, elle a été Maître E, elle a dû faire tous les niveaux du primaire, de la petite section au CM2, elle a enseigné en EREA, en CLAIS, en CEPEA, en IME… Certes, elle n’a pas un master 2.

Monsieur le désespérément très con trop versé ministre Chatel, pour enseigner, ça n’est pas le savoir qui prime, c’est l’intelligence et l’adaptabilité, c’est aussi ce qui vous manque le plus (entre autres).






[ Corrélats : L / ...]



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