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Nycthémère
Nycthémère


Un sphinx du liseron appréciant mes belles-de-nuit...
Un nycthémère correspond à une période de 24 heures au cours de laquelle on observe, généralement, une alternance du jour et de la nuit.


La période diurne est souvent appelée photophase et la période nocturne, scotophase. La durée relative de ces deux périodes dépend de la latitude.

Dans les zones équatoriales, leur durée est pratiquement égale à 12 heures toute l’année, ce qui n’arrive, partout ailleurs, sur la planète qu’au moment de l’équinoxe.

Sous les autres latitudes, la durée du jour est d’autant plus longue que l’on s’approche du solstice d’été dans l’hémisphère nord ou du solstice d’hiver dans l’hémisphère sud.

Elle est aussi d’autant plus longue que l’on se place sur des latitudes élevées. Au-delà du cercle polaire, pendant une plus ou moins longue période estivale en fonction de la latitude, le jour dure 24 heures. En hiver, c’est le contraire, la nuit est permanente. En réalité, l’obscurité n’est pas totale pendant une période plus ou moins longue vers midi. C’est plutôt une sorte de crépuscule induit par la luminosité du ciel. Pendant cette période de faux jour, la luminosité est (semble) plus contrastée que celle d’une nuit de pleine lune et permet même à l’homme, que l’on ne peut pas vraiment qualifier de nyctalope, de se déplacer ou d’avoir quelques activités sans l’aide d’un éclairage d’appoint.

Naturellement les organismes adaptent leurs rythmes d’activité au nycthémère. On parle d’ailleurs de rythme nycthéméral. Chez les animaux, ces rythmes sont d’abord en relation avec leurs capacités perceptives de l’environnement et d’abord avec la qualité de leur vision nocturne.

Seules les espèces disposant d’une bonne vision nocturne et / ou d’autres sens adaptés (vibrisses sensorielles, odorat (chez les poissons surtout), écholocation, etc.) seront naturellement nocturnes ou pourront le devenir, par exemple et surtout, pour échapper aux persécutions humaines.

Mais l’activité nocturne d’une espèce peut être aussi déterminée par l’instauration de relations particulières avec d’autres espèces. Ainsi, les fleurs des belles-de-nuit s’ouvrent la nuit et sécrètent leur nectar et divers parfums pour attirer les papillons hétérocères (sphinx) qui les féconderont.

Bien entendu, les espèces nocturnes peuvent, si le besoin s’en fait sentir, avoir des activités diurnes. La vision nocturne n’est pas incompatible avec la vision en plein jour. Une chouette hulotte, assez strictement nocturne, dérangée, donnera sans doute l’impression d’être éblouie, mais saura s’envoler pour un autre refuge. D’ailleurs dans les pays nordiques, les chouettes lapones, de l’Oural ou l’harfang des neiges savent parfaitement s’adapter et chasser leurs proies, même si la nuit ne tombe pas en été. On peut juste remarquer dans ces pays, au-delà du cercle polaire, en été, que les animaux diurnes gardent l’essentiel de leurs activités pendant le « jour » et que les animaux nocturnes s’activent davantage pendant la « nuit ». Les blaireaux, les gloutons, les élans deviennent plus mobiles à partir de 21-22 heures et jusqu’au matin pendant que les labbes, les sternes, les pics ou les mésanges dorment.

D’ailleurs si on n’y prend garde, on adopte rapidement, sous ces latitudes, un nouveau rythme décalé de 20-24 heures de veille, voire plus, au bout desquelles on s’écroule brutalement, dans la tente montée hâtivement, pour 14 heures de sommeil. J’ai fait ce constat les cinq fois où je séjournai en Laponie et dans le Finnmark pendant les deux mois d’été. J’ai toujours pensé qu’il n’était sans doute pas nécessaire de s’enfermer dans des gouffres pour étudier nos biorythmes. Le seul avantage des gouffres étant, que sous terre, il n’y a pas de moustiques crépusculaires et autres blépharocérides diurnes qui vous dévorent les sangs.




Le travail en horaires alternants :
http://www.cnam.fr/ergonomie/labo/TRAVALTT.pdf

Sommeil et niveaux de vigilance :
http://membres.lycos.fr/xloba/sommeil/sommeil.htm

LE SOMMEIL, LES RÊVES ET L'ÉVEIL :
http://ura1195-6.univ-lyon1.fr/

Aspects généraux des rythmes biologiques
http://membres.lycos.fr/jmcmed/rythmes/rythme_5.htm

Les rythmes des organismes complexes :
http://membres.lycos.fr/jmcmed/rythmes/rythme_5.htm

NOTRE VIGILANCE - UN RYTHME BIOLOGIQUE :
http://neurobranches.chez.tiscali.fr/sommeil/hygiene1.html

Altérations des rythmes du sommeil dans la maladie d’Alzheimer :
http://neurobranches.chez.tiscali.fr/pdf/Alzheimer.pdf

Sommeil et médecine générale / régulation du sommeil :
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=sommeil.php">http://www.sommeil-mg.net/regulation.php?
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TROUBLES DU SOMMEIL du nourrisson, de l’enfant et de l’adulte :
http://www.med.univ-angers.fr/discipline/pedopsy/cours-fichiers/Troubles%20du%20sommeil%20nourisson%20enfant%20adulte.pdf

Insomnie :
http://www.servicevie.com/02Sante/Cle_des_maux/I/maux70.html






[Corrélats : Biorythme / Travail de nuit / ...]

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