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Pauvreté, inégalités, revenus, patrimoine,...


Franchir le seuil de la pauvreté permet juste de pousser la porte des grosses difficultés...



Près de la moitié de la population des États unis bientôt dans cet état... et unis ?
Et que fait Clinton : il a ri !
« 7 américains sur 10 ont moins de 1 000 dollars !! »



Mohammed VI : le roi des pauvres !


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Insupportable foutage de gueule ? / L'INSEE nous dit : "statistiquement, vous êtes tous des cons !" / L'aumône de croissance / Des cerveaux malades / Mesurer les pauvretés / Le nombre de pauvres augmente aussi vite que les profits des banques / Taxation RSA : Martin Hirsh est une belle salope / Pauvre ou malade, il faut choisir / Sites Internet et articles / Corrélats

Premières estimations du taux de pauvreté des plus grandes communes de France /
Évaluer la pauvreté est un exercice difficile et un sujet de controverses /
Combien de pauvres en France ? /
La misère persiste en France /
Regards sur 10 ans de pauvreté /
La consommation durable, un luxe ? /
Lutte contre la pauvreté : il faut nationaliser Meetic /
On ne combat pas la misère en maintenant des millions de personnes sous le seuil de pauvreté permettant à un tout petit nombre de continuer à se goinfrer davantage /
Contrairement aux États-Unis, le Venezuela ne fait pas la guerre aux autres pays /
Alimentation et état nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire /
Les minima sociaux en France /
La pauvreté en France /
L’hébergement d’urgence en hôtel social /
La « crise du logement » n’est pas (seulement) celle qu’on croit /
La Guerre aux pauvres commence à l’école /
L’état de la pauvreté en France /
De BFMTV au “Grand journal”, les salauds de pauvres plument les patrons / LE PARI PERDU DE LA RÉDUCTION DE LA PAUVRETÉ PAR LE RSA /
Une idée à la con : Pauvreté : les impasses du RSA et de la « solidarité active » /
La Pauvreté aux USA – Éléments de réflexion, par Onubre Einz /
30% de précaires énergétiques en plus /
65 % des enfants américains vivent de charité publique /
France : 1,2 million d’enfants « de » pauvres /
ROYAUME-UNI : Explosion de la faim à travers le pays malgré « la reprise économique » /
The réservoir de chair à canon aux Etats Unis ? /
La misère persiste en France, l’un des pays les plus riches au monde /


TOUS LES INDICATEURS SONT AU ROUGE !
Bientôt une nouvelle devise pour la R€publique !
Sans être nouveau, le phénomène est désormais visible : on s’est ému cet hiver du cas de ces travailleurs, parfois fonctionnaires, contraints de dormir dans leur voiture. On a vu aussi des tentes jalonner les trottoirs de nos grandes villes, comme pour mieux souligner le scandale de l’exclusion.


Cette précarité que nous n’avons de cesse de dénoncer prend un sens bien réel. Pire, elle gagne du terrain, les statistiques le confirment : pour la première fois depuis 1970, le nombre de Français sous le seuil de pauvreté a augmenté pour atteindre 6,3 % de la population, soit 3,7 millions de personnes qui gagnent moins de 645 euros par mois ().

.../...Lire la suite sur le site des Restos du coeur... La suite, non ! La page a été supprimée du site, mais essayez : http://www.restosducoeur.org/search/node/pr%C3%A9carit%C3%A9 /

Lire aussi : 8,5 MILLIONS DE REPAS SERVIS EN 1985… 70 MILLIONS EN 2005/2006… LES RESTOS DEVRONT-ILS DISTRIBUER 500 MILLIONS DE REPAS EN 2025 ?




Les seuils de pauvreté en France

le 21 septembre 2007

En France, un individu est officiellement considéré comme "pauvre" quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 681 euros*...

[* 50 % du revenu médian ou 817 € pour 60 % du revenu médian]En France, un individu est officiellement considéré comme "pauvre" quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 681 euros, le seuil de pauvreté étant défini comme la moitié du revenu médian [1] . Pour tenir compte de la composition des ménages, on élève ce seuil en fonction du nombre de personnes du foyer (adultes et enfants, l’âge de ces derniers, de plus ou de moins de 14 ans, entrant également en compte). Par exemple, un couple avec deux enfants en bas âge est pauvre si ses ressources ne dépassent pas 1 430 euros mensuels. En 30 ans, le seuil de pauvreté exprimé en euros constants de 2005 (inflation prise en compte) a été quasiment multiplié par deux, suivant en cela l’évolution du niveau de revenu médian global.

Lire la suite sur le site " Observatoire des inégalités " : http://www.inegalites.fr/spip.php?article343

Note personnelle :

1) Il paraît que Sarkozy a décidé de faire diminuer le nombre des pauvres, rien de plus simple, il lui suffit de baisser le chiffre du seuil...

2) Quand on regarde l'évolution du seuil (à 60 % du revenu médian), on constate que celui-ci a été relevé par l'INSEE de près de 30 € / mois entre 2004 et 2005 ! Pas de doute, les pauvres font des heures sup, sinon comment expliquer une telle augmentation dont les smicards n'ont pas vu la couleur...




Bilan chiffré de l’aide apportée par le Secours populaire en 2005 :

- 522 033 familles et 111 027 personnes seules ont été reçues au sein des permanences d’accueil du Secours populaire français.

- 224 216 familles et 65 576 personnes seules ont reçu une aide alimentaire.

- 212 832 familles et 56 153 personnes seules ont reçu une aide vestimentaire.

- 17 117 familles et 12 691 personnes seules ont reçu une aide au logement.

- 8 958 familles et 3 218 personnes seules ont reçu une aide à l’accès aux soins.

- 21 114 familles et 9 955 personnes seules ont accédé à des activités culturelles et sportives.

- 76 839 enfants, 7 735 familles, 1 813 jeunes, 527 personnes âgées et 140 personnes handicapées ont reçu une aide aux vacances. Au total, le Secours populaire a offert 323 765 journées « Vacances ».




«France précaire» : le Secours Catholique publie son rapport annuel sur la pauvreté

15 Novembre 2004

http://www.secours-catholique.asso.fr/v3/une/une_communique_471.htm

Le Secours Catholique publie, mardi 16 novembre 2004, son rapport statistique annuel, intitulé « France précaire », présentant ses constats et analyses sur l’évolution de la pauvreté (embargo jusqu’au 16 novembre, 12h00).

Ce document sera remis le même jour, au Premier Ministre, Monsieur Jean-Pierre Raffarin, à l’occasion de sa visite à 11h00 à la Cité Notre Dame (6 rue de la Comète, 75007 Paris) Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) créé et géré par le Secours Catholique.

Cette étude concerne 1 600 000 hommes, femmes et enfants, rencontrés, aidés, accompagnés par les 4 200 équipes locales de l’association. Elle présente les évolutions de plusieurs indicateurs liés à la pauvreté tels que : emploi, surendettement, logement, revenus, mais aussi composition des familles….

Outre ces informations, cette année, ce document met plus particulièrement l’accent sur le travail précaire qui concerne de plus en plus de personnes rencontrées par le Secours Catholique : enchaînement des contrats à durée déterminée, contrats à temps partiel, travail saisonnier, emplois à bas revenus…

Les 16, 17 et 18 novembre, cette étude sera également remise à la conseillère sociale à la Présidence de la République, au Président de l’Assemblée Nationale, au Président du Sénat, au Président du Conseil Économique et Social.




Paris, le 12 octobre 2006

En France et dans le monde, des reculs se sont produits concernant la lutte contre la misère. Ni l’assistance ni la croissance n’ont permis de mettre fin à la pauvreté et à l’exclusion. Les inégalités augmentent, la précarité se renforce. Tout se passe comme s’il fallait accepter toujours plus de compétition, et laisser les plus faibles au bord de la route. Malgré des avancées dans les textes et les déclarations, malgré de nombreuses initiatives qui amènent plus de « vivre ensemble », la situation des plus démunis reste dramatique ; et, pour ajouter à leur détresse, le regard sur eux généralement se durcit.

Dans notre pays, l’augmentation constante du nombre d’allocataires de minima sociaux, de demandeurs d’emploi non indemnisés notamment témoigne de ces reculs. Des promesses qui ont donné de l’espérance n’ont pas été tenues, les exemples en sont nombreux. Des gens construisent à nouveau des abris pour se loger...

La suite sur le site de ATD Quart Monde : cliquer sur le lien...

À propos, nous savons ce qu'est le tiers-monde, en gros, les pays pauvres rebaptisés parfois pays en voie de développement, voire pays en devenir… La nuance ethnocentriste est savoureuse, n'est-il pas ?

Le quart-monde, en gros, c'est les pauvres et pas seulement ceux des pays du tiers-monde dont on pourrait penser qu'ils sont au septième dessous (3 fois 4)…Mais quelqu'un pourrait-il me dire ce que sont le premier et le second monde. Je n'ai jamais rien lu là-dessus.




Selon l'INSEE : De 1996 à 2000, la pauvreté relative baisse, puis se stabilise... au point même que ça ne bouge plus jusqu'en 2006 ! FORMIDABLE !

Non ! L'INSEE n'a subi aucune pression de
Villepingue, Borlochard et Brequignol...
La pauvreté a légèrement baissé en France entre 1996 et 2000. Le seuil de pauvreté monétaire relative s’élevait en 2000 à 579 € par mois pour une personne seule et 869 € pour un couple sans enfant, auxquels il faut ajouter 174 € pour chaque enfant de moins de 14 ans et 290 € pour les plus grands.

Si le taux de pauvreté monétaire relative était de 7,2 % en 1996, il n’était plus en 2000 que de 6,5 %. Toutefois, cette diminution s’est ralentie entre 1999 et 2000 et l’on ne peut pas affirmer que la baisse significative observée entre 1997 et 1999 s’est poursuivie au-delà.


Dans un contexte de conjoncture favorable, la baisse de la pauvreté a surtout concerné les actifs et les jeunes. En revanche les retraités et les autres inactifs ont été progressivement distancés et représentent une part croissante de la population pauvre.

À ceci près qu'on peut quand même lire : Inégalités et pauvreté : la politique de l'autruche

Ou bien naviguer sur le site de l'observatoire des inégalités sociales qui n'est pas franchement aussi optimiste que nos dirigeants, même en s'appuyant aussi sur les mêmes statistiques INSEE. Il doit y avoir une effet lecture par la méthode syllabique ou par la méthode globale !




Le RMI ou l'aumône de croissance !

LES SECRETS BIEN GARDÉS DU PACTE SOCIAL NÉOLIBÉRAL

LE MONDE DIPLOMATIQUE | OCTOBRE 2006 | Pages 24 et 25

http://www.monde-diplomatique.fr/2006/10/BURGI/14014

Revenu minimum d'insertion, du droit acquis à l'aumône accordée.

Instauré en 1988, le revenu minimum d'insertion (RMI) a vu le nombre de ses bénéficiaires multiplié par trois, pour atteindre 1,111 million de personnes en juin 2006. Bien qu'il soit d'un faible montant, 433,06 euros pour une personne seule, les gouvernements français successifs ont, au fil des réformes, réduit la portée de ce " droit de vivre " en réactivant la vieille distinction entre les " bons " et les " mauvais " pauvres.

Par Noëlle Burgi / Chercheuse au Centre de recherches politiques de la Sorbonne - Centre national de la recherche scientifique (CNRS), auteure de La Machine à exclure. Les faux-semblants du retour à l'emploi, La Découverte, Paris, septembre 2006.

Une série de mesures gouvernementales récentes, certaines encore en chantier, portant notamment sur le droit du travail, les minima sociaux, les règles et procédures de la recherche d'emploi et le service public de l'emploi, forcent chacun, qu'il le veuille ou non, à se plier à une rigoureuse discipline du moindre coût financier. Exemple : la loi de décentralisation du revenu minimum d'insertion (RMI), en vigueur depuis le 1er janvier 2004, contraint les départements à financer eux-mêmes l'allocation bien qu'ils n'aient pas les ressources suffisantes pour faire face à cette nouvelle obligation. Cela ne laisse guère aux conseils généraux que deux variables d'ajustement, tout aussi pénalisantes l'une que l'autre pour les administrés : augmenter les prélèvements fiscaux ou durcir les conditions de mise en œuvre du RMI pour réduire le nombre d'allocataires. En d'autres termes, tout en leur accordant de larges pouvoirs, la loi instaure un système de surveillance des surveillants réduisant le rôle des élus locaux à celui de gardiens de l'orthodoxie budgétaire.

Cependant, le principe du moindre coût financier n'est pas seulement gouverné par un souci d'économie des deniers publics. Non seulement les " mesures pour l'emploi " coûtent très cher (plus de 30 milliards d'euros en 2005) (1), mais la nouvelle réglementation privilégie les embauches subventionnées et les compléments aux faibles revenus du travail. C'est ainsi qu'une loi relative au " retour à l'emploi et [sur] les droits et les devoirs des allocataires de minima sociaux ", adoptée le 23 mars 2006 (2), autorise la conclusion, pour une durée indéterminée, de contrats de travail subventionnés (3) : l'employeur qui recrute un RMiste peut bénéficier indéfiniment d'une manne équivalant au montant de l'allocation de revenu minimum. D'autres mesures, telles que les primes de retour à l'emploi, complètent ce régime de subventions directes ou indirectes aux entreprises. Autrement dit, la discipline du moindre coût financier modifie les principes de redistribution dans un sens encore plus défavorable aux salariés. Elle encourage le développement des bas salaires et soumet des fractions grandissantes de la population aux seuils de pauvreté monétaire situés entre le RMI et le SMIC mensuel à temps plein.

La continuité des efforts d'universalisation et de naturalisation des règles de la concurrence, poursuivis avec une rare obstination depuis le milieu des années 1970, ne doit pas masquer le saut qualitatif qui vient d'être effectué. Jamais les mesures prises n'ont autant encouragé la " lutte des places (4) ", une lutte réduite à la survie dans le sous-emploi, la privation d'emploi ou la contrainte du " travail intenable (5) ". Cette situation détruit les existences individuelles ; elle est vécue sous le signe de la hantise et souvent dans la haine d'autrui - et de soi. Voilà la face bien cachée, la seule qui soit vivante, de ce qu'un vocabulaire désincarnant appelle le workfare, la mise au travail (6).

Une telle évolution n'était pas donnée d'avance. Si de nombreux observateurs ont pu craindre dès l'origine que le RMI favoriserait la baisse des salaires non qualifiés, il faut se souvenir que la mesure avait été envisagée en 1988 comme une initiative temporaire destinée à réagir, dans l'urgence, à une situation de crise.

Le rapporteur du projet de loi, M. Jean-Michel Belorgey, député socialiste de l'Allier, avait à plusieurs reprises mis en garde les députés contre la tentation de croire que le RMI suffirait à résoudre le problème de la pauvreté. Pour éviter, avait-il dit, les " risques de dérive ", en particulier celui que le RMI, apportant au départ " comme un ballon d'oxygène " à certaines catégories de la population, ne se transforme en " un ghetto ", il fallait que le " gouvernement prenne (...) un certain nombre d'engagements faisant ressortir sa détermination de dégager (...) des solutions (...) que le RMI ne peut pas, à lui seul, résoudre (7) ". Il espérait que l'on en viendrait dans les deux ans et demi à réexaminer à la fois le concept (revenu minimum d'insertion) et ses modalités d'application, et que l'on engagerait alors un véritable débat de fond sur l'emploi et la question sociale.

D'autres précautions avaient été prises à l'époque pour éviter la relégation de la pauvreté et de la précarisation sociale à la périphérie du système. Dans sa première version, le RMI découlait d'un droit constitutionnel, celui d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence, garantis par la puissance publique. Quant à l'insertion professionnelle ou sociale attachée à ce droit, il était hors de question, dans l'esprit du législateur, de rendre les usagers du RMI responsables d'une offre inadéquate ou des lenteurs et insuffisances de l'action publique. De là le souci d'ériger l'insertion en " impératif national ", c'est-à-dire en obligation reposant non exclusivement sur l'allocataire, mais sur le législateur et, au-delà, sur la société tout entière. De là également toute une série de protections juridiques des bénéficiaires. Ces derniers étaient invités à signer un contrat d'insertion dont le non-respect pouvait être sanctionné par une suspension de l'allocation si leur responsabilité était établie. Cependant, loin de se présenter dépourvus d'outils adéquats, les travailleurs sociaux, pour l'essentiel, se sont retrouvés seuls à porter le fardeau de l'insertion et à l'interpréter en bricolant au jour le jour des solutions insatisfaisantes pour les allocataires, pour les institutions dont ils subissaient la contrainte pesante et pour eux-mêmes. Cherchant à préserver contre vents et marée le " droit de vivre (8) " des plus démunis, leurs efforts ne pesaient pas lourd en face de l'énorme machine concurrentielle, qui pousse à supprimer des emplois. Ils ne sont parvenus ni à contenir l'extension des zones de vulnérabilité sociale ni, comme un outil consignant des droits et des devoirs rigides, le contrat avait une finalité participative : il ne s'agissait pas d'imposer des choix de l'extérieur sans permettre à l'allocataire d'y adhérer.

Dans la pratique, les ardentes obligations nationales à l'égard des plus démunis ont été " oubliées ". Le RMI a cessé d'être un droit pour devenir à la fois une faveur " généreusement " accordée aux déshérités et le déversoir d'un système toujours plus restrictif d'indemnisation du chômage. Entamées à partir de 1979 et surtout de 1982, les séries de révisions à la baisse des droits à indemnisation du chômage, particulièrement fortes pour les salariés ayant de courtes références de travail et pour les chômeurs de longue durée, ont conduit mécaniquement un nombre croissant de chômeurs en fin de droits à s'inscrire au RMI.

Bricolage au jour le jour

Quoique dépourvus d'outils adéquats, les travailleurs sociaux, pour l'essentiel, se sont retrouvés seuls à porter le fardeau de l'insertion et à l'interpréter en bricolant au jour le jour des solutions insatisfaisantes pour les allocataires, pour les institutions dont ils subissaient la contrainte pesante et pour eux-mêmes.

Cherchant à préserver contre vents et marée le " droit de vivre (8) " des plus démunis, leurs efforts ne pesaient pas lourd en face de l'énorme machine concurrentielle, qui pousse à supprimer des emplois. Ils ne sont parvenus ni à contenir l'extension des zones de vulnérabilité sociale ni, sauf exceptions remarquables, à épargner à la masse des individus victimes de la guerre économique l'épreuve des échecs répétitifs dans l'accès à l'emploi, épreuve conduisant au " deuil de soi ", qui est aussi un deuil du sens donné à son travail et aux efforts accomplis. "

On ne peut pas se réinsérer, dit ainsi une femme de 34 ans. Je suis toujours au même plan, mais je ne suis jamais en haut. L'administration voit que je fais beaucoup d'efforts, mais au lieu de me récompenser, on me sape le moral, on nous fait du chantage. "

Placés par la logique gestionnaire dans une situation de tension entre les fins poursuivies et les moyens mobilisés pour les atteindre, sans que leur soit reconnue la liberté de trancher ce conflit, les travailleurs sociaux ont dû inventer des stratégies de contournement de problèmes insolubles (l'absence d'emploi ou de logement) et de demandes inaudibles de la part des chômeurs (" Je veux du travail ! "). Par exemple, ils ont abusivement recouru à une psychologie sauvage assimilant le chômage à une pathologie (voir l'encadré) et nourrissant une suspicion grandissante de la fraude et de la mauvaise motivation. À leur corps défendant, ils ont ainsi joué un rôle éminemment fonctionnel dans les représentations officielles et la légitimation des politiques dites de " lutte contre le chômage ".

Souvent incapables d'adhérer aux démarches répétitives et sans lendemain (stages de présentation ou de rédaction de curriculum vitae, par exemple) qui leur sont proposées, les chômeurs-allocataires ont, pour leur part, appris à jouer très pragmatiquement le jeu social qui leur était prescrit : exhiber le mieux possible des comportements formellement motivés et autonomes, même si cela entrait en contradiction avec leur expérience. De sorte que la principale question intéressant aussi bien les gestionnaires du chômage que les travailleurs sociaux ou les chômeurs eux-mêmes, celle de leur " employabilité ", et plus précisément celle de leur rapport au travail, n'a jamais été sérieusement examinée.

Or ce rapport-là ne se laisse pas interpréter par une simple mise à plat de la trajectoire biographique, ou par un décompte des atouts et des manques repérables dans la situation actuelle des allocataires. Il ne se déduit pas de l'être des personnes ni des stratégies adoptées par les uns ou les autres pour se frayer un chemin dans le dispositif du RMI et répondre aux attentes de leurs accompagnateurs (9). Il se noue autour d'un combat quotidien livré par chacun pour survivre et pour " s'envoler ", selon l'expression d'un des cent cinquante allocataires rencontrés en 2004-2005. Pour beaucoup d'entre eux, surtout les hommes condamnés à une cohabitation prolongée avec leurs parents, s'envoler c'est réussir enfin à se faire une place autonome et digne dans la société. Mais, aussi entourés soient-ils, ils sont acculés à mener ce combat dans la plus grande solitude dès lors que le travail ne mène pas à un avenir et qu'ils n'ont pas d'avenir pour les mener au travail.

La législation et les autres réglementations récentes prétendent mettre fin à ces pratiques. Mais elles n'ont pas pour objet de redonner consistance au " droit de vivre ". Comme l'a montré de façon fort prémonitoire Michel Foucault, la " gouvernementalité néolibérale " cherche à s'imposer sans considération de la personne. Elle instaure des règles du jeu qui ont pour finalité d'organiser et d'accompagner de bout en bout une transformation sociale en vertu de laquelle " les mécanismes concurrentiels, à chaque instant et en chaque point de l'épaisseur sociale, [pourront] jouer le rôle de régulateur (10) ".

C'est pourquoi le premier critère de jugement sur l'" employabilité " des individus est désormais complètement réduit à la notion de " risque " d'épuisement des droits à des revenus de transfert (indemnisation du chômage et/ou allocations). Le critère est simple : plus on a de droits, plus la durée théorique de leur jouissance est longue, et plus on est considéré comme un facteur de " risque ". On devient alors un chômeur " prioritaire " à caser le plus vite possible pour l'éviter. Les méthodes permettant de raccourcir, quel qu'en soit le prix humain, la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi (tous statuts confondus) sont nombreuses. Elles organisent des procédures d'" accompagnement vers l'emploi " qui sont dorénavant très répressives puisqu'elles se confondent avec un système de contrôles et de sanctions appliqué aux récalcitrants. On parle même de " récidivistes ".

Individus en concurrence

Aussi la pauvreté, y compris celle des gens qui travaillent, s'apprécie-t-elle uniquement du point de vue de ses effets, et non de ses causes : tolérable, " naturelle ", elle ne doit pas devenir un grain de sable qui, à travers des explosions de violence ou en raison de sa dépendance financière à l'égard de la " solidarité " publique, compromettrait le bon fonctionnement de la mécanique concurrentielle. Selon ce point de vue maintenant dominant, rattacher les pauvres au pacte social, ce n'est pas leur reconnaître une réparation - fût-elle insuffisante, temporaire et à réinventer - pour le préjudice subi : seule la concurrence subirait des préjudices. C'est tout simplement élaborer des règles qui les entraînent de gré ou de force dans la guerre concurrentielle, là où est réputé se définir le destin collectif. Tout en mettant en place une " clause de non exclusion totale " maintenant la contestation de l'ordre public en deçà d'une limite au-delà de laquelle celui-ci risquerait d'être compromis.

Il va de soi qu'une telle atrophie des finalités collectives redessine la frontière entre sphères publique et privée. Elle invite la seconde à prendre la responsabilité de donner, serait-ce bénévolement, un contenu à l'idée de solidarité humaine par l'addition d'actions et d'initiatives individuelles.

Cependant, la frontière dont il est ici question ne départage pas une sphère qui serait naturellement réservée à l'intervention étatique de domaines où les " lois de l'économie " jugeraient préférable l'abstention de l'État. Si les gardiens de l'ordre public pratiquent une répression plus ou moins " douce " de la fraction (grandissante) des déshérités jugés récalcitrants à l'excès, ils n'entendent pas " abandonner sur le bord de la route " le plus grand nombre ni enfermer les misérables dans des mouroirs - work-houses, hôpitaux généraux et autres ateliers de charité.

De façon très interventionniste, ils prétendent les " faire vivre ", c'est-à-dire les " mettre en règle " jusqu'à transmuer les individus en autant de micro entreprises en concurrence les unes avec les autres. Même si cela doit entraîner dans l'ordre du vivant des impasses existentielles, des deuils de soi et d'autrui.

Cette négation du vivant est au cœur du " déficit démocratique ", car elle produit des normes auxquelles ne peuvent adhérer les êtres de chair et de sang ; ce sont à proprement parler des règles anomiques. En retirant toute substance aux droits sociaux fondamentaux des citoyens, elles réactivent immanquablement l'autoritarisme politique et le traitement punitif du vivant lorsqu'il s'exprime sous la forme d'une insoumission jugée néfaste à l'ordre établi. De là le virage répressif du gouvernement en matière sociale, notamment dans toute la réglementation relative au traitement du chômage.

NOËLLE BURGI.

(1) Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), "Le coût de la politique de l'emploi en 2004 ", Premières infor mations et premières synthèses, n" 25.2, Paris, juin 2006.

(2) En pleine crise du contrat première embauche (CPE)... donc passée inaperçue.

(3) Il s'agit en l'occurrence du contrat insertion -revenu minimum d'activité (CI-RMA) créé par la loi portant décentralisation du RM1, qui en avait limité la durée à dix-huit mois.

(4) Vincent de Gaulejac et Isabel Taboada Léo-netti, La Lutte des places, Desclée de Brouwer, Paris, 1994.

(5) Laurence Théry (sous la dir. de), Le Travail intenable. Résister collectivement à l'intensification du travail, La Découverte, Paris, 2006.

(6) Lire Anne Daguerre, " Emplois forcés pour les bénéficiaires de l'aide sociale ", Le Monde diplomatique, juin 2005.

(7) Jean-Michel Belorgey, " Rapport fait au nom de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales ", Journal officiel, débats de l'Assemblée nationale, n° 161, 1988, p. 82-83.

(8) Karl Polanyi évoque le " droit de vivre " à propos d'une expérimentation (dite " loi de Speenhamland ") fondatrice du marché " autorégulateur " dans l'Angleterre du XIXe siècle. Ce repère est utile pour comprendre les impasses du RMI et des réformes actuelles. Cf. La Grande Transformation, Gallimard, Paris, 1983.

(9) C'est-à-dire des personnes qui les suivent, les " accompagnent " vers l'emploi ou l'" insertion " sociale.

(10) Michel Foucault, Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France, 1978-1979, Gallimard-Seuil, Paris, 2004, p. 151.

Face-à-face révélateur

Pour trouver une issue à des problèmes insolubles comme l'absence d'emploi ou de logement, la stratégie de contournement la mieux connue est celle qui consiste à assimiler le chômage à une pathologie, et tout particulièrement à un problème psychologique. " Ce sont les gens déjà fragiles qui tombent dans le RM/ " : cette idée, exprimée par une travailleuse sociale, était omniprésente parmi les quelque quarante intervenants (responsables associatifs, assistants sociaux, etc.) rencontrés en 2003-2004 dans un département d'Ile-de-France. Une fragilité dont les critères d'appréciation sont flous. A titre illustratif, on peut citer les propos d'un travailleur social, intrigué par le cas d'une jeune femme : " Elle a 32 ans, elle a une formation commerciale, elle ne travaille plus depuis deux ans et demi. Elle a l'air d'aller bien, elle a toujours le sourire ! Mais une question de santé mentale se pose. Parce que quelqu'un qui est formé, qui a des bases, une expérience professionnelle, qui a 32 ans et qui ne travaille pas depuis deux ans et demi !... (...) Elle habite chez ses parents : à 32 ans, c'est un signe ! Un signe que quelque chose ne va pas ! "

En face, les allocataires rencontrés réagissent diversement. Tantôt ils sont déconcertés, tel ce jeune homme de 29 ans : " On m'a envoyé [dans une association] qui aide les personnes ayant des problèmes psychologiques à aller voir des employeurs. (...) Une personne plus ou moins psychologue a parlé avec moi pour conclure que je n'avais pas spécialement besoin des services de l'association. "Tantôt les RMistes expriment du dégoût, voire de l'ironie : " L'assistante sociale me dit que je suis paranoïaque. C'est le principe : on houspille le dépressif pour qu'il avance ", s'exclame un jeune homme par ailleurs cultivé, et fatigué des stages répétitifs et sans lendemain.

Fréquemment, " les RMistes arrivent et se présentent en pleurant, ils ont toujours l'air d'aller mal, ils ont l'air affligé, mais quand je les vois dans la rue, ils sont très différents ", assure une femme chargée de leur insertion, habitant et travaillant dans la même localité que les chômeurs. Et pour cause. D'une part, la majorité des allocataires savent bien que, s'ils se présentaient autrement, ils risqueraient d'éveiller les soupçons des travailleurs sociaux. Seraient-ils en train de profiter de la générosité publique, cacheraient-ils quelque chose, seraient-ils des assistés ? - autant de questions qui traversent constamment l'esprit de ceux qui traitent leur dossier. Mais, d'autre part, le statut d'allocataire du RMI est tellement fustigé que personne ne s'en vante. Comme l'explique une chômeuse vivant dans une cité HLM : " Ici on est pas mal de RMistes, mois on n'en parle pas. Pourtant tout se sait, mois on se protège en quelque sorte. Beaucoup mentent, les femmes disent que leurs maris travaillent, alors que ce n'est pas le cas. "

N.B.




Des cerveaux malades :

L'article de Noëlle Burgi illustre parfaitement ce qui nous pend au bout du nez si nous ne savons pas réagir vite au projet de société que le libéral fascisme est en train de mettre en place.

Ce projet, qui a dû germer dans quelques cerveaux malades et que défend Sarkozy, prône le tout concurrentiel et le chacun pour soi.

C'est le démantèlement de tout ce qui caractérise et fait la valeur des sociétés animales desquelles les sociétés humaines font partie.

Ce projet de société repose d'abord sur l'individualisme. Dans les sociétés pérennes, l'individu ne peut ni être nié, ni avoir de primauté. Il existe toujours un équilibre entre une part d'autonomie (individualisme) et une obligation à la règle commune (culture). Les sociétés humaines qui ont voulu nier la part d'autonomie des individus au profit des règles autoritaires et étatiques n'ont duré guère plus que quelques dizaines d'années. Celle qu'on nous présente comme chantre de l'individualisme est en réalité un leurre pour la raison que mettre autant les individus en concurrence les uns contre les autres aboutira à court terme à la négation de la notion d'individu trop vite contraint pour survivre à se replier sur des communautarismes naturels ou construits de toutes pièces. C'est déjà ce que l'on observe avec divers communautarismes religieux ou sectaires ou la formation de bandes ou la renaissance de groupuscules nazillons, etc. C'est aussi ce qui fait le succès des clubs, des associations, et autres rencontres…

Prôner l'individualisme concurrentiel comporte en réalité, chez ses laudateurs, une arrière-pensée darwinienne du genre : je suis le meilleur, je dois donc gagner, posséder, dominer, être riche, etc. D'ailleurs, l'individualisme concurrentiel est avant tout de nature économique : comment abuser au mieux du travail social ? Il est évident alors que les déréglementations économiques aident mieux les déjà possédants que les démunis. Mais les possédants ne sont pas à l'abri et la concurrence déréglementée à laquelle ils aspiraient se retourne contre eux et leurs fortunes se défont parfois aussi vite qu'elles s'étaient faites (hedge funds et autres machins de la bulle financière, crises industrielles dues à l'émergence des pays à forte croissance, etc.).

Un troisième volet de ce projet de société consiste à démanteler aussi loin que possible les droits et les protections, sous-entendu des plus faibles ou des plus vulnérables du moment. C'est vrai pour les chômeurs et les fins de droit, mais c'est aussi vrai des travailleurs pour lesquels les droits du travail sont systématiquement réduits. En fait, ce sont pour tous les aspects de la vie en société que les droits et les protections sont mis à mal depuis près de vingt ans bientôt.

Un aspect anecdotique, mais néanmoins grave, est le retour à la méritocratie qui est un autre mot pour copinage. Cette manière de faire reste un des cinq piliers du fascisme historique, non ?

Un autre pilier du fascisme, c'est bien la surveillance des libertés individuelles, qui précède de peu la privation. Faut-il faire un dessin ?

Enfin, parce que tous les ferments des rébellions sont en place, l'état n'a plus de cesse, pour perdurer, que de s'installer dans toujours plus de pouvoirs régaliens. Il lui faut toujours plus de militaires, de porte-avions tout neufs, de policiers dans les banlieues, de juges à la botte, de médecins pour contrôler les fraudes à l'arrêt de travail ou à la sécurité sociale, de contrôles des chômeurs, des nègres, des jeunes, des fumeurs, des femmes, des chiens, etc.

Suspicion et délation sont bientôt synonymes de gouvernance durable. Tout le monde concurrence tout le monde. Tout le monde craint tout le monde. Tout le monde se méfie de tout le monde. À ce jeu, il n'y a pas que les faibles qui soient perdants. On peut toujours trouver plus faible que soi. C'est comme dans le film la mort du rat : un mec est devant une machine à ensacher des cacahouètes. La machine s'emballe. Le mec n'arrive plus à ensacher les cacahouètes qui, rapidement, jonchent le sol de l'atelier. Le patron arrive et vire le mec qui rentre chez lui, bat sa femme laquelle enfile une taloche à son môme qui frappe le chien qui mord le chat qui descend à la cave et tue le rat. Les rats, à force, sauront bien nous refiler la peste !

Alors quand je dis que c'est un malade !




La pauvreté n'est pas mesurable qu'avec le seul facteur de capacité monétaire d'un individu, d'une famille, sinon d'un groupe socio-économique (RMIstes, chômeurs, travailleurs pauvres, à temps partiel, SMICards, etc.).

Bien entendu, les revenus sont, logiquement, un critère plus facilement mesurable que la notion de renoncement aux soins, lequel n'est pas nécessairement le fait de personnes à faibles revenus et qui est aussi un signe d'une autre pauvreté.Généralement, on distingue plusieurs grands critères pour une approche de la notion de pauvreté : les revenus, l'emploi, le logement, le travail, la santé, l'alimentation, la scolarité, l'accès aux minima sociaux, le recours aux services d'organisations caritatives, la culture, le sport, etc.

Même si ça n'est pas toujours évident, lorsque dans une famille pauvre, les préoccupations essentielles sont l'approvisionnement en produits de première nécessité (nourriture, articles pour l'hygiène, vêtements, etc.), les enfants auront moins accès à des livres ou à Internet, ils arrêteront l'école plus tôt, s'ils font du sport, ce sera sur la table de ping-pong en béton en bas de la tour ou sur le panneau de basket sur le parking, pas souvent dans un club et finalement, très peu d'entre eux pourront s'offrir une grosse bagnole grâce à une économie parallèle et souterraine !




BRAVO LES BANQUES !

Malgré les défauts de paiement de nombre de leurs clients, entreprises ou particuliers dans l’impossibilité d’honorer leurs traites, les banques françaises renouent avec les profits. La BNP affiche 4,4 milliards d’euros de bénéfices nets pour les neuf premiers mois de l’année. De soncôté, la Société Générale a engrangé 426 millions d’euros au cours du troisième trimestre, soitune hausse de 132% par rapport au trimestre précédent. Sur ce total, 133 millions correspondent aux« activités de marché », c'est-à-dire aux opérations des traders…

SECOURS CATHOLIQUE.

Dans son rapport annuel, publié le 5 novembre, l’association caritative note qu’après deux années debaisse, le nombre de situations dont elle s’occupe est reparti à la hausse en 2008. « Les nouvellespersonnes accueillies s’en sortaient difficilement avant la crise grâce au travail intérimaire et au contrat à durée déterminée », indique le Secours catholique. « Victimes des plans d’ajustement, elles frappent désormais à la porte des services sociaux, qui souvent n’ont d’autres solutions que de les orienter vers nous ».

Á défaut de brûler les banques comme nous y convie le patron du Crédit Agricole, on pourrait imaginer pendre les banquiers, faudra bien se faire à cette idée avant qu'elle ne nous choque...




Le RSA, un bel exemple d'autofinancement

Mercredi, 11 Novembre 2009

http://www.actuchomage.org/2009111110251/Mobilisations-luttes-et-solidarites/le-rsa-un-bel-exemple-dautofinancement.html

En mai 2008, l'économiste Jean Gadrey avait averti : pour "réduire la pauvreté", le RSA va faire payer les pauvres eux-mêmes. Politis en a fait le constat : démonstration.


Un vent de panique est en train de souffler sur le Revenu de solidarité active avec l'arrivée récente, selon les départements, des déclarations trimestrielles envoyées par la Caisse d'allocations familiales aux personnes concernées. En la recevant, nombre d'entre elles découvrent avec surprise que leurs (maigres) ressources sont "taxées" pour financer ce revenu.

Quelques personnes éligibles au RSA m'ont envoyé leur déclaration et, vérification faite, une subtile taxation a été mise en place qui concerne tous les éligibles au RSA, qu'ils soient d'ex-RMistes, allocataires de l'allocation de parent isolé (API) ainsi que des salariés pauvres touchant un RSA de complément.

Le gouvernement avait estimé à près de 3,5 millions le nombre de personnes qui pouvaient prétendre au RSA, dont 1 million de Rmistes et environ 2 millions de salariés "modestes". Le coût du RSA, estimé à 10 milliards d'euros, devait être financé pour moitié par les conseils généraux (les départements), l'autre moitié par l'État.

En fait, ce mode de financement masque une forme de taxation
que le site Internet du Haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté a été récemment contraint de mettre au jour. Le Haut commissariat a en effet été obligé de mettre en ligne, le 2 octobre, une réponse aux " inquiétudes [qui] se sont récemment manifestées sur le formulaire de demande du RSA à propos de la déclaration des revenus d'épargne ".

La confirmation des " inquiétudes " des allocataires du RSA, une information qui a peu circulé ces dernières semaines, suscite quelques remous dans les CAF : " Oui, les revenus de l'épargne quelle que soit la forme de cette épargne sont pris en compte au même titre que les autres revenus perçus par le foyer (salaires, pensions, retraites, etc.) ", avoue le Haut commissariat. Cette disposition, qui ne figure pas sur le formulaire de demande RSA et qui est inscrite dans la rubrique 041 (" autres revenus ") des déclarations trimestrielles, concerne tous les livrets, y compris le livret A, et donc la petite épargne utilisée par les personnes les plus précaires qui ne peuvent avoir accès au système bancaire classique.

Cette taxation des ressources des allocataires au RSA est très perverse : Par exemple, elle consiste à déduire du RSA 3 % du montant de l'indemnité de licenciement que vient de percevoir une personne au chômage. Et si cette somme a été déposée, par exemple sur un livret A, 4 % seront déduit du RSA.

Explication : une personne au chômage éligible au RSA vient de percevoir une indemnité de licenciement s'élevant à 10.000 euros. La caisse d'allocations familiales déduira du RSA 3% des 10.000 euros, soit 300 euros, soit 25 euros mensuels. Ôtez ces 25 euros sur les 447 euros (maximum) que peut percevoir une personne seule sans emploi alors que le seuil de pauvreté est évalué à 817 euros, et vous avez une (petite) idée de la situation de grande pauvreté qu'est en train de provoquer cette discrète taxation des revenus des pauvres qui sert finalement à financer… le RSA.

K., qui vit dans un village de l'Ariège, salariée saisonnière avec contrat de son employeur, seule avec ses trois enfants, a perdu son boulot et n'en revient pas : " Je viens de toucher une prime de licenciement, je suis éligible au RSA mais sur la prime de 1.000 euros, on va m'enlever 3 % pour payer mon RSA ! ". Elle me parle de son voisin âgé de 42 ans, " séropositif depuis 23 ans, vivotant de petits boulots " : " Il n'a pas droit au crédit et il a des enfants. Il a mis de l'argent de côté, mais le cash est sur son livret A et il a un livret d'épargne populaire (LEP) avec 42.000 euros dessus. Il n'a plus droit au RSA, car le RSA vient compléter son revenu d'environ 800 euros, mais la somme dérisoire disparaît avec la taxe, ce qui n'était pas le cas avec le RMI ".

Tous les comptes sont concernés : livret A, LEP, LDD, le livret enfant, le compte courant, l'assurance vie, le PEL, etc. explique K. qui obtenu ses informations de la CAF, le service des impôts et sa banque ignorant l'existence de ce dispositif. " La CAF a accès aux informations bancaires via les impôts sans qu'il y ait besoin d'enquête. Le fait d'être au RSA est suffisant", précise aussi K. qui témoigne d'un phénomène en cours : " Les gens commencent à retirer en masse leurs économies pour les mettre dans les matelas et cela commence à se savoir ". La déclaration trimestrielle contient en effet cette mention : " Attention, vos déclarations seront systématiquement vérifiées l'année suivante auprès du service des impôts ".

Résumons : ces personnes m'expliquent que " pour les malades HIV, cancer et autre qui ne peuvent avoir de crédit, qui ont économisé pour payer cash les études des gamins ou le logement se retrouvent éligible au RSA mais ne touchent plus rien car le 3 % déduit du montant du RSA " le réduit à… peau de chagrin.

Pour toucher le RSA, les allocataires ont aussi une autre charge à supporter, qui a fait l'objet d'une polémique récente et a été médiatisée parce qu'un élu de l'UMP s'en était étonné. Elle concerne les Rmistes inscrits au RSA. Un certain nombre d'entre eux ont réussi à trouver un petit boulot complété par le RSA. Surprise, ils sont " imposés au titre de la taxe d'habitation et de la redevance audiovisuelle ", a reconnu le Haut commissariat. Ainsi les allocataires qui travaillent vont devoir payer la redevance audiovisuelle à partir de 2011.

" Le gain lié au RSA reste toujours supérieur au montant de la taxe d'habitation et à la redevance audiovisuelle payées ", assure le Haut Commissariat de Martin Hirsch. C'est sans compter sur le bel édifice de taxation qui concerne la totalité des ressources et, surtout, c'est faire peu de cas de la situation vécue par ces personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

Thierry Brun pour Politis

Dans les CAF, tous les revenus sont pris en compte

Pour bénéficier du RSA, le demandeur doit justifier de ses revenus. Une démarche habituelle en matière d'allocation sociale. Les revenus pris en compte sont l'ensemble des ressources, " de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer " (Art.r 262-6) pendant les 3 derniers mois précédant la demande. Le contrôle repose, lui, sur les dispositions du Code de l'action sociale et de la famille qui autorise la Sécurité sociale à vérifier le "train de vie" des bénéficiaires.

Concernant le RSA, les éléments d'évaluation à fournir sont très complets (Art.R. 262-74). Lors d'une conférence de presse, le 28 mai, les administrateurs CGT de la Caisse nationale d'allocations familiales ont dénoncé cette situation qui oblige les futurs allocataires à signaler que toutes les démarches concernant l'obtention des droits liés à leur situation ont été entreprises y compris par voie judiciaire (exemple de la pension alimentaire qui doit être réclamée à ses ascendants), l'obligation d'inscription au Pôle Emploi avec sanctions à la clé (exemple des 2 emplois ou formations proposés à accepter sous menace de radiation), la déclaration des biens et éléments de train de vie (exemples : épargne, patrimoine et autres éléments dits de confort) qui font l'objet, pour leur contrôle par les CAF, d'une circulaire très précise établie par la Direction de la Sécurité sociale (voiture, équipement ménager et informatique, etc.).

À lire également :

» Pour réduire la pauvreté, faire payer les pauvres par Jean Gadrey

» RSA et épargne disponible : Martin Hirsch nous a menti

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Pauvre ou malade, il faut choisir !

jeudi 16 septembre 2010 , par Xavier Frison / http://www.politis.fr/Pauvre-ou-malade-il-faut-choisir,11561.html

Députés UMP et gouvernement évoquent une possible franchise obligatoire de 30 euros pour accéder à l’aide médicale d’État, réservée aux plus précaires. Tollé des associations.

Quand l’idéologie rencontre le principe de réalité, la discussion tourne vite au dialogue de sourds. L’idéologie consiste ici à remettre en cause le principe de gratuité de l’aide médicale d’État (AME), un dispositif instituant l’accès libre aux soins pour les patients étrangers sans titre de séjour, mis en place en janvier 2000 par le gouvernement Jospin. Un acte de générosité coûteux envers des populations illégales, inacceptable pour la droite, qui n’a eu de cesse, depuis dix ans, de restreindre l’accès à cette aide (conditions de ressources, trois mois de présence au minimum sur le territoire).

Dernière offensive en date portée par des parlementaires UMP et le gouvernement en cette rentrée 2010 : instaurer une franchise de 30 euros aux bénéficiaires de l’aide médicale État. Une fortune pour ces derniers, dont les ressources ne dépassent pas 634 euros mensuels. Et juste de quoi, selon Médecins du monde, couvrir moins de 1 % des dépenses du dispositif AME. « Une participation de 30 euros par adulte est loin d’être négligeable pour les personnes concernées. Il s’agit d’un obstacle réel qui s’ajoute à l’ensemble des impôts et contributions de toute nature déjà versés par ces populations à la collectivité », rappellent la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), l’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE), l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux, et le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss). Alors que le projet devrait être discuté dès octobre prochain, à l’occasion de l’examen de la Loi de finances, ces organisations réitèrent leur opposition à la taxation de l’AME, déjà dénoncée dans une lettre ouverte du 29 juillet à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, restée sans réponse. Silence fâcheux lorsqu’on sait que ces structures représentent au bas mot 850 associations, ONG et organismes publics du secteur sanitaire et social en France. Fortes de leur expertise de terrain, celles-ci identifient trois écueils majeurs.

Le projet « des 30 euros » est d’abord extrêmement dangereux en termes de santé publique, en ne faisant qu’augmenter la difficulté d’accès aux soins de personnes lourdement précarisées. « Créer un obstacle financier pour l’accès aux soins de personnes en situation de survie, c’est retarder la prise en charge médicale, donc contribuer à mettre à terre l’ensemble des politiques de prévention, estiment les associations. Réserver les soins aux seules urgences est une aberration en termes de santé publique. »

Deuxième point noir, le projet s’avère « économiquement catastrophique » : faire payer l’AME 30 euros fera d’abord mécaniquement diminuer le nombre de bénéficiaires, et donc le coût, mais l’opération se soldera « en gouffre financier » au moment où ces exclus des soins frapperont à la porte de l’hôpital, à un stade avancé de leur maladie. Ainsi, « loin de rapporter de l’argent dans les caisses de l’État, cette contribution est un piège à retardement pour les finances publiques ».

L’argument d’un coût trop élevé pour l’État, rabâché par les députés UMP Thierry Mariani et Claude Goasguen, et plus récemment par Roselyne Bachelot, ne convainc pas non plus le Syndicat de la médecine générale : « En aucun cas, l’AME n’est responsable du déficit de l’assurance-maladie ; c’est bien plutôt l’État français et ce gouvernement qui n’assurent pas leurs missions de santé publique. » Ainsi, selon un rapport sur la gestion de l’aide médicale d’État de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié en mai 2007, «  le dispositif de l’AME a fait l’objet d’une sous-budgétisation depuis sa création », créant une dette annuelle de l’État envers ¬l’assurance-maladie (environ 900 millions d’euros fin 2006). Précision toujours aussi cinglante : « Les dépenses facturées […] correspondent à des soins effectivement dispensés à des personnes répondant aux conditions d’éligibilité à l’AME. En effet, la gestion rigoureuse de la prestation […] limite les possibilités de fraude. »

Troisième problème grave pointé par les associations mobilisées, l’aide médicale d’État payante serait « socialement injuste et discriminatoire ». Contrairement à ce que certains promoteurs de l’AME à 30 euros voudraient faire croire en surfant sur la vague de l’individualisme ambiant, les bénéficiaires de cette aide « ne se trouvent en aucune manière dans une situation plus favorable que les assurés sociaux ». À ressources équivalentes, les assurés sociaux peuvent en effet bénéficier gratuitement de la couverture maladie universelle (CMU), qui garantit une prise en charge des soins supérieure à celle de l’AME. « Depuis le XIXe siècle, les grandes avancées en termes de santé publique, comme la lutte contre la tuberculose ou le VIH, ont été basées sur une politique incluant les populations les plus marginales et précaires, rappelle Olivier Bernard, président de Médecins du monde. Au plus fort de la crise de la grippe cet hiver, avec les vaccinations dans les camps roms ou la distribution de masques dans la rue, personne ne s’est posé de questions sur le statut des gens. » Presque une autre époque.

Qu’est-ce que l’AME ?

L’aide médicale d’État s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les exclusions. Elle vise à permettre l’accès à la prévention et aux soins des personnes étrangères résidant en France de manière ininterrompue depuis plus de trois mois, en situation irrégulière (absence de titre de séjour ou de récépissé de demande). À titre exceptionnel, cette aide peut être accordée à des personnes de passage sur le territoire français, dont l’état de santé le justifie (maladie ou accident), sur décision du ministre chargé de l’Action sociale. La demande d’AME est instruite par les caisses d’assurance-maladie du régime général. Elle est accordée pour un an sous les mêmes conditions de ressources que la couverture maladie universelle (plafonnées à 634 euros mensuels pour une personne seule). Les soins de maladie et de maternité, de même que le forfait hospitalier, sont pris en charge à 100 % pour les bénéficiaires de l’AME. Ils sont en outre dispensés de faire l’avance des frais. Chaque année, environ 200 000 personnes ont accès à l’AME, pour un coût de 600 millions d’euros.

_X. F.




On pourra consulter des dossiers sur les pauvretés sur quelques sites répertoriés ci-après :

Pauvreté sur Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauvret%C3%A9
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seuil_de_pauvret%C3%A9
http://fr.wikipedia.org/wiki/Indicateur_de_pauvret%C3%A9
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauvret%C3%A9_en_France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauvret%C3%A9_aux_%C3%89tats-Unis

Le rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale 2005-2006
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000163/0000.pdf

Des articles, nombreux et variés
http://blogsocial.viabloga.com/texts/pauvrete.shtml

Pauvreté : comment la mesurer ?
http://www.pauvrete-politique.com/a_agir1.htm

La pauvreté et ses mesures
http://www.libres.org/francais/dossiers/pauvrete/mesure.htm

Erreurs de mesure et entrées-sorties de pauvreté
http://www.crest.fr/seminaires/recherche/20012002/erreurs_mesure.pdf1 million d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté en France !
http://www.lesechos.fr/regions/atlas/atlas_04_02_2004.htm

La Suisse et ses travailleurs pauvres
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8914

La pauvreté en Suède
http://societesnordiques.blogspirit.com/archive/2006/07/19/la-pauvrete-en-suede.html

Le site de Rezo.net
http://rezo.net/themes/pauvrete

Les enfants pauvres en France
http://www.cerc.gouv.fr/rapports/rapport4cerc.pdf

Pauvreté et exclusion des jeunes
http://www.social.gouv.fr/htm/pointsur/onpes/webjeunes.htm

Que savons-nous de la pauvreté dans le monde ?
http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=517

Mondialisation de la pauvreté
http://www.teddygoldsmith.org/page8.html

Le rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/044000149/0000.pdf

La perception de la pauvreté en Europe depuis le milieu des années 1970
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/es383-384-385m.pdf

Transferts sociaux et pauvreté en Europe
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er104.pdf

PAUVRETÉ ET ACTIVITÉ : VERS QUELLE ÉQUATION SOCIALE ?
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/262.pdf

GRANDE PAUVRETE ET REUSSITE SCOLAIRE
http://www.ac-nancy-metz.fr/cefisem/Gdepauvrete/Grdepaudef.htm

Les analyses qualitatives de la pauvreté : continuité ou rupture ?
http://ced.u-bordeaux4.fr/ceddt81.pdf

Pauvreté et Dette
http://www.planetecologie.org/JOBOURG/Francais/pauvretee.html

École famille et grande pauvreté
http://crdp.ac-besancon.fr/carep/6avril2005/crlacot.htm

Outil d’évaluation de la pauvreté en microfinance
http://www.cgap.org/docs/TechnicalTool_05_French.pdf

La pauvreté en milieu rural
http://www.place-publique.fr/article1670.html

Une approche de la pauvreté à partir de l’hétérogénéité des conditions de vie
http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C214.pdf

RMI, dernier maillon dans la lutte contre la pauvreté
http://www.irdes.fr/En_ligne/Rapport/rap1999/rap1280.pdf

Les formes contemporaines de la pauvreté et de l'exclusion en Europe
http://etudesrurales.revues.org/document70.html

Contre le chômage et toutes les formes de précarité, pour la justice sociale !
http://www.solidaires.org/article16166.html

Niveau de vie, inégalités et pauvreté, en France et aux États-Unis
http://www.danielmartin.eu/economie/pauvrete-france-usa.htm

Assemblée contre la précarisation
http://contrelapreca.eklablog.com/




Articles :


PAUVRETÉ : ACCÉLERATEUR D’ISOLEMENT (Statistiques 2005) /
POUR EN FINIR AVEC « LE CHIFFRE DU CHOMAGE » /
Chiffres du chômage : L'APEIS invite à "Chercher l'erreur..." /
Chiffres du chômage : sortir de l'impasse ! /
L'Europe et la pauvreté : quelles réalités ? /
Vulnérabilité, fragilité, précarité, résilience, etc. De l’usage et de la traduction de notions éponges en sciences de l’homme et de la vie /
Rapport conjoint sur la protection sociale et l'inclusion sociale 2008 /
Le nouveau seuil de pauvreté fixé à 1,25 dollar par jour : 1,4 milliard de personnes pauvres /
Le DAL et les Don Quchotte : condamnés /
Les vrais chiffres du chômage /
Sondage sur les SDF : à question simple, réponse simpliste /
Balkany : il n'y a pas de pauvres en France /
Le mal-logement concerne 3,5 millions de personnes en France /
La durée des procédures d'expulsion locative réduite de trois à un an... Merci l'UMP /
Quelles caractéristiques sociales et quel recours aux soins pour les bénéficiaires de la CMUC en 2006 ? /
La France compte-t-elle huit millions de pauvres ? /
Inégalités de niveau de vie et mesures de la pauvreté en 2006 /
Neuf Européens sur dix souhaitent des mesures d'urgence contre la pauvreté /
Qu’est-ce qu’être pauvre aujourd’hui en Europe ? L’analyse du consensus sur les privations /
L’évolution des inégalités de revenus en France /
"Les pauvres sont plus pauvres qu'hier" /
Et ils appellent ça une épicerie sociale ?? /
Si on prenait un peu aux riches, ça ferait combien pour les pauvres ? /
Vademecum sur les inégalités sociales en France ou quelques réalités à ne pas oublier /
Les seuils de pauvreté en Europe /
La pauvreté par âge en Europe /
La pauvreté selon le sexe en Europe /
La pauvreté en Europe /
La carte des revenus en France /
Inégalités de revenus : des données inédites /
La pauvreté augmente à nouveau /
Inégalités : les 10 indicateurs clés /
Les inégalités dans le monde du travail : une nouvelle formation /
La tuberculose est de retour et elle tue /
La pauvreté augmente chez les jeunes et les seniors /
La pauvreté des enfants selon leur origine /
Riches : toujours plus /
Discrimination urbaine et pauvretés : La Villeneuve, c’est la technopole /
Vérité Villeneuve /
Générosité: les pauvres donnent plus et les riches moins /
États-Unis : toujours plus de pauvres /
Comparaisons pauvreté en France et aux États-Unis /
Ce que ça fait d'être riche /
La colère des riches, par Paul Krugman /
Fiscalité, la fabrique des inégalités /
Lutte contre la pauvreté dans le monde : où en est-on ? /
Lutter contre la pauvreté par objectifs chiffrés /
OH! OH! Les pauvres, vous dormez ou quoi ? /
Alors maintenant que fait-on ? /
On achète bien les chevaux /
Pauvreté : une baisse en trompe-l'œil /
☞ Fiscalité, la fabrique des inégalités : clic1, clic2 et clic3 /
La pauvreté en France /
Les seuils de pauvreté en France /
La pauvreté en Europe /
Europe : la pauvreté des enfants aggravée par les budgets d'austérité /
OBJECTIF DE BAISSE D’UN  TIERS DE LA PAUVRETE EN CINQ ANS  : à vomir /
Deux enfants par femme dans la France de 2010 : la fécondité serait-elle insensible à la crise économique ? /
La répartition de la richesse dans le monde /
La pauvreté dans les départements ou
comment comprendre les scores du FN aux cantonales /
Égaux dans la servitude. Le gouvernement global de la pauvreté. /
Cinq idées reçues sur "l'assistanat" /
LE PEUPLE FRANÇAIS S’APPAUVRIT CHAQUE ANNÉE DAVANTAGE ! /
Salauds de pauvres ! /
Les revenus démesurés des grands patrons et des cadres dirigeants /
Julien Lauprêtre: « C’est un véritable raz-de-marée de pauvreté qui s’installe sur la France » /
Des nouvelles des riches ? /
Ne faudrait-il pas les iFRAPper jusqu'au sang (pensée citerne) ? /
« DROITS DES PAUVRES, PAUVRES DROITS ? » RECHERCHES SUR LA JUSTICIABILITÉ DES DROITS SOCIAUX (Rapport) /
« DROITS DES PAUVRES, PAUVRES DROITS ? » RECHERCHES SUR LA JUSTICIABILITÉ DES DROITS SOCIAUX (Synthèse) /
L’évolution des inégalités de revenus en Europe /
Voir aussi les pages du site d'Olivier Berruyer /
Contribution au développement (Belgique) - rapport 2010 /
La pauvreté s'installe en Grande-Bretagne /
Médecins du Monde : l'accès aux soins des plus démunis en France est catastrophique. /
La proportion de pauvres aux États-Unis : de 15 % à 30 % selon les conventions /
Chiffres de la pauvreté : la campagne présidentielle commence par une arnaque grossière /
Quel est le « bon » seuil de pauvreté ? : deux euros par jour ? /
La pauvreté en France /
« Caves, parkings, bidonvilles : 200 000 personnes vivent dans des conditions misérables » /
L’évolution de la pauvreté aux États-Unis /
De Marseille à Hambourg, la chasse aux pauvres se généralise /
Mal-logement : 8 millions de Français n'ont pas les moyens de se chauffer /
Près de 70% des ménages à bas revenus se logent hors du parc social /
La honte ! La pauvreté a encore augmenté ! /
Ces salauds de pauvres qui boudent le RSA /
« Caves, parkings, bidonvilles : 200 000 personnes vivent dans des conditions misérables » /
Le mal-logement en 2012 /
3,6 millions de mal-logés en 2012 /
La pauvreté augmente chez les jeunes mais aussi chez les seniors /
8 millions de Français ne peuvent plus payer leur énergie /
Comment mesurer la pauvreté en France et en Europe ? /
La pauvreté en Europe : état des lieux /
Les idées fausses, ça suffit ! /
La pauvreté selon l’âge /
Les minima sociaux en France /
Réduction de la pauvreté des enfants : comparaisons internationales /
Qui sont les pauvres en France ? /
La pauvreté selon l’origine en Europe /
La pauvreté selon le type de ménage en Europe /
La pauvreté dans le monde /
Lutter contre les inégalités pour combattre la pauvreté /
Une figure particulière de la pauvreté : les travailleurs pauvres /
Des pauvres plus nombreux, des riches plus riches /






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