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Piscicultures
Piscicultures


Élevage de turbots (Scophtalmus maximus)
À l'instar de l'agriculture productiviste, la pisciculture productiviste est gravement faillitaire… sans qu'apparemment personne ne s'en émeuve…

Mais du moment que la croissance et le développement durablent !…


Les piscicultures sont des établissements installés sur les cours d'eau, les étangs, les lacs ou encore l'océan dans lesquels on pratique l'élevage intensif de poissons destinés à la consommation (truite, saumon, carpes, esturgeons, turbots, bars, etc.)

Ces poissons sont nourris avec des farines animales ou des farines de poissons fabriquées à partir de poissons fourrage pêchés industriellement et dont on ne mesure pas à quel point ils viendront à manquer aux espèces sauvages, si ce n'est pas déjà le cas (c'est peut-être là qu'il faut chercher la diminution des stocks de cabillaud et d'autres espèces, au moins autant que la surpêche !).

L'extrême concentration d'animaux dans ces élevages est responsable d'abord d'un énorme gaspillage de nourriture dont la fermentation, ajoutée à une formidable production de déchets urinaires et fécaux, est responsable de pollutions gravissimes des milieux récepteurs.

En outre, les piscicultures sont, presque toujours, de véritables aberrations thermodynamiques puisqu'on sait que pour produire une unité énergétique de poisson consommable, il faut introduire dans le système quinze fois et même jusqu'à vingt fois plus d'énergie qu'il n'en restituera.




Des sushis pour le thon rouge ?

Depuis quelques années déjà l'exploitation des thons rouges en Méditerranée est devenue un bel exemple de ce qu'on peut qualifier d'exploitation non durable, pillage convient parfaitement ! La capture des jeunes thons avant qu'ils ne se soient reproduits et destinés à des fermes d'engraissage est une véritable aberration aussi bien écologique qu'économique.

Greenpeace dont on lira un article ci-dessous, en voulant avertir de ce problème s'est fait faire une conduite de Grenoble à Marseille par les pêcheurs " en colère " ! (Août 2006)




Greenpeace Luxembourg

La pêche au thon rouge en Méditerranée doit cesser immédiatement

22 Juin 2006

Egypte - Greenpeace a lancé aujourd'hui un appel à cesser immédiatement la pêche au thon rouge en Méditerranée. Les stocks de thon rouge y sont en effet au bord de l'extinction. Dans le cadre de la quatrième étape de l'expédition "Défendons nos océans", le navire Greenpeace MY Esperanza a passé près d'un mois à documenter la gestion catastrophique des stocks de thon en Méditerranée.

L'Esperanza s'est rendu dans les zones de pêche les plus importantes de la région - les îles Baléares, les eaux du Nord de l'Egypte et du Sud de la Turquie - et a répertorié les activités de plusieurs flottes de pêche en Méditerranée (1). Greenpeace s'est entretenue avec les capitaines de nombreux navires, qui dressent tous le même constat alarmant: l'état des stocks de thon rouge dans la région est catastrophique.

"Il y près d'un mois, nous nous sommes posés la question suivante: où sont passés les thons? A présent nous connaissons la réponse. Nous sommes sans doute en train d'assister à l'effondrement des stocks de thon rouge en Méditerranée", a déclaré Sebastian Losada, de Greenpeace Espagne. "Durant la dernière décennie, les stocks ont été surpêchés par des sociétés peu scrupuleuses. Résultat? Nous faisons face aujourd'hui à une crise majeure. La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (CICTA), qui est censée réguler l'industrie de la pêche, s'est montrée totalement incapable de faire respecter les lois".

En mai dernier, un rapport publié par Greenpeace (2) a attiré l'attention du monde sur le problème de la disparition du thon rouge en Méditerranée. Le rapport démontrait notamment qu'en 2004 et 2005, les prises de thon se sont élevées à 45'000 tonnes, alors que la limite légale est de 32'000 tonnes. Le mois passé, les pêcheurs qui se sont adressés à Greenpeace ont admis que les quotas n'étaient pas respectés et qu'il n'existait aucun contrôle sur les pêcheries.

"Les gouvernements et la CICTA n'étant pas capables de faire respecter les règles de pêche en vigueur, les stocks de thon rouge sont en grand danger. Par conséquent, les activités de pêche doivent être suspendues jusqu'à la mise en place de mesures garantissant le futur des pêcheries (3) - sans quoi le thon ne sera plus qu'un souvenir", a ajouté Sebastian Losada.

L'équipage de l'Esperanza a par ailleurs recensé plusieurs palangriers japonais opérant au Sud de la Sicile durant le mois de juin, ce qui constitue une autre preuve de la mauvaise gestion des pêcheries en Méditerranée: il est en effet interdit de pêcher le thon rouge à la palangre. De même, il est interdit de procéder au transbordement des prises en mer - cette méthode est très appréciée des pêcheurs illégaux car elle permet aux poissons braconnés d'atteindre les marchés en échappant à tout contrôle.

Greenpeace appelle les gouvernements des pays méditerranéens à protéger les aires de reproduction et les habitats des thons rouges en mettant en place un réseau de réserves marines. A l'échelle planétaire, il est nécessaire d'implémenter rapidement un réseau global de réserves marines couvrant 40% de la surface des océans. Ce réseau mondial permettrait aux océans de se régénérer et de se remettre de la surexploitation industrielle dont ils sont victimes.

"Partout où nous allons, la situation est grave. L'Esperanza a passé une semaine en compagnie de navires de pêche français et espagnols sans trouver un seul thon rouge. Par ailleurs, les pêcheurs turcs sont inquiets de la diminution de la taille moyenne de leurs prises", a déclaré François Provost, de Greenpeace France. "Il semblerait malheureusement que l'industrie de la pêche n'ait rien appris des effondrements récents de certains stocks de poissons. Les pêcheurs répètent les mêmes erreurs que par le passé, en se battant pour attraper les derniers poissons qui existent", a conclu Provost.

Rapports connexes"

Le thon rouge de Méditerranée

09 juin 2006

Notes

(1) L'Esperanza a notamment répertorié les activités de pêche au thon de navires français, espagnols et turcs.

(2) Greenpeace, mai 2006, "Where have all the tuna gone?".

Rapport disponible sur: http://oceans.greenpeace.org/tuna-report/

Résumé du rapport disponible sur : http://oceans.greenpeace.org/tuna-summary/

(3) Voici les propositions faites par Greenpeace à la CICTA:

- Des réserves marines pour protéger les aires de reproduction et les habitats des thons rouges.

- Un plan de régénération incluant une baisse substantielle des quotas pour le thon rouge.

- Un taille minimale pour les prises, correspondant au moins à la taille que les thons atteignent à leur maturité sexuelle.

- Une extension de la période d'interdiction de pêche, garantissant une décrue forte et immédiate du nombre de prises.

- Des observateurs indépendants sur les navires de pêche au thon et dans les fermes à thons, qui vérifient la légitimité des méthodes utilisées, dénoncent les abus et fournissent des informations utiles à la bonne gestion des pêcheries.




Liste des principaux textes réglementaires et législatifs concernant l'aquaculture et la pêche
http://www.liste-hygiene.org/veilleaqua.htm

Pisciculture :
http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/20021001.htm

Pour ou contre la pisciculture :
http://www.econovateur.com/rubriques/anticiper/voir0203.shtml

Saumon d'Écosse : La Pisciculture en accusation :
http://www.aci-multimedia.net/feminin/consommation/pisciculture_saumon_ecosse.htm

L'ANTIBIOTHÉRAPIE EN PISCICULTURE INTENSIVE :
http://www3.uqar.uquebec.ca/jpellerin/seme/08_pollution_industrielle/pollution_antibio_aquacul.htm

Nourrir les poissons d'élevage avec des poissons sauvages: est-ce bien raisonnable ?
http://www.panda.org/news_facts/newsroom/features/news.cfm?uNewsID=5921&uLangID=3

Les rejets de pêche :
http://www.ifremer.fr/drvrhbr/action_recherche/rejets_mer/

La pisciculture à l'heure du génie génétique :
http://web.idrc.ca/fr/ev-11996-201-1-DO_TOPIC.html




[ Corrélats : Agriculture / Pêche / ...]

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