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Les poissons
Les poissons



Sole (Solea solea)
Les poissons sont des vertébrés dont la peau non cornée est généralement revêtue d'écailles et riche en glandes muqueuses.


Le plus souvent, ces animaux sont pourvus de quatre membres pairs ou nageoires latérales et de nageoires impaires : une nageoire caudale, une médiodorsale et une médioventrale. La respiration s'effectue, chez la grande majorité des espèces, grâce à des branchies.

Toutefois, chez certains poissons, la respiration peut être assurée par la peau, la vessie natatoire qui devient même un poumon chez les Dipneustes et les Polytères. Le cœur n'est traversé que par du sang veineux. Le cerveau des poissons privilégie le sens du goût et de l'odorat (rhinencéphale). Divers organes sensoriels particuliers sont propres aux poissons comme, par exemple, les organes latéraux et leurs dépendances qui jouent un rôle fondamental dans la perception des informations de nature vibratoire en provenance des autres organismes nageurs qu'ils s'agissent de congénères, mais aussi des proies potentielles, voire des leurres avec lesquels les pêcheurs capturent divers poissons dits sportifs.

Les poissons sont des animaux poïkilothermes. Du fait que les masses d'eau importantes ont une grande inertie thermique, c'est-à-dire que ces masses ne s'échauffent, ni se refroidissent facilement, la plupart des poissons sont des organismes sténothermes d'eaux froides pour les espèces qui fréquentent les grands fonds et les plateaux continentaux de la grande majorité des mers et des océans ; quelques espèces sont sténothermes d'eaux chaudes quand elles fréquentent les récifs coralliens, les lagons, quelques mers chaudes ou vivent à proximité des sources hydrothermales proches des rifts ou des dorsales océaniques.La grande majorité des poissons sont sténohalins, c'est-à-dire qu'ils vivent dans des eaux de salinité constante pour laquelle ils sont adaptés. Pourtant quelques espèces sont euryhalines, qualité qu'elles conservent toute la vie ou qui leur est conférée pendant une écophase.

Parmi les espèces constamment euryhalines, on peut citer les espèces estuariennes qui, deux fois par jour, sont soumises à marée haute, à la salinité de l'océan à peine atténuée (30 à 35 pour mille en NaCl) et à marée basse, à des eaux pratiquement douces (0.5 à 7 pour mille en NaCl). Le mulet, la plie, l'épinoche, l'anguille, l'athérine et même le brochet sont de bons exemples de poissons euryhalins permanents.

D'autres poissons ne sont euryhalins que pendant une phase de leur existence. C'est le cas de poissons qui effectuent des migrations, surtout reproductrices, entre le milieu marin et les eaux douces : l'anguille, le saumon, la truite de mer, le hareng, l'esturgeon, l'alose, etc.

Un des facteurs écologiques parmi les plus déterminants pour la survie des poissons est certainement l'oxygène dissous dans l'eau. L'oxygène est en proportion 10 000 fois moins abondant dans l'eau qu'il ne l'est dans l'atmosphère. Cela implique qu'au niveau des branchies, le taux de transfert de ce gaz dans le sang doit être particulièrement performant. Mais ce transfert dépend aussi du rythme respiratoire qui permet à l'eau de transiter de la cavité bucco-pharyngienne à la cavité branchiale.

Lorsque, pour différentes raisons, le taux d'oxygène dissous dans l'eau diminue (hypoxie) : augmentation de la température et / ou concurrence de consommation par des bactéries aérobies dans le cas de charge trop importante en polluants organiques biodégradables, les poissons sont obligés d'augmenter leur rythme respiratoire. Mais ce rythme ne peut pas être augmenté indéfiniment. Au-delà d'un certain rythme maximal atteint, les poissons s'asphyxient.

Une des conséquences de l'augmentation du rythme respiratoire observée chez les poissons placés dans des conditions d'hypoxie, est que ceux-ci, quand ils sont placés dans des eaux polluées par des produits toxiques, en en faisant circuler davantage sur leurs branchies en absorbent davantage qu'ils n'en auraient absorbé dans des conditions de bonne oxygénation. Il arrive ainsi, par exemple, que des poissons, qui vivent dans des eaux polluées, ne semblent pas en souffrir dans les périodes hivernales quand les eaux sont froides et bien oxygénées et meurent quand les eaux se réchauffent. L'explication tient au fait qu'en été, les poissons font circuler, au cours d'un temps donné, assez de toxiques pour que les doses qu'ils absorbent soient supérieures aux doses qui leur sont léthales.

Les poissons actuels sont séparés en deux classes : les Chondrichthyens et les Ostéichtyens.

Les Chondrichthyens ou Sélaciens ou Élasmobranches sont des poissons dont le squelette est strictement cartilagineux, sans trace d'ossification, même partielle. Ces poissons ne possèdent jamais de vessie natatoire. Leur crâne est d'une seule pièce, sans sutures apparentes. La bouche ventrale est surmontée d'un rostre. Les dents sont seulement implantées sur les mâchoires (pas de dents linguales ou vomériennes). Les nageoires paires, rattachées aux ceintures scapulaires et pelviennes sont présentes. La nageoire caudale est de type hétérocerque ou diphycerque. Les branchies sont logées entre les arcs branchiaux, dans des loges en communication directe avec l'extérieur. Elles sont le plus souvent au nombre de 5 à 7 paires. Le cerveau télencéphalique est bien développé. Les bulbes olfactifs sont importants. Outre la ligne latérale, ces poissons disposent de toute une série d'organes sensoriels comme les cryptes sensorielles (gustation), les vésicules de Savi (uniquement chez les Torpilles, organes de détection des vibrations de basse fréquence) ou les ampoules de Lorenzini (sensibilité aux variations de température, peut-être équivalentes aux organes du " chaud " des mammifères). Les femelles ont presque toujours un de leurs deux ovaires atrophié. Elles pondent des œufs enfermés dans des oothèques. L'accouplement se fait par intromission des organes copulateurs du mâle dans les voies génitales de la femelle. Certaines espèces sont ovipares (raies, roussettes), d'autres ovovivipares avec des durées de gestation pouvant atteindre jusqu'à 10 mois (torpilles, grand requin blanc), d'autres vivipares.

Les régimes alimentaires de ces poissons sont très variés et font bien apparaître quelles utilisations des niches peut faire une classe d'animaux (cf. Chiroptères où cette notion est développée).

La grande majorité des requins et des raies vivent en mer, mais il existe des espèces d'eau douce et même des espèces propres à des lacs totalement fermés.

La classification des Chondrichthyens fait état de deux sous-classes : les Sélaciens et les Holocéphales ou Bradyodontes.

Sous-classes
Caractéristiques
Genre / Espèces
Eusélaciens
Pleurotrèmes
(requins)
Groupe archaïque, bien des espèces encore présentes
de nos jours existaient déjà à l'Éocène.
Espèces présentes sur les côtes françaises :
Isurus oxyrhynchus Mako
Lamna nasus Taupe
Cetorhinus maximus Pèlerin
Alopias vulpinus Renard
Scyliorhinus Roussettes
Mustelus Émissole
Prionace glauca Peau bleue
Galeorhinus galeus Milandre
Squalus acanthias Aiguillat
Hexanchus Griset
Squatina Ange de mer
Quelques autres genres :
Carcharodon Requin blanc
Galeocerdo Requin tigre
Sphyrna Requin marteau
Pristis Requin scie
Eusélaciens
Hypotrèmes
(raies, torpilles)
Corps aplati /
fentes branchiales ouvertes vers la face ventrale (d'où leur nom) /
Les raies sont capables de se déplacer rapidement en " volant "
Espèces de nos côtes :
Torpedo marmorata torpille
Raja clavata Raie bouclée
Raja batis Pocheteau
Dasyatis pastanica Pastenague
Myliobatis aquila Mourine
Autres genres :
Manta Mantes
Mobula Diables de mer
Rhinobatos Guitares de mer
Bradyodontes
Holocéphales
(chimères)
Poissons des grands fonds /
quatre fentes branchiales recouvertes par un repli cutané /
queue filiforme /
Chimera Chimère
Callorhynchus Poisson éléphant


Les Ostéichtyens comprennent des poissons dont le squelette interne s'ossifie partiellement ou totalement, et dont certains possèdent des plaques dermiques osseuses. Les rayons de nageoires sont constitués de rayons dermiques appelés lépidotriches. Beaucoup de ces poissons disposent d'une vessie gazeuse ou vessie natatoire dont le rôle et l'importance sont loin d'avoir été élucidés. Il est probable que cet accessoire, qui ne serait pas indispensable, soit d'abord un dispositif hydrostatique* qui permettrait au poisson d'ajuster ses pressions gazeuses selon la profondeur à laquelle il se tiendrait. Il se pourrait aussi que cet organe serve d'organe phonateur (Grondins, Balistes) ou bien serve à l'audition ou encore à la respiration chez certaines espèces où cet organe se révèle très vascularisé et en relation très directe avec le cœur, par les veines hépatiques et le sinus veineux (?).

[* Une longue pratique de la pêche à la truite m'a amené à faire les constats suivants : lorsque des hautes pressions atmosphériques sont bien établies et stables, les truites seraient plutôt en pleine eau ou en surface ; lorsque des basses pressions atmosphériques sont bien établies, elles seraient plutôt près des fonds ; lorsque les pressions baissent (annonce ou passage d'une dépression) et jusqu'à ce qu'elles se stabilisent, les truites ne mordent pas. Pendant les périodes durant lesquelles le baromètre remonte, et surtout à la belle saison (mai - juillet) il arrive parfois qu'elle manifestent une frénésie à monter sur les nymphes ou les mouches, mais les retours à des conditions anticycloniques sont aussi marqués par de nombreuses émergences d'insectes aquatiques… ceci expliquant probablement cela.]

Les Ostéichtyens comprennent quatre sous-classes : les Actinoptérygiens, les Brachioptérygiens, les Crossoptérygiens et les Dipneustes.

Les Actinoptérygiens sont des poissons aux nageoires rayonnantes. C'est parmi les Actinoptérygiens que se rangent la plupart des poissons actuels.

Superordre : Chondrostéens
Ordre
Caractéristiques
Genre / Espèces
Acipensériformes Squelette imparfaitement ossifié /
queue hétérocerque /
les œufs fournissent le caviar
Acipenser sturio Esturgeon (Gironde)
Polyodon Poisson spatule (Mississipi)
Superordre : Holostéens
Ordre
Caractéristiques
Genre / Espèces
Lépisostéiformes Habitus de brochet / mâchoire très allongée.Caractères archaïques / respiration à l'aide de la vessie natatoire / Lepisosteus (Mississipi et ses affluents)
Amia (eaux dormantes États-Unis)
Superordre : Téléostéens
Ordre
Caractéristiques
Genre / Espèces
Clupéiformes Poissons pouvant effectuer de longues migrations Sprattus sprattus Sprat
Clupea harengus Hareng
Sardina pilchardus Sardine
Engraulis Anchois
Salmo salar Saumon
Salmo trutta Truite
Alosa Alose
Fera Corégone
Esox lucius Brochet
Tétraodontiformes Sac stomacal pouvant se gonfler soit d'eau ou d'air / présence chez certaines espèces de tétrodontoxine rendant les espèces qui en contiennent impropres à la consommation (intoxication mortelle) sauf secret de préparation gardé jalousement par quelques " chefs " japonais Diodon Poisson porc-épic
Tetraodon Poisson globe
Mola Poisson-lune (généralement au grand large, parfois observé près des côtes françaises)
Cypriniformes Bouche très protractile / barbillons fréquents / pas de dents aux mâchoires, mais des dents pharyngiennes / pas d'estomac / souvent en eau douce ou très peu salée des estuaires / Ne sont cités ci-contre que quelques représentants de nos rivières ou étangs Carpio Carpe
Tinca Tanche
Alburnus Ablette
Leuciscus Chevaine
Phoxinus Vairon
Abramis Brème
Barbus Barbeau
Rutilus Gardon
Gobio Goujon
Cobitis Loche de rivière
Misgurnus Loche d'étang
Silurus glanis Silure glane
Anguilliformes Poissons serpentiformes / mucus abondant Anguilla Anguille
Conger Congre
Muræna Murène
Béloniformes Les orphies possèdent un long bec avec de nombreuses dents. Belone Orphie
Scomberesox Balaou
Exocetus Exocet ou Poisson volant
Gastérostéiformes Corps plus ou moins recouvert de plaques osseuses / comportements de pariades et de soins aux jeunes, du mâle, remarquables Gasterosteus Épinoche
Pygosteus Épinochette
Spinachia Épinoche de mer
Syngnathiformes Tête de " cheval " Hippocampus Hippocampe
Syngnathus, Entelurus, Nerophis Syngnathes (serpent de mer, vipère de mer, aiguille de mer)
Mugiliformes Les mulets ou muges sont des poissons très euryhalins qui filtrent la vase avec leur appareil branchio-pharyngien Mugil labrosus Mulet à grosses lèvres
Atherina presbyter Prêtre
Sphyræna Brochet de mer (d'autres Sphyrènes des mers tropicales sont les barracudas)
Les Polynemus ou Capitaines sont des poissons importants pour la pêche côtière ou fluviale en Afrique
Gadiformes Forment des bancs immenses / intensément pêchés, certaines espèces sont maintenant très menacées (cabillaud ou morue) Gadus callarias Morue ou Cabillaud
Gadus aeglefinus Églefin
Trisopterus Tacaud, Capelan
Pollachius Lieu, Colin
Molva Lingue
Ciliata Motelle
Merlangus Merlan
Merlucius Merlu
Perciformes Ordre très riche en espèces marines ou dulçaquicoles / nageoires épineuses / quelques espèces sont venimeuses Espèces marines :
Dicentrarchus labrax Bar, Loup
Polyprion Cernier
Epinephelus Mérou
Serranus Serrans
Pagellus Brème de mer
Sparus Daurade
Mullus surmuletus Surmulet
Trachurus Chinchard
Naucrates Poisson pilote
Scomber Maquereau
Thunnus Thons
Balistes Baliste
Trachinus Vives
Labrus Labres, Coquette, Vieille, Merle, etc.
Coris Girelle
Crenilabrus Crénilabres
Blennius Blennies
Gobius Gobies
Scorpæna Rascasses
Aspitrigla, Eutrigla Grondins
Zeus faber Saint-Pierre
Espèces dulçaquicoles :
Perca Perche
Sander lucioperca Sandre
Autres perciformes :
Les Rémoras (poissons équipés d'une ventouse grâce à laquelle ils voyagent à peu de frais en se fixant sous le ventre des requins, des tortues, des baleines et même des bateaux).
Les Périophtalmes petits poissons des mangroves à mangliers (Rhizospora).
Les Combattants (Betta) prisés en aquariophilie.
Le Toxotes jaculator ou poisson cracheur qui fait tomber les insectes en crachant un jet d'eau sur eux.
Pleuronectiformes Poissons " plats " Scophtalmus maximus Turbot, Barbue
Platichtys Flet
Pleuronectus Carrelet
Limanda Limande
Solea Sole
Lophiiformes Poisson avec une tête énorme portant un filament qu'il agite pour attirer ses proies qu'il gobe d'un coup de son énorme gueule. Lophius piscatorius Baudroie, Lotte


Les Brachioptérygiens sont des ostéichtyens archaïques représentés seulement par deux genres Polypterus et Calamoichthys. Ce sont des poissons qui vivent dans les eaux des fleuves de l'Afrique tropicale et équatoriale. Les jeunes polyptères portent des branchies externes et se servent de leurs deux nageoires pectorales en forme de béquille pour s'appuyer sur les fonds et s'y déplacer.

Les Crossoptérygiens sont des ostéichtyens dont les membres pairs sont pédiculés. En outre, ces poissons possèdent une nageoire caudale dont le lobe épiaxial lui donne un aspect trilobé caractéristique.

Les Crossoptérygiens actuels (Actinistiens) ne comptent qu'un seul représentant : le Cœlacanthe (Latimeria chalumnae). Le Cœlacanthe est un poisson qui vit par des fonds de 150 à 200 mètres dans le canal du Mozambique. Décrit pour la première fois en 1938, ce poisson, que l'on connaissait comme fossile du Trias, ne semble pas avoir évolué depuis cette époque.

Les Dipneustes sont des ostéichtyens qui, comme leur nom l'indique possèdent à la fois une respiration branchiale et une respiration pulmonaire. Ces poissons possèdent, en effet, un ou deux poumons qui s'ouvrent dans l'œsophage. Leurs larves, à l'instar de celles des Polyptères possèdent aussi des branchies externes. Les Dipneustes actuels vivent tous dans des fleuves et surtout des marécages dans les régions tropicales et équatoriales où règne une alternance marquée entre la saison sèche et la saison humide. Lorsque les eaux deviennent très basses, ces poissons s'enferment dans des cocons de boue dont ils tapissent l'intérieur de sécrétions muqueuses. Le cocon reste ouvert vers l'extérieur par une communication au niveau de laquelle le poisson colle sa bouche. Les dipneustes sont capables de survivre plusieurs mois et même des années, sans autres ressources que leurs propres réserves corporelles et en respirant l'air du dehors. Lorsque l'eau revient, les poissons quittent leur cocon.Mais si cette respiration pulmonaire est rendue obligatoire pendant cette période sèche, la respiration pulmonaire est le plus souvent privilégiée chez ces poissons, même pendant les périodes où les marécages ou les fleuves sont pleins.

Actuellement, on connaît trois genres de dipneustes : les Protopterus, africains, dont une espèce joue un rôle important dans la culture pygmée (mythe résurrectionnel) ; Neoceratodus forsteri qui vit en Australie, véritable fossile vivant n'ayant pas évolué depuis le Dévonien et les Leptosiren que l'on trouve en haute Amazone et dans le Chaco où, remarquablement, ils font l'objet du même culte résurrectionnel auprès des indiens que les Protoptères africains auprès des pygmées.




Divers articles, dossiers et cours sur la toile :

ÉPIDÉMIOLOGIE DES ENVENIMATIONS MARINES :
http://www.chu-rouen.fr/cap/dossier1.html#dossier

____________________

Cours de zoologie :
http://www.univ-lehavre.fr/cybernat/pages/homepage.htm

LE RÈGNE ANIMAL CLASSIFICATION :
http://www.ustboniface.mb.ca/cusb/abernier/Animaux/Classif.html

Animaux: structures et fonctions :
http://simulium.bio.uottawa.ca/bio2525/cours/

Biologie des poissons :
http://perso.wanadoo.fr/christian.coudre/biopois.html

Poissons : http://www.vetofish.com/Les dipneustes :
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/PetitBuffon/dipneustes/index.html

Base de données sur les poissons :
http://fishbase.mnhn.fr/search.php






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