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À écouter préalablement et obligatoirement


Politique
Platon disait qu'il ne fallait jamais confier le pouvoir à ceux qui le réclamaient....

Dans la même veine : de la hontectomie.





Drahison


Et pourtant le remède existe clic ou clic







Primaires à droite : C'est les mêmes mal embouchés qu'à gauche...


En France, des personnes ne vivent qu'avec leurs allocs...

Le « suffrage universel » est un leurre

 



Ça n'est pas parce qu'il manque un i à urne qu'il ne faut pas pisser dedans !


 
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Il existe un automate cellulaire appelé « fourmi de Langton », du nom de son inventeur, dont les règles simples conduisent cependant, à partir d'un certain niveau de complexité, à ce qu'on appelle un comportement émergent, a priori imprédictible.

Sur une grille bidimensionnelle dont les cases peuvent être blanches ou noires, on considère arbitrairement l'une de ces cases comme étant l'emplacement initial de la fourmi. Dans l'état initial, toutes les cases sont de la même couleur.

La fourmi peut se déplacer à gauche, à droite, en haut ou en bas d'une case à chaque fois selon les règles suivantes :

Si la fourmi est sur une case blanche, elle tourne de 90° vers la droite, change la couleur de la case en noir et avance d'une case.

Si la fourmi est sur une case noire, elle tourne de 90° vers la gauche, change la couleur de la case en blanc et avance d'une case.

Lorsque l'on observe le résultat du comportement de la fourmi, au début, c'est-à-dire pendant presque 500 déplacements, la fourmi dessine un réseau de cases noires et blanches dans lequel on observe une certaine propension à montrer des symétries, puis c'est le chaos qui s'installe jusqu'à un peu plus de 10 000 déplacements, enfin on observe la mise en place d'une structure constituée de 104 éléments qui se repositionnent toujours de la même façon pour former un chemin infini.


Ce modèle me fait irrésistiblement penser à ce qui se passe avec les politiques qui, après avoir bien œuvré pour maintenir un maximum de population dans l'ignorance et la pauvreté afin d'assurer une main-d'œuvre abondante, docile et facilement manipulable, tentent de régenter tout le petit monde qui leur a voté le pouvoir – ils disent réformer – toujours avec des idées simplistes qui conviendront, de suite, aux puissants qu'ils servent, puisqu'ils sont bien incapables d'en imaginer d'assez élaborées qui pourraient servir l'intérêt général. Alors au début, tout a l'heur de fonctionner, mais à mesure que le nombre d'individus amenés à tester l'algorithme augmente, le chaos s'installe avant que n'émerge la certitude que plus rien ne peut fonctionner sur ce principe.
 

Autrement écrit, on peut avoir le bras long et se croire autorisé à peser de tout son poids sur l'existence de ses concitoyens, on ne fait jamais rien de plus qu'un immense gachis qui amène tôt ou tard à ce que l'on appelle une insurrection, même si elle commence par un doigt d'honneur.


Il serait bon que l'on précisât que la réserve parlementaire dont disposent les députés français, c'est d'abord de l'argent des contribuables et que l'apparente générosité des députés ne leur coûte rien... Pire, cela leur permet d'arroser copieusement soit leurs affidés, soit leurs électeurs potentiels et néanmoins futurs ou de leur en promettre si... patati patata, non ?


Nos très chers coûteux députés : Pour voter l'État d'urgence : tous absents ou presque...
Pour se goinfrer avec le fric des contribuables : tous présents et tous pourris, c'est comme ça, ça ne s'invente pas !

Toute référence à la notion de charge de travail renvoie automatiquement à clic et à clic

Et pour toute référence à honnêteté, probité, incorruptibilité, droiture, moralité, intégrité, honneur : clic et clic

Sans jamais oublier que le criminel, c'est l'électeur...

Note sur la suppression générale des partis politiques (Simone Weil 1940)

Des Chouard : davantage !



Des réformes faciles à faire, et qui ne coûteraient rien

L'acharnement des politiques à vouloir imposer un projet inutile, dispendieux et surtout unanimement rejeté, serait-il proportionnel à la rétribution prévaricatrice qu'ils en attendent ? Sans doute, parce que leur seule connerie ne peut pas tout expliquer.

Certains se rappelleront peut-être qu'au moment des élections présidentielles qui ont consacré crapule 1er comme dictateur de la france-cisque et la valls comme premier ministre, j'avais proposé, en guise d'interrogation la petite pensée suivante : "Le front national : Avatar du Cac 40... " et bien, je vous invite à lire ce bis-billet qui nous vient tout droit d'un cousin québécois : clic


Aucune religion n'est compatible avec la démocratie et les partis politiques pas davantage. La démocratie est incompatible avec l'intelligence. Sinon comment accepter que dans un groupe humain, la moitié plus un des individus puisse imposer une politique à l'autre moitié moins un qui la rejette ?.


La démocratie est une farce, vomissant soit des démagogues d'extrême droite, soit d’insidieux et malhonnêtes larbins corporatistes.

Le principe du politique est que s'il choisit d'en faire, c'est qu'il sait que c'est le seul domaine où il peut tout entreprendre et tout rater, comme à son habitude, sans que jamais personne ne lui demande des comptes. C'est aussi ce principe qui explique pourquoi il y a aussi peu de femmes qui choisissent cette occupation vouée à l'échec personnel, sinon collectif.




Contre l’avis du rapporteur, l’Assemblée nationale n’a pas adopté la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la participation de fonds français au financement de DAESCH... Suite à cette bonne nouvelle, Valls a déclaré :

 



Une belle leçon à offrir à Placé, De Rugy, Duflot, Mermet, Lalonde et tous les autres escrolos ...
qui ne rêvent que de se goinfrer...





La seule façon de ne pas avoir à voter, en 2017, pour Hollande, Valls, Sarkozy, Le pen, Juppé, Bayrou, Piacé et quelques autres que vous détestez parce que vous savez qu'ils vous trahirons sans la moindre hésitation, c'est de les flinguer au sens figuré ou au sens propre, c'est vous qui voyez... Pour les oranges, c'est promis, on viendra avec... Pour les fleurs aussi et les regrets, trop tard ! Dommage...





Pourquoi les protestations de rue ne marchent pas ? Parce que ça ne sert à rien de pisser dans son téléphone portable !


La fatigue professionnelle, c'est le burn-out... La fatique des politiques, c'est l'urne-out !


Programmes comparés des candidats à la présidentielle de 2012



Et leur discours est toujours aussi boisu...



Comme le disait Andronicos de Cyrrhus : « Il faut toujours avertir les girouettes que le vent va tourner, surtout quand elles commencent à rouiller… »



Il en est des politiques comme des bombardements humanitaires… Les raisons affichées par ceux qui aspirent au pouvoir sont tout aussi vraies que celles que l’on évoque pour justifier des guerres. En outre, le plus incroyable paradoxe veut qu’au nom d’un vague devoir démocratique, nous soyons amenés à leur voter une légitimité.



Je croirai au verdict des urnes le jour où on y enfermera les cendres des candidats battus au premier tour.



Il n’y a de bonnes réformes que si elles apportent un réel progrès. Il n’y a de progrès que si un nombre plus important de citoyens en bénéficient pleinement et durablement. Il n’y a de citoyens que si la société les considère avec bienveillance et justice. Il n’y a de société que si les élus de la nation réfléchissent à de bonnes réformes. Il n’y a d’élus que si les progrès envisagés sont largement débattus à tous les niveaux et avec tous les acteurs de la nation. Il n’y a de débat possible que si le premier progrès recherché est plus de cohésion sociale. Il n’y a de cohésion sociale que si la nation ne néglige pas le plus humble de ses citoyens ou de ses invités. Sinon, on ne verra plus que des inadaptés sociaux.






Aujourd’hui, peut-on attendre autre chose des hommes ou des femmes politiques qu’ils ou elles soient flingué(e)s par des terroristes ? Non, malheureusement ! Et comme ça n’arrivera pas, c’est bien la preuve que les terroristes n’en sont pas vraiment ou ne sont pas vraiment ce qu’on veut nous faire croire qu’ils seraient ! Dans ces conditions, comment imaginer qu’il soit possible de faire l’apologie du terrorisme ? Sauf à crier Vive Hollande ou Vive Valls, quand on voudrait juste qu’ils disparaissent et qu’on puisse écrire : plus jamais ça en souvenir de Pompidou et de Charlie Hebdo (GéBé) ! C’est compliqué la liberté d’expression, même du citron…


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Les députés girouettes / Un autre code électoral ? / Une suite possible / L'air du temps / Avalon, la couleuvre. / À pendre ou à laisser ? / Députés fantômes : voici la liste nominative ! / L'amnésie rétrograde / De l'utilité du terrorisme en démocratie / Tordre du cul pour Karachier mou ou une histoire de grosses commissions ! / Les iraniens ont encore mal voté ! / Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice… / Conférences UFAL : la République / DS K.O / Fidel Castro : Discours et réflexions / Entretien de M. Jean Luc Mélenchon avec Médiapart / Discours de Jea-Luc Mélenchon à Metz / En 2012, on va leur faire un dessin - "Le front de gauche" / Le contre budget du Front de gauche /

Sites Internet et articles / Tableau des articles archivés (.docm) / Corrélats /

En quoi le régime actuel dénature l’ensemble des principes politiques de 1789 ? /
Comme dit Céline : Ils ne seraient pas avec les socialistes autrement ! /
Boomrang en guise d'éclairage /
PTB, Front de gauche... Les grandes lignes du socialisme du futur /
Les + et les - du front de gauche /
On nous a menti ! La « République française » n’est pas une démocratie /
Mamerratique /
Mamère cocu... /
COMMENT LUTTER CONTRE LA DÉPOLITISATION ? : Tirer au sort les élus qui seront pendus ? /
L'avantage d'être clair /
Mélenchon: « Il ne faut pas se tromper de colère » /
Que faire pour stopper la Contre-Révolution française en marche ? /
Démocratie : histoire d’un malentendu, par Francis Dupuis-Déri /
Le poids des hiérarchies dans le choix des adjoints des villes moyennes françaises /
Les morts votaient sous Tiberi, les presque morts sont candidats à Tibéhirine (Algérie) /
En métropole aussi, beaucoup d'entre nous sont des colonisés /
Gauche : les chemins de la nouvelle donne ou en attendant Godot ? /
Non à l'organisation des peuples... Oui à l'organisation du capital ! /
Les six piliers du partenariat stratégique Russie-Chine /
Le décryptage de la réforme des collectivités en 5 minutes chrono /
Apologie du terrorisme ou éradicalisation : Les parlementaires se votent à l’unanimité un doublement de leur durée d’indemnisation en cas de défaite électorale /
10 arguments contre le vote obligatoire aux élections /
N'y a-t-il qu'au FN qu'il y aurait des connards ? /


Deuxième tour annulé faute de candidats crédibles.
Les députés girouettes

16 avril 2009 - Le télégramme de Brest / Point de vue par Hubert Coudurier (qui s'y connaît en girouettes !)

Préconiser à l'instar du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, des sanctions financières contre les députés trop souvent absents, est-ce la bonne méthode? Le président du groupe UMP, Jean-François Copé, souhaite un changement complet des méthodes de travail !


Car de la loi sur les OGM au téléchargement illégal sur Internet, en passant par le travail du dimanche, le groupe majoritaire exprime à intervalles réguliers sa mauvaise humeur. Pour autant, l'expression de tels désaccords n'est pas anormale, dès lors que le président de la République a accordé des droits nouveaux au Parlement, comme dans toutes les grandes démocraties modernes. Ces mouvements d'humeur traduisent en fait l'inquiétude des députés pour leur réélection en 2012, dès lors que leur champion paraît affaibli. Certes, après avoir beaucoup promis lors de sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy a réussi la prouesse d'éviter deux écueils : endosser la responsabilité de la crise, puis apparaître totalement démuni face à elle. Son activisme en politique étrangère (présidence européenne, Proche-Orient, G20) a perpétué l'illusion que la France n'était pas encore désarmée face à la mondialisation. Par ailleurs, en collant à Angela Merkel, il l'a obligée à le suivre, malgré ses préventions initiales, tant sur la forme que sur le fond. Surtout, en choisissant des sujets ayant une forte résonance dans l'opinion (paradis fiscaux, bonus patronaux…), il a détourné l'attention de sa propre impuissance. Quitte à calmer le jeu par la suite à l'égard des incendies qu'il avait contribué à allumer, au vu des dérapages enregistrés comme les séquestrations de chefs d'entreprise. Le président de la République devrait d'ailleurs s'exprimer prochainement devant les patrons de PME, injustement englobés dans ses critiques. Il reste que cette gesticulation aura été efficace si la crise prend fin dans les prochains mois. Si elle devait se prolonger en 2010, le chef de l'État risquerait fort, malgré son habileté, d'être en posture délicate, comme l'ont été tous les dirigeants occidentaux en de telles circonstances. C'est ce qu'anticipent, avec angoisse, les députés, mus par un opportunisme de bon aloi qui les conduit à rompre avec les promesses de la campagne électorale. Lesquelles marquaient une rupture libérale, qui permit à Nicolas Sarkozy d'obtenir 31 % des voix au premier tour. En ce sens, les députés suivent le vent et se montrent beaucoup plus " girouettes " que le président lui-même.




Voilà, tout est dit ou presque ! Ce texte résume parfaitement ce qui est le fondement de la dégradation sociétale et politique à laquelle nous nous sommes " tous presque habitués depuis 50 ans… au moins " : Girouettes, réélection, opportunisme, promesse, gesticulation, posture, changement d'humeur, trahisons, petits arrangements entre amis, corruption, connivence, prévarication, rupture, mensonge, trafic d'influence, lobbying, détournements, concussion, félonie, etc. Finalement, tout cela pourquoi : pour faire carrière en politique. Or c'est bien cette notion de carrière politique qui est l'ennemie des démocraties.

Il y a des moyens très simples d'y remédier :

1) Pas de cumul de mandat. Un seul poste pendant cinq ans. Pas de réélection dans la foulée. Un seul autre mandat possible après ce délai de cinq ans. Durée d'une carrière politique : 10 ans au maximum.

2) Les candidatures pour un mandant pourront être spontanées, présentées par des collectifs citoyens ou des appareils de partis. Les candidats devront acquérir une légitimité pour accéder à des responsabilités électives. Pour cela, on pourra utiliser un système de classement des candidats sur des listes où les candidats dont les noms seront majoritairement rayés seront déclarés définitivement inéligibles. Le ou les candidats les mieux classés seront déclarés élus. (Système électoral apparenté au système électoral à préférences multiples ordonnées)

3) Les votes blancs seront décomptés. S'ils sont majoritaires, tous les candidats seront déclarés inéligibles. Un nouveau scrutin est organisé avec d'autres candidats.

4) Le vote devient, de facto, obligatoire.

5) Les élus sont responsables de leurs actes et peuvent avoir des comptes à rendre à la justice. Les délits d'enrichissement personnel sont imprescriptibles.

6) Les autres délits prévus par le code pénal verront leur peine aggravée s'il apparaît qu'ils ont été commis pendant le mandat électif.

À suivre… Une suite possible [ANDRIEU (samedi, 01 mai 2010 09:00) sur http://www.retraites-cgt.fr/idees-fausses-vrais-enjeux/)
Doit-on sans cesse opposer FONCTIONNAIRES et gens du privé pour faire aboutir des réformes ?
Doit-on sans cesse monter les catégories de salariés les unes contre les autres pour faire aboutir des réformes ?
Eh bien NON ! Mesdames, Messieurs mes concitoyens réagissons.
Alors banco Messieurs les politiques, REFORMONS et appliquons le vieil adage, « l’exemple vient d’en haut ».
Préambule. Les avantages (voiture de fonction, garde du corps, etc…) et rémunérations liés à un mandat s’éteignent à la fin de celui-ci.
1ère réforme. Tout citoyen ne peut prétendre à un mandat électif que s’il a exercé une profession dans un domaine autre que le domaine politique pendant au moins 5 ans. Car, comment parler de travail lorsque l’on n’a connu que les fastes et les ors de la république.
Justice, car tout salarié, pour prétendre à la validation des acquis de l’expérience doit avoir exercé au moins 5 ans.

2ème réforme. Tout Homme politique, durant sa vie, ne peut exercer plus de 16 ans dans le domaine politique, pour ne pas perdre le goût du travail. Il faut noter que son engagement sera récompensé par le fait qu’il retrouvera son poste de travail à la fin de son mandat électif. Si l’homme politique exerce plus d’un mandat simultanément, les durées se cumulent. Ainsi, un Député-Maire, se verra compter 5+6 = 11ans et ne pourra plus exercer qu’un mandat électif de 5 ans.
Justice, car on pourra parler de renouvellement de la classe politique.

3ème réforme. Tout Homme politique devra justifier de sa présence sur son lieu d’exercice, MAIRIE, CONSEIL GÉNÉRAL, CONSEIL RÉGIONAL, ASSEMBLÉE NATIONALE et/ou SÉNAT pendant 35 h /semaine et ce, sur 42 semaines par an soit 52 – 5 semaines de congés annuel – 5 semaines de rtt.
Justice, car tout salarié absent de son poste de travail n’est pas rémunéré sauf absence dans le cadre légal des congés.

4ème réforme. En ce qui concerne les retraites, la cotisation « salariale » des Hommes politiques sera la même que celle des salariés et ouvrira droit à 1/41ème par année cotisée. Comme pour tout salarié, cette annuité sera cumulée aux autres annuités.
Justice, car tout salarié valide 1/41ème par année de travail.

5ème réforme. Plus de produits détaxés au sein des Hémicycles.
Justice, car tout individu paie la TVA sur tous les produits ou services achetés.

6ème réforme. La rémunération de l’Homme politique sera égale à son dernier salaire avant mandat majoré d’une prime non imposable d’un montant égal à 2 fois le montant du SMIC. Cette prime cessera à la fin du mandat.
Justice, le citoyen est au service du public donc prime.

7ème réforme. À la fin de son ou de ses mandats, l’Homme politique bénéficiera d’une année de remise à niveau afin de pouvoir se réinsérer dans la vie sociale.
Justice, tout salarié peut prétendre au droit à la formation et/ou la reconversion.

Alors banco, réforme avec une connotation de justice et quelles économies pour l’État, les conseils régionaux, les conseils généraux, les mairies qui se traduiraient par des réductions d’impôts pour tous et donc contribueraient à la relance économique. Car les seules retraites de nos Députés coûtent aux contribuables une cinquantaine de millions d’euros/an.

Dans la même veine, le site : Solutions politiques ou + de 400 propositions de réformes qui ne se feront probablement jamais

Les idées ne manquent pas pour rappeler que la démocratie s'appuie sur une délégation de pouvoir que des individus confient à un des leurs pour qu'il les représente et négocie au mieux des compromis en matière de gestion de la cité (Polis). Prendre le pouvoir ou être aux affaires est incompatible avec les fondements démocratiques. Ambitionner un mandat électif révèle trop souvent une profonde inadaptation sociale : ego surdimensionné, mœurs dissolues, désir d'enrichissement, etc. C’est la raison pour laquelle le contrôle permanent des élus, à quelque niveau qu’ils se situent doit être renforcé. Cela pose donc la question de l’empêchement et de son introduction dans le droit constitutionnel. Cela pose aussi la question des compétences et des responsabilités des conseillers auprès des exécutifs, dès lors qu’ils ne sont pas élus. En l’état, la constitution imposée par De Gaulle à la suite du putsch qui l’amène au pouvoir est à jeter aux orties, les sénateurs avec. Cela écrit, leur fonction pourrait fort bien être redéfinie, mais à la condition que leur mode d’élection soit totalement repensé puisqu’aujourd’hui, ils n’ont aucune légitimité de fait. Un certain nombre de ces propositions réduiraient au néant toutes ces magouilles et autres tripatouillages à propos des découpages électoraux, lesquels sont le premier déni de démocratie auquel nous sommes confrontés.

Il n'en reste pas moins que la meilleure solution reste le tirage au sort à moins qu'on ne veuille croire à la grâce (papes) ou à dieu (rois)... Pour s'en convaincre : clic







Comme quoi, l'air du temps...

Pauvre démocratie !

jeudi 16 avril 2009, par Denis Sieffert

Des députés qui se cachent derrière les colonnes dans la salle du même nom, et qui, brusquement, font irruption dans l’hémicycle au moment du vote ; des bancs désertés par ceux qui ont oublié de venir, ou par ceux qui ne viennent jamais : c’est le spectacle offert jeudi 9 avril à la commedia dell’arte de notre démocratie dite parlementaire. Roger Karoutchi, qui assume l’ingrate fonction de secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, n’avait pas tort de comparer la scène aux Fourberies de Scapin. Mais, à la façon de Géronte, il devrait lui-même s’interroger : « Que diable suis-je allé faire dans cette galère ? » Être chargé des « relations » avec le Parlement par un exécutif qui méprise aussi ostensiblement le corps législatif n’est pas une sinécure. Géronte-Karoutchi devrait d’ailleurs nous dire qui est le fourbe dans cette histoire ? Le socialiste, caché derrière sa colonne ? Ou le président du groupe UMP, Jean-François Copé, votant par son absence contre le projet gouvernemental ? L’espiègle de Meaux exprimant ainsi, et comme il peut, le ressentiment qu’il voue à son maître ? Scapin, donc. Et pourquoi pas ? À moins que l’on songe à du mauvais « boulevard », avec claquements de portes et cocu atrabilaire. Ce dernier rôle étant tenu, en l’occurrence, par le chef de l’État, qui avait souligné l’importance que revêtait à ses yeux le projet de loi « Création et Internet » et qui a été trompé par ses affidés.

On peut donc se gausser de cet épisode qui vit vingt et un députés de gauche surgir de nulle part et emporter par surprise une improbable majorité contre quinze de leurs collègues de droite, réduits à la figuration. On pourrait même se réjouir du bon tour des socialistes, si la loi ultrarépressive qui était en jeu ce jour-là avait été rejetée pour de bon. Mais le théâtre d’ombres n’est que l’ombre de la démocratie, et on s’est empressé, du côté de la droite, de remettre le texte liberticide à l’ordre du jour.

Il sera donc de nouveau « examiné » le 28 avril, et probablement adopté dans la foulée. On peut parier qu’il ne manquera pas un bouton de guêtre à la majorité. Calculez vous-même : les opposants au projet de loi dite Hadopi – dont nous sommes – auront gagné dix-neuf jours. Ces deux semaines et demie de répit valaient-elles les congratulations auxquelles la farce du 9 avril a donné lieu dans les rangs socialistes ? Évidemment non ! Les joyeux drilles ont-ils seulement imaginé ce que l’on penserait d’eux à Gandrange ou à Clairoix ? Il n’en faut déjà pas beaucoup quand on est dans la peau d’un chômeur ou d’un salarié en sursis pour douter de la politique ! Du moins, de cette politique-là ! Quel effet ont pu avoir sur les ouvriers d’Arcelor-Mittal ou de « la Conti » des jeux aussi futiles si, par malheur, ils en ont eu vent ? Mais, au-delà du caractère dérisoire de l’opération de commando, l’affaire pose d’autres questions. On peut y voir, au mieux, le dépit d’une opposition sans aucun recours sérieux, condamnée à regarder défiler les lois les bras ballants. Et, au pire, l’aveu de sa propre incapacité, au sujet d’Internet comme en toute chose, à élaborer une alternative audible [1]. Il faut y voir aussi la fronde d’une majorité en permanence négligée ou méprisée par l’Élysée. Non seulement nombre de députés de droite n’aiment pas le projet de loi Hadopi, avec cette inquiétante « Haute Autorité » qui lui a donné son nom (« Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet »), mais beaucoup ont saisi l’occasion pour dire par l’abstention tout le mal qu’ils pensent d’un exécutif pris de frénésie législative et qui n’a plus aucun égard pour ces deux vertus cardinales de la démocratie que sont le libre débat et le temps de la réflexion. Nicolas Sarkozy a fini par produire une Assemblée à son image : activiste et agitée, parfois jusqu’à la loufoquerie.

Et, pour arranger le tout, voilà que l’on apprend qu’un certain Alain Marleix, chargé il y a peu du redécoupage électoral pour l’UMP, s’acquitte aujourd’hui de la même tâche, mais cette fois au compte du gouvernement. Impartialité républicaine garantie ! Le document intermédiaire, publié par le Monde des 12 et 13 avril, prévoit la suppression de 33 circonscriptions législatives existantes. Selon le quotidien, 23 seraient actuellement détenues par la gauche et 9 par la droite. Alain Marleix tente de brouiller les pistes en faisant circuler d’autres chiffres ou en indiquant que le tripatouillage n’est pas définitif. La morale de cette affaire, c’est que le cœur de notre démocratie ne bat pas au même rythme que celui de la France réelle. Qu’il ne s’émeut pas des mêmes causes. C’est hélas l’image générale et lointaine que la vie parlementaire offre au pays. Une image à la fois fidèle et outrée.

Fort heureusement, les députés de gauche auront bientôt une occasion de montrer une autre réalité. Rendez-vous le 28 mai, lorsque le PCF déposera une proposition visant à interdire « les licenciements dans les entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires ». Voilà qui pourrait réconcilier la gauche politique et la gauche sociologique. Certes, cette relation tumultueuse ne se noue pas seulement à l’Assemblée ou au Sénat. Elle se noue aussi dans la rue et dans les entreprises. Mais une bonne proposition de loi comme celle-ci, votée au minimum par toute la gauche, peut ensuite devenir un objectif de mobilisation concret. Pourvu que certains socialistes distraits ne manquent pas l’heure du vote ou bien qu'ils s'appellent Jack Lang... voir la suite :




À pendre ou à laisser ?

Jack Lang l'absentéiste aigu viendra voter la loi Hadopi

Riche d'une activité parlementaire vierge depuis sa quatrième réélection, Jack Lang a décidé de rompre le silence et de se rendre à l'Assemblée Nationale. Le moment est trop grave : il se prononcera en faveur de la loi Création et Internet que ses collègues socialistes ont rejeté.Tout va bien en République Française. Depuis mars 1986, le député et ancien ministre socialiste Jack Lang a été élu député à 5 reprises. Son activité parlementaire est devenue une légende, au sens figuré, comme au sens propre. Il suffit pour s'en convaincre de regarder la fiche de Jack Lang sur le site de l'Assemblée Nationale et de regarder son activité depuis les dernières élections législatives :

" Nombre de questions au gouvernement : zéro ;
" Nombre de propositions de loi dont il est l'auteur : zéro ;
" Nombre de rapports : zéro ;
" Nombre d'interventions en séance : zéro ;
" Nombre d'interventions en réunions de commission : deux (le même jour)

Accablant ? Rassurez-vous, M. Lang est en revanche le champion des questions écrites, qui ne demandent pas de se déplacer à l'Assemblée et d'affronter un ministre dans une joute orale. Le député a ainsi écrit 91 fois au cours de la dernière législature. Un amoureux de la plume. Il faut dire qu'en pratique les questions écrites des députés se contentent de relayer les inquiétudes des groupes de pression ou des habitants influents de leur circonscription, qu'ils - ou leurs assistants - reçoivent. Puisqu'une réponse est obligatoire de la part des ministères, elles permettent de rendre compte d'une activité qui semble prolifique et satisfaisante aux yeux des électeurs. Un retour sur investissement maximal.

À titre de comparaison, la députée verte Martine Billard (très active contre l'Hadopi) compte seulement 26 questions, mais 11 posées directement dans l'hémicycle. Elle est intervenue 122 fois en séance, 47 fois en commission, est l'auteur de 4 propositions de loi, et d'un rapport. Le socialiste Christian Paul, lui aussi très actif contre l'Hadopi, a posé 16 questions dont 4 orales, est intervenu 65 fois en séance, et 33 fois en commission. Faites le test avec votre député(e), vous pourriez avoir des surprises.

Mais M. Lang a toutefois décidé de faire honneur à ses électeurs et de se rendre enfin à l'hémicycle pour s'y exprimer et même voter. "Sur la loi internet, je m'exprimerai pour le texte, contrairement aux autres députés socialistes", a ainsi assuré le député à l'agence Associated Press. Formidable.

Quelques mois après avoir fait basculer par sa voix discordante le vote en faveur de la révision constitutionnelle en promettant qu'elle rééquilibrait les pouvoirs en faveur du Parlement alors que le réexamen express de la loi Hadopi est en passe de montrer tout le contraire, le député s'apprête à faire à nouveau dissidence en votant pour la loi Création et Internet.Quand on a été ministre de la Culture, on le reste à vie.

"Je forme le vœu (...) que ce texte assure le respect des droits de tous les partenaires de la création, aujourd'hui bafoués par le piratage des œuvres, ainsi que le juste équilibre entre les droits des auteurs, des artistes et des producteurs, et les préoccupations légitimes des internautes", avait indiqué Jack Lang le mois dernier en appelant les députés socialistes à voter en faveur du texte.

Il aurait peut-être fallu qu'il se rende rien qu'une seule fois dans l'hémicycle et entende les arguments des adversaires de la loi pour comprendre que le texte qu'il s'apprête à voter bafoue le juste équilibre entre le droit des artistes et les préoccupations légitimes des internautes.On a l'audace et le courage qu'on peut.

Le Parti Socialiste ne peut pas avoir celui d'exclure pour absentéisme et trollage aigu un notable qui atteint encore selon le dernier sondage Ifop/Paris-Match 67 % d'opinion favorable.Tout va bien (mal) en République française.

http://www.numerama.com/magazine/12672-Jack-Lang-l-absenteiste-aigu-viendra-voter-la-loi-Hadopi.html




Députés fantômes: voici la liste nominative !

16 avril 2009 par Vincent Nouzille et la rédaction du site lesinfos.com

Depuis le cafouillage de la loi Hadopi, rejetée le 9 avril lors d'un vote dans un hémicycle presque désert, les responsables de la majorité poussent des cris d'orfraie contre l'absentéisme des députés et les manœuvres de l'opposition. Jean-François Copé, président du groupe UMP, s'est dit "furax" contre ce faux pas et prêt, en cas d'extrémité, à appliquer des sanctions financières contre les députés absents.

Roger Karoutchi, ministre des relations avec le Parlement, s'est offusqué de cette désertion, estimant qu'il y avait probablement environ 150 députés qui travaillent sérieusement, 250 qui passent régulièrement et 150 députés qui ne sont presque jamais là. Constat bien réel et secret de polichinelle en vérité, puisque ce phénomène dure depuis des années, sans que nul ne prenne vraiment la peine de s'en occuper, ni ne songe à appliquer des sanctions qui existent pourtant sur le papier, dans le règlement de l'Assemblée.

Et personne, au Palais-Bourbon, ne veut évidemment nommer les petits camarades qui ne font que des apparitions sporadiques, voire subliminales, dans les couloirs de l'Assemblée ou dans l'hémicycle. Dénoncer les absents, non !

Mais il est pourtant possible de les repérer nominativement. Il suffit de se pencher un peu sur les données officielles…

Ayant déjà, en 2006, publié des hit-parades des députés selon leur activité (- et leur inactivité !-) dans le cadre de l'ouvrage "Députés sous influences" (Fayard), coécrit avec Hélène Constanty, il m'a paru amusant, voire instructif, avec l'équipe de la rédaction du site lesinfos.com, de recommencer l'exercice ces jours-ci, sur la base des données officielles recensées par le site de l'Assemblée nationale.

Celui-ci comptabilise notamment le nombre d'interventions en séance publique et le nombre d'interventions en commissions (ce travail préparatoire obscur que les députés mettent en avant pour expliquer que la séance publique ne représente pas tout le travail législatif). L'addition des deux, de juillet 2007 au 15 avril 2009, est naturellement un indicateur d'activisme des parlementaires. Ceux qui cumulent le plus d'interventions sont, assez logiquement, les députés les plus actifs. Ceux qui affichent le moins d'interventions sont soit très silencieux, soit très absents. Des fantômes.

En exclusivité, voici cette liste intégrale, ce hit-parade des députés, des plus invisibles aux hyperactifs (voir document joint : clic) :

-Les fantômes : on dénombre 142 députés qui sont intervenus moins de 10 fois en séance ou en commission depuis juin 2007, soit plus de 21 mois. Autant dire qu'ils sont inaudibles ou peu présents ! Parmi eux, 8 députés n'ont aucune intervention à leur actif. Chapeau bas ! Ce sont Pierre Bédier (UMP, Yvelines, qui vient d'ailleurs de décider de laisser sa place à sa suppléante), Guy Chambefort (PS, Allier), Laurent Cathala (PS, Val-de-Marne), Sylvia Bassot (UMP, Orne), Albert Facon (PS, Pas-de-Calais), Maryse Joissains-Masini (UMP, Bouches-du-Rhône), François-Xavier Villain (App UMP, Nord) et Franck Marlin (UMP, Essonne).

Dans cette liste de 142 noms, certains ont des excuses, tels que Xavier Bertrand, très occupé par ses fonctions de secrétaire général de l'UMP. Mais d'autres, tels que les UMP Christian Estrosi, Jean Tiberi ou Dominique Perben, les socialistes Jean-Christophe Cambadélis, Daniel Vaillant, Jack Lang ou Claude Bartolone ont moins d'excuses… À moins de considérer que certains sont très pris par leurs autres mandats… ce qui pose alors le problème du cumul des mandats.

-Les hyperactifs : les plus interventionnistes de l'Assemblée nationale sont bien connus dans les couloirs. On y trouve le champion toutes catégories, Didier Migaud (PS, Isère, 303 interventions), président de la commission des finances, toujours sur le pont. Il devance Patrick Ollier (UMP, Hauts-de-Seine, 235 interventions), président de la commission des affaires économiques, et Pierre Mehaignerie (UMP, Ille-et-Vilaine, 222 interventions), président de la commision des affaires culturelles et sociales. Mais ils sont suivis de près par les incontournables Jean-Pierre Brard (PC, Seine-Saint-Denis, 209 interventions) et Charles de Courson (NC, Marne, 209 interventions).

La clan des bûcheurs est ensuite composé de députés réputés pour leur caractère besogneux au Palais-Bourbon, tels que François Brottes (PS), Gilles Carrez (UMP), Michel Bouvard (UMP), Jacques Myard (UMP), Martine Billard (Verts) et Jean-Luc Warsmann (UMP). Entre les "fantômes" et les "hyperactifs", l'écart est immense ! À quand les sanctions financières contre les cancres ?

La totalité du classement dans le document joint : clic




Point n'est besoin de remplir les urnes avec des bulletins cachés dans des chaussettes, les lois électorales en vigueur en France y suppléent très bien. Rappelons-nous : juin 1968, élections législatives, 48 % des voix offraient 74 % des députés gaullistes… Aujourd'hui, aux européennes, on entend régulièrement les médias chanter la victoire de Sarko qui a obtenu 11 % des voix et 40 % des députés ! Alors de là à aller donner des leçons à Ahmadinejad, il n'y a qu'un même tonneau qu'on va mettre en Perse.

Corrélats : Serge Dassault / Corbeil-Essonnes / Tibéri Jean et Xavière / Paris / Jacques Bouille / Saint Cyprien / Juppé / France / Jean Paul Alduy / Perpignan / Gérard Dalongeville / Hénin Beaumont / Pierre Morange / Chambourcy / à suivre...




Ah ! Les joyeux branquignols de la presse lue, entendue, télévue qui, en ce 19 juin 2009 découvrent que l'attentat de Karachi de 2002 pourrait bien être le résultat d'une sombre merde chiraco-balladuro-sarkozyste et qui ont oublié que moins de quinze jours après cet attentat (en 2002 donc), dans une émission à la télévision, un journaliste nous avait expliqué à l'époque les dessous de cette affaire absolument et exactement telle qu'on nous la ressort aujourd'hui… avec en prime l'avertissement de la bombe sans détonateur dans la voiture de la femme de l'ambassadeur ou de l'attaché d'ambassade… Nous avions tout su de ces marchands d'armes de la DCN(S), spécialistes en sous-marins et autres vedettes incognitos, avec des salaires mensuels 10 fois supérieurs à ceux des profs qui leur avaient enseigné les opérations et même pas les secrètes, sans compter les primes…

Je passe sur les cris de vierge effarouchée de Sarkozy. Il ne mérite ni qu'on s'arrête à ses mensonges, ni à ses grimaces. Il ne mérite qu'une seule chose : je vous laisse deviner à quoi donc t'est-ce que je pense …

À Suivre, un texte de 2008 qui reprend les mêmes conclusions… Je suis bien sûr que cela va fleurir dans les jours qui vont venir… Je ne suis pas la seule mémoire du Net, tant s'en faut… Je ne manquerai pas de mettre du lien… Faut que ça saigne… Ce sont les 50 ans de quelque chose Boris Vian, non ?

À suivre aussi, un texte sur l'élection de Mahmoud… surtout qu'on oublie, je veux dire les journalistes du quatrième pouvoir juste derrière Dati, qu'ils oublient que depuis quatre ou cinq ans maintenant, Bush guigne sur son pétrole et ses barils en Perse (Obama aussi, enfin je n'en sais rien : c'est une marionnette) et que les infiltrations de vrais faux iraniens du New Hampshire ou de l'Idaho chargés de foutre la merde sont dénoncés… enfin partout, sauf en occident… Bon, d'accord, les bougnouls d'El Watan ou de Al Jazeera qui font ce genre de délation sont des menteurs… N'empêche !




Jeudi 18 décembre 2008

De l'utilité du terrorisme dans nos démocraties (1)

http://omegalpha.over-blog.com/article-25937262.html

L'épisode rocambolesque de " l'attentat déjoué " (sic) Boulevard Hausmann nous donne ici l'occasion d'évoquer d'autres péripéties plus sombres survenues dans nos démocraties irréprochables. Des faits dramatiques qui illustrent les méthodes utilisées par l'Empire et ses alliés pour noyauter les sociétés européennes en utilisant le pratique paravent du " terrorisme " afin d'imposer ce nouvel ordre mondial. De quoi comprendre que le terrorisme que l'on prétend combattre avec ardeur aujourd'hui pour assurer la sécurité de tous, a souvent été utile à la cause impériale. Rien de mieux en effet pour tuer au sens littéral du terme, toute opposition. Rien de mieux pour apeurer la foule et lui faire accepter le pire, rien de mieux pour régler des comptes sans en avoir l'air. Bref, comme on le dit souvent et de manière cynique, le terrorisme devrait être déclaré d'utilité publique... Les commanditaires avérés des terroristes mercenaires portent souvent des cravates lorsqu'ils passent à la télévision.

Complètement farfelu ! C'est la première réaction que nous avons eu en découvrant le " vrai-faux " colis des toilettes bouchées du boulevard Haussmann qui s'est transformé au fil des heures et du crescendo médiatique, en une " bombe désamorcée " avant que les fidèles relais de la peur sur ordonnance osent carrément " l'attentat déjoué " sans craindre le ridicule absolu. On passera rapidement sur les incongruités de cette affaire et sur la légèreté coutumière des médias qui brodent du " sécuritaire " à la perfection et à l'unisson. Quid de la bombe ? De vieux bâtons de dynamite sans doute ramassés dans un chantier désaffecté ou dans un quelconque ouvrage de démolition avant d'être jetés précipitamment dans les sanitaires d'un magasin bondé en cette période festive. Aucun détonateur... Une lettre de revendication envoyée à l'AFP (lien Figaro partie " le climat ambiant ") comme au bon vieux temps avec tous les tics de langage repérables et une dialectique loufoque pour enrober le tout. On imagine en effet mal les rustres talibans afghans s'essayant à la prose marxisante en parlant de nos " grands magasins de capitaliste ", le tout avec un luxe de détails touchants (" magasin printemps homme haussmann ", " les toilettes chez la femme au 2eme étage "), sans oublier ce doute féroce qui taraude les novices qui craignent... de ne pas faire peur justement (" je vous assure que ce n'est pas un canular "). Canular est justement le mot de trop tout comme ces fautes d'orthographe intentionnelles pour apporter la touche exotique au propos vindicatif. Que dire du " Front Révolutionnaire Afghan " qui rejoint la galaxie encombrée des groupuscules aux noms baroques que l'on a vu fleurir en Irak à l'occasion des basses manœuvres de la contre-insurrection qui culmineront avec les exploits du bancal et gauche Zarquaoui (archives Omegalpha) ? Un vrai jeu de scrabble sémantique où il s'agit de mélanger avec plus ou moins de bonheur, les mots " mouvement ", " révolution ", " front ", " brigades ", " djihad ", " martyrs ", " islam ", " tigres ", " lions ", " commandos ", " prophète ", " armée ", " combattants ", " résistants " et tutti quanti. Un patchwork de la revendication terroriste aux combinaisons infinies ou presque. Quand on a une idée de la nébuleuse touffue des groupes militants au Pakistan et du nombre de milices talibanes et de chefs de guerre en Afghanistan, on peut légitiment s'interroger sur le fait que les " terroristes " de l'Opéra choisissent d'endosser une nouvelle identité de circonstance pour accomplir leur basse besogne... Une conclusion que partagent désormais officiellement les pontes de l'Intérieur si l'on en croit l'article paru dans Libération (liens Libération sur la piste jihadiste en doute et les incohérences du dossier).

Francis Lagneau : " ahh ahh ! Tu lui avais mis une bombe ! "

Boris Vassilief : " nonnnn il y a des imitateurs, des faussaires, des copieurs immondes.... " - dialogue extrait des Barbouzes (Michel Audiard)...

Que vient faire l'Afghanistan dans cette curieuse histoire (lien Libération) ? Bonne question... Il semble bien difficile d'apporter une réponse convaincante tant on pourrait se perdre en conjectures et en supputations alambiquées. On peut cependant émettre quelques hypothèses d'école puisque l'actualité regorge de cas similaires. Logiquement et au vu du timing (fêtes - magasins - consommation), on pourrait penser à une forme de chantage ou d'extorsion de fonds maquillée qui vise l'enseigne en question, à moins qu'il ne s'agisse tout bonnement d'une mesure de représailles d'un employé lésé. En instaurant un climat de peur et suspicion à la veille des fêtes de fin d'année (lien 20 Mn), le groupuscule (qui regroupe...l'unique grincheux) entend peser sur le chiffre d'affaires dans un contexte économique déjà morose. Classique entourloupe comme il en existe des dizaines (lien la lettre de sécurité intérieure), la dernière en date s'est déroulée en Allemagne, elle concernait un chantage... aux cornichons empoisonnés (Lien SFR). Le fait que personne ne connaisse ce " Front révolutionnaire afghan " s'apparente plutôt à une bonne nouvelle à notre sens contrairement aux analyses savantes distillées par les spécialistes dans la presse (lien 20 Mn).

Un message estampillé par Al Quaeda and Co aurait été bien plus problématique puisque ce groupe déclaré d'utilité publique sert à tout et à n'importe quoi et surtout à maquiller des opérations clandestines et le terrorisme d'état. Autre donnée importante à rappeler, les Talibans ont déjà menacé la France de manière plus " officielle " via un message diffusé par la chaine TV al-Arabiya (lien 20 Mn) il y a quelques semaines. Les filières " afghanes " de recrutement pour le djihad méritent effectivement d'être scrutées à la loupe et surveillées comme le lait sur le feu (lien Le Monde) car le danger pourrait venir de là avec des modes d'action autrement plus volcaniques que les quelques bâtons de dynamite échoués dans les toilettes au rayon " homme ". Notons également que cette affaire rocambolesque intervient dans un contexte social et politique tendu (fronde lycéenne, crise économique, affrontement parlementaire - liens) et que cette sorte de diversion de l'actualité a été immédiatement exploitée par nos ingénieux gouvernants pour occulter le précédent épisode de cafouillage " terroriste " (Tarnac) en faisant une fois de plus, un amalgame entre le terrorisme et l'extrême droite ou...gauche. Histoire aussi de faire oublier la piste allemande qui clignote dans ce dossier traficoté (liens Nouvel Obs - Libération) et de remettre le couvercle sécuritaire pour cuire à l'étouffée tout souffle de contestation à la sauce grecque.

L'envoi de nouveaux renforts au pays du pavot

La ministre de l'intérieur a donc saisi l'opportunité au vol (liens Marianne - Figaro) pour déployer de l'uniforme partout en espérant un effet dissuasif qui ratisse large. La matraque pour doper le pouvoir d'achat, il fallait y penser d'autant que Vigipirate et son climat ambiant de paranoïa douchent bien des ardeurs et tempèrent l'acrimonie générale en attendant la prochaine diversion concoctée par nos spin doctors locaux surpayés (liens Figaro sur le déploiement et le budget com de l'Élysée). Et puis, cette épice afghane qui saupoudre régulièrement l'actualité en donnant parfois des sueurs froides au citoyen lambda, ce n'est pas si mauvais in fine doivent penser nos intrigants. L'annonce de l'envoi de nouveaux renforts au pays du pavot (lien blog Libération secret défense) se fera sur l'air de " mieux vaut cantonner le mal à des milliers de kilomètres " à grands renforts de " pour notre sécurité " et pour " combattre les barbares chez eux " avec des trémolos guerriers dans la voix. Comme si l'envoi d'un contingent pouvait empêcher un manipulé ou embrigadé de se faire exploser dans la foule... Nous reviendrons sur le volet afghan dans une prochaine livraison car ce qui s'y passe conditionnera les prochaines années de la gouvernance Obama et de celle de ses vassaux. Notons juste que ce renforcement de la présence des troupes françaises répond servilement au chantage hallucinant du secrétaire à la défense US Robert Gates (OTAN de Sarkozy - 2 b - Omegalpha) et qu'il obéit de facto aux injonctions faites récemment par la nouvelle administration Obama. Les hommes passent et l'alignement misérable reste... Le grand leader européen vendu par les médias est un serviteur obéissant, rien d'autre.

Revenons si vous le voulez bien sur l'épisode du Boulevard Haussmann pour étayer notre propos et élargir un peu la perspective. Certes, il ne s'agit pas d'un véritable attentat mais bien d'un pétard javellisé. Cependant, cela aurait pu en être tout autrement puisque la " stratégie de la tension " (lien Wiki - partie Haute Tension) reste l'un des ressorts cachés et honteux de nos démocraties occidentales pour manipuler habilement l'opinion publique sous couvert de terrorisme exotique. Une manœuvre sournoise qui vise souvent à faire avancer le pion sécuritaire, à jeter l'opprobre sur un camp opposé ou à éliminer les gêneurs en portant des gants pour éviter les empreintes compromettantes. Terrorisme et état " démocratique " la main dans la main ? Quelques bribes d'histoire récente pour dire que l'impensable pour le commun des mortels est monnaie courante sous la férule impériale dans nos belles contrées civilisées...

Le " comité clandestin allié "

On pense bien sûr au réseau Gladio : " Gladio (Glaive en italien) désigne le réseau italien des stay-behind, cette structure clandestine de l'OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d'invasion soviétique. On désigne couramment par ce nom l'ensemble des armées secrètes européennes, dont l'existence a été révélée publiquement le 24 octobre 1990 par le Premier ministre italien Giulio Andreotti. (...). Le Premier ministre italien Giulio Andreotti a cependant confirmé qu'en 1964 les renseignements militaires italiens avaient rejoint le " comité clandestin allié " dont les États-Unis, la France, la Belgique, la Grèce faisaient notamment partie " (lien Wiki). Comité clandestin ? Armées secrètes européennes pilotées par l'OTAN et la CIA ? À quelle fin puisque la menace soviétique n'a jamais été effective ? C'est là que l'on retrouve nos amis " néoconservateurs " et autres " faucons " atlantistes nichés au sein même des gouvernements européens comme un cheval de Troie, de véritables " taupes " qui creusent leur sillon pour faire avancer la marche irrésistible de l'Empire en dévorant de l'intérieur les institutions et les sociétés du vieux continent.

En France, le mouvement fasciste " Occident " (lien Wiki) a sans doute fourni de précieuses recrues à la cause impériale que symbolise le réseau clandestin Gladio au vu de ses "sources" d'inspiration. Sa devise ? " Tuez les communistes partout où ils se trouvent ! ". Contre la démocratie (" Le gouvernement du peuple, pour le peuple, et par la vinasse ", une citation de Céline reprise comme une antienne), ouvertement raciste, se référant à l'écrivain collabo Robert Brasillach pour l'idéologie, ce mouvement a connu un bel avenir politique puisque de nombreux adhérents de l'époque du coup de poing contre les " cocos ", occupent des places de choix dans le gouvernement Sarkozy ou dans la sphère médiatico-politique attenante. On citera quelques noms : François d'Orcival (éditorialiste au Figaro, administrateur de la Revue des Deux Mondes, ancien patron du syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion), Didier Shuller, Gérard Longuet, Hervé Novelli (secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme et des Services), Patrick Devedjian (nouvellement promu ministre de la relance, président du conseil général des Hauts-de-Seine et ancien secrétaire général de l'UMP). Très proche du mouvement, on ajoutera au panier si bien garni, Claude Goasguen (député UMP, maire du 16e arrondissement de Paris, président des Réformateurs de Paris, président du groupe d'amitié France-Israël et France-Vietnam, etc.). Que de beau monde n'est-ce pas et quelle belle reconversion pour les fâcheux !

Italie : plus de 600 attentats, 362 morts et 172 blessés...

C'est en Italie pourtant que le réseau Gladio accomplira son grand œuvre de déstabilisation intérieure en poussant au paroxysme cette stratégie de la tension propice aux manigances impériales (liens Voltaire - Wiki/ L'express " les années de plomb "). " Selon un rapport parlementaire italien de 2000 de la coalition de centre-gauche " L'Olivier ", Gladio aurait favorisé en Italie une stratégie de la tension, avec l'aide de la loge maçonnique P2, dirigée par Licio Gelli, destinée à " empêcher le PCI (parti communisme italien) et, dans une moindre mesure, le PSI (parti socialiste italien), à accéder au pouvoir exécutif ". Perpétré par le second groupe des Brigades rouges (les fondateurs étaient alors en prison), l'assassinat du leader de la Démocratie Chrétienne (DC), Aldo Moro, en mai 1978, a mis fin à tout espoir d'un compromis historique entre la DC et le PCI. De 1969 à 1980, plus de 600 attentats (4 sur 5 étant attribués aux organisations clandestines d'extrême droite pendant les "Années de plomb") ont fait en Italie 362 morts et 172 blessés " (lien Wiki Gladio). Ainsi les Brigades Rouges (groupe terroriste classé...à gauche politiquement) ont été manipulées pour servir les intérêts atlantistes en assassinant Aldo Moro qui voulait pourtant...unifier la gauche italienne. Le terrorisme est parfois utile et souvent complexe et les apparences s'avèrent trompeuses... Loge maçonnique P2 ? " De fait, sur la liste des " piduistes " (membres de P2) découverte au début des années 1980, plusieurs membres de la junte de Jorge Videla y étaient cités, entre autres José Lopez Rega, le fondateur de la " Triple A " (" Alliance anticommuniste argentine "), responsable du massacre de l'aéroport d'Ezeiza, lorsque des snipers tirèrent sur la foule de jeunes péronistes de gauche, enclenchant la scission entre la gauche péroniste et la droite péroniste. (lien Wiki). Même méthode pour un résultat identique : diviser pour régner en utilisant les pires procédés.

Voilà une loge où l'on trouve également du beau linge : " La liste des membres de P2, découverte en 1981 dans une villa de Licio Gelli, comptait de nombreuses personnalités, dont l'intégralité des chefs des différents services secrets italiens (SISMI, etc.), de nombreux politiques (dont Silvio Berlusconi, condamné pour parjure pour avoir nié son appartenance mais qui a depuis bénéficié de prescription), des journalistes, des magistrats, le banquier Roberto Calvi, le mafieux Michele Sindona, José Lopez Rega, le fondateur argentin de la " Triple A ", etc (...) " (même lien Wiki). Pour parfaire le tableau où l'on croise des mafieux, des magistrats, des journalistes, des politiques, les services secrets, l'OTAN, des banquiers et autres personnalités, ajoutons le Vatican qui grenouille allègrement dans ce panier de crabes (lien Amnistia). Les groupes terroristes infiltrés ou retournés servent dans cet écheveau complexe de bras armé clandestin et de couverture idéale pour accomplir les sales besognes et semer la terreur. Voilà l'envers du décor " démocratique " qui doit interpeller chacun de nous lorsque l'on entendra à nouveau et sous peu, le refrain lancinant des médias à propos de la formidable lutte de nos gouvernements contre le terrorisme et la mafia, lorsque l'on écoutera béatement les pontifiants baratins des plus hautes autorités religieuses à propos de la morale et du reste, lorsque les journalistes et magistrats vous vendront des articles et des lois pour lutter contre le crime et l'insécurité et surtout, lorsque nos politiques oseront aboyer de la " tolérance zéro " de manière compulsive au prochain fait divers émotif.... Une imposture institutionnelle, du cirque, du camouflage...

(A suivre...)

De l'utilité du terrorisme dans nos démocraties (2)

Samedi 20 décembre 2008

De l'utilité du terrorisme dans nos démocraties (2)

http://omegalpha.over-blog.com/article-25979944.html

Second volet de notre série consacrée à ce "terrorisme" qui masque bien trop souvent des trafics honteux, des tentatives de déstabilisation, des méthodes inavouables, des histoires de valises et de commissions, le côté sombre de nos "démocraties" en fait. Ce qui n'empêche aucunement nos gouvernements de se servir de la lutte contre le terrorisme pour terroriser...leur propre population sous couvert d'hystérie sécuritaire. Tout est une question d'opportunité finalement...

1ere partie : De l'utilité du terrorisme dans nos démocraties (1)

(Suite) L'Italie noyautée de l'intérieur, un cas isolé ? Même pas ! Souvenez-vous que notre voisin transalpin avait rejoint le " comité clandestin allié " qui comprenait déjà les États-Unis, la France, la Belgique et la Grèce (liens Voltaire - Libertés & internet, revue Def nat). Prenons au hasard la Grèce qui a connu un épisode typique dans la stratégie impériale : l'installation d'une junte militaire en 1967, soit le règne de la " dictature des colonels " suite à un coup d'état. Un modèle impérial breveté qui fera un malheur (dans tous les sens du terme) en Amérique du Sud. La dictature des colonels ? " Pour conserver et consolider leur pouvoir, les colonels cherchèrent à éliminer toute forme d'opposition et de contestation. Dès le coup d'État, des personnalités politiques, principalement de gauche, mais aussi des libéraux et de simples défenseurs des droits de l'homme, furent persécutés. (...) Les opposants politiques étaient mis en résidence surveillée, emprisonnés, déportés sur des îles désertes de l'Égée mais aussi parfois torturés. Des gouvernements plus ou moins fantoches se succédèrent afin de laisser croire qu'une vie politique continuait à exister " (Lien Wiki). Un vrai résumé de l'Empire et de sa manière d'agir : bruits de bottes, imposture, tortures et forfaiture. Voilà le type de démocratie impériale que les pays hors de la galaxie atlantiste doivent absolument ingurgiter, de gré ou de force. La méthode a évolué depuis, il y a désormais des " révolutions " colorées et mises en scène par des ONG...sponsorisées par la CIA. Pour ce qui est de la " diplomatie publique " (traduction de la novlangue : propagande), l'OSI (Office for the Strategic Influence) et ses excroissances nombreuses se chargent de rémunérer les intellectuels, les analystes, les politiques et les journalistes locaux pour nous expliquer que tout ceci est une bénédiction pour tous et que l'Empire est notre seul salut... Et cela fonctionne...même en France...

Revenons à notre Gladio un instant pour parler d'un pays voisin et ami, la Belgique...La Belgique et ce réseau clandestin de l'OTAN responsable de terrorisme non revendiqué (lien Mondialisation) ? Les tueries du Brabant ! De septembre 1982 et décembre 1983, munis d'armes de guerre, les membres d'un mystérieux groupe attaquent cinq supermarchés, deux auberges, une usine et une bijouterie, tuant au passage douze personnes (lien Wiki). Les tueurs du Brabant venaient d'entrer en action avec une violence inouïe, n'hésitant pas à attendre l'arrivée des forces de l'ordre pour mitrailler encore et faire plus de dégâts...psychologiques dans l'opinion publique. Fin 1985, les attaques reprennent : deux grandes surfaces sont prises pour cible, les tueurs tirent sur les clients et font 8 morts. Leur butin ? Quelques kilos de café volé et quelques dérisoires billets. Après ce nouveau carnage, le commando sanguinaire disparait définitivement dans la nature... Pour ajouter à la confusion régnante, les Cellules communistes combattantes (CCC - un mouvement inconnu jusque là), commettent pendant la même période une trentaine d'attentats avant d'être mis hors d'état de nuire. Personne ne sait qui a activé en même temps ou presque les deux cellules en jouant habilement sur les motivations idéologiques des unes et des autres mais le pays se trouve bel et bien au bord du K.O, les parachutistes patrouillent dans les rues, la peur s'installe. Sale ambiance.

Les méthodes employées par les tueurs de Brabant sont celles des commandos militaires

Les CCC ? Proches de Fraction armée rouge (RAF - Allemagne) et du groupe français Action directe que l'on rencontrera un peu plus tard dans le récit, les révolutionnaires communistes d'obédience anarchiste et marxiste apparaissent comme des idéologues qui ont basculé dans la lutte armée et le terrorisme. Des militants purs et durs qui se sont attaqués à divers symboles de la présence américaine et de l'OTAN...au moment où la majorité des Belges refusait l'installation de missiles à tête nucléaire US voulue par Reagan. Après l'arrestation des principaux leaders accusés de meurtres (la police avait " oublié " de transmettre l'info du colis piégé déposé au siège de la FEB - fédération patronale belge, les CCC prévenaient systématiquement les autorités pour éviter de faire couler du sang), la cellule se délite doucettement. Le groupe, en voie de normalisation dans le jeu politique, dispose désormais d'un site internet qui fait office de vitrine légale (lien). Mais que dire de ces Tueurs du Brabant évaporés dans la nature après avoir semé la terreur et l'horreur ? Ils semblent avoir répondu à leur manière aux CCC sans que l'on sache qui donnait le tempo. De toute façon, dès qu'il s'agit des tueurs du Brabant, le mystère s'épaissit, les masques se baissent et d'épais rideaux de fumée empêchent toute visibilité. Seule vraie certitude : les méthodes employées par ces tueurs implacables sont bien celles des commandos, celles des unités délite de l'armée ou de la gendarmerie (matériel, sang-froid, timing, cartes topographiques, etc.). Les enquêteurs supposent des complicités sans les cerner vraiment, ils subodorent des familiarités avec certains corps qui composent les forces de l'ordre belges sans preuves réelles, ils devinent quelques pistes qui conduisent directement à l'extrême droite et aux cercles atlantistes. Rien de concret pourtant dans le dossier toujours ouvert.

Juste des faits troublants : l'entrée en scène des tueurs du Brabant semble parfaitement orchestrée... Le gouvernement constitué de libéraux et de socio-chrétiens (1981-1985) dirige le pays en conduisant une politique d'austérité dans le plat pays quand le cauchemar débute : " des individus d'extrême droite incendient les locaux de Pour (voir article l'enquête impossible, partie À titre indicatif, NDA), un hebdomadaire de gauche ; les activistes d'une milice néonazie, le Westland New Post, dérobent des télex de l'Otan classés top secret; des gendarmes sont la cible d'attentats à l'explosif. Et, le 14 août 1982, des malfaiteurs cambriolent une épicerie à Maubeuge, ville française proche de la frontière " (Lien Le Monde Diplomatique). Dans quel but agissent ces chevaliers belges de l'apocalypse ? Des tueurs fous et " masqués qui tirent sur tout ce qui bouge, adultes et enfants, qui vident les caisses, rebroussent chemin et sèment les policiers qui les prennent en chasse ". " Quelqu'un, dans l'ombre, a-t-il joué à fabriquer et à manipuler des pistoleros d'extrême gauche comme de droite pour provoquer un renforcement de l'appareil répressif de l'État qui abrite, après tout, les institutions européennes, l'Otan et le Shape (Supreme Headquarters Allied Powers Europe) ? " s'interroge Claude Michaux, avocat général près la cour d'appel de Mons, qui supervise la CBW (Cellule du Brabant wallon qui s'occupe de l'enquête). Il précise tout de même sa pensée : " Nous vivions dans un contexte de guerre froide. Et la politique de Ronald Reagan était de muscler l'Occident face au "péril rouge". Or l'opinion publique en général et nos responsables politiques en particulier avaient tendance à considérer que "chez nous tout va bien, aucun danger". On a peut-être voulu prouver le contraire en affinant la méthode employée dans la péninsule italienne, où l'on sait aujourd'hui que les terroristes d'extrême droite, par exemple, étaient manipulés par les services secrets. (...) On ne trouvera peut-être jamais la réponse. Les auteurs des faits ayant peut-être eux-mêmes été supprimés. " (même Lien Monde Diplomatique, voir également lien Wiki).

Le Gladio et l'opération Condor ont servi de répétition générale

L'ombre du Gladio plane sur cette trouble affaire tout comme un sinistre condor planait sur Amérique du Sud (lien Wiki sur l'opération du même nom)... La stratégie de la tension initiée par les faucons atlantistes et le complexe militaro-industriel fasciste avec ses attentats, sa déstabilisation, ses enlèvements d'opposants et la torture systématique, ressemble diablement à une répétition générale pour tester la méthode la plus productive pour l'Empire. Un test apparemment concluant puisque le 11 septembre 2001 et la campagne irakienne enclenchée dans la foulée donneront... Al Quaeda, les enlèvements et vols secrets de la CIA avec la complicité de l'Europe, Guantanamo, Abou Graib (Irak), la tristement célèbre prison de Bagram (Afghanistan), les geôles clandestines dans les pays alliés du Moyen-Orient et du Maghreb, les multiples attentats à la voiture piégée au Liban systématiquement attribués à la Syrie, les terroristes palestiniens du Fatah Al Islam instrumentalisés (Liban - voir lien Wiki), les attentats de l'hôtel Marriot (Pakistan - lien Voltaire) et de Mumbai (Inde - Liens Agoravox - Mondialisation)...

On aurait pu ajouter à cette sombre liste les révélations du Sunday Herald (Ecosse - lien Indymedia) qui nous apprenait qu'un agent double des SAS (services action britanniques) se trouvait directement impliqué dans l'effroyable attentat d'Omagh (15 août 1998) commis par une branche de l'IRA, un carnage qui fit 29 morts et 229 blessés (lien Wiki). On aurait pu aussi bien évoquer l'anthrax post 11 septembre d'Al Quaeda d'origine...militaire et estampillé " Made in US laboratory ". Un virulent poison envoyé aux élus démocrates et aux éditorialistes qui fustigeaient la mise en place en urgence du " liberticide Patriot Act " (liens Voltaire - Wiki). Ou même le mythique Zarquaoui et ses sanglantes boucheries en Irak. Les attentats perpétrés par son groupe (affilié à Al Quaeda, cherchez l'erreur ou la solution...) étaient tous plus horribles les uns que les autres d'autant qu'ils visaient essentiellement la population irakienne. Une manœuvre de contre-terrorisme terrifiante initiée par le Pentagone pour saper la résistance des insurgés locaux et délégitimer leur combat aux yeux de la population exsangue (lien Mondialisation). On aurait pu évoquer également des agents spéciaux britanniques arrêtés à Bassorah (Irak) le 19 septembre 2005. Déguisés en bédouins, le coffre de leur voiture bourré d'explosifs, ils s'apprêtaient sans doute à commettre une horreur à porter au crédit de l'ennemi du moment (milices chiites).

Le masque du terrorisme pour leurrer l'opinion publique

Voici à présent un autre cas de terrorisme et de manipulation à la clef qui nous a directement concernés. L' " affaire Eurodif " nous ramène en effet en France et du côté d'un autre mouvement terroriste, Action directe... Eurodif ? Il s'agit de " European Gaseous Diffusion Uranium Enrichissement Consortium ", une usine de traitement de l'uranium implantée dans le site de Tricastin (Drôme). Le consortium assure près d'un quart de la production mondiale d'uranium enrichi mais son nom reste surtout associé à l'assassinat du PDG de Renault George Besse (17 novembre 1986) par les membres d'un commando d'Action directe. Le PDG d'un groupe industriel d'envergure assassiné par des terroristes de l'ultragauche, il y a une certaine logique morbide mais la feuille cache encore la forêt... Derrière le sordide forfait se profile une autre réalité qui donne un éclairage sur la guerre souterraine que l'on affuble souvent du masque du terrorisme pour leurrer l'opinion publique. Déroulons la pelote ensanglantée avec patience...

Fondé en 1973, Eurodif est une coentreprise qui comprenait cinq pays, la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne et la Suède avant que cette dernière ne se retire. Un manque à gagner et une part qui fait défaut dans la trésorerie. C'est Jacques Chirac qui se charge de convaincre...l'Iran de remplacer au pied levé la Suède lors d'un voyage officiel à Téhéran en décembre l'année suivante (1974). Le Shah d'Iran, Reza Shah Pahlavi accède à la demande pressante de fonds et octroie un prêt d'un milliard de dollars en échange du droit d'acheter 10 % de l'uranium enrichi pour alimenter les deux centrales nucléaires qui devaient être fournies également... Nous parlons bien du même Iran qu'Israël et les USA menacent nuit et jour de bombardement atomique pour cause de programme nucléaire civil...

Pour mémoire, le Shah d'Iran a accédé au pouvoir après la chute du tout puissant premier ministre Mohammad Mossadegh en 1953 qui avait eu l'outrecuidance de ...nationaliser le pétrole iranien. L'opération baptisée " Ajax " (lien Wiki), menée conjointement par les services américains et britanniques, avait donc fait place nette pour installer un pantin plus docile secondé d'une redoutable police secrète, la fameuse Savak cornaquée par la CIA et le Mossad. En 1979, le Shah d'Iran est renversé à son tour par la Révolution islamique. Les Mollahs, une fois parvenus au pouvoir, décident de suspendre la participation iranienne au consortium en réclamant le remboursement du prêt et la livraison des 10% d'uranium prévue par les accords signés. Refus catégorique de Paris. En représailles selon des sources convergentes (lien Wiki - Eurodif), des attentats ensanglantent la capitale quelques années plus tard (liste attentats - Wiki). Des actions attribuées aux Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) de Georges Ibrahim Abdallah. Le 17 novembre 1986, George Besse est assassiné par Action directe, il était le fondateur...d'Eurodif. Au Liban, les journalistes Jean-Paul Kauffmann et Michel Seurat sont pris en otage par le Hezbollah, un parti proche de l'Iran... Autant de faits terroristes perpétrés par divers groupes hétéroclites qui visent à un même objectif : faire pression sur Paris pour faire avancer les négociations. Voilà un des visages du terrorisme dévoilé : la sous-traitance des basses besognes, un mercenariat sordide à peine habillé des oripeaux d'une vague idéologie révolutionnaire.

Comme le souligne le Dauphiné libéré, " les diplomates Marcel Carton et Marcel Fontaine, le journaliste Jean-Paul Kauffman retenus plus de 3 ans en otage au Liban, les attentats meurtriers de la Fnac, du Pub Renault, l'assassinat de Georges Besse, patron du nucléaire français et hostile aux négociations avec l'Iran, et d'autres encore, ont payé, dans les années 1980, le prix du contentieux Eurodif. " (lien Wiki Eurodif). En 1991, un accord secret est enfin conclu entre la France et L'Iran pour régler le litige. Fin de l'histoire.

L'attentat de Karachi, une histoire de commissions...

Que conclure de cet épisode tragique sinon que le terrorisme sert parfois à apurer les comptes et à régler des litiges en cours. Une bombe et un carnage font passer bien des douloureux messages sous la surface des choses. Les évidences ne veulent rien dire, tout se passe dans les bas-fonds où grouillent les services et leurs guerres clandestines. Un autre exemple signifiant et beaucoup plus récent pour se faire une idée ? L'attentat de Karachi (Pakistan), le 8 mai 2002. Ce matin-là, un kamikaze jette sa voiture bourrée d'explosifs sur un bus qui transportait des ouvriers et techniciens français débarqués de Cherbourg (DCN- Direction des Constructions Navales). Bilan : 11 français tués qui participaient à la construction d'un sous-marin en vertu d'un accord passé entre les deux nations (contrat Agosta). Un attentat attribué à Al Quaeda bien sûr selon les médias si prompts à vendre la vérité officielle ! Sauf qu'un rapport secret (baptisé Nautilus) a montré le bout de son périscope. Il laisse entrevoir une autre réalité plus prosaïque... La " signature " de l'attentat pose déjà problème puisqu'il s'agit ici d'un explosif utilisé par...l'armée pakistanaise. Sauf que l'énorme contrat d'armement de 5,4 milliards de francs (825 millions d'euros) comportait des clauses peu avouables qui mettent en cause le personnel politique des deux pays concernés... " Le contrat Agosta incluait une disposition très particulière et soigneusement camouflée : 85 % des commissions devaient être versés aux intermédiaires dans l'année suivant la signature de la vente des sous-marins. Ainsi, au moment du feu rouge de l'Elysée, l'équivalent de 28 millions d'euros avait déjà été transféré via deux banques suisses, sur les comptes de sociétés écrans panaméennes " révèle Le Point (Lien). Sur fond de guerre secrète entre le clan Balladur et le clan Chirac pour capter ou bloquer le pactole secret (rétro-commissions), des intermédiaires proches du pouvoir pakistanais de l'époque (le clan Bhutto et en particulier, Ali Zardari actuellement au pouvoir) se sont sentis lésés dans l'affaire et l'ont fait savoir plutôt bruyamment si l'on comprend bien. Un pauvre séide manipulé a actionné la charge contre les mécréants occidentaux sans jamais imaginer qu'il s'agissait de business et de règlements de comptes entre mafieux à cravates...

Absurde martyr.

" Un intéressement de 4 % sur le prix des sous-marins (soit 33 millions d'euros) leur était promis (...) Ils s'étaient rendus à Islamabad avec le conseiller spécial du ministre, Renaud Donnedieu de Vabres, qui avait dans son entourage la haute main sur les affaires sensibles. Ils étaient en outre impliqués, à la même époque, dans la répartition des commissions sur un autre contrat sensible de la DCN : le projet " Sawari II "- la vente de frégates à l'Arabie saoudite, pour 3 milliards d'euros. " (même lien Le Point). Voilà quelques précisions utiles qui nous rappellent grandement un autre scandale enterré sous le sceau du " secret défense ", celui des " Frégates de Taiwan " avec sa ribambelle de morts suspectes, d'hommes politiques impliqués et de financements occultes via des paradis fiscaux (lien Wiki). Nous voilà revenus dans les marécages fangeux où se vautrent les loges maçonniques, une partie de la sphère politique, la mafia, le trafic d'armes, les terroristes, les services secrets et autres joyeux amateurs de bain de boue. Seule consigne pour tous les invités : le silence. Vous avez entendu parler de l'affaire de l'Angolagate qui se juge en ce moment ? Peu ou pas sans doute. Quelle curieuse non-couverture médiatique d'autant qu'il y a aussi du beau monde à la barre... (lien Wiki). À la lecture du billet de Paul Moreira sur le sujet, on comprend un peu mieux la " pudeur " de ses sémillants et courageux confrères (Lien). Il y a bien trop de " parrains " politiques impliqués dans cette sale affaire et les protections et autres alliances claniques remontent beaucoup trop haut. Dormez braves gens tout comme les centaines de milliers de mines enfouies dans le sol angolais qui sommeillent d'un œil seulement en attendant le pas léger d'un enfant ou la lasse marche d'un paysan.

Alors ? Al Quaeda, terrorisme, fous de Dieu, islamistes...ou affairisme, corruption, prévarication, magouilles, fascisme et mafia politique et militaire à la mode impériale ? Nous voilà loin des fronts révolutionnaires, des commandos martyrs, des brigades islamiques et des armées du peuple mais bien proche du tiroir-caisse, des valises de billets, des campagnes politiques, de la prévarication, des sociétés secrètes, des multinationales et du fascisme camouflé derrière les inepties sémantiques du genre " Empire du bien " et " choc des civilisations ". Les évidences trop simples masquent effectivement une réalité plus crue, plus sordide et impitoyable. Les bombes tuent assurément et les revendications fantaisistes fleurissent aussitôt comme des chrysanthèmes pour faire flotter un parfum de diversion (" false-flag " - lien Wiki). Les coupables sont montrés du doigt expressément et désignés à la vindicte populaire, tout le système s'agite, remue en surface, fait de grands discours et proclame des mesures d'urgence et des lois d'exception (Patriot act, Lois Sarkozy, etc.)...qui n'ont pour seule efficacité que de restreindre encore plus les libertés des citoyens pris entre le marteau et l'enclume. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud. À la stratégie de la tension répond toujours une politique sécuritaire qui vise à faire peur, à faire taire et à surveiller ceux qui pourraient démasquer l'imposture en cours et le coup d'état permanent qui se joue sous nos yeux depuis trop longtemps clos.

C'est très exactement ce que chuchotait Stanley Kubrick dans son film testament. Eyes Wide Shut (liens)... L'envers du décor est terrifiant.






Vendredi 19 juin 2009

Iran : Fureur Impériale…

http://stanechy.over-blog.com/article-32857273.html

Les Iraniens viennent d'élire leur président. Malheureusement, ils ont mal voté…

Mais, qu'est-ce qu'ils ont dans la région ?… À moins de leur taper dessus, ils votent tous mal !... Pourtant, nous n'avons pas arrêté de les inciter à voter pour les candidats qui représentent nos intérêts chez eux. Pas moyen. Ils n'écoutent pas.

Vérification, encore une fois, de ce que nous n'arrêtons pas d'affirmer : " Ils ne comprennent que la force". Cogner est la seule solution pour leur faire entendre ce qu'est une véritable démocratie : voter pour ceux que nous souhaitons, nous, les occidentaux.

À l'exemple de l'Irak, de l'Afghanistan, ou de Gaza, et d'ailleurs. Du Mexique à Taïwan, du Nicaragua au Gabon, de l'Argentine à l'Égypte. Bref, partout, où nous utilisons drones, obus au phosphore, à l'uranium "appauvri", ou nos escadrons de la mort, "experts es-tortures", "chasseurs d'opposants", formés dans nos écoles des "forces spéciales".

Le droit des peuples à décider de leur destin ?... Bien sûr. C'est exécuter d'abord ce que nous dictons. Parce que "nous", nous sommes porteurs de civilisation, les autres peuples doivent nous écouter. Les Iraniens, tout comme les Vénézuéliens ou les Palestiniens, doivent obéir à nos consignes de vote.



Tant pis pour eux, ils ont été prévenus.

La main tendue ou le bâton. En clair : "tu t'écrases, ou tu as mon poing dans la gueule". On va être obligé de leur faire le coup de Gaza. Quelques bonnes séances de bombardement. Cela va crier un peu dans les chaumières, chez nous (chez eux, on s'en fiche…), mais ils verront ce que parler veut dire. Si nous ne nous faisons pas respecter, où va-t-on ?...

À moins qu'entre-temps, ils n'arrivent à renverser leur président…

Prendre ses désirs pour la réalité

Chez nous, quand Sarkozy a été élu, les voitures ont brûlé dans les "quartiers défavorisés", ce qu'on appelle "les banlieues". Plusieurs nuits durant. Nous étions la risée de nos amis anglo-saxons, se payant notre tête avec notre démocratie policière sur fond d'inégalités sociales. Oubliant que chez eux, c'était pareil…

Finalement en Iran, à l'annonce des résultats, ceux qui ont perdu les élections ont fait comme chez nous.

Sauf que…

En Iran, en fait à Téhéran, c'est dans les quartiers nord où il y a eu des incendies. Ce sont les quartiers chics. Certes, les riches quartiers d'une capitale ne représentent pas tout un pays. De plus de 75 millions de personnes. Toutefois c'est un symbole, et les médias ont raison de ne se focaliser que sur ça. Car, les beaux quartiers c'est l'avenir de l'Iran. Comme chez nous, en France.

Les gosses des beaux quartiers se sont défoulés, sous les encouragements des SMS des Lolitas peinturlurées en Gucci, brûlant de descendre dans les rues avec leurs minijupes (1). Comprenons-les, elles n'en peuvent plus de ne les porter que dans les "boom-disco-techno-boum-boum", chez les parents, les tantes ou les oncles.

Toutefois, les gentils casseurs ont courageusement évité de brûler les voitures des quartiers huppés. Prenant soin d'épargner la limousine Toyota de papa, et le 4x4 Mitsubishi de maman. Et, surtout, leurs coupés Hyundai. Importés d'Abu Dhabi, via les cousins installés sur place. Des milliardaires du business. Ils n'ont brûlé que des poubelles, ou quelques pneus traînant dans les garages de la maisonnée.

Se réunir en criant : "Halte à la dictature", "Où est mon vote ?", "Ahmadinejad va te laver" !... Quel frisson ! Avec un peu plus de poils au menton, ils pourraient être pris pour le Che, sur les photos de leurs portables. Envoyées illico aux Lolitas, s'extasiant sur les exploits de leurs preux chevaliers.

Certains, se sont quand même posé des questions existentielles, pour manifester leur mécontentement face aux résultats. Fallait-il jeter l'écran plasma familial par la fenêtre sur les policiers, avec les consoles de jeu, ou pas ?... To be or not to be, "plasma" ?...

Finalement, ils ont renoncé. Cela aurait fait "enfant gâté". Se limiter à quelques poubelles, c'est plus écolo.

La jeunesse des beaux quartiers s'ennuie...

C'est vrai comme le disait un "étudiant-ingénieur" sur une vidéo que les chaînes TV françaises passaient en boucle. En train jouer à la Box, bardé de PC, portables, IPhone, Blakberry, devant l'écran géant de son salon climatisé. On s'ennuie, en Iran.

Bien sûr, dans les campagnes beaucoup de "jeunes" font une dizaine de kilomètres à pied pour rejoindre leur école, souvent sans chauffage en hiver. Tous les jours. Ceux-là n'ont pas le temps de s'ennuyer. Ils ont de la chance.

Cette jeunesse issue de la bourgeoisie qui n'a connu ni la dictature sanguinaire du Shah, ni la guerre de 8 ans avec l'Irak (2), a envie de s'éclater. Normal. À sa place, j'éprouverais le même spleen…

Des intellectuels et des artistes, aussi, qui ont envie de vendre à une riche clientèle leur production avec les prix qu'atteignent les moindres croûtes en Occident. En Iran, on est très loin des cotes des galeries d'art moderne occidentales. C'est vrai, il y a de quoi souhaiter tout casser.

Mettez-vous à leur place. Voir des ballons gonflés à l'hélium au château de Versailles, ou dans le musée-palais de Pinault à Venise, atteindre des millions d'euros… Produire n'importe quoi et ramasser des millions dans l'extase des gogos ! Qui ne voudrait pas gagner des millions, dans ces conditions ?...

Moi, je les comprends. Attendre encore une génération, voire deux, pour pouvoir jouir des mêmes spectacles qu'à New York, Londres ou Amsterdam, j'en conviens, c'est trop long. Horrible attente, comme pour ce spectacle en ce moment à Paris (3) :

"… Pâquerette ne se contente pas d'effeuiller la marguerite mais de "faire danser tous les orifices, dont l'anus", selon ses auteurs. "On a envie de trouver des intensités nouvelles, loin des normes et des codes", raconte François Chaignaud.

… La question de la morale est rejetée par les artistes. La fameuse formule, bien commode aussi, "l'art est au-delà de la morale" fleurit un peu partout. "Mais il y a des limites à la représentation de l'acte sexuel sur un plateau, nuance Alain Buffard, dont la nouvelle pièce, Self & Others, est en tournée en France… "

Chez nous, en Europe, nous n'avons pas le droit de contester le résultat des élections, même si vous comme moi, nous n'avons pas la possibilité de nous présenter à la présidence de la république. Pour être candidat, on doit être "coopté"... On n'a même pas le droit de contester la Constitution européenne par référendum. Refusé. Mais, par contre, nous avons le droit, sur des scènes de théâtre subventionnées, de "voir danser tous les orifices, dont l'anus"…

Ils ont du chemin les Iraniens, avant d'arriver à notre niveau de liberté !…

Il est évident que ce n'est pas avec ces amateurs qu'on va provoquer la chute d'un régime. C'est notre vitrine qui permet de modeler l'opinion publique dans nos pays. Pas plus. Faire croire que quelques quartiers représentent l'ensemble des Iraniens, passant leurs journées à activer leurs PC et leurs GSM.

Pour passer aux choses sérieuses et accentuer la tension, nous avons nos provocateurs, nos tueurs, capables de tirer dans la foule. Nos valises de dollars. Comme lorsque nous avons renversé Mossadegh, en 1953, qui avait eu la prétention de restituer les revenus du pétrole et du gaz aux Iraniens. Une opération de déstabilisation qui est un chef-d'œuvre du genre. Modèle étudié, de nos jours, dans toutes les officines des services spéciaux dans le monde…

En "vert" et contre tout

Nous savions qu'Ahmadinejad allait l'emporter. Depuis trois semaines, c'était l'évidence. Tous les sondages "sérieux" que nous avions commandés donnaient, avant les élections, la victoire d'Ahmadinejad par au minimum 2 voix contre 1 à Moussavi.

Notamment, celui financé par le Rockefeller Brothers Fund, organisation qu'on ne peut accuser de "pro-Ahmadinejadisme"… Ce n'est un secret pour personne, un article du Washington Post en donne le détail (4).



Vainqueur de loin. Dans les 30 provinces. Pire : Ahmadinejad est le plus populaire des candidats, notamment parmi les 18-24 ans. L'horreur !...

Ken Ballen et Patrick Doherty, analystes des sondages et observateurs des élections, estiment qu'il n'y a pas eu fraude. Du moins à grande échelle. Les résultats correspondant aux sondages.

Les commentaires, occultés en Occident, de Pavel Zarifoulline, rédacteur en chef du portail analytique Geopolitika (Russie), qui a suivi parmi les observateurs russes la dernière élection présidentielle en Iran, estimant les résultats corrects, ont fait beaucoup de bruit dans les médias internationaux non-occidentaux et la blogosphère. Il a été clair (5) :

" À titre d'observateur, j'ai participé à bien des élections, notamment en Biélorussie et en Moldavie, mais je n'ai vu nulle part d'élections aussi démocratiques qu'en Iran".

Et, alors ?

Si la popularité d'Ahmadinejad est un obstacle dans l'opération de putsch en cours, elle n'en est pas insurmontable. Une popularité se dynamite encore plus facilement qu'un bloc de rochers. Il suffit de lui tailler un costume sur mesure à la Chavez.

Regardez Chavez, c'est un des rares chefs d'État élu dans des conditions de régularité parfaites, dans le monde, mais notre propagande le fait passer pour dictateur. Et ça marche !

L'opération actuelle est préparée de longue date. Suivant les techniques rodées dans plusieurs pays, nous avions adopté le "vert" comme couleur emblématique du mouvement de contestation du résultat des élections. Couleur symbolique en pays d'Islam. Ces mouvements colorés ont beaucoup de succès et se véhiculent très bien dans les médias occidentaux. On se souvient du plus réussi : la révolution "orange" en Ukraine.

Cela fait des mois que nos experts de la désinformation bossent sur cette opération, avec un budget "no limit". Notamment israéliens, qui sont parmi les plus forts pour mettre au point les argumentaires de "décrédibilisation" (6). Très implantés dans les médias, ils sont chargés de l'encadrement des rédactions.

Un solide argumentaire, auquel s'ajoutent de confortables enveloppes dans des paradis fiscaux, font des merveilles dans le réseau médiatique. Comparé à notre appareil de propagande en Occident, par sa sophistication et son efficacité, celui de Staline paraît, à posteriori, dérisoire…

Quand on a franchi les bornes, il n'y a plus de limites… Suivant le mot bien connu. Autant y aller à fond ! Objectif : Arriver à persuader le chaland que la lune est carrée. Et, décliner à l'infini. Inverser la réalité. Nous avons été royalement servi. Un régal, jusqu'à présent. Comment ne pas admirer le niveau de désinformation atteint par nos médias ?... Nous évoluons au sommet de l'art, en la matière.

Parmi les summums de la virtuosité médiatique, admirez dans le genre :

" Les conservateurs euphoriques, les réformateurs en colère. " (7)

En fait, c'est le contraire. Ce sont les conservateurs qui sont en colère et les réformateurs qui sont euphoriques. Formidable renversement de perspective !

Ou encore, parler d'un score électoral stalinien pour Ahmadinejad, élu avec 62,3 % des voix sur un pourcentage de votre exprimé de 80 %. Alors que son prédécesseur, Khatami (le patron de son concurrent Moussavi) avait été élu avec une moyenne de 70 % des voix sur un pourcentage de vote exprimés de 80 %.

Pendant les élections, les médias occidentaux n'ont montré que les manifestations des partisans de Moussavi. La plus importante a réuni 100.000 personnes dans le centre de Téhéran. Le maximum qu'ils peuvent réunir. Alors que la veille ceux d'Ahmadinejad en avaient réuni environ un million. Cela, ils n'en ont pas parlé. À chaque manif, c'est la même chose. Voilà du bon travail.

Ne montrer que des jeunes, au visage lisse et sympathique, pour la contestation. Face à des partisans d'Ahmadinejad qui ne peuvent être que des vieux ou des gueules patibulaires. Excellent !

Pour le reste, il suffit de jeter de l'huile sur le feu de l'imaginaire émotionnel...

La jeunesse iranienne est frappée par le chômage. Comment ne pas partager leur inquiétude, et en profiter pour la présenter en martyre d'un régime ?…

Quand on analyse les statistiques du chômage des jeunes en Iran, ce sont les mêmes qu'en Europe avec des taux moyens supérieurs à 10% et des zones où il dépasse les 20 à 40%. À l'identique de certains de nos quartiers ou de nos pays. Surtout chez les diplômés de l'enseignement supérieur. (8)

Une différence, toutefois : les pays européens, parmi les plus riches du monde, peuvent commercer librement alors que l'Iran est soumis à un embargo drastique. Qui fait la fortune des contrebandiers, de leurs couvertures, et bien sûr de leurs partenaires occidentaux. Mais, ça, il ne faut pas le dire… Chut !

Mettez-vous dans la peau d'un libéral de l'import-export, d'un conseiller financier, d'un avocat d'affaires, d'un architecte, d'un chirurgien, de tous ces traders et brokers, ces businessmen, ils étouffent avec cet embargo qui les empêche de démultiplier un business aux multiples ramifications, depuis le pétrole jusqu'à la privatisation des services publics. En liaison avec la diaspora iranienne, celle qu'on voit manifester devant les ambassades dans les pays occidentaux.

Ces exilés qui avaient pu partir avec une partie du magot familial amassé pendant les années de la terrible dictature du Shah, compromis dans la corruption et les exactions du régime. Ce sont leurs rejetons qu'on fait passer, à présent, pour des "experts" sur l'Iran. Nos meilleurs auxiliaires, pour nos campagnes de propagande.

Tous ces gens ont le sentiment de bricoler, alors que le jackpot est à portée de main : pétrole et privatisations !... De quoi enrager.

L'entropie

Problème : la révolte gronde dans les beaux quartiers de la capitale, le reste du pays est calme. Même à Téhéran, il y a des points de blocage. Dans l'opération de déstabilisation actuelle : le "Bazar" ne bouge pas.

Rien à voir avec le folklore orientaliste. En Iran, c'est ainsi qu'on désigne le grand commerce qui a son siège à Téhéran. Articulé sur les grossistes, demi-grossistes. Ils tiennent l'économie du pays. Ce sont eux qui vivent du commerce intérieur, qui assurent la banque de détail, par des prêts aux particuliers, aux détaillants, aux petits commerçants, aux transporteurs, jusque dans les provinces les plus éloignées.

Ils savent qu'avec la libéralisation à outrance, rêvée par les spéculateurs de la mondialisation en cheville avec les milieux financiers internationaux, ils vont être balayés avec autant de considération que pour des feuilles mortes.

Le "Bazar" est la mémoire du pays. Il a vécu le "libéralisme économique" du Shah avec les richesses du pays confisquées par l'Occident et une oligarchie pourrie jusqu'à la moelle vivant dans un luxe inimaginable. Laissant le pays à l'abandon. Ils ont efficacement contribué au renversement du Shah.

Normal que Le Bazar traîne des pieds. Il va falloir augmenter la pression de l'insécurité pour l'assouplir, le bousculer, le convaincre. L'insécurité, ce n'est pas bon pour le commerce. Ils devront choisir…

La situation est complexe, plus que les clichés médiatiques. Mais la grille d'analyse est simple. Nous sommes face au principe de l'entropie qui veut que tout système d'organisation, fut-il "révolutionnaire", génère son propre éclatement ou son propre chaos.

Cela me rappelle l'évolution de la révolution de Sun Yat-sen, le fondateur de la république Chinoise, qui a vu progressivement deux clans se former : celui autour de Mao et sa volonté de réforme d'une société féodale, et celui de Tchang Kai-Chek corrompu et désireux, en satellisant la Chine à l'Occident, d'y retourner.

Pour nous, ceux qui acceptent de passer sous la coupe de l'Occident ce sont les réformistes. Les autres, ce sont nos adversaires : les conservateurs.

En Iran, abstraction faite de la religion, on assiste au même phénomène, à l'affrontement de deux clans :

☞ Les "Pro-West", les réformistes, qui comptent deux anciens présidents : Rafsandjani et Khatami. Ceux sont eux qui "drivent" leur poulain ou leur marionnette : Moussavi, ancien collaborateur des deux.

Ils sont modernes, pour nous ce sont des pragmatiques. Ils se sont considérablement enrichis depuis la révolution. Eux, ils ont compris l'évolution du monde et de sa loi fondamentale : La Loi du Plus Fort. Ce sont nos alliés dans la place. Des alliés de poids.

Rafsandjani, président élu de l'Iran de 1989 à 1997, est l'homme le plus riche d'Iran. Une des plus grandes fortunes mondiales d'après le périodique américain Forbes. Fortune bâtie à une vitesse exponentielle, dès la fin de la guerre avec l'Irak : pétrole, gaz, immobilier, immenses propriétés agricoles, commerces, industries. Une colossale puissance financière.

À l'origine son père était un producteur prospère de pistaches. Nous savons qu'il est méprisé par le peuple iranien pour avoir sombré dans l'affairisme et la corruption. Il a su acheter et corrompre une partie du haut clergé. Il est surnommé par l'homme de la rue : Le Requin... Avec son clan, ses fils et ses filles. Tous richissimes.

Il est d'ailleurs amusant de voir les médias occidentaux montrer une de ses filles, milliardaire elle aussi, haranguer dans une mise en scène un groupe de femmes (100 $ pour chaque participante…), comme si elle souhaitait défendre les libertés publiques !... À se tordre de rire. Encore un bon coup de notre appareil de propagande.

Khatami, président de 1997 à 2005. Même évolution, en plus discret dans l'ostentation de la richesse et de l'influence. C'est la vitrine "intello" du clan. Le cachet et la patine de la respectabilité.

C'est avec des gens de cette étoffe, que nous nous entendons à merveille. Pour faire du bon busines il nous faut, en Iran, des hommes de la trempe d'un Eltsine.

☞ Face à eux, un clan représenté par Khamenei, qu'on appelle "le guide spirituel" et Ahmadinejad. Des demeurés. Ils n'ont rien compris : ils sont "incorruptibles". Se prenant pour Eliot Ness face à Al Capone. Ou, dans un autre genre, pour Mao face à Tchang Kai-Chek. Des rêveurs, des idéalistes. Ceux qui croient que demain on rasera gratis. Il y en a encore de ces bouseux. Les plus faibles.

Pour le peuple Iranien les partisans de Moussavi sont les conservateurs, l'extrême-droite. Ceux qui veulent rétablir un régime analogue à celui du Shah, avec ou sans son héritier en exil, approuver tout ce que veut l'Occident, surtout privatiser à tour de bras, casser le peu d'aide sociale et laisser crever le reste du pays. Pendant la campagne électorale à la TV iranienne, Ahmadinejad a mis en cause la corruption de ce groupe. Il faut inverser cette perception.

Imaginez : Ahmadinejad a mis en place une couverture sociale pour toutes ces femmes qui travaillent dans une de principales industries du pays, celle de la fabrication des tapis ! Exploitées par les riches propriétaires qui ne rêvent que de casser cela aussi vite que possible. Exemple dévastateur pour le reste de la région.

Khamenei et Ahmadinejad : des hommes dangereux pour notre stratégie coloniale en Iran.

En trente ans, L'Iran, malgré l'embargo s'est beaucoup développé, avec des réalisations spectaculaires. C'est au Moyen-Orient le pays, avec la Turquie, où la société civile évolue le plus rapidement. Dans les universités plus de 60 % des étudiants sont des femmes. Avec un taux atteignant 70 % en médecine. (9) Le meilleur taux mondial, actuellement. La plus grande partie de ces femmes, issue de milieux modestes, soutient Ahmadinejad. Nous arriverons à les convaincre du contraire.

Deux visions différentes. Des conservateurs qui rêvent de prospérer au sein d'une confortable nouvelle féodalité, arrimée au Big Business US et occidental. Face à des réformateurs qui rêvent d'une société fondée sur la solidarité.

Le choc : d'un côté les nantis et de l'autre les ouvriers, paysans, petite bourgeoisie qui ne supportent pas la corruption en train de se développer, avec la spéculation, à grande vitesse. Individualisme, face au vivre en communauté. La "loi du plus fort", face à la solidarité.

Symbolisé par l'opposition entre l'architecte Moussavi, fils de riches commerçants, et l'ingénieur Ahmadinejad, fils d'un modeste forgeron. Situation dangereuse pour nos intérêts : les néo-conservateurs iraniens, alias les réformistes dans notre propagande, doivent impérativement gagner. Tout doit être fait pour les appuyer. Le putsch doit réussir.

Après avoir écrabouillé consciencieusement Gaza, nous démolissons avec application le Pakistan, dans l'impunité. Nous avons réussi à casser brillamment l'Irak, l'Afghanistan. Pris en étau, l'Iran va être démembré, éclaté. Comme les autres.

En fait, la véritable arnaque ce n'est pas le comptage des votes ou l'identification des fraudes électorales, c'est de faire croire qu'on se préoccupe de la démocratie en Iran. C'est notre force.

Notre seule préoccupation, ce n'est même pas "la bombe", c'est tout simplement comme en Irak : le Pétrole, le Gaz. Avec, au passage, la privatisation à notre profit des services publics (de véritables rentes de situation !) et la main mise sur le système bancaire et financier. Le reste on s'en contrefiche !...

L'Iran, ce n'est qu'une question de temps. L'Empire aura sa peau.

Que le reste du monde, la Russie ou la Chine estiment que cela commence à faire beaucoup ou pas… Même eux ne perdent rien pour attendre. Plus tard, leur tour viendra. On s'occupe déjà, méthodiquement, de leur cas.

L'Empire a l'éternité devant lui !

(1) En référence au titre du roman de Azar Nafisi : Lire Lolita à Téhéran…

(2) 1980-1988. Plus d'un million de morts du côté iranien et toute l'infrastructure de raffinage de pétrole et de gaz détruite (par des avions français Super-Etendard armés de missiles exocet).

Avec l'embargo qui a suivi, notamment sur les pièces détachées et composants spécifiques aux installations, les Iraniens ont éprouvé les plus grandes difficultés à les reconstruire. Ce qui explique que ce producteur de pétrole soit obligé d'importer une grande partie de l'essence nécessaire à sa consommation intérieure.

(3) Journal Le Monde du 13 juin 2009 : http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/06/13/erotisme-sexe-et-strip-tease-s-invitent-sur-les-scenes-actuelles_1206508_3246.html

(4) Ken Ballen et Patrick Doherty, http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/06/14/AR2009061401757.html, traduction en français : http://www.legrandsoir.info/Le-peuple-iranien-s-exprime-Washington-Post.html

(5) http://fr.rian.ru/world/20090617/122018642.html RIA Novosti 17/06/09

(6) Trans-Atlantic Con Man, Guest Post by Marsha B. Cohen, http://www.ips.org/blog/jimlobe/?p=258 :

"… Two weeks ago, the head of the Israeli Foreign Ministry's "Task Force on Isolating Iran" sent a classified telegram to all Israeli embassies and consulates titled "Activities in the Run-up to Iran's Presidential Election." It detailed a variety of ways that Israeli representatives could "blacken Iran's international reputation" and delegitimize the Iranian elections, before, during and after they took place on June 12…"

(7) "Les conservateurs euphoriques, les réformateurs en colère", Le Monde, 13 juin 2009.

(8) Lire l'excellent dossier économique sur l'Iran, de Thierry Coville, dans Alternatives Internationales - n°43 - Juin 2009

(9) Thierry Coville, Op. Cit.




Iran, la quête occidentale d'une hécatombe justificatrice…



dimanche 21 juin 2009 par CAMILLE LOTY MALEBRANCHE



Ploutocratie ou théocratie, la démocratie est perdante.



Avec l'océan de bave et d'encre, l'Himalaya de conneries et d'invectives proférées contre le régime iranien par les jeteurs de sorts des médias occidentaux, tous vilement, bêtement tournés vers ce pays devenu centre du monde, l'occident cache à peine sa volonté de voir un terrible massacre de milliers de gens qui justifierait ses accusations de cruauté inhumaine du pouvoir iranien. Je voudrais croire volontiers à la bonne foi de nos médias si dans le même temps, ces défenseurs de démocratie osaient défier les crapules bancaires et financières qui font des milliers de morts par la faim et la misère dans le monde chaque jour de l'année. Car l'ennemi du monde, c'est l'engeance bancaire, financière et industrielle occidentale qui impose des politiques économiques opprimantes et affameuses un peu partout dans le monde où elle sévit derrière la banque mondiale, le Fmi et leurs organismes régionaux faisant et défaisant les gouvernements dans les pays pauvres. Je dis que les peuples occidentaux doivent faire attention à ce qu'ils entendent, regardent ou lisent venant de leur organe de presse s'ils veulent rester humains et dignes du respect du reste du monde. De toute façon, en occident même, tout le monde sait qui fignole le mode social où frappent le stress intenable, le travail éreintant, l'endettement généralisé, la pauvreté, la misère, l'explosion des épidémies de civilisation telles le cancer, les maladies cardio-vasculaires, les névroses, les psychoses, la barbarie de l'incommunication entre individus, les complexes liés à la mégalomanie dans la consommation, l'impossibilité de fréquenter un être humain encore humain…

Tout cela ne vient point du dehors mais de l'immonde système barbare institué selon nos élites économiques et procédant des structures de domination gérée par la faune politicienne à leur service. L'Iran et ses élections, voilà une diversion en temps de crise occidentale, un défoulement malsain pour les peuples infantilisés et réifiés par les médias . Car à moins d'être totalement abruti, nul n'est sans savoir que la démocratie que prétendent défendre les chiens baveurs de la presse occidentale, n'existe pas à l'intérieur de pays où tout appartient à quelques familles de banquiers et d'industriels qui fignolent récession et croissance au gré de leur cupidité dans le supérieur mépris des peuples. Il n'y pas non plus de liberté d'expression où la presse appartient soit à ces mêmes familles riches qui asservissent pillent les peuples ou à l'État à la solde des familles susdites au dédain des nations. Ce qui est dit et montré dans la presse, l'est uniquement pour l'abrutissement des esprits et le règne débilitant de l'oligarchie selon ce qu'elle entend faire passer comme information ou stimuli à l'échantillon peuple dans le behaviorisme collectif dont la presse est l'instrument privilégié.

Qui ne se rappelle l'élection frauduleuse et scandaleuse de Georges W. Bush en 2000 ? Ici, il faut bien comprendre que ce ne fut pas une question d'écart plus petit qui ne changerait en rien le candidat victorieux desdites élections comme c'est probablement le cas d'Ahmadinejad vainqueur sur Moussavi d'après même les préalables sondages étasuniens, mais vraiment de soupçon d'un réel vol de la victoire électorale d'Al Gore. Pourtant, tout a été réglé derrière les caméras loin des agitations par les maîtres du système.

Quant aux manifestations de rue, l'on sait comment ça se passe aux É.-U., la police assigne le parcours permis aux manifestants, et comme la presse ne perd pas son temps en général avec des trublions de la rue, sauf quelques scoops montre en quelques secondes aux nouvelles, les gens qui défilent ; et gare à eux s'ils s'aventurent ailleurs que les lieux autorisés, la matraque les dispersera… Les peuples occidentaux doivent toujours se méfier de leurs télévisions, ces abîmes de tous les mensonges, de toutes les manipulations et de tous les abêtissements. N'oublions pas le faux charnier de Timisoara Roumanie en décembre 1989 où 200 morts tout au plus, avaient été transformés en des milliers par nos télévisions alors que l'armée étasunienne amoncelait dans un véritable charnier de plus de milliers de civils panaméens zigouillés gratuitement par des yankees, sans que la presse y eût accès.

Ploutocratie ou théocratie, la démocratie est perdante.

Les évènements d'Iran me conduisent au triste constat que les états moyens qui veulent échapper au sur-contrôle des occidentaux dont la pulsion pathologique consiste à faire du monde entier leur domaine privé, est de se référer à des positions extrêmes pour combattre l'extrême. Ainsi donc malgré la laideur de toute théocratie que j'abhorre dans leur essence et par conviction, la salissure interventionniste occidentale, laisse-t-elle d'autres choix aux nations quand on sait que la ploutocratie fait fonctionner l'économie comme une métaphysique de l'immuable, une théologie du faux ? La ploutocratie occidentale est en soi une forme de théocratie sans dieu et sans église dont le hiératisme financier réel a su ériger l'économisme malsain de la finance avec ses mensonges, ses arcanes fallacieuses, ses asservissements invisibles des peuples proprement occidentaux par le crédit, le travail incessant, la performance aliénante et la consommation exponentielle nécessaire pour combler la dette artificielle créée afin d'enrichir les banquiers et leurs acolytes…

Entre la théocratie proprement théocratique de l'Iran et la théocratie financière de l'occident nous sommes dans les deux camps si éloignés de la démocratie et du respect des droits inaliénables de la personne. Si éloignés aussi de cette démocratie hallucinée des journaleux et des simplistes des médias occidentaux ou des protagonistes de l'opinion publique occidentale constamment biaisée, asservie !!!

En attendant, pour sa mesquine gloire et sa haine de qui les déifie, l'occident fait tout pour obtenir un bain de sang, une hécatombe des foules qu'il utilise comme marchepied de ses ambitions et son orgueil blessé par le régime islamique. Hécatombe appelée des vœux sordides des establishments occidentaux criminels et maudits où le sang des victimes iraniennes servirait d'eau apportée au moulin d'un occident ethno - sociocentriste prolifique de bave hégémonique et droit-de-l'hommiste contre l'Iran.

Que les citoyens occidentaux prennent garde ! Car encore une fois, on fait d'eux les ombres mouvantes de la mascarade d'une " élite " oligarchique infâme et infernale dans sa folie mégalomane de maîtresse des esprits, des vies et des biens sur la planète Terre où après les sales siècles de colonisation et d'esclavagisme, elle profite éhontée dans les pays du sud, du travail esclave des enfants, de l'esclavage moderne des femmes et des hommes, de l'exploitation de toutes sortes tant économiques que sexuelles de la masse de milliards de gens vivant pour la plupart avec moins d'un ou de deux dollars par jour dans la crasse et la déshumanisation programmée !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE




Présumé innocent, queutard avéré ou vraisemblablement piégé par les Sarkozystes, les Socialistes, les Grecs, les Irlandais, les Islandais, les Portugais et quelques autres, DSK est politiquement mort et je ne verserai pas une larme pour ce coco qui traîne aussi d’autres casseroles et pas seulement par la queue.

La seule chose que les Français honnêtes peuvent attendre de cette dysaventure serait que tous ces salopards dont on connaît les frasques, les malhonnêtetés, voire les crimes, soient définitivement mis hors jeu et qu’une autre population politique puisse émerger, composé individus autres que ceux qui, avides de pouvoir, attendent des votes des citoyens qu’ils leur offrent une légitimité pour nous trahir…

15 mai 2011, 13 h 50






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