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Pollutions industrielles


Et si, sur la Planète, la pire des choses n'était pas la disparition de l'espèce humaine ...


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Généralités /
I - Les pollutions atmosphériques : La législation, La mesure des émissions gazeuses, Le traitement des pollutions atmosphériques : Dispersion - dilution, Amélioration des systèmes de combustion, Réduction des émissions à la source, Procédés d'épuration de l'air, Autres sites sur la pollution de l'air /
II -Les eaux résiduaires industrielles / Les principaux polluants industriels dans l'eau / L'épuration mixte / Les techniques d'épuration spécifiques / Épuration des substances minérales / Épuration des substances organiques /
III - Le traitement des boues / Les traitements applicables aux boues organiques / Caractérisation des boues / Traitements de stabilisation / Traitements de réduction des volumes / Valorisation des boues / Élimination des boues /
IV - La pollution des sols des sites industriels /
V- Les procédés de dépollution des sols /


Quel est le rôle des végétaux dans la réhabilitation des sites pollués ? /
Pollutions marines et estuariennes / Des déchets industriels hautement toxiques déversés dans le lac de Reghaïa /
Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité ? /
Méthode d'évaluation des risques sanitaires /

Corrélats /


Une pollution est généralement définie comme " une modification défavorable du milieu naturel qui apparaît en totalité ou en partie comme un sous-produit de l'action humaine, au travers d'effets directs ou indirects altérant les critères de répartition des flux d'énergie, des niveaux de radiation, de la constitution physico-chimique du milieu naturel et de l'abondance des espèces vivantes. Ces modifications peuvent affecter l'homme directement ou au travers des ressources agricoles, en eau et autres produits biologiques. Elles peuvent aussi l'affecter en altérant les objets physiques qu'il possède, les possibilités récréatives du milieu ou encore en enlaidissant la nature."


Les déchets issus des activités animales ou humaines existent depuis toujours. Le terme de polluant s'applique dès lors que le déchet est produit en quantité plus importante que ce que les organismes décomposeurs sont capables en termes de capacités de recyclage ou d'élimination. C'est d'autant plus vrai, maintenant, que certains polluants ne sont ni recyclables, ni biodégradables.

La notion de polluant s'applique donc à des toxiques, à des écotoxiques, mais aussi à tout produit qui peut perturber le bon fonctionnement d'un écosystème.

On évitera de confondre les notions de pollution et les notions de nuisance. Une nuisance est définie comme la perception par l'homme d'une gêne, d'un désagrément, voire d'un danger. Le plus généralement, les nuisances ne provoquent pas de perturbations écologiques ou écotoxicologiques marquées dans l'environnement.

On se doit de considérer les pollutions comme on considère les aléas dans les domaines des risques majeurs. Le plus souvent, on est amené à considérer une variable de type vulnérabilité qu'il faut confronter à la variable pollution. Cette vulnérabilité est évidemment dépendante de la densité de population susceptible d'être en contact avec le polluant. Mais la vulnérabilité tient aussi de facteurs plus subtils comme le niveau de vie de la population confrontée. Ainsi une population à fort niveau de vie aura tendance à produire plus de pollution parce que son niveau de consommation sera plus important. Mais, a contrario, une population à fort niveau de vie pourrait éventuellement mettre plus facilement en œuvre des moyens techniques de réduction des pollutions. L'expérience montre que ce dernier point n'est jamais mis initialement en œuvre.

On admet généralement que toute substance, tout rejet, tout déchet est potentiellement un polluant. C'est sans doute vrai, mais il est des substances, des rejets ou des déchets qui sont de redoutables polluants.

Ce sont les produits qui ont des effets biologiques significatifs y compris pour de petites concentrations. Ce sont les produits qui diffusent facilement dans l'air, qui sont très solubles dans l'eau ou encore qui ont une fâcheuse tendance à s'accumuler facilement dans les organismes vivants. Ce sont encore les produits non biodégradables et dont l'action dans l'environnement persiste pendant de très nombreuses années, voire siècles. Ce sont les substances dont les produits de dégradation présentent des niveaux de toxicité parfois supérieurs à ceux du produit originel. Ce sont les produits qui sont fabriqués en très grande quantité*. Généralement, lorsque la toxicité de ces produits est avérée, " on " s'arrange pour en autoriser l'emploi jusqu'à épuisement des stocks ou bien " on " les expédie dans les pays en voie de développement ou dans des départements d'outremer (Chlordécone, Paraquat, DDT, etc.).

[* Ce qui est extrêmement inquiétant, c'est que certaines substances toxiques rejetées dans la biosphère circulent aujourd'hui à des volumes comparables à ceux des substances impliquées dans les grands cycles biogéochimiques.]

Aujourd'hui on sait que les pollutions industrielles mettent gravement en danger toute la planète au travers de ses trois composantes : atmosphérique (air, climat), hydrosphérique (eaux douces et marines, eaux souterraines) et lithosphérique (sols et sédiments). La santé, la biodiversité, les ressources, les espaces sont menacés. Aujourd'hui, on parle moins de trou dans la couche d'ozone ou de pluies acides parce que l'effet de serre et le réchauffement climatique leur ont volé la vedette, mais ces menaces subsistent totalement. La disparition d'un nombre toujours plus grand d'espèces vivantes et qui est probablement la menace la plus conséquente sur le long terme, est toujours sous-traitée.

Alors, bien sûr, des voix s'élèvent pour dénoncer nos inconsciences et nous prédire des catastrophes à moins que l'on ne prenne des précautions, par principe, que les pollueurs soient les payeurs, que l'on épure, que l'on développe durablement, que l'on économise le gaz carbonique… à ceci près que les lobbys achètent toujours les politiques qui déroulent le tapis rouge aux puissances financières et industrielles. Rien ne bouge fondamentalement. On peut s'amuser avec des mots comme Rio, Kyoto, REACH, Grenelle…

Cela écrit, tout n'est pas tout à fait perdu. Un certain nombre d'actions sont entreprises. Heureusement, d'ailleurs, sinon l'air serait depuis longtemps irrespirable, l'eau imbuvable et les sols invivables. : " on " dépollue !

Remarquablement, dépolluer est une activité industrielle parfois juteuse qui pourrait bien justifier que l'on continue à polluer et cela d'autant plus que l'on saura externaliser (nationaliser) les coûts de dépollution sur les populations et les contribuables et privatiser les bénéfices pour les entreprises ou les actionnaires.

Il est bien évident qu'un industriel " incité " à dépolluer, par exemple, par le jeu de subventions de l'agence de l'eau pour la construction d'une station d'épuration, va, à un moment ou un autre, répercuter son " investissement - dépense " sur le prix de vente de sa production… C'est bien le " consommateur - contribuable " qui est amené à payer deux fois ! Ça n'est pas nouveau !

Ce qui serait " plus nouveau ", c'est la nouvelle donne (émergence) des industries vertes avec écolabels, mais c'est un autre sujet.




I - Les pollutions atmosphériques d'origine industrielles :

Les pollutions atmosphériques recouvrent l'ensemble des rejets toxiques ou malodorants libérés par les activités humaines dans l'air.

Les pollutions atmosphériques résultent essentiellement de la formidable consommation d'énergies fossiles par les industries, la circulation automobile, le chauffage, mais l'incinération des déchets domestiques ou divers processus industriels ajoutent leur part à ces rejets.

Le plus souvent, c'est aux abords des grandes agglomérations où l'on perçoit le mieux les dégradations environnementales dues à la pollution atmosphérique. Deux raisons essentielles à cela : c'est en ville et à proximité que la circulation automobile et l'utilisation des appareils de chauffage sont les plus intenses ; c'est à proximité des villes que s'installent les industries, atteignant parfois des concentrations phénoménales.

En outre, les villes sont souvent le théâtre de perturbations météorologiques induites par la ville elle-même et sa localisation (relief, régime des vents). Il arrive ainsi que les pollutions atmosphériques y soient davantage exacerbées faute de dispersion des polluants, par la création de brouillards toxiques, des phénomènes d'inversion de température, etc.

Par ailleurs, la concentration* d'un nombre important de polluants variés peut être à l'origine de phénomènes de synergie de pollution, par suite, par exemple, de l'apparition de molécules nouvelles à partir de différents polluants.

[* On parle d'émission pour désigner la source d'où les polluants sont émis et en quelle quantité. On parle d'immission pour désigner l'endroit où agissent ces polluants et à quelle dose, par exemple, après qu'ils soient retombés ou qu'ils aient été entraînés par les précipitations.]

La nature des polluants atmosphérique est très variée. On distingue généralement les polluants gazeux des particules solides (poussières, aérosols, fumées, etc.).

Parmi les polluants gazeux, on distingue les composés du soufre (SO2, SO3, H2S), les oxydes de carbone (CO2, CO) ; les oxydes d'azote (NO2, NOx, N2O) ; l'ozone, les aérosols acides (acide chlorhydrique, acide fluorhydrique, acide nitrique), les cyanures ; les vapeurs phosphoriques ; l'ammoniac, les hydrocarbures (méthane, acétylène, benzène, benzopyrènes, PAN, etc.) ; des aldéhydes et des cétones ; des composés organiques volatils (COV) ; des polluants organiques persistants (POP : dioxines, furannes, PCB, HAP, etc.).

Parmi les polluants particulaires, on distingue les poussières qui sont des particules sédimentables (>10 micromètres) et qui comprennent principalement des cendres et des aérosols ; et les brouillards, les fumées et les smogs (< 1 micromètre). Un danger important des polluants particulaires tient à la présence de nombreux métaux lourds qui s'échappent des gaz d'échappement des moteurs à combustion interne, des centrales thermiques, des incinérateurs et de nombreuses autres industries.

Législation :

Pollution atmosphérique :
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/s15004.htm

Changements climatiques :
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/s15012.htm

La législation européenne :
http://www.atmoauvergne.asso.fr/reglementation/legi_euro.htm

Les critères nationaux de la qualité de l'air :
http://www.atmoauvergne.asso.fr/reglementation/legi_france_normes.htm

Réglementation de l'Air :
http://www.apesa.fr/regl_air.html

Qualité de l'air ambiant : accord en deuxième lecture…
http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/064-14646-344-12-50-911-20071210IPR14640-10-12-2007-2007-false/default_fr.htm

La directive sur l'air définitivement adoptée :
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=17834&idThema=3

La Commission Européenne se félicite de l'adoption définitive de la directive "Qualité de l'air" :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1642.php

La directive européenne sur l'air est enfin adoptée :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/directive_air_commission_particule_fine_4902.php4

La mesure des émissions gazeuses :

En attendant la publication des textes de la nouvelle directive européenne sur l'air (avril 2008), le texte de référence pour les mesures des émissions gazeuses reste la Directive 96/62/CE du Conseil, du 27 septembre 1996, concernant l'évaluation et la gestion de la qualité de l'air ambiant.

Gestion et qualité de l'air ambiant :
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l28031a.htm

Voir aussi : Directive 1999/30/CE du Conseil, du 22 avril 1999, relative à la fixation de valeurs limites pour l'anhydride sulfureux, le dioxyde d'azote et les oxydes d'azote, les particules et le plomb dans l'air ambiant
http://admi.net/eur/loi/leg_euro/fr_399L0030.html

Voir aussi : Directive n° 2002/3/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 février 2002 relative à l'ozone dans l'air ambiant
http://aida.ineris.fr/textes/directives/text5024.htm

Surveillance qualité de l’air :
http://installationsclassees.ecologie.gouv.fr/?8-Surveillance-qualite-de-l-air

Pollution de l'air et santé :
http://www.invs.sante.fr/surveillance/psas9/default.htm

SURVEILLANCE DE LA QUALITÉ DE L'AIR :
http://lexinter.net/Environnement/surveillance_de_la_qualite_de_l'air.htm

Surveillance de la qualité de l'air :
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F646.xhtml?&n=Environnement&l=N7&n=Pollution+atmosph%C3%A9rique&l=N83

Le traitement des pollutions atmosphériques :

Le traitement des pollutions atmosphériques s'appuie principalement sur quatre moyens qui sont : la dispersion - dilution des gaz et des particules solides, la réduction des rejets grâce à une optimisation des systèmes de combustion, l'amélioration ou l'abandon des procédés industriels polluants et la réduction des émissions à la source.

Généralement, les gaz nocifs et les particules toxiques doivent être éliminés, au maximum, des rejets atmosphériques par des procédés d'épuration.

Dispersion - dilution :

Pollution de l'air :
http://www.aria.fr/french/pollution/index.html

Diffusion des polluants :
http://crdp.ac-amiens.fr/enviro/air/air_maj_poll7bis.htm

LES MOUVEMENTS ATMOSPHÉRIQUES ET LES PHÉNOMÈNES DE DISPERSION DES POLLUANTS EN RELATION AVEC CES MOUVEMENTS :
http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/SVT/ressourc/rescien/Conf_Letreut.pdf

L'influence de la météo sur la qualité de l'air
http://www.airaq.asso.fr/air_polluants/centre_meteo.htm

La dispersion des polluants
http://www.buldair.org/Definition/Dispersion.htm

LA DISPERSION ATMOSPHÉRIQUE
http://www.environnement.gouv.fr/IMG/pdf/fiche2_phenom-dispersion_atmo.pdf

Assainissement industriel :
http://www.gch.ulaval.ca/bgrandjean/gch13201/air2.pdf

Amélioration des systèmes de combustion :

Amélioration de l'efficacité énergétique des systèmes de chauffage :
http://www.oee.nrcan.gc.ca/Publications/infosource/Pub/peeic/systemeschauffage_matieres.cfm?text=N&printview=N

La recherche en matière de transports terrestres
http://www.industrie.gouv.fr/energie/recherche/ee-transports-terrestres.htm

Combustion
http://www.coria.fr/spip.php?rubrique2

Optimisation des systèmes de combustion :
http://www.ifp.fr/competences/les-directions-de-recherche/direction-techniques-d-applications-energetiques

Chimie de la combustion - Flammes à base d'hydrocarbures
http://www.techniques-ingenieur.fr/dossier/chimie_de_la_combustion_flammes_a_base_dhydrocarbures/AF6210?jsessionid=ED45C616F089551FDAEB6BD952AA047E&resourceName=true

Réduction des émissions à la source :

Politiques publiques, pollution atmosphérique et santé : poursuivre la réduction des risques
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/pollution/sommaire.htm

Stratégie thématique sur la pollution atmosphérique
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l28159.htm

Impacts sanitaires de la pollution atmosphérique urbaine
http://www.afsse.fr/index.php?pageid=1013&parentid=424

Proposition de scénarios pour la poursuite d'actions en faveur de la réduction de la pollution atmosphérique, de l'exposition chronique de la population en milieu urbain et des risques sanitaires
http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/777554460154829082314271672550/22_pollution_atmospherique_urbaine_rapport2_afsse.pdf

Arrêté du 8 juillet 2003 portant approbation du programme national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (SO2, NOx, COV et NH3)
http://aida.ineris.fr/textes/arretes/text3503.htm

PROGRAMME NATIONAL DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES (SO2, NOx, COV et NH3)
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/PREPA_final_1-2.pdf

Comment réduire vos émissions atmosphériques
http://www.environnement.ccip.fr/air/reduction/reglementation-cov.htm

Observatoire des pratiques de l’évaluation des risques sanitaires dans les études d’impact
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/etud_impact/646_ei.htm

Directive 2001/80/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2001 relative à la limitation des émissions de certains polluants dans l'atmosphère en provenance des grandes installations de combustion
http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexapi!prod!CELEXnumdoc&lg=FR&numdoc=32001L0080&model=guicheti

Étude et évaluation des émissions de polluants atmosphériques liées au trafic routier en Île de France :
http://www.airparif.asso.fr/airparif/pdf/PersResu.pdf

Composés organiques volatils (COV)
http://www.installationsclassees.ecologie.gouv.fr/12-COV.html

Réductions des polluants atmosphériques et démarche intégrée
http://www.nrtee-trnee.ca/fra/publications/d-ici-2050/2-1-6-d-ici-2050-fra.html

Conseils sur la réduction à long terme des gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques
http://www.nrtee-trnee.ca/fra/publications/d-ici-2050/index-d-ici-2005-fra.html#Table_des_matieres

Inventaires des émissions atmosphériques : un outil pour la gestion de la qualité de l'air
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/biblio/pigb13/03_inventaires.htm

Évaluation du parc, du trafic et des émissions de polluants du transport routier en France sur la période 1970-2025
http://www.inrets.fr/ur/lte/publi-autresactions/notedesynthese/notehugrel.html

Les polluants atmosphériques et la lutte contre la pollution de l'air
http://www.environnement.gouv.fr/-Les-polluants-atmospheriques-et-la-.html

Procédés d'épuration de l'air :

Techniques de dépollution des effluents industriels
http://crdp.ac-amiens.fr/edd/air/air_maj_sol4.htm

Traitement des émissions atmosphériques
http://www.ulb.ac.be/students/desge/cours/envi004_cours2004_chap7.doc

Actions préventives pour éviter des émissions atmosphériques / Agir à la source :
http://www.gch.ulaval.ca/bgrandjean/gch13201/air3.pdf

Technique et traitement des différents polluants
http://installationsclassees.ecologie.gouv.fr/9-Technique-et-traitement-des.html

Les cyclones :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyclone_(s%C3%A9paration)

Voir aussi Différents procédés de séparation :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A9d%C3%A9_de_s%C3%A9paration

LES DÉPOUSSIÈREURS TRADITIONNELS
http://membres.lycos.fr/depollunet/Precis/Chap4/Aspirat4_1.html

In Prècis d'aspiration :
http://membres.lycos.fr/depollunet/AspSom.html

Traitement des fumées
http://www.dictionnaire-environnement.com/traitement_des_fumees_ID2900.html

Électrofiltres :
http://www.solios.com/se-article-equip.php3?id_article=83&id_rubrique=39

Traitement des fumées - Électrofiltres
http://www.mieuxvivre.ch/_img/documents/pdf/traitement_fumee.pdf

Le traitement des fumées
http://www.itebe.org/portail/affiche.asp?arbo=1&num=353

Les filtres à dioxines
http://www.randophoto.com/GEBJ38-LesFiltres-a-Dioxine.html

FILTRE À MANCHES - TRAITEMENT DES FUMÉES
http://www.vinci-environnement.com/appli/wenv/Activite-fr.nsf/VallID/4607EE5768393827C1256C02002E7E4F?Opendocument

Filtres à manches
http://www.setimep.fr/filtre-manche.htm

TECHNIQUES DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS
http://www.citepa.org/techniques/poussieres.htm

Les dispositifs de dépoussiérage dans les silos et les risques associés.
http://aida.ineris.fr/guide_silo/Fichiers/guide/annexeC_filtres_rap_final_avril_2005.PDF

Filtres à poussières
http://www.edgb2b.com/Filtres_a_poussieres-1001554-fr-1-feuille.html

Mise en place d'un système de traitement de dioxines / furannes par utilisation d'un adsorbant (coke de lignite) en lit fixe.
http://www.ademe.fr/Entreprises/polluants/polluants/docs/pops/Ex1_Recytech.pdf

LAVEURS DE GAZ :
http://www.europe-environnement.com/telechargement/Classeur%20EE%20-%20LAVAGE%20DE%20GAZ%20-%20Fr.pdf

Laveurs de gaz :
http://www.edgb2b.com/Laveurs_de_gaz-1001551-fr-1-feuille.html

Rotoclone :
http://www.aaf.fr/pdf/Notice%20com%20ROTO%20N%20fra.pdf

Dépoussiéreurs à voie humide (hydrostatiques)
http://www.aaf.fr/pages/depoussierage/collechydr.htm

LES GAZ INDUSTRIELS : DES TECHNIQUES PROPRES
http://www.x-environnement.org/jr/JR94/olier.html

Désulfuration des fumées
http://www.techniques-ingenieur.fr/dossier/desulfuration_des_fumees/J3924

Désulfuration / Dénitrification des fumées :
http://www.academie-technologies.fr/V2/ecrit05/energieEnvironnement/CHARBON/ANN2-5.pdf

Désulfuration et dénitrification des fumées, par lavage des gaz avec H2O2.
http://www.sfc.fr/Donnees/mine/perx/texperx.htmAbsorption (lavage)
http://www.compensationco2.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=16023

Adsorption
http://www.compensationco2.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=16021

Oxydation thermique et catalytique
http://www.compensationco2.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=16022

Traitement biologique des COV
http://www.compensationco2.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=16024

Traitement par condensation des COV
http://www.compensationco2.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=16025

Givrage ou condensation cryogénique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cryog%C3%A9nie

DOSSIER COV - Récupération par condensation
http://www.energie-plus.com/news/fullstory.php/aid/301

Condensation cryogénique de COV
http://www.airliquide.com/fr/industrie-chimique/equipements-5/condensation-cryogenique-de-cov-4.html

Pollutions olfactives
http://194.117.223.129/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=15998

Pollutions odorantes
http://www.ademe.fr/Entreprises/polluants/polluants/polluant.asp?ID=48&o=4

Caractérisation des odeurs émises par l'agro-industrie et détermination des traitements appropriés
http://www2.ademe.fr/servlet/getBin?name=1A3A72B3A0614A3AF52C73F204FA28BF1142503647065.pdf

Autres sites sur la pollution de l'air :

Pollution de l' air :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_de_l%27air

AIDAIR - Genève: L'interdisciplinarité mise en oeuvre pour la gestion de la qualité de l'air1
http://ecolu-info.unige.ch/recherche/eureka/CAHIER/HYGIEN8.html

Air : http://www.ors-rhone-alpes.org/environnement/pdf/Air.pdf

INVENTAIRE DES ÉMISSIONS DE. POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES EN FRANCE – SÉRIES SECTORIELLES ET ANALYSES ÉTENDUES
http://www.citepa.org/publications/secten-fevrier%202007.pdf

Problématiques environnementales liées à la pollution de l'air
http://www.compensationco2.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=16027






II - Les eaux résiduaires industrielles :

Les eaux résiduaires industrielles contiennent des matières organiques et des matières minérales, parfois toxiques, en solution, en suspension, sous forme d'émulsions (molécules polaires) ou dispersées (colloïdes). La composition des eaux résiduaires industrielles est directement fonction du type d'industries dont elles proviennent.

Pendant longtemps les eaux résiduaires industrielles ont été mélangées aux eaux résiduaires urbaines (ou domestiques) pour être traitées par des procédés d'épuration surtout conçus pour les ERU / ERD. Aujourd'hui les ERI bénéficient plus souvent de traitements spécifiques, voire très spécifiques en rapport avec leur composition et les types de polluants à traiter.

Bien que des progrès aient été réalisés en matière de traitement des polluants dans l'eau, les rendements épuratoires demeurent limités. 5 à 10 % de la pollution est rejetée dans le milieu naturel. Les capacités auto épuratoires des cours d'eau, des lacs ou de la mer ne sont pas infinies. L'ensemble des hydrosystèmes a donc été gravement pollué et continue de l'être. En outre, de très nombreux polluants dans l'eau sont extrêmement persistants. Cela explique, par exemple, que les PCB aient pu polluer très gravement et très durablement la quasi-totalité des grands fleuves et des lacs européens, leurs sédiments et leur faune, et que la ressource halieutique de ces systèmes soit, pour très longtemps, tout à fait indisponible.

On gardera en mémoire que si les ERU/ERD et les ERI sont mieux pris en compte en termes de traitement, les eaux résiduaires d'origine agricole sont totalement délaissées. S'il est vrai que des dispositifs de traitement sont difficilement mis en œuvre pour des rejets diffus, il existe des procédés de prévention des hydrosystèmes ou des eaux souterraines qui relèvent de techniques agroécologiques qu'on a oubliées ou dont l'agriculture productiviste ne veut pas entendre parler.

Les hydrosystèmes se trouvent donc confrontés à ces trois types d'effluents qui agissent synergiquement.

Les principaux polluants industriels dans l'eau :

D'une manière globale, il n'y a pas de différences notables entre une pollution urbaine et une pollution industrielle puisque l'on va retrouver des matières en suspension, des matières organiques oxydables, des sels minéraux, des détergents, des inhibiteurs, des acides et des bases, des toxiques, des colorants, etc.
Tous ces polluants pourront être mis en évidence avec des techniques identiques utilisées pour les polluants domestiques : MES, DBO, DCO, Azote total, Carbone total, Phosphore, métaux lourds, etc.

Aujourd'hui, cependant, on cherche mieux à définir les catégories de polluants en fonction de leurs exigences en matière de traitement : solides et colloïdes en suspension, émulsions graisseuses, matières organiques fermentescibles, toxiques, détergents, effluents radioactifs, etc.

Cette catégorisation permet souvent de mieux réfléchir à la manière dont les effluents peuvent être traités. Il peut être intéressant, par exemple, de traiter, à part, des petits volumes d'un effluent très particulier et nécessitant des techniques adaptées plutôt que de le faire après l'avoir mélangé avec tous les autres effluents de l'entreprise qui ne nécessitent pas ce traitement particulier.

Cette catégorisation permet, en outre, de fixer des valeurs limites de rejet et définir un flux de pollution autorisé.

La qualité de l'eau et assainissement en France (annexes)
http://www.senat.fr/rap/l02-215-2/l02-215-231.html

in http://www.senat.fr/rap/l02-215-2/l02-215-2.html

Les polluants d'origine industrielle > Les critères globaux
http://www.environnement.ccip.fr/eau/entreprise/polluants-criteres.htm

L'épuration mixte :

On parle d'épuration mixte lorsque l'on se propose de traiter des ERI avec des ERU/ERD.

Il faut savoir qu'une commune n'est absolument pas obligée de recevoir les effluents liquides d'une industrie, pas davantage qu'elle ne peut l'imposer de se raccorder à son dispositif de traitement des eaux résiduaires.

Il apparaît que l'épuration mixte est souvent un avantage pour les deux parties, à la fois au plan technique qu'au plan financier. Mais cela suppose que la qualité et la quantité des ERI soient parfaitement compatibles avec la qualité et la quantité d'ERU/ERD. Le plus souvent, cette compatibilité est obtenue à la suite d'un certain nombre de prétraitements que doivent subir les ERI (dégraissage, déshuilage, détoxication, neutralisation des acides et des bases, refroidissement des eaux chaudes). Évidemment, les ERI doivent être biodégradables et de composition équilibrée compatible avec l'activité des microorganismes épurateurs (carbone, azote et phosphore principalement).

L'un des avantages techniques parmi les plus fréquents du traitement mixte réside dans les volumes à traiter. Depuis longtemps maintenant on sait que traiter des volumes importants entraîne un meilleur équilibre de fonctionnement du fait principalement de la mise en place de nombreux équilibres et tampons au cours de l'homogénéisation du mélange d'effluents. Encore faut-il, bien entendu, faire en sorte que le rapport entre la qualité et la quantité de chacun des apports urbain et industriel soit bien dosé.

Les traitements mixtes sont particulièrement favorables aux effluents industriels facilement biodégradables (industries agroalimentaires en général sous réserve d'enlèvement des graisses et des flottants), mais aussi à des effluents moins facilement biodégradables, sinon déséquilibrés (blanchisseries, tanneries, traitement de surface, distilleries de goudrons, cokeries, pâte à papier, etc.).

Toutefois, les traitements mixtes supportent assez mal des variations intempestives de débit et différentes variations qualitatives : augmentation de la teneur en graisses, en MES, variabilité de la biodégradation, changement notable du pH, de la teneur en sels, de la température, de la teneur en surfactants, en substances coagulantes, etc. Ces fluctuations auraient surtout une influence sur la qualité de la séparation des phases solides (boues) - liquides au cours de la décantation.

Évidemment, la présence de toxiques dans les ERI (cyanures, chrome, cuivre, nickel, phénols, etc.) nuit gravement à l'épuration biologique (inhibition de la nitrification).

Mais ce qui semble être le plus fondamental dans ces procédés d'épuration mixte, c'est que l'effluent ait un certain équilibre des substances nutritives :

DBO5 / N / P : 100 / 5 /1

Carbone organique / N / P : 25 / 5 / 1

Cela peut obliger, par exemple, dans le cas de mélanges entre des effluents urbains et des effluents d'abattoirs à réguler les débits de chacun des deux effluents de manière à garder les équilibres ci-dessus.

Un point important concerne les eaux de refroidissement qui, si elles arrivent de façon trop importante, peuvent avoir une influence relativement favorable sur la cinétique enzymatique jusqu'à 35° C et une influence plutôt négative au-delà.

Les techniques d'épuration spécifiques :

Lorsque l'épuration mixte n'est ni possible, ni souhaitable, il faut penser à épurer les ERI grâce à des méthodes spécifiques qui relèvent essentiellement de procédés chimiques et physicochimiques, de procédés de séparation physiques de phases (surtout solide - liquide) et de procédés biologiques adaptés.

Normalement, dès lors qu'une substance chimique indésirable se trouve dans une effluant aqueux, il est toujours possible de mettre en œuvre des réactions chimiques qui permettront de l'éliminer. En pratique, l'élimination se heurte à un certain nombre de difficultés techniques qui rendent assez illusoire la capacité de rejet zéro d'une substance dans l'environnement.

Épuration des substances minérales :

Le traitement des eaux qui contiennent des minéraux relève essentiellement de procédés physicochimiques.

Parmi les procédés les plus souvent mis en œuvre, on peut citer la neutralisation ou l'obtention d'un pH compatible avec un rejet dans le milieu naturel ou d'un pH compatible avec la suite d'un traitement.

On peut citer les procédés faisant appel à la précipitation des métaux ou à la précipitation des sels, c'est-à-dire à l'obtention du produit à éliminer sous forme insoluble. La phase solide subit alors d'autres opérations de floculation, décantation ou flottation, filtration, centrifugation ou tamisage pour être récupérée et éliminée.

On peut aussi parler des procédés faisant appel à des techniques d'adsorption, par exemple sur du charbon actif. Ces techniques s'adressent tout particulièrement à des micropolluants toxiques. Les techniques les plus efficaces sont l'adsorption sur colonnes. Lorsque le charbon est saturé, il est régénéré surtout grâce à des procédés thermiques.

Les procédés de stripping ou dégazage physique intéressent surtout des gaz dissous (SO2, H2S, O2, CO2, etc.) qui peuvent être dangereux, entartrants ou corrosifs. Le stripping consiste à injecter un gaz laveur dans l'effluent à traiter. La baisse de la pression partielle du gaz polluant ainsi réalisée permet d'éliminer ce gaz. L'air, la vapeur d'eau, le gaz carbonique, les gaz de fumées, le gaz naturel peuvent être utilisés comme gaz laveurs aussi bien à température ambiante qu'à température élevée.

L'osmose inverse, l'ultrafiltration et la microfiltration sont des techniques mettant en jeu des membranes filtrantes. Ces procédés sont intéressants pour retenir les sels, les métaux lourds, les protéines et diverses autres molécules chimiques solides dont les dimensions sont comprises entre 0.1 et 10 µm.

Les résines échangeuses d'ions sont des substances chimiquement inertes et à très haut poids moléculaire dont une des propriétés est de retenir spécifiquement soit des anions (ammonium quaternaires, amines secondaires et tertiaires), soit des cations (acide sulfonique, acide carboxylique), soit des anions et des cations (silicoaluminates cristallins).

La transformation du chrome hexavalent, extrêmement toxique, en chrome trois, précipitable sous forme d'hydroxyde sans danger, est une opération qui se déroule au cours d'un traitement par oxydoréduction. Les traitements par oxydoréduction sont largement utilisés pour la transformation de composés indésirables en composés admissibles (phénols, ammoniac, nitrites, fer et manganèse, etc.). Les oxydants les plus fréquemment mis en œuvre sont l'eau oxygénée et d'autres peroxydes, l'oxygène et l'ozone, le chlore et ses dérivés, etc.

Diverses substances minérales ayant le plus souvent une valeur marchande très importante peuvent être récupérées et recyclées au moyen de divers procédés comme l'atomisation, l'évaporation et divers autres moyens (cémentation).

Les matières minérales en suspension sont récupérables grâce à des procédés de dégrillage, tamisage, de décantation, de flottation, de coagulation - floculation (colloïdes), de filtration ou de centrifugation.

Épuration des substances organiques :

Les substances organiques, quand elles sont fermentescibles, peuvent être traitées par des procédés biologiques aérobies : lits bactériens, boues activées, lagunage, bio disques et bio filtres ; ou anaérobies : méthanisation.

Ces procédés sont décrits dans d'autres pages qui concernent les stations d'épurations et le biogaz / méthanisation.

Voir aussi :

Traitements par voie physique
http://www.emse.fr/~brodhag/TRAITEME/fich1.htm

Traitements par voie physico - chimique
http://www.emse.fr/~brodhag/TRAITEME/fich2.htm

in Traitements unitaires :
http://www.emse.fr/~brodhag/TRAITEME/.index.html

Traitements par voie microbiologique
http://www.emse.fr/~brodhag/TRAITEME/fich4.htm

Traitements par voie thermique
http://www.emse.fr/~brodhag/TRAITEME/fich3.htm

Traitements des déchets radioactifs
http://www.emse.fr/~brodhag/TRAITEME/fich6.htm





III - Le traitement des boues.

Le terme de boues s'applique à la quasi-totalité des résidus solides résultant de leur séparation avec la phase liquide au cours d'une opération d'épuration de l'eau.

Très généralement, la phase liquide aura été débarrassée de ses polluants par le jeu d'un transfert sur la phase solide. Ainsi, les matières organiques contenues dans des eaux-vannes vont-elles être piégées, essentiellement par des organismes bactériens, avec lesquels elles vont former les boues de la STEP. C'est la même chose, par exemple, pour un traitement physicochimique de floculation visant à se débarrasser des éléments métalliques ou des substances phosphorées issues d'un traitement de surface des métaux. On peut donc dire que la pollution ou les polluants se retrouvent dans les boues qui ne peuvent évidemment pas être rejetées dans la nature sans subir un traitement particulier.

Une des caractéristiques essentielles et communes pour tous les types de boues, est leur richesse en eau (95 à 99 %). Certaines boues sont tout à fait inertes, particulièrement celles résultant de traitements physicochimiques au cours desquels les polluants sont insolubilisés. D'autres sont encore très actives. Les boues organiques sont le plus souvent fermentescibles, nauséabondes et présentent des risques pour la santé et l'environnement.

Le premier traitement applicable à tous les types de boues est la réduction du volume par récupération d'une part importante de l'eau de constitution (épaississement et déshydratation). Ce traitement, quand il conduit à des siccités de l'ordre de 20 à 25 %, à l'avantage de rendre les boues assez solides pour être pelletables.

Les traitements applicables aux boues organiques.

D'une manière générale, les traitements des boues contenant de la matière organique auront pour objet de réduire les volumes (épaississement, déshydratation, centrifugation, etc.), les risques et les conséquences des fermentations (stabilisation), les risques de dissémination d'organismes pathogènes (virus, bactéries, parasites divers) ou de résidus toxiques (métaux lourds, pesticides, etc.), de leur garder le plus de valeur possible pour d'éventuelles revalorisations (épandage, compostage, etc.) et de limiter la quantité de déchets ultimes qu'elles sont susceptibles de générer.

On considère qu'il existe quatre grands types de boues organiques :

- Les boues primaires ou encore de prétraitement. Ces boues sont retirées des décanteurs primaires des lits bactériens. À l'heure actuelle, les techniques d'épuration par boues activées ne procèdent plus à des décantations primaires. On ne retrouvera donc plus de boues primaires que sur les plus anciennes stations (fosses Imhoff). Les boues de dépotage des stations de relèvement sont considérées comme des boues primaires. Les sables et les graisses récupérées au cours des prétraitements ne sont pas traités comme des boues, mais comme des déchets domestiques et suivent une filière de traitement adaptée (mise en décharge, incinération).

- Les boues secondaires ou boues de traitement biologique. Ce sont les boues que l'on récupère dans le décanteur secondaire à la suite de l'épuration biologique (lit bactérien, boues activées, bio filtres et bio disques, lagunage, etc.). Ces boues sont plus ou moins stables en fonction du temps pendant lequel elles auront séjourné en traitement biologique. On peut considérer que les boues issues d'une aération prolongée sont plutôt stables alors que les boues issues d'un traitement à forte charge ne le sont pas.

- Les boues issues de traitements physicochimiques. Les boues colloïdales, parce qu'elles piègent une part non négligeable de matières organiques, ne peuvent pas être considérées comme stables. Les boues de traitement physicochimique produisant des insolubles doivent être appréciées au cas par cas. Dans tous les cas, la question de l'innocuité des réactifs utilisés doit être posée.

- Les boues de digestion méthanique. Ces boues sont considérées comme stabilisées dès lors que le temps de séjour correspond bien à celui qui concourt à une bonne élimination de la matière organique par méthanisation. Ces boues qui contiennent beaucoup d'eau doivent être déshydratées.

Caractérisation des boues.

Les traitements applicables aux différents types de boues dépendent évidemment de leur origine, mais aussi de certaines de leurs caractéristiques comme la teneur en matières sèches, la teneur en matières volatiles (matières organiques) et en matières minérales, la composition et plus particulièrement les rapports en carbone, azote, phosphore ou bien la teneur en substances toxiques (métaux lourds, détergents, pesticides, etc.).

En outre, les caractéristiques de la phase liquide des boues (pH, teneur en sels, en acides volatils, DBO, DCO, présence de sulfures, potentiel d'oxydoréduction, etc.) et de la phase solide (viscosité, plasticité, siccité, adhérence, etc.) sont extrêmement importantes quant au choix des types de traitements applicables ou souhaitables.

Les traitements de stabilisation.

La stabilisation des boues vise essentiellement à réduire le pouvoir fermentescible des boues et par voie de conséquence, à diminuer leurs odeurs et les rendre moins dangereuses sur le plan de la santé. Le plus souvent, les traitements de stabilisation sont concomitants des traitements visant à réduire les volumes des boues.

Une des méthodes les plus employées, parce que parmi les plus efficaces, de stabilisation des boues, c'est de permettre aux bactéries d'aller le plus loin possible dans la digestion des matières organiques. La digestion peut se faire par la voie aérobie : c'est la continuation des processus initiés dans les bassins d'aération avec pratiquement les mêmes flores bactériennes, surtout micro aérobies, mais dans un milieu plus concentré. La digestion peut se faire par voie anaérobie : c'est une fermentation méthanique.

La digestion aérobie ou anaérobie est un processus délicat qui ne fonctionne bien que si les boues sont à pH neutre (7 à 7.5), à des températures convenables (30 à 37° C pour la digestion méthanique, absence de variation brusque pour la digestion aérobie), si les substances organiques ne contiennent ni hydrocarbures, ni saumures, ni détergents ou toxiques en quantités inacceptables. Il existe pour chaque produit des limites de nocivité au-delà desquelles la digestion est perturbée, puis ralentie, enfin stoppée.

D'autres méthodes de stabilisation existent. La stabilisation par voie chimique consiste en l'addition massive de chaux jusqu'à obtention de pH supérieurs à 10 qui ont pour effet de bloquer totalement toutes les fermentations. Si l'addition de chaux favorise la déshydratation mécanique, elle a aussi pour effet de rendre les boues pâteuses et difficiles à manipuler. La stabilisation par voie thermique peut être obtenue par pasteurisation des boues liquides (70° C pendant 30 minutes), par autoclavage (180 à 220° C pendant 30 à 90 minutes) ou encore par séchage à des températures de 80 à 100° C.

Les traitements de réduction des volumes.

Il s'agit dans un premier temps de l'épaississement et de la concentration des boues.

L'épaississement peut être obtenu par des techniques gravitaires dans des épaississeurs statiques ou raclés. L'avantage des épaississeurs raclés est que le passage du râteau dans le gâteau favorise son dégazage. Sinon, l'épaississement est obtenu en amont de systèmes de déshydratation mécanique (filtre à bande, filtre-presse, centrifugeuse, etc.). Le plus souvent, les boues sont préalablement floculées à l'aide d'électrolytes ajoutés.

Lorsque l'on a à faire à des boues légères, il peut être avantageux de procéder à leur concentration au moyen de techniques de flottation.

La valorisation des boues.

Les boues des stations urbaines, sous certaines conditions, sont valorisables pour une utilisation agricole. Parmi les facteurs limitant cette utilisation, il faut citer la présence d'éléments tels que le Cu, le Cd, le Zn, le Cr, l'Hg et leNi. Un autre facteur limitant est la quantité d'azote susceptible d'être apportée par ces boues. C'est particulièrement important dans les zones d'élevage souvent en excédent d'apport azoté par les lisiers et les fumiers, sinon les engrais que les paysans continuent d'apporter… Dans ces conditions, il faut recourir à des plans d'épandage ou bien à des techniques d'élimination qui sont loin de faire l'unanimité.

L'élimination des boues.

L'élimination des boues d'épuration se fait principalement par incinération. Compte tenu de leur teneur en eau, même après déshydratation et donc de leur pouvoir calorifique, les boues de station sont incinérées soit avec des ordures ménagères, soit en co-incinération dans des cimenteries.

La mise en décharge des boues, si elle existe parfois, est la pire des solutions que l'on peut retenir. Cependant, si aucune autre solution ne peut être envisagée, la mise en décharge peut se concevoir dans des CET accueillant des ordures ménagères, c'est-à-dire comportant des cellules de réception étanches et des dispositifs de récupération des gaz de fermentation. La mise en décharge des boues n'est pas exempte de risques de pollution par des lixiviats et des eaux de ruissellement.




IV - La pollution des sols des sites industriels.

La pollution des sols va dépendre de deux types de facteurs : les premiers auront trait à la nature des polluants, les seconds seront liés à la nature physicochimique des sols considérés.

Les caractéristiques physicochimiques des sols a été abordée dans d'autres pages (texture, structure, pH, pouvoir adsorbant, porosité, perméabilité, etc.). Ces questions ne seront pas reprises ici.

Les substances présentes dans le sol sont extrêmement nombreuses : ce sont des hydrocarbures qui auront fuité des cuves dans lesquelles ils avaient été stockés : fuel, carburants divers, goudrons, hydrocarbures aromatiques, hydrocarbures paraffiniques ou oléfiniques ; ce sont des métaux lourds issus des mâchefers des fonderies ou des incinérateurs ou d'autres sources comme l'épandage des boues de station d'épuration et des composts d'ordure; des solvants ; des halogènes ; des pesticides, des produits phytoparasitaires ; des matières plastiques ; des peintures ; des PCB, des HFC ; de l'amiante ; etc. Une part importante de la pollution des sols peut provenir des retombées de pollutions atmosphériques comme on a pu le constater autour des centrales nucléaires, des centrales thermiques, des incinérateurs, des fonderies de plomb et autres métaux non ferreux, des industries chimiques, de l'agriculture, etc.

D'une manière générale le devenir des polluants dans les sols vont dépendre d'un certain nombre de comportements conjoints entre les molécules polluantes et les caractéristiques physicochimiques des sols.

Les polluants très solubles pourront être entraînés rapidement vers les couches profondes des sols et polluer durablement les aquifères. Mais certains polluants très polaires et parfaitement insolubles peuvent aussi gagner rapidement les nappes phréatiques (hydrocarbures). A contrario, certains polluants peuvent remonter vers la surface à la faveur des mouvements capillaires liés à l'évaporation ou à l'évapotranspiration. Si leur tension de vapeur le permet, ils pourront être volatilisés. D'une manière générale, la mobilité d'une substance dans le sol va conditionner son devenir comme polluant.

Le plus souvent les polluants entretiennent avec les particules du sol, et particulièrement avec les colloïdes, des relations durables d'adsorption.Enfin, certains polluants se trouvent insolubilisés et se fixent définitivement dans la phase solide des sols. On assistera ainsi à des phénomènes d'accumulation dans certains compartiments des sols.

Certains polluants biodégradables seront détruits. Ceux qui ne le sont pas ou guère vont pouvoir s'accumuler dans les organismes du sol ou les plantes. Certaines plantes ont des affinités remarquables pour certains polluants : les laitues et le céleri absorbent davantage le cadmium que ne le font les céréales.

On notera que la biodégradabilité de certains solvants dans le sol dépend de certaines caractéristiques de la solution du sol et particulièrement de son pH. La transformation physique, chimique, biologique ou bactériologique d'un polluant peut conduire à des métabolites sans danger ou au contraire plus toxiques que le produit initial (Roundup).

V- Les procédés de dépollution des sols.

La décontamination d'un sol pollué est une opération difficile, coûteuse et parfaitement susceptible d'être sans effet notable… Cela va dépendre de la nature du polluant, des relations établies avec les composants du sol et des techniques envisagées devant conduire à la réhabilitation du sol. Le traitement des sols même fortement pollués superficiellement reste infiniment plus facile que celui des aquifères dont la pollution profonde est trop souvent irréversible.

Le plus souvent, les techniques de dépollution se résument à quatre : traitements ex-situ, traitements in situ, confinement et phytoremédiation.

a) Traitements ex-situ.

Ces traitements consistent à extraire les polluants du sol ou les polluants et le sol par excavation avant de les traiter sur le site ou en dehors. Ces techniques sont le plus souvent extrêmement onéreuses et la question des déchets concentrés en polluant reste entière.

Plusieurs procédés sont mis en œuvre. Ce peuvent être des procédés physicochimiques ou biologiques.

Les procédés thermiques consistent à utiliser les hautes températures pour se débarrasser des polluants. Beaucoup de polluants sont sensibles à l'action de la température, mais celle-ci n'a aucun effet sur les métaux. Généralement, les polluants sensibles à la chaleur sont tout d'abord volatilisés avant d'être détruits. Cela se fait dans des fours où l'on pratique l'incinération, la pyrolyse ou la désorption thermique.

Désorption thermique :
1 - Lien Actu environnement

2 - http://www.deep-green.com/FR/technical_info_fr.php

3 - http://www.on.ec.gc.ca/pollution/ecnpd/tabs/tab13-f.html

4 - http://www.difpolmine.org/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=16465

Les méthodes de dépollution par lavage permettent d'extraire plus ou moins facilement un certain nombre de polluants comme les métaux, les hydrocarbures légers, les essences, le BTEX (Benzène, Toluène, Éthylbenzène et Xylènes), les hydrocarbures aromatiques polycycliques, etc. Le lavage se pratique avec de l'eau à laquelle on aura ajouté des surfactants ou d'autres produits chimiques. Le lavage s'avère assez inefficace sur des sols pollués riches en humus.

Les polluants peuvent être extraits sous l'action de solvants. Le solvant choisi doit être sélectif du polluant à extraire. De préférence, il doit avoir une température d'ébullition relativement basse, une faible viscosité. Il doit être non inflammable, non explosif et non toxique. Le plus souvent, une part non négligeable du solvant va se retrouver adsorbé sur les éléments du sol. Des traitements de désolvantisation par élution devront être mis en œuvre.

Le gaz carbonique à l'état supercritique (Tc = 31° C et Pc = 7.38 MPa) se comporte comme un excellent solvant, abondant, bon marché, non toxique et non combustible. L'intérêt du CO2 à l'état supercritique est qu'il a les propriétés de solvatation d'un liquide, mais qu'il conserve ses propriétés de gaz. En outre, le CO2 ne laisse aucune trace. Le CO2 trouve son application dans la réhabilitation des sols pollués par des toxiques. Le CO2 est particulièrement indiqué pour les sols riches en substances humiques.

Lorsque la dépollution s'avère impossible, on procède à l'inertage du sol contaminé. Cela consiste à transformer le sol en une masse solide, peu perméable et physiquement stable. L'inertage des matériaux peut se faire à froid (liants) ; à basse température (150° C) en mélangeant le sol à des liants thermoplastiques ou thermodurcissables ; à température moyenne (500° C) par phosphatation ; et à haute température (1200° C et plus) en vitrifiant les matériaux.

Les procédés de bioremédiation permettent de se débarrasser des polluants en mettant en œuvre des bactéries, soit déjà présentes dans le sol, soit en utilisant des bactéries spécialement cultivées pour cela. La dépollution par bioremédiation trouve une bonne application pour des pollutions locales par des hydrocarbures, comme, par exemple, des déversements accidentels lors de fuite sur des camions-citernes, des wagons ou des cuves dans des entreprises. La bioremédiation peut se faire dans des réacteurs ou en andains.

b) Traitements in situ.

Les traitements in situ consistent à traiter le sol pollué sans procéder à son excavation.

Le lavage in situ consiste à arroser le sol pollué avec une solution lavante qui sera récupérée par pompage des lexiviats récupérés à l'aide de drains. Cette action lavante peut être conduite pendant de très longs temps, des mois, voire des années. Ces procédés sont très utilisés dans les industries minières et pétrolières.

Lorsque des pollutions affectent des aquifères et que le polluant, peu soluble, et de densité inférieure à l'eau, on peut pomper ou écrémer le surnageant pollué pour le traiter.

On parle de " venting " lorsque les composés volatils du sol sont mis en mouvement pour favoriser leur volatilisation. Pour cela, on peut injecter de l'air (ventilation) ou par extraction de l'air du sol (soil vapor extraction / SVE).

Une méthode proche consiste en un bullage (sparging) : cela consiste à injecter de l'air à forte pression dans la zone saturée du sol, via des puits d'injection. Le polluant va être transféré de la phase liquide à la phase gazeuse qui va migrer vers la zone insaturée du sol où des puits ou des drains d'extraction permettront de la récupérer avant d'être traitée en surface. L'usage de gaz inertes comme l'azote ou l'hélium est conseillé.

Il existe d'autres méthodes qui associent l'extraction avec des gaz et pompage dans la nappe de manière à concentrer les polluants dans le cône de rabattement. On parle de slurping ou de stripping.

Fréquemment à ces méthodes de dépollution avec de l'air ou des gaz, on associe une bioremédiation aérobie laquelle utilisée seule in situ est d'une efficacité douteuse alors qu'associée au venting, elle donne des résultats plus intéressants.

Une manière intéressante de traiter les sols pollués in situ, c'est d'utiliser les ressources que nous offrent les plantes dont certaines d'entre elles se révèlent d'excellents bio accumulateurs pour certains polluants. On parle alors de phytoremédiation. Cela écrit, ces techniques qui ont une bonne image auprès du public, demandent beaucoup de temps avant que les sols retrouvent les qualités perdues.

Lorsque aucune technique ne peut être mise en œuvre, il faut se résoudre au confinement du site.





Sols pollués et traitements
http://www.environnement.ccip.fr/icpe-sites/sites-sols/index.htm

Décontamination et réhabilitation des sols pollués
http://admi.net/evariste/100tc/1996/f023.html

Phytoremédiation :
http://quasimodo.versailles.inra.fr/inapg/phytoremed/index.htm

Phytoremédiation / Bambous
http://www.phytorem.com/

Phytoremédiation
http://www.phytorestore.com/

PHYTOREMÉDIATION DES SOLS CONTAMINÉS PAR DES MÉTAUX LOURDS ET DES HYDROCARBURES
http://www.qc.ec.gc.ca/dpe/francais/dpe_main_fr.asp?innov_cemrs_200409b

Épuration / Phytoremédiation
http://hse.iut.u-bordeaux1.fr/lesbats/duamiens/Portail/bdgeniesanitPR.htm

Phytoremédiation des sols contaminés
http://www.lse.inpl-nancy.fr/resultats/phytoremediation-des-sols-contamines.html

PROCÉDÉ ROTAMIX POUR LE BIOTRAITEMENT DE SOLS CONTAMINÉS PAR LEPENTACHLOROPHÉNOL ET DES HYDROCARBURES PÉTROLIERS
http://www.slv2000.qc.ca/bibliotheque/centre_docum/fiches_technologiques/pdf/rotamix.pdf








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