Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : I. Définitions et généralités / II. Les prairies, les pampas, les steppes et autres velds / III. La grande prairie nord américaine / IV. La pampa / V. Les steppes / VI. Le veld / VII. Les prairies "anthropiques" / Guide des pratiques agricoles des prairies en zones humides / Sites Internet et articles / Corrélats / |
Prairie dans le Jura (Lac de l'Embouteilleux - Embossieux) |
I. Définitions et généralités : La prairie se caractérise comme une formation végétale réduite à une strate essentielle : la strate herbacée et une strate constante, plus ou moins dense et discrète, la strate muscinale. Normalement, la prairie ne comporte ni arbres, ni arbustes autrement que très dispersés et / ou très localisés. L’existence de la seule strate herbacée peut être due à une pluviométrie insuffisante pour permettre aux buissons et aux arbres de pousser. C’est principalement le cas sur les écozones telles que la prairie nord américaine, la pampa argentine ou les steppes continentales de l’Est de l’Europe et de l’Asie centrale. D’autres facteurs climatiques et pédologiques caractérisent évidemment ces biomes (climat très continentalisé, accumulation considérable d’humus, etc.). |
1- Le ray-grass d’Italie (annuel ou bisannuel) convient parfaitement pour une production rapide de fourrage d’appoint. Cette graminée s’accommode mal des autres graminées vivaces qu’elle a tendance à étouffer. Associé au trèfle violet, à la luzerne ou au trèfle incarnat, le ray-grass d’Italie fait un très bon engrais vert. Le ray-grass anglais est vivace. Cette graminée s’accommode bien des climats océaniques. Elle fait un bon pâturage dès la fin de l’hiver et un pâturage médiocre à partir de la fin d’été. Il existe un ray-grass hybride particulièrement prisé pour l’ensilage.
2- Les fétuques sont des graminées très rustiques, résistant bien à la sécheresse comme à la submersion ou au froid. Elle s’adapte bien aux sols lourds, mais assez mal aux terrains superficiels et secs. Les fétuques sont des graminées précoces favorables aux reprises de pâture en plein air dès la fin de l’hiver. Les fétuques sont assez exigeantes en azote.
3- Le dactyle est une très bonne graminée qui résiste assez bien à toutes les conditions difficiles comme de fortes sécheresses, mais sauf à une immersion prolongée. Le dactyle est la graminée la mieux adaptée aux pâturages d’été.
4- La fléole des prés, originaire des pays nordiques, résiste surtout bien aux froids. Elle tolère les sols acides, les sols lourds et même une courte submersion. Elle craint la sécheresse et les sols sablonneux ou ressuyant trop. C’est une graminée qui convient aux pâturages tardifs d’automne et de début d’hiver.
1- Le trèfle violet s’adapte généralement très bien à tout type de sols argileux comme sableux, acides ou calcaires, et résiste plutôt bien aux excès d’eau en hiver. Cette espèce supporte mal la sécheresse. Associé au ray-grass, le trèfle violet fournit rapidement un excellent foin d’appoint.
2- Le trèfle blanc est une plante spontanée sur pratiquement tous les types de sols, hormis ceux qui sont vraiment trop secs. Cette plante résiste au froid, mais pas à la neige quand elle dure. La présence de trèfle blanc sur une pâture est un gage de bonne qualité… que les animaux savent reconnaître. Le trèfle blanc, de par son port rampant résiste bien au piétinement et à l’arrachage.
3- Les lotiers sont des légumineuses qui résistent bien à des conditions difficiles auxquelles les autres légumineuses ne résistent pas ou mal. Le lotier des marais est un très bon indicateur du pH des sols et de leur degré d’hygrophilie. Le lotier cornicule s’adapte bien aux terrains superficiels et secs. On l’associe alors au dactyle. Les lotiers, contrairement aux trèfles, ne provoquent pas de météorisation.
4- Le sainfoin est particulièrement adapté aux terrains calcaires et secs. Selon les variétés, le sainfoin peut donner une ou deux coupes par année. Le sainfoin ne provoque pas de météorisation non plus.
5- La luzerne est une légumineuse vivace qui s’enracine très profondément ce qui lui permet de résister aux sécheresses même sévères. C’est une plante qui exige des périodes chaudes, pas mal de calcium et un pH neutre à alcalin. La productivité de la luzerne est importante, ce qui en fait une production de premier plan pour l’élevage. En outre, cette plante se conserve bien après séchage. De nombreuses installations de séchage de la luzerne ont été mises en place, principalement lorsque des installations (incinération, station d’épuration, centres techniques d’enfouissement de déchets) pouvaient produire de la chaleur à fonds perdus.
Facteurs du milieu |
Espèces caractéristiques |
| Plantes des milieux très humides à humides | Lotier des marais (Lotus uliginosus) |
| Plantes des milieux frais à mésophiles | Grande oseille (Rumex acetosa) |
| Plantes des milieux ressuyant bien à secs | Achillée millefeuille (Achillea millefolium) |
| Plantes des milieux très acides à acides | Nard strict (Nardus stricta) |
| Plantes des milieux à pH neutre | Grande oseille (Rumex acetosa) |
| Plantes des milieux alcalins | Prêles sp. (Equisetum sp.) |
| Plantes des sols riches | Cerfeuil sauvage (Anthriscus sylvestris) |
| Plantes des sols pauvres | Achillée millefeuille (Achillea millefolium) |
| Plantes des milieux en excédent azoté | Cerfeuil sauvage (Anthriscus sylvestris) |
| Plantes indicatrices de surpâturage | Renouée des oiseaux (Polygonum aviculare) |
| Plantes indicatrices de sous-pâturage | Chiendent rampant (Agropyrum repens) |
| Plantes indicatrices de sols compactés | Capselle bourse à pasteur (Capsella bursa-pastoris) |
| Plantes caractéristiques des près de fauche | Renoncule âcre (Ranunculus acris) |
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