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Une politique de prévention des risques naturels majeurs
Une politique de prévention des risques naturels majeurs



On n'oubliera pas que même si ce drapeau jaune indique
un risque avalancheux faible, ce risque n'est jamais nul
La mise en œuvre d'une politique de prévention des risques, quels qu'ils soient, doit se fixer comme objectif de réduire autant que faire se peut les impacts de ces risques sur les personnes ou leurs biens.


Sans doute le risque zéro n'existe pas... mais le rôle d'un préventionniste est de tendre vers cette performance. Dans maintes entreprises, des mesures de prévention bien adaptées et largement suivies, permettent de réduire considérablement la fréquence des accidents du travail pendant de longues périodes. Pourquoi n'en serait-il pas ainsi pour les risques technologiques, dont le plus dramatique reste le risque lié à la conduite d'une machine nommée automobile ou des risques naturels majeurs ? Si, par exemple, le code de la route était suivi avec beaucoup de rigueur, si les automobiles étaient toujours bien entretenues et si les chauffeurs ne cédaient pas à des tentations addictives, le nombre d'accidents pourrait être radicalement diminué. C'est aussi toute la cohésion sociale qui s'en trouverait renforcée par une autre façon de recevoir les autres citoyens automobilistes, non pas comme des concurrents ou des adversaires, mais comme d'autres usagers d'un même espace-temps dont on se doit de respecter absolument l'intégrité physique. On pourrait même imaginer que les forces de police consacrent leur dynamisme à autre chose qu'à la répression. Faudrait-il pour cela que les politiques le souhaitent quand ils s'arrangent finalement bien de tous ces morts tant que les forces de police jouent bien leur rôle d'agents déguisés du fisc et remplissent leurs caisses. Des politiques ambitieux ... ça existerait ?

Utopie, probablement, mais le rôle des utopies d'aujourd'hui n'est-il pas de devenir les réalités de demain ? La nature sera toujours la plus forte disent les fatalistes. Connaissons mieux ses forces pour mieux nous prémunir diront les préventionnistes.

» Mieux connaître les aléas naturels

Mieux connaître les aléas naturels et surtout mieux les prévoir est, sans conteste, la première étape nécessaire de la recherche scientifique en matière de prévention des risques naturels. De la même façon que les avis de coups de vent, transmis par les bulletins de la météo marine ont permis depuis très longtemps d'éviter des naufrages, la publication des bulletins d'alerte, dès lors qu'ils seront pris au sérieux par la population concernée, porteront aussi leurs fruits. Dans les DOM, quand il y a une alerte cyclonique, la quasi totalité de la population respecte les consignes de sécurité et le nombre de victimes a beaucoup baissé. Aux États-Unis, hormis quelques inconscients, bénéficiant malheureusement d'une publicité médiatique de mauvaise aloi, lors d'une tornade, la population gagne ses abris. Dans notre pays, les médias ne fustigent guère la pratique du ski hors-piste ou différents autres comportements imbéciles qui mettent des vies en danger, y compris celles des secouristes qui n'hésitent pas à faire le sacrifice de la leur... mais pour quel bénéfice, si ces mêmes comportements se reproduisent ou si leur fréquence est en augmentation.

Les séismologues ne savent toujours pas prévoir les tremblements de terre. Nos météorologues ne savent toujours pas prévoir, comme cela a été le cas dans le Gard, récemment, qu'en une dizaine d'heures, il tomberait en moyenne 16 centimètres d'eau au mètre carré sur près de 3000 km2, ce qui représente au final 480 millions de m3 d'eau se précipitant sur trois ou quatre exutoires principaux (Gard, Gardon, Vidourle, Cèze) en des vagues de plus de vingt mètres de hauteur.

Mieux connaître les aléas naturels, c'est aussi mieux informer la population confrontée à ces risques, par exemple, au moyen de divers documents, particulièrement des cartes d'aléa ou de vulnérabilité et de mieux délimiter les territoires exposés à des risques prévisibles pour y mettre en œuvre des moyens de prévention adéquats.

» Mieux surveiller les phénomènes naturels

À une certaine époque, pas si ancienne, la population, soumise au risque inondation, confiait le soin à quelques-uns de surveiller la montée des eaux et de l'alerter en temps utile pour prendre les dispositions qui s'imposaient.

Si la surveillance des phénomènes reste toujours importante pour l'alerte, elle permet aussi de mieux apprécier les aléas, leurs mécanismes, leur probabilité d'occurrence, leurs conséquences, etc.

» Mieux informer préventivement

Mieux informer préventivement la population, c'est bien sûr en période de pré-crise, alerter, procéder à des évacuations, prendre des mesures préventives adaptées au phénomène occurrent, etc. Informer pendant la période de crise, c'est permettre aux victimes de trouver des secours ou du réconfort, aux familles de victimes ou de disparus d'avoir des nouvelles, etc. Mais informer, c'est d'abord et avant tout, pendant les périodes plus ou moins longues de rémission, faire en sorte que les citoyens s'approprient toutes les informations à la mesure du risque qu'ils encourent, vivent avec et adaptent leurs comportements de manière active, responsable et adaptée.

» Mieux maîtriser l'urbanisation et protéger le bâti existant

Il n'est certes pas raisonnable d'imaginer que l'on puisse autoriser de nouvelles constructions en zones à risques. La maîtrise de l'urbanisation devrait passer, comme la loi le stipule, par une intégration systématique des restrictions d'usage des sols dans les POS. La construction d'un ouvrage de protection (quel que soit le degré de protection qu'il apporte) ne pourra jamais dédouaner des responsables de ne pas tenir compte, s'ils sont sur une zone classée à risque, des servitudes et des contraintes qui devraient figurer au POS. La seule acceptation d'un ouvrage de protection ne se justifie qu'au regard d'une protection accrue du bâti existant. Toutefois, elle impose aussi une surveillance accrue de l'aléa et la mise en œuvre d'un réseau d'alerte renforcé pour cette zone.

» Mieux organiser les secours

Il s'agit principalement d'intervenir avec les moyens de lutte, humains et matériels, suffisants. Cela suppose qu'ils auront été préalablement quantifiés et planifiés.

Il s'agit aussi de conserver en mémoire tous les aspects de l'événement passé. Les retours d'expérience, selon la terminologie des services de secours, sont connus comme la meilleure source d'enseignements pour des actions de prévention ou de secours futures.




Prévention des risques naturels :
http://www.ifen.fr/donIndic/Indicateurs/perf2000/9.pdf

Association Française pour la Prévention des Catastrophes Naturelles (AFPCN)
http://perso.wanadoo.fr/gerard.brugnot/

Plan de prévention des risques : http://ppr.prim.net/

La prévention des risques technologiques et industriels majeurs
http://www.vie-publique.fr/dossier_polpublic/prevention_risques/index.shtml

Prévention des risques naturels et technologiques.
http://www.mementodumaire.net/

Journal des accidents et des catastrophes.
http://www.iut-colmar.uha.fr/jac

Laboratoire central des ponts et chaussées.
http://www.lcpc.fr/fr/plan/plan.dml#sources




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