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Processionnaires du pin
Processionnaires du pin


Les chenilles du papillon Thaumetopoea pityocampa (Notodontes) doivent leur nom de processionnaires au fait que lorsqu'elles se déplacent pour aller manger ou pour aller à la recherche d'un endroit favorable pour la nymphose, elles le font en file indienne, chaque individu tentant de garder le contact avec celui qui le précède.

Ces chenilles vivent en communauté dans une bourse soyeuse installée dans un pin pour la processionnaire du pin ou sur les troncs des chênes pour la processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea).

Elles sortent toutes les nuits (de préférence, mais pas exclusivement) pour aller manger et définitivement, par une belle journée, au printemps, pour nympher.

Une bourse de soie de Thaumetopoea pityocampa
Elles donneront un petit papillon grisâtre qui passera bien souvent inaperçu.



Quant aux chenilles, il vaut mieux éviter de les toucher ou de manipuler leurs bourses, car elles sont recouvertes de poils extrêmement urticants et susceptibles de provoquer, outre de fortes démangeaisons, des allergies, voire un choc anaphylactique.

Les processionnaires qui broutent les aiguilles des pins ou les feuilles des chênes, sont des ravageurs très sérieux de ces arbres, au point de les faire crever. Il n'est pas rare que l'on puisse observer, sur un seul pin, une dizaine de bourses contenant chacune une centaine de chenilles. Si rien n'est tenté contre ces insectes, en moins d'un mois, tous les arbres attaqués meurent privés d'aiguilles. En certaines régions, des attaques de processionnaires ravagent ainsi des dizaines d'hectares de plantations.

Le meilleur moyen de lutter contre cette chenille est, sans conteste, l'utilisation d'une bactérie (Bacillus thuringiensis) qui les parasite et les tue. Pendant sa forme végétative, Bacillus thuringiensis n'est que faiblement toxique pour les insectes, mais pendant la sporulation, il produit un cristal intracellulaire de toxine protéique (corps parasporal) agissant comme un insecticide microbien. Seuls les insectes possédant un pH suffisamment alcalin dans le tube digestif solubilisent la toxine qui détruit leur épithélium intestinal. Le contenu du tube digestif passe dans le sang, entraînant la mort.





Quel avenir pour le Bacillus thuringiensis :
http://www.inra.fr/dpenv/biorac35.htm#1




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