NOCIVITE
DES NITRATES
-MISE
AU POINT EN BRETAGNE -
REMARQUES ET REFERENCES
1 - En s’appuyant particulièrement
sur les données aimablement communiquées par Mme Brigitte Pignatelli
(Service des Facteurs Endogènes de Risque de Cancer, Centre International
de Recherche sur le Cancer, Organisation Mondiale de la Santé, Lyon),
Mme Catherine Grillot-Courvalin (Service de la Recherche en Environnement, DGAD,
Ministère de l’Environnement) et Mme Françoise Decloître
(CNRS et Centre National d’Etudes et de Recommandations sur la Nutrition et
l’Alimentation).
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2 - DIREN, Programmes d’action dans les départements
de la Région Bretagne - Diagnostic régional, 1997
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3 - L’Hirondel J. et L’Hirondel J.L., Les
nitrates et l’homme - le mythe de leur toxicité, Editions de l’Institut
de l’Environnement, 1996.
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Retour5 - Note de mise au point scientifique concernant
les nitrates, en date du 20 décembre 1996.
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6 - Conférence Régionale de
l’Environnement en date du 24 mars 1997.
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7 - Conseil Supérieur d’Hygiène
Publique de France, séance du 19 mars 1996.
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7' - Conseil Supérieur d’Hygiène
Publique de France, séance du 19 mars 1996.
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8 - Godet J.L., Buffaut P., Guillemot M.-L.,
Tricard D., Vial J., Réflexions sur les dernières orientations
sanitaires applicables aux eaux destinées à la consommation humaine.
Techniques et Sciences Municipales, Janvier 1997.
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9 - Séances des 21 janvier et 18 février
1987 de la section des eaux.
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9' - Séances des 21 janvier et 18
février 1987 de la section des eaux.
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10 - Walker R., Nitrates, nitrites and N-nitrosocompounds
: a review of the occurrence in food and diet and the toxicological implications,
Food additives and contaminants, 1990, Vol. 7, N°6.
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11 - Bittel R., Analyse des risques mutagènes
et cancérogènes : nitrates, nitrites, composés N-Nitrosés,
confrontation avec les risques radioactifs. Rapport CEA-R-5403, 1987.
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12 - Archer M., Mechanisms of action of N-Nitroso-compounds,
Cancer Surveys Vol.8 N°2 1989
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13 - Lijinsky W., Chemistry and biology of
N-nitroso compounds, Cambridge Monographs on Cancer Research. Cambridge Unversity
Press, 1992, 464 p.
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14 - Gangolli S. D. et al., Nitrate,
nitrite and N-nitroso compounds, Eur. J. Pharmacol. , Environmental Toxicology
an Pharmacology Section 292, 1994, 1-38.
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15 - Magee P., The experimental basis of
the role of nitroso compounds in human cancer, Cancer Surveys Vol. 8 N°. 2 1989
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16 - Mirvish S., Role of N-nitroso compounds
(NOC) and N-nitrosation in etiology of gastric, esophageal, nasopharyngeal and
bladder cancer and contribution to cancer of known exposures to NOC, Cancer
Letters 93 (1995)
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17 - Par ailleurs, la directive européenne
du 15 mars 1993 a établi des normes maximales en N-Nitrosés
pour les tétines de biberon.
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18 - Gonzales et al., 1994, Ann. J. Epidemiology,
139, 466-473
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19 - Pobel et al., 1995, Eur. J. Epidemiology,
11, 67-73
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20 - Nitrates and nitrites in foodstuffs.
Council of Europe, 1993
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21 - B. Pignatelli, Formation et distribution
des composés N-nitrosés (CNO) dans l’alimentation, in
Sécurité alimentaire du consommateur, Lavoisier Tec Doc, 1995
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22 - Evaluations globales de la cancérogénicité
pour l’homme, D’après les monographies du Centre International de Recherche
sur le Cancer, CIRC, décembre 1996.
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23 - Dans la liste de 226 produits ou famille
de produits du groupe 2B " peut-être cancérogènes pour
l’homme, on note diverses substances actives de pesticides, notamment l’atrazine,
précédemment classée en groupe 3 : " L’agent (le mélange,
les circonstances d’exposition) ne peuvent pas être classés quant
à leur cancérogénicité pour l’homme. "
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24 - Par ailleurs, lors des évaluations
par l’OMS et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
(Rome) des doses hebdomadaires admissibles pour la consommation humaine, les
groupes JECFA ne se prononcent pas quant à une dose admissible pour un
produit cancérogène génotoxique, car ils considèrent
qu’il n’existe pas de dose sans danger pour de tels composés. L’absence
de norme chiffrée ne signifie pas nécessairement que le risque
est négligeable, mais que l’évaluation du risque est actuellement
impossible sous la forme d’une concentration admissible - Pignatelli B, communication
personnelle.
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25 - Directive de qualité pour l’eau
de boisson, vol. 1 Recommandations, Genève, 1992
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26 - Selon Mirvish, il est vraisemblable
que les oxydes d’azote produits lors des inflammations puissent expliquer certains
cancers, celui de l’estomac notamment.
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27 - Bartsch H., Ohshima H., Shuker D., Pignatelli
B. et Calmels S., Human exposure to endogenous N-nitroso compounds : Mechanisms
of formation and implications in cancer etiology, in The cellular and
molecular biology of human carcinogenis, 1990.
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28 - Ohshima, H., and Bartsch, H. (1981)
Cancer Research, 41, 3658-3662.
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29 - Knight, T. M., Forman, D., H. and Bartsch,
H. (1991), Endogenous nitrosation of L-proline by dietary-derived nitrate. Nutrition
and Cancer, 15, 195-203
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30 - Pignatelli B., communication personnelle
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31 - Hill M. J., Int. J. Epidemiol., 1996,
25, 505-512
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32 - Communication personnelle.
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33 - En outre, les cancers qui peuvent être
induits par les N-Nitrosés ne sont pas aussi spécifiques
que, par exemple, ceux dus à l’amiante : l’origine de ces derniers est
plus aisée à mettre en évidence même s’ils surviennent
plusieurs décennies après l’exposition.
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34 - Ward and al., Epidemiology, 1996, 7,
465-471
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35 - Morales-Suarez-Varela M. et coll, Impacts
of nitrates in drinking water on cancer mortality in Valencia, Spain. European
Journal of Epidemiology, 11 : 15-21, 1995
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36 - Dans ce cas, on peut se demander si
d’autres facteurs que les nitrates sont en cause, notamment l’utilisation de
certains pesticides pour le cancer de la prostate.
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37 - A noter que les rôles de protection
des légumes vis à vis du cancer du sein, en accroissement, et
liés à d’autres causes que les dérivés N-nitrosés,
pourraient plutôt s’expliquer par des substances végétales
à effet pseudo-hormonaux (xenoestrogènes) : Davis D. et Bradlow
L., Estrogènes et cancer du sein, Pour la Science N° 218, 1995.
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38 - Xu G.P., Song P.J., Reed P.I., 1993,
European Journal of Cancer Prevention, 2, 327-335
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39 - M. Suschetet, in Alimentation et
Cancer, 1996, E. Riboli, F. Decloître, Ch. Collet-Ribbing, ed. Lavoisier
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40 - On notera qu’à la différence
du risque de toxicité immédiate lié au dépassement,
même temporaire, d’une concentration limite, le risque de cancer serait
plutôt influencé par la consommation habituelle de nitrates. A
ce titre, la concentration maximale de nitrates n’est sans doute pas le seul
critère à prendre en compte.
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41 - L’étude réalisée
par le Service Régional d’Aménagement des Eaux de Bretagne a été
financée par l’Agence de l’Eau et le Fonds National pour le Développement
de l’Adduction d’Eau.
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42 - Les travaux organisés par Vollenweider
pour l'OCDE ont établi le rôle primordial du phosphore pour l'eutrophisation
des lacs. Les nitrates sont secondaires, ils ont un rôle plus marqué
avec l'augmentation du niveau d'eutrophisation et jouent plutôt sur ses
formes (nature du plancton) : OCDE, Eutrophisation des eaux - Méthodes
de surveillance, d’évaluation et de lutte, Paris, 1982.
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43 - Vezie Ch., Sivonen K., Brient L., Bertru
G. et Lefeuvre J.Cl., Développement de cyanobactéries toxiques
dans l’ouest de la France, Annales de Limnologie, 1996.
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44 - Dans ses récentes Directives pour la qualité de l’eau de boisson, déjà citées, l’OMS signale les toxines de cyanobactéries : " un certain nombre de rapports non confirmés ont signalé des cas d’intoxication par l’eau de boisson contenant des algues toxiques...Les données dont on dispose sont insuffisantes pour pouvoir recommander des directives, mais il est indispensable d’éviter que des effluents riches en aliments nutritifs ne se déversent dans les réservoirs d’eau de surface ".
Les nitrates diminueraient plutôt la tendance au développement
des cyanophytes en favorisant d'autres algues. En outre, ils atténuent
les effets de la désoxygénation des eaux profondes où ils
peuvent servir de source d'oxygène.
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45 - En évitant le coût des
réactifs de déphosphatation et celui de l'épandage des
boues supplémentaires, pour les eaux usées; en diminuant d'autre
part les surcoûts de production d'eau potable dus à l'eutrophisation.
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46 - Piriou J.Y., L’eutrophisation littorale
en Bretagne, bassins versants et zones sensibles, in Hydrologie dans
les pays celtiques - La Bretagne, document remis lors du Colloque Interceltique
d’Hydrologie et de gestion des eaux, Rennes, 1996.
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47 - Paragraphe rédigé d’après
les observations de M Robert, Service de la Recherche en Environnement, DGAD,
Ministère de l’Environnement.
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48 - Ce bilan a été réévalué
pour ses principaux termes sur la base du Recensement Général
de l'Agriculture de 1988-1989. Il est encours de mise à jour par le Cemagref
de Rennes, notamment en utilisant les références du CORPEN.
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49 - Ce calcul a été établi
avant l’établissement des références du CORPEN.
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50 - La moyenne des concentrations en nitrates
de tous les résultats du RNB s'établit à 37 mg/l pour la
période de 1993 à 1995 au lieu de 23 mg/l pour les années
1979 à 1983.
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51 - Ils peuvent localement constituer une
charge d’azote difficile à résorber, notamment dans les cantons
déclarés en " zones d’excédent structurel " d’azote
d’origine animale. La difficulté de trouver des terres disponibles pour
l’épandage des boues d’épuration avait conduit la Diren à
proposer que l’on teste l’épandage des boues sur des surfaces limitées
mais aux écoulements entièrement contrôlés, et par
exemple dénitrifiés par retour en tête de station d’épuration.
En l’absence d’expérimentation, il est proposé d’aller chercher
notamment des références techniques et réglementaires au
Danemark où une telle pratique - alternative intéressante à
la dispersion des éléments par épandage sur de vastes
surfaces, et à priori peu coûteuse - est mise en oeuvre dans plusieurs
situations..
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