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Symphytes
Symphytes

Bouvillon (Sirex juvencus)
Les symphytes sont des hyménoptères primitifs qui se reconnaissent facilement au fait qu'ils ne possèdent pas d'étranglement entre le thorax et l'abdomen comme les apocrites.

Toutes les photos ont été prises à Kerpotence ou dans la proche région d'Hennebont.

Les larves des symphytes ressemblent beaucoup aux chenilles des lépidoptères avec lesquelles elles pourraient facilement être confondues si elles ne possédaient pas un nombre plus important de fausses pattes abdominales : six au moins alors que les chenilles des lépidoptères n'en possèdent jamais plus de cinq.

Tenthrède de la rose (Arge rosae)
Les symphytes sont aussi appelées mouches à scie pour la raison que le bord de leur ovipositeur est dentelé comme une scie. Les femelles se servent de cette scie pour découper des fentes dans les végétaux dans lesquelles elles pondent leurs œufs.

Les symphytes comptent plusieurs familles importantes dont les tenthrèdes (Tenthrédinidés) surtout ravageurs des cultures ; les cimbex (Cimbicidés), très grands hyménoptères, plutôt rares, sur les grands arbres caducifoliés ; les pamphilines (Pamphiliidés), surtout ravageurs des conifères sur lesquels les larves vivent en colonies dans des bourses de soie ; les sirex (Siricidés) dont le sirex géant (Urocerus gigas), par exemple, qui possède un ovipositeur suffisamment solide pour percer le bois des épicéas ; et les céphus (Céphidés) dont les larves se trouvent surtout sur les céréales

Tenthredo vespa
Arge cyanocrocea
Macrophya montana
Ces trois photographies ont été faites, en quelques minutes (juin 2006), sur la même berce, sur les bords du Scorff, près de Guilligomarc'h (Finistère).

Macrophya montana est une espèce qui, il y a quelques années, était donnée comme montagnarde, sinon comme alpine. Il semble que cette espèce soit maintenant assez régulièrement observée en Bretagne.
Tenthrède du rosier (Allanthus cinctus)
Bien que les adultes de cette espèce soient donnés comme carnivores, il semble qu'ils ne dédaignent pas non plus les productions des euphorbes...

Ce sont les larves (fausses chenilles) qui sont de redoutables ravageurs des rosiers et plus largement de diverses autres plantes de la famille des rosacées.
Larve de la tenthrède du rosier (Allanthus cinctus)
Les chenilles des papillons se distinguent des chenilles des hyménoptères, souvent improprement qualifiées de fausses chenilles, par le fait qu'elles portent au plus cinq paires de fausses pattes, parfois moins, alors que les chenilles des tenthrèdes en possèdent six paires au moins et parfois plus.

En outre, les fausses pattes des chenilles de tenthrèdes ne portent pas de crochets.

On remarquera enfin que les larves de tenthrèdes ne disposent seulement que d'ocelles simples et n'ont pas des yeux composés.
Tenthrède du trèfle (Tanthredo arcuata)
Tenthrède du sceau-de-Salomon (Phymatocera aterrima)
Fin avril, dans les sceaux-de-Salomon du jardin, je photographiais ce tenthrède. Fin juin, je constatais les dégâts provoqués par les larves de cet insecte... Voir ci-dessous !
Dégâts sur sceau-de-Salomon (Phymatocera aterrima)
Plusieurs dizaines de larves ont consciencieusement rongé les feuilles des sceaux-de- Salomon, en ne laissant que les grandes nervures et les attaches des fruits.
Larve de tenthrède du sceau-de-Salomon (Phymatocera aterrima)
Ces larves, à l'instar des larves des autres tenthrèdes ressemblent, à première vue, à des chenilles de papillon, mais elle possèdent des yeux ocellés et plus de cinq paires de fausses pattes.
Abia fasciata
Sur des carottes (31 juillet 2011) au Listoir (Landévant 56)...
Tenthredopsis sp.
Hennebont juin 2007
Arge berberidis
Hennebont Juillet 2011
Arge berberidis
Hennebont Juillet 2011
Caliroa sp.
Combrit (29) Juin 2012
Certaines espèces de tenthrèdes ont des larves dites larves-limaces. Ce sont des mineuses qui dévorent la cuticule des feuilles. On voit ci-contre le détail d’une larve-limace de Caliroa varipes qui vit aux dépends du chêne ou de Caliroa annulipes qui est plus ubiquiste et se retrouve sur une bonne douzaine de feuillus divers (saules, chênes, tilleuls, bouleaux, hêtres, etc.). Rien ne permet de distinguer ces deux espèces à partir d’une photo.
Lophyre du pin Diprion pini
Kerpotence Juillet 2012
La présence de sept paires de fausses pattes indique qu'il ne peut s'agir d'une chenille de papillon, mais plutôt d'une chenille de tenthrède, en l'occurence de la lophyre du pin (Piprion pini), ici sur pin mugo dans le jardin de Kerpotence (juillet 2012).

Macrophya montana
 
   





Hyménoptères :
http://aramel.free.fr/INSECTES14.shtml

Les symphytes :
http://www.mnhn.lu/recherche/zoologie/symphytes/symph_home.asp

http://naturamosana.be/menu_invertebres.php?ID=0011&ID_PHOTO=1




[ Corrélats : Hyménoptères / ...]

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