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Unicellulaires ou pluricellulaires
Unicellulaires ou pluricellulaires


Un stomate : groupe de quelques cellules dont la fonction est de
réguler l'évapotranspiration. Les végétaux n'offrent pas autant de
différenciations que les animaux... Mais celles qu'ils présentent sont
souvent très intéressantes, sinon curieuses, voire extraordinaires.
Les premiers êtres vivants étaient probablement fermenteurs, unicellulaires et procaryotes.


Un scénario évolutionniste laisse entrevoir que les organismes eucaryotes le seraient devenus après qu'ils se sont associés en symbiose avec des organismes leur conférant la respiration (mitochondries), la photosynthèse (plastes) ou la sexualité (noyau).

Qu'ils soient procaryotes ou eucaryotes, tant qu'ils sont unicellulaires, les organismes sont, au moins en théorie, immortels d'un point de vue thermodynamique. En effet, aussitôt que l'organisme atteint sa taille limite, c'est-à-dire le moment où le volume du cytoplasme devient trop important pour la capacité d'échanges de la cellule au travers de sa membrane, l'organisme peut rétablir ses capacités de croissance, en se divisant, par scissiparité.

Ce mode de division est, par ailleurs, asexué. Il faut attendre l'apparition des protistes ciliés pour entrevoir les premiers signes d'une sexualité, au moins d'une première distinction entre le soma et le germen. Celle-ci se traduit par la présence de deux noyaux, l'un (macronucléus) jouant un rôle essentiellement métabolique, l'autre (micronucléus) surtout impliqué dans la reproduction végétative du protozoaire.

Quand les organismes deviennent pluricellulaires, même si leurs cellules gardent la possibilité de se diviser, l'organisme entier ne le peut plus. L'organisme ne se survit plus, mais en se reproduisant, il perpétue l'espèce. C'est déjà le cas, même si l'organisme pluricellulaire ne représente, en fait, qu'un regroupement de cellules indifférenciées (plasmodes, colonies, etc.).

Un des avantages que tirent les êtres vivants à devenir pluricellulaires, c'est la différenciation cellulaire.

Chez les végétaux, cette différenciation reste peu marquée.

Chez les animaux, sauf chez les éponges, cette différenciation est très importante. Cette différenciation en tissus est à l'origine des organes rassemblés en appareils.

La division du travail assurée par ces organes regroupés en appareils spécialisés impose un certain nombre de contraintes.

Parmi ces contraintes, il faut d'abord qu'il existe une bonne coordination entre les diverses fonctions physiologiques de manière à ce qu'elles ne se déroulent pas de façon anarchique ou qu'elles respectent des priorités. Cette coordination est assurée par les systèmes nerveux et les systèmes hormonaux.

D'autres contraintes sont davantage à caractère thermodynamique. Il est nécessaire que toutes les cellules de l'organisme soient bien approvisionnées à la fois en nutriments et en oxygène. Le passage à la pluricellularité impose la mise en place d'un système circulatoire et d'un système respiratoire pour l'approvisionnement et de systèmes épuratoires pour l'élimination des déchets.

Devenir pluricellulaire, surtout pour les animaux, oblige à posséder un squelette externe (coquille, carapace, test, etc.) ou interne (ossature). Ce squelette est rendu d'autant plus nécessaire que les animaux sont mobiles et terrestres.

Enfin, la perte de capacité à se diviser par scissiparité impose aux organismes de bien distinguer leurs cellules somatiques (soma) et leurs cellules germinales (germen).




Évolution des eucaryotes :
http://cgdc3.igmors.u-psud.fr/microbiologie/synthese_01.html

Mise en place de la multicellularité :
http://cgdc3.igmors.u-psud.fr/microbiologie/Multicell2.htm

Unicellulaires :
http://simulium.bio.uottawa.ca/bio2525/Recherche/Searchresults.cfm?searchstring=unicellulaire

Biologie cellulaire :
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/sommaires/bc.htm






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