Mercredi de l'Ascencion 2004... Il est 20 heures. Depuis 17 heures, c'est à cet incessant défilé auquel quiconque aurait pu assister s'il avait eu la patience de le faire. | Le processus part lequel une ville se constitue ou s'accroît s'appelle urbanisation. Cet accroissement ne porte pas seulement sur l'habitat, mais aussi sur les activités secondaires et tertiaires qui y sont liées. |
Écologie urbaine et politique environnementale en matière de lutte contre la pollution de l'air ; gestion des déchets ; approvisionnement en eau potable ; assainissement ; aménagement des espaces verts ; conservation patrimoniale du bâti historique et/ou remarquable ; réhabilitation des quartiers (centre ville, banlieues, friches industrielles, etc.) ; gestion des flux ; transports ; |
Écologie urbaine et conditions de vie : maîtrise du foncier et/ou de l'immobilier ; coût du sol, accession à la propriété et/ou à la location ; paupérisation, ghettoïsation, exclusion ; bidon-villégiature ; dégradation des paysages ; vulnérabilité accrue des quartiers défavorisés ; incidence des risques naturels ; violence et insécurité ; collectivisation des risques ; bruit et pollutions ; risques sanitaires ; dégradation des conditions de transport, de logement, de travail, de loisirs ; inaccessibilité à la culture ; addictions aux drogues, à l'alcool ; prostitution ; |
Écologie urbaine et prise en compte d'un patrimoine commun : la maîtrise du foncier ; la place du sol dans le développement des villes ; quels types de sols ? ; importance à terme de la stérilisation des zones plates à forte valeur agronomique… pour un habitat sécurisé vis-à-vis des risques naturels majeurs ; l'utilisation des versants instables ou déstabilisés pour un habitat insécurisé, insalubre, à forte densité (bidonvilles, favelas, etc.) ; |
Écologie urbaine et prise en compte des risques : risques sanitaires ; naturels ; technologiques ; sociaux ; insurrection et terrorisme ; guerre ; |
La notion d'écosystèmes urbains : écosystèmes bâtis, naturels, friches ; la politique d'urbanisme : les PLU (anc. POS) ; l'anthropisation des milieux est-elle nécessairement synonyme de dégradation environnementale et sociétale, d'augmentation des risques technologiques, naturels et sociaux ? ; |
La ville et l'environnement : problèmes de capacités et de potentialités du milieu urbain ; impact de la ville sur les environnements ; capacité d'autoépuration des milieux récepteurs pour les eaux usées après traitement et/ou en l'absence de traitement ; les eaux souterraines, leur vulnérabilité ; l'approvisionnement en eau ; la faisabilité en matière de potabilisation ; les déchets, leur traitement et/ou leur élimination : décharges, centres d'enfouissement, incinération ; problèmes sanitaires posés par les dégradations environnementales : virus, bactéries, insectes, rats, etc. ; épidémies et pandémies ; |
La conservation des milieux " naturels " urbains : l'importance des facteurs écologiques " urbains " : température, hygrométrie, climat, lumière, etc. ; la conservation des sols, des eaux souterraines, des eaux superficielles, la lutte contre les pollutions des eaux, des sols et de l'air ; la biodiversité en ville ; écologie des plantes et des animaux sauvages en ville ; les jardins, les parcs ; |
L'hygiène et la sécurité en ville : les risques sanitaires ; les pollutions ; les déchets ; les risques technologiques ; les risques naturels majeurs ; la vulnérabilité grandissante en ville ; les risques engendrés par l'anthropisation ; les risques engendrés par les modifications climatiques (dômes de pollution) ; les risques démographiques : chômage, violence, prostitution, drogues, peurs, angoisses et stress ; |
La ville pour qui et par qui ; participation, intégration ou exclusion des groupes socioéconomiques ; des facteurs biotiques spécifiques au milieu urbain ? ; l'importance de la socialisation comme élément de prise de conscience de l'environnement ; le rapport des différentes couches sociales avec l'environnement ; l'environnement comme facteurs de socialisation ; la notion d'éco-socio-système urbain ; |
Les flux migratoires : les flux positifs (vers la ville) liés à la déprise agricole, aux nouveaux bassins d'emploi, à la mise en place de nouveaux axes de circulation (autoroutes, voies express, TGV) ; les flux négatifs (vers la campagne) liés aux risques urbains (pollution, insécurité), aux regroupements sociopolitiques ou socioéconomiques (aisance financière surtout) ; |
De nouvelles revendications : la ville durable, un air pur, de l'eau pure, des transports rapides, nombreux et fiables, plus de bruit ou de mauvaises odeurs, des aménagements urbains pour la sécurité des cyclistes, des enfants, des animaux de compagnie à la condition qu'ils ne fassent plus leurs besoins, plus de pauvres, plus de mendiants ou d'ivrognes, plus de voyous ou simplement moins de jeunes de banlieue surtout issus de l'immigration, quand ce n'est pas de l'esclavage (cela vaut bien sûr pour les français de Martinique, de la Guadeloupe ou de la Réunion !) ; |
De nouvelles revendications, certes, mais à ne pas toucher aux acquis, à la liberté de circuler en voiture individuelle… Il est vrai qu'il est bien difficile de faire autrement. Cela pose une question importante en écologie urbaine qui est celle de l'aménagement et l'utilisation de l'espace temps, c'est-à-dire du temps dont nous disposons, ou croyons disposer, en ville, pour franchir un espace donné. C'est probablement la très grande variabilité et la très grande diversité des espaces-temps (dont chacun de nous disposons et qui ne sont pas les mêmes selon les classes sociales auxquelles nous appartenons ou les professions que nous exerçons), qui risquent bien d'être le facteur limitant le plus difficile à contrôler pour une gestion cohérente des éco-socio-systèmes ; |
Usage et abus de ville ; des fruits pour qui ? ; problèmes d'appropriation http://www.inra.fr/dpenv/jarric49.htm |
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