Si, à l’intérieur d’une même espèce et au cours d’une même année, on observe des fluctuations d’effectifs liées à la
naissance des jeunes, à l’arrivée ou au départ des migrateurs, à la germination des graines des plantes annuelles, etc.
on peut aussi observer chez des espèces présentant une forte relation d’intersubsistance, des fluctuations pluriannuelles, plus ou moins régulières.
C’est le cas des fluctuations observées chez le lemming (pullulation) et ses prédateurs ou chez la chouette lapone et les campagnols qui constituent une part importante de sa nourriture.
Ces fluctuations s’observent aussi chez des populations d’insectes et d’oiseaux insectivores.
Certaines de ces fluctuations apparaissent suffisamment régulièrement pour qu’on les désigne comme
périodiques ou cycliques. D’autres ne semblent pas obéir à des cycles. On parle de fluctuations apériodiques ou
acycliques (voir la page « invasion » qui traite des fluctuations de populations de jaseurs boréaux).
Variation d'abondance entre une proie et son prédateur