Entrez un mot-clé
Les vers
Les vers




Avec les vers apparaissent les premiers animaux triploblastiques, c'est-à-dire des animaux dont les tissus et les organes vont dériver des trois feuillets embryonnaires : l'ectoderme, l'endoderme et le mésoderme, ce dernier feuillet n'existe pas chez les animaux diploblastiques (éponges et cœlentérés). L'ectoderme donnera les téguments, le système nerveux et les organes des sens périphériques ; l'endoderme donnera le tube digestif et diverses glandes impliquées dans la physiologie nutritionnelle ; le mésoderme donnera les muscles, puis les os chez les vertébrés.

Le panache de branchies de Sabella pavonina
Avec les vers apparaît aussi la symétrie bilatérale.


Chez bien des éponges, il est bien souvent difficile de voir quelque symétrie que ce soit. Chez les cœlentérés, la symétrie est radiale, même si celle-ci camoufle parfois, chez certaines espèces, une symétrie bilatérale.

Les vers ne constituent pas un groupe zoologique, mais désignent des animaux qui ont en commun d'être allongés. Le mot ver vient du latin vermis qui se décline en vermina qui veut dire " présenter des mouvements désordonnés "… comme ceux des lombrics dérangés avant qu'ils ne retrouvent leurs coordinations pour s'enfouir (?).

Pour les vers, on distingue six embranchements : les Plathelminthes, les Némertiens, les Rotifères, les Nématorhynques, les Némathelminthes et les Annélides.

I) Les Plathelminthes ou vers plats :

Les Plathelminthes sont des animaux acœlomates, c'est-à-dire dépourvus de cœlome ou cavité interne. Les espaces internes entre les organes sont comblés par un parenchyme.

Les Plathelminthes comportent six classes : les Turbellariés ou planaires, les Temnocéphales, les Monogènes, les Cestodaires, les Cestodes ou ténias et les Trématodes ou douves.

Les Turbellariés sont des vers libres, vivant en mer ou en eau douce. Ils ont l'aspect d'une petite feuille de quelques millimètres à quelques centimètres de longueur. Vers l'avant, on peut distinguer une région céphalique portant deux " antennes " et des yeux. Certaines espèces ont deux yeux, d'autres toute une rangée d'yeux, de chaque côté du corps, parfois jusqu'à sa moitié. Ces animaux n'ont pas d'anus. La " bouche " se prolonge par un pharynx dévaginable dont l'animal se sert pour capturer ses proies. À l'instar des éponges, beaucoup d'espèces de planaires sont capables, à partir d'un petit morceau de leur corps, de régénérer un animal complet.

2) Les Temnocéphales sont des plathelminthes parasites des mollusques, des crustacés et de quelques tortues d'eau douce. Ces vers se fixent, à l'aide d'une ventouse postérieure sur la surface du corps ou dans les cavités branchiales des animaux parasités.

3) Les Monogènes sont des vers, hermaphrodites, parasites externes des batraciens, des poissons et de quelques tortues d'eau douce.

4) Les Cestodaires sont des plathelminthes à allure foliaire, sans scolex et qui se fixent sur leurs hôtes au moyen de crochets. Amphilina foliacea est un parasite de l'esturgeon.

5) Les Cestodes sont des plathelminthes endoparasites, à corps aplati, foliacé ou rubané et le plus souvent segmenté. Ces vers possèdent un organe de fixation à l'extrémité antérieure (scolex). Ces vers sont toujours dépourvus de tube digestif. La plupart des espèces ont un cycle hétérotypique comprenant un, voire deux hôtes intermédiaires.

Le plus souvent, ces vers sont hermaphrodites. Ces vers, lorsqu'ils possèdent un corps segmenté (Taenia), disposent juste à l'arrière du scolex d'une zone de croissance continue à partir de laquelle se forment les segments ou proglottis. Chaque segment dispose d'un appareil reproducteur complet. L'ensemble du ver, c'est-à-dire la partie antérieure munie de son scolex et tous les proglottis attachés forme le strobile. Au fur et à mesure que les segments ont atteints leur maturité sexuelle, c'est-à-dire qu'ils sont bourrés d'œufs, ils se détachent (cucurbitains).

Il existe aussi des cestodes non segmentés ou ne disposant que d'un seul segment. Dans ce cas, le segment ne se détache jamais du strobile.

Il existe 9 ordres de Cestodes :

a) Les cyclophyllidiens (Tæniidés) regroupent les vers solitaires, les cénures, les hydatides, etc. Parmi les ténias pouvant infecter l'homme, on peut citer le Taenia solium, dont l'hôte intermédiaire est le porc (Cysticercus cellulosae). Le porc infecté est dit ladre (cf. ladrerie). On peut aussi citer le ténia inerme (Taenia saginata) dont l'hôte intermédiaire est le bœuf (Cysticercus bovis). Taenia pisciformis est le ténia du chien (hôte intermédiaire : Cysticercus pisciformis du lapin).

Les cénures forment de gros cysticerques. Taenia multiceps, par exemple, se localise dans les centres nerveux du mouton chez lesquels il provoque une maladie connue sous le nom de tournis. Taenia serialis s'observe dans les séreuses du lapin. Ces deux ténias sont adultes chez le chien.

Les hydatides sont des formes larvaires du ténia échinocoque (Echinococcus granulosus). Le ver adulte est extrêmement petit et vit dans l'intestin des chiens et des renards. L'oncosphère peut être transportée par de très nombreux hôtes (ruminants, porcins, homme). Cette larve s'arrête dans le foie ou d'autres organes où l'hydatide s'hypertrophie jusqu'à atteindre la taille d'un ballon, peser une dizaine de kilos et contenir des millions de scolex. La rupture de l'hydatide provoque un choc anaphylactique souvent fatal. L'échinococcose est une maladie redoutable et probablement en recrudescence (départements de l'est de la France).

Les cysticercoïdes sont des plathelminthes dont l'hôte intermédiaire n'est pas nécessairement un vertébré. Dipylidium caninum est un petit ténia du chat et du chien dont l'hôte intermédiaire est une puce. Les animaux s'infectent en consommant leurs puces. Hymenolepis nana est un ténia humain qui accomplit tout son cycle uniquement chez l'homme, surtout chez l'enfant.

b) Les autres ordres de Cestodes sont les Tétrabothridiens (parasites des cétacés, des pinnipèdes, de certains oiseaux marins / cycle inconnu), les Ichthyotænidiens (parasites de poissons d'eau douce, d'amphibiens et de reptiles), les Nippotænidiens (parasites de poissons d'eau douce), les Tétraphyllidiens (parasites de sélaciens), les Diphyllidiens (parasites des raies), les Tétrarhynchidiens (parasites des sélaciens), les Haplobothrioïdes (parasite d'un poisson du genre Amia) et les Pseudophyllidiens (parasites des poissons / hôte définitif : homme, chat, chien).

6) Les trématodes sont des plathelminthes parasites. D'aucuns les considèrent comme des turbellariés passés au parasitisme. Ces vers disposent de dispositifs de fixation (ventouses ou crochets). Les Aspidogastres sont des trématodes de très petite taille, parasites de poissons et de tortues. Les Digéniens sont des trématodes souvent pourvus de deux ventouses de fixation. Sauf rares exceptions, ces vers sont des parasites hétéroxènes, c'est-à-dire qu'ils ont plusieurs hôtes intermédiaires. À l'âge adulte, on les retrouve le plus souvent chez des vertébrés dont ils infectent le foie, les poumons, la vessie urinaire, le sang, etc. La grande douve du foie (Fasciola hepatica), la petite douve du foie (Dicrocoelium dentriticum), Schistosoma haematobium (agent de la bilharziose vésicale), Schistosoma japonica (agent de la bilharziose hépatique) ou Paragonimus ringeri (agent de la bronchite sanglante d'Extrême-Orient) sont des parasites redoutables pour l'homme.

II) Les Némertiens

Les némertiens sont des vers acœlomates pourvus d'un tube digestif complet avec bouche et anus, un appareil circulatoire clos, une trompe ou proboscis dévaginable et des glandes génitales métamérisées. Les Némertiens sont presque tous marins. Quelques espèces vivent dans les eaux douces et la terre humide. Ce sont essentiellement des vers carnassiers. Il existe quelques espèces parasites.

III) Les Rotifères

Un rotifère (Rotifer vulgaris) au sein d'une boue activée
Les rotifères sont des vers acœlomates aquatiques dont l'extrémité antérieure est modifiée en un organe cilié rotateur. Les rotifères sont presque tous microscopiques, quelquefois à peine plus grand que des paramécies. Les rotifères abondent dans les eaux douces, les eaux polluées, les eaux marines, la mousse humide, etc.
Déplacement d'un rotifère
Euchlanis ?
Habrotrocha sp.
.


IV) Les Nématorhynches

Ces vers sont microscopiques et souvent rattachés aux rotifères. Les gastérotriches portent sur leur face ventrale une double rangée de cils vibratiles grâce auxquels ils se déplacent et se nourrissent. Les échinodères sont des vers marins minuscules, plus ou moins vermiformes, au corps segmenté, souvent ornementé de soies ou d'épines. Ces vers vivent sur les fonds sableux ou vaseux sur lesquels ils rampent.

V) Les Némathelminthes ou nématodes.

Un nématode d'eau douce
Les nématodes sont des vers cylindriques, filiformes, revêtus d'une cuticule épaisse dont le tégument n'est pas cilié. La moitié des espèces de nématodes vit librement dans les eaux douces, les eaux marines, les eaux polluées, les sols, la matière organique, les mousses, etc. Les nématodes libres sont toujours de très petite taille. Anguillula aceti est un nématode qui peut vivre dans le vinaigre.



Les autres espèces sont parasites. Il existe une trentaine d'espèces de nématodes parasites de l'espèce humaine. Remarquablement, les espèces parasites de nématodes sont capables de survivre dans des milieux en anaérobiose. Ces vers sont capables vivre aux dépens du glycogène qu'ils fermentent.

Les nématodes parasites se caractérisent par leurs cycles évolutifs :

a) Cycles à un seul hôte, sans stades libres :

Les oxyures sont de petits nématodes parasites des arthropodes et des vertébrés. Enterobius vermicularis est un oxyure de 1 cm de longueur environ. Ce petit nématode infeste l'intestin de l'homme. Les femelles pondent leurs œufs à la marge de l'anus ou se laissent entraîner par les excréments. Les œufs sont infestants sitôt qu'ils sont embryonnés. L'homme se contamine en ingérant les œufs qui éclosent dans l'intestin grêle. De là, les vers gagnent le gros intestin.

Les trichocéphales sont des nématodes caractérisés par une partie antérieure brusquement rétrécie avec laquelle ils s'enfoncent dans la muqueuse du gros intestin des mammifères. Trichuris trichiura parasite l'homme dont il suce le sang.

Les ascarides sont des nématodes d'assez grande taille (jusqu'à 30 cm pour Parascaris equinum : l'ascaris du cheval). Les ascaris se localisent dans le gros intestin de leur hôte. Ascaris lumbricoides parasite l'homme, Neoascaris vitorum, parasite le veau, Ascaris suum, parasite le porc.

L'homme se contamine en ingérant des œufs embryonnés mûrs. Les œufs éclosent dans l'intestin grêle. La larve traverse la paroi intestinale, puis, par la voie sanguine directe ou la veine sous-hépatique, gagne les poumons où elle séjourne plusieurs jours. La larve gagne ensuite les bronches, puis la trachée, l'œsophage d'où elle rejoint le gros intestin pour achever son développement.

b) Cycles à un seul hôte, avec stades libres

L'ancylostome duodénal (Ancylostoma duodenale) est un ver rose de 1 à 2 cm de longueur. Ce ver est un dangereux parasite pour l'homme. Il attaque la muqueuse intestinale à l'aide de lames et de crochets buccaux et provoque des hémorragies. Ce ver évolue bien à l'extérieur à des températures comprises entre 15° C et 37° C, en milieu bien oxygéné et humide. Ces conditions sont très bien remplies dans des galeries de mines. Ce ver est aussi connu comme agent de l'anémie des mineurs. Mais ces conditions sont aussi celles des sols tropicaux. La larve pénètre par effraction par la peau, gagne la circulation sanguine et les poumons. De là, la larve gagne l'intestin où se poursuit son développement.

c) Cycle à deux hôtes

La trichine (Trichinella spiralis) est un petit nématode (mâle :1.5 mm à femelle :3.5 mm). Ce ver a une vie adulte relativement courte. Ce ver est un parasite du porc, de l'homme, du rat surmulot, etc.

Ce ver est surtout inféodé au surmulot. Les rats s'infectent en dévorant leurs congénères morts. Les porcs peuvent se contaminer en dévorant des rats et l'homme se contamine en mangeant de la viande de porc mal cuite. La contamination se fait à partir des kystes à partir desquels des larves vont passer dans les vaisseaux lymphatiques, arriver au cœur droit, gagner la grande circulation, puis arriver à un organe où elles vont se fixer. Le plus souvent, les larves se fixent dans le tissu conjonctif (aponévroses) qui sépare les faisceaux musculaires. Elles forment des petits kystes qui se calcifient. Les larves vont rester en vie latente, pendant des dizaines d'années quelquefois jusqu'à ce que le kyste soit dévoré, condition sine qua non pour que les larves puissent poursuivre et achever leur cycle.

La filaire de Médine (Dracunculus medinensis), connue aussi sous le nom de ver de Guinée, est un nématode dont les femelles filiformes peuvent atteindre plus d'un mètre de longueur. Ces vers s'enkystent sous la peau des hommes qui se contaminent en buvant de l'eau contenant des petits crustacés parasités (Cyclops).

La filaire de Bancroft (Wuchereria bancrofti), encore appelée filaire nocturne vit dans les vaisseaux lymphatiques de l'homme. Lorsque arrive le soir où pendant la nuit, les embryons ou microfilaires gagnent la circulation périphérique où ils peuvent être capturés par des moustiques quand ils piquent. Les microfilaires vont poursuivre leur développement dans les tissus de l'insecte, en particulier, dans ses glandes salivaires qu'ils quitteront pour infecter un nouvel hôte. La filaire de Bancroft provoque une maladie mieux connue sous le nom d'éléphantiasis.

Onchocerca volvulus est un nématode transmis par la piqûre d'une mouche simulie. L'onchocercose est une des causes majeures de cécité en Afrique.

VI) Les Annélides

Les annélides sont des vers métamérisés qui possèdent un système nerveux péri œsophagien (cerveau) associé à une chaîne ganglionnaire ventrale métamérisée. Ces animaux sont des cœlomates avec un système circulatoire clos. L'intestin est complet avec un anus terminal. L'appareil excréteur est métamérisé (métanéphridies). Le développement de l'œuf est à segmentation spirale (larve trochophore).

L'embranchement des annélides comprend trois classes : les Polychètes, les Oligochètes et les Hirudinées ou sangsues.

a) Les Polychètes

Les polychètes sont des annélides dont les segments portent des expansions latérales (parapodes) sur lesquelles sont insérées des soies chitineuses plus ou moins nombreuses et complexes. Les polychètes sont presque tous marins. Toutefois on connaît des polychètes d'eau douce comme des Sabelliens du lac Baïkal, Marifugia des eaux souterraines en Moravie, quelques serpules (Mercierella) en eau saumâtres ou les Tylorhynchus des rizières asiatiques.

Les annélides polychètes errants sont prédatrices. Elles possèdent une région céphalique bien développée et de mâchoires puissantes. Les Nereis ou gravettes, souvent utilisés pour la pêche, sont dotées de solides mâchoires avec lesquelles elles peuvent entamer sérieusement le doigt d'un pêcheur qui les manipule.

Les annélides polychètes sédentaires sont microphages et dotées de divers appendices avec lesquels elles capturent les particules alimentaires qu'elles amènent à la bouche.

Il existe quelques espèces planctoniques. Quelques polychètes entretiennent des relations commensales avec diverses espèces. Il existe aussi des polychètes ectoparasites et on connaît des Euniciens endoparasites.

Sur nos côtes, on connaît la néréide (Nereis), l'arénicole (Arenicola marina), les sabelles (Sabella pavonina), les serpules, etc.

b) Les oligochètes

Les annélides oligochètes sont des vers annelés pratiquement dépourvus de soies et de parapodes. Ces animaux sont surtout terrestres ou dulçaquicoles.

Les vers de terre ou lombrics se nourrissent de matière organique qu'ils engluent de salive avant de les ingérer et de les transformer.

c) Les hirudinées

Les hirudinées ou sangsues sont totalement dépourvus de parapodes et de soies. Ces vers ont un nombre de segments constant (33) auquel il faut ajouter le prostomium. L'extrémité antérieure est pourvue d'une ventouse buccale. L'extrémité postérieure est également pourvue d'une ventouse discoïdale.

d) Les sipunculiens et les échiuriens

Ces vers marins ne présentent pas de métamérie caractéristique. Néanmoins, on leur a assigné une position systématique proche des annélides.

Les sipunculiens sont des animaux marins menant une vie fouisseuse. Golfingia, par exemple, se rencontre dans les sables grossiers. Sipunculus, une autre espèce fouisseuse peut atteindre 30 cm.

Les échiuriens sont des cœlomates non segmentés dont le corps est nettement divisé en deux parties : une trompe antérieure, non dévaginable, mais très extensible et un tronc, viscéral et volumineux. Echiurus pallasi et Bonellia viridis sont des échiuriens de nos côtes ou des côtes méditerranéennes.




Les Métazoaires Triploblastiques / Acœlomates et Pseudo-cœlomates :
http://www.biodeug.com/cours/balic30.php

Les Métazoaires Triploblastiques Cœlomates. / L’embranchement des annélides :
http://www.biodeug.com/cours/balic41.php ABRÉGÉ DE ZOOLOGIE GÉNÉRALE DES INVERTÉBRÉS :
>http://perso.wanadoo.fr/brunopicart/index.html

Cours de zoologie :
http://www.univ-lehavre.fr/cybernat/pages/homepage.htm

LE RÈGNE ANIMAL CLASSIFICATION :
http://www.ustboniface.mb.ca/cusb/abernier/Animaux/Classif.html

Animaux : structures et fonctions :
http://simulium.bio.uottawa.ca/bio2521/Cours/Notes/bio2521.htm

Les rotifères :
http://cgdc3.igmors.u-psud.fr/microbiologie/rotiferes.htm

Les plathelminthes :
http://cgdc3.igmors.u-psud.fr/microbiologie/plathelminthes.htm

Les némathelminthes :
http://cgdc3.igmors.u-psud.fr/microbiologie/nematode.htm

____________________

Association pour l'étude des invertébrés continentaux :
http://perso.wanadoo.fr/gretia/dossiers_liens/lassoc/preassoc_frame.html





[Corrélats : Oligochètes / Polychètes / Hirudinés / ...]

Retour