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Vipères



Vipère péliade (Vipera berus)
En Bretagne, la vipère que nous rencontrons incidemment est presque toujours la vipère péliade (Vipera berus). La vipère aspic (Vipera aspis) n'est probablement pas présente dans les départements bretons. Tout juste la rencontrerait-on dans le sud de la Loire-Atlantique. Cela écrit, des indices de changements climatiques certains pourraient bien inciter cette espèce à remonter vers le nord, si la péliade le veut bien.

La vipère péliade habiterait plutôt des endroits plus frais que ceux que fréquente la vipère aspic.
Vipère péliade (Vipera berus)
Chez nous en Bretagne, la péliade se rencontre plutôt sur les landes et dans les bois, les talus du bocage quand il en subsiste et même dans les jardins en ville comme l'exemplaire photographié sur cette page et qui doit sa survie au fait que je suis allé la capturer (en toute illégalité) dans un jardin voisin du mien où son sort eût été funeste sans cette intervention.

C'est une jolie femelle de 40 cm de long (3e année ?) que l'on reconnaît immédiatement à sa coloration très caractéristique et à la forme de son corps, massif, et caractérisé par la brièveté de la queue.
Vipère péliade (Vipera berus)
La présence du V sur la tête n'est pas un très bon critère puisque certaines couleuvres dont la couleuvre vipérine et la coronelle peuvent le montrer. D'autres caractéristiques comme la pupille fendue ou la présence de grandes plaques sur le crâne sont de bons indices, mais à la condition d'avoir capturé l'individu… ce qui n'est pas sans risque de se faire mordre. La vipère péliade étant un tantinet moins docile que sa cousine aspic…

Ce qui est fort dommage, c'est que ces animaux soient encore trop souvent victimes des hommes.
Vipère péliade (Vipera berus)
C'est vrai que les vipères sont venimeuses et qu'une morsure n'est pas sans danger absolument, mais le plus souvent, quand on rencontre ces animaux, ils ne pensent qu'à s'enfuir et guère à nous mordre.

Le plus simple si on possède un fond de jardin fréquenté par ces animaux, c'est de faire un peu de bruit en s'approchant et de ne pas fourrer ses mains dans des encombrements de végétation ou d'objets épars sans regarder ce qui s'y cache d'abord. Pour ceux qui craignent pour leurs chats ou leurs chiens, ils sont moins idiots que nous, parce que rarement mordus et, en outre, ils sont mieux immunisés que nous ne le sommes.





LA VIPÈRE ASPIC : http://www.ceillac.com/vipere-dossier.htm




Vipère péliade (Vipera berus)
Contrairement à l'idée souvent avancée que les serpents vivent surtout dans les pays chauds, les pays froids en abritent aussi…

Cette vipère mélanique a été photographiée en Suède (Gällivare), en août 2009, très au-delà du cercle polaire, par une journée, certes ensoleillée, mais où la température extérieure ne dépassait pas 14° C… au soleil !
Vipère péliade (Vipera berus)
Remarquablement, c'est plutôt une constante chez ces animaux de présenter une couleur foncée aussitôt qu'on les rencontre dans ces contrées. Nous avons eu l'occasion d'en observer d'identiques vers Pajala, en Finlande aussi au-dessus d'Inari.
Vipère péliade (Vipera berus)
L'intérêt du mélanisme pour ces vipères est évident puisqu'elles se comportent en corps noir et qu'elles peuvent donc profiter au mieux du faible rayonnement délivré par le pâle soleil du pays Sami.
Vipère péliade (Vipera berus)
Vipère péliade (Vipera berus)
Vipère péliade (Vipera berus)
Le Listoir (Landévant - 56)
Cette péliade, probablement de plus de 60 cm, a été photographiée le 28 août 2011 au Listoir (Landévant - 56). Elle était lovée sous un enchevêtrement de glycéries plus ou moins couchées sur la schorre juste au bord de la ria d’Étel. Nous avons pu l’observer tout à loisir pendant un long temps et ce n’est que lorsque nous nous sommes approché de très près qu’elle a choisi de se glisser hors de portée, mais sans s’éloigner totalement…





[ Corrélats : Serpents / ...]

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