La vision nocturne de l'homme n'est pas particulièrement bonne, même chez ceux qui se prétendent nyctalopes, comparée
à celle des ruminants, des canidés, des félidés ou des mustélidés.
Bien des aspects de la vie sauvage seraient restés dans l'ombre
(et même dans l'obscurité) sans le secours des amplificateurs de lumière ou des jumelles infrarouge qui, si ils ne permettent pas encore
de réaliser des photos ou des films de très bonne qualité, offrent aux observateurs, naturalistes, gardes, scientifiques, etc. des
moments d'observations souvent riches et relativement peu perturbants pour les animaux.
En utilisant de tels appareils, j'ai pu vérifier quelle utilisation faisaient de nombreux animaux nocturnes des plages de poils blancs ou clairs, souvent érectiles,
en matière de communication intra et même interspécifique (poils blancs de la queue et du ventre chez le lapin, du miroir du chevreuil,
du dessous de la queue chez le cerf, du masque facial chez le blaireau ou le putois, du plastron chez le renard, la fouine et la martre, etc.)